DÉRIVÉS
RECHERCHE
Contact   |   À propos du site

La Salammbô volée de Monsieur Henri Gentil

 

François Lapèlerie

 

Pendant la dernière guerre mondiale, l’Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg pilla systématiquement l’Europe occupée par l’armée allemande[1]. L’ERR raflait les biens après avoir raflé leurs propriétaires, juifs en premier lieu : monuments, tableaux, sculptures, mobilier, livres, objets de valeur, rien n’était laissé et tout était envoyé, par wagons entiers, en Allemagne par cette organisation criminelle.

 

À la fin de la guerre, les Alliés, stupéfaits devant l’amoncellement totalement inattendu de telles richesses, souvent entassées dans des lieux surprenants, durent créer des services spécialisés pour inventorier tous ces trésors et retrouver leurs propriétaires.

 

Les USA créèrent l’OMGUS (Office of Military Government, United States). La France, le pays le plus pillé, créa le GFCC (Groupe français du Conseil de Contrôle, Direction de l’économie et des finances, division des réparations et des restitutions, bureau central des restitutions). Le travail était immense… et n’est toujours pas fini.

Ceux qui furent appelés Monuments Men[2], chargés d’inventorier les biens et de retrouver leurs légitimes propriétaires, sont devenus célèbres avec le film du même titre qui leur a été récemment (2014) consacré.

Grâce à ces organismes, plus de cinq millions d’oeuvres d’art, livres, objets précieux, purent être rendus à leurs propriétaires. De nombreuses autres oeuvres d’art ne furent jamais retrouvées[3] et certaines ne revinrent jamais à leur propriétaire, qui avait disparu à jamais[4].

 

Parmi les biens volés en France figurait une statuette de Salammbô.


 

 

 

Répertoire des biens spoliés en France durant la guerre 1939-1945. Argenterie – Céramique – Objets précieux

 

 

L’introduction au tome IV du Répertoire