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Biographie de Adèle Janvier

Claude Schopp

Émilie Adèle Monden-Gennevraye est née à Baugé, département du Maine-et-Loire, le 19 ventôse an XI, c'est-à-dire le 10 mars 1803, fille de Charles Monden-Gennevraye, propriétaire, et d'Émilie Luciot. Elle épouse en premières noces, le 15 juillet 1822, à Angers, Eugène Janvier de la Motte, né à Laval le 14 avril 1800-Paris, 22 mars 1852), fils d'Élie Jacques Pierre Vincent Janvier, conseiller à la Cour Royale d'Angers, chevalier de la Légion d'honneur[1], et de Louise Jacquet. Son frère, Charles Monden-Gennevraye, âgé de vingt-sept ans, avocat également à la Cour royale, est témoin du mariage.

Cet Eugène Janvier, avocat près la Cour Royale d'Angers, auteur de De l'illégalité des conseils de guerre établis dans l'Ouest (Angers, imp. de Le Sourd, 1832), inscrit ensuite au barreau de Paris, est le défenseur de Lamennais dans son procès intenté contre L'Avenir (25, 26 novembre 1830) ; catholique libéral, militant en faveur du parti social de Lamartine, confident de Duchâtel, il est élu le 21 juin 1834 député du Tarn-et-Garonne, conseiller d'État en 1841, réélu en 1842, représentant à la Législative[2].

Auteur de Le Départ [3] et de Poésies d'une femme [4], Adèle Janvier serait venue s'établir à Paris en 1835, selon la Correspondance Franz Liszt-Marie d'Agoult, affirmation que semble contredire la même correspondance, puisque, le 30 avril 1834, Listz dîne chez Eugène Janvier : « Lamartine, Lacordaire, l'abbé Gerbet, et Dubois du Globe s'y trouvaient » et le 7 juillet de la même année, Liszt indique à Marie d'Agoult : « Je n'ai guère le temps de voir beaucoup de monde [... ] Votre ami Janvier est du grand nombre de ceux que je n'ai pas revus depuis mon retour... il y a aussi Madame Janvier dont je ne vous ai pas parlé... »[5].

En 1836, Dumas, sans qu'on connaisse ses relations avec elle, offre à Adèle Janvier le premier manuscrit de Kean qui ne comporte pas d'indications de scènes ; sur la page de titre : Kea  / Premier manuscrit offert à M[a]d[am]e Adèle Janvier / par l'auteur lui-même Alexandre Dumas) : « Offert par l'auteur à madame Adèle Janvier / Alex. Dumas. »[6]

Selon 25 000 adresses, qui ne le recensent pas de 1833 à 1835, Janvier, avocat, habitait rue des Petits-Augustins, 15 (1838-1839) ; avocat, député rue St-Lazare, 40 (1840-1841), conseiller d'État, au 34 de la même rue (1843-1847) ; ancien conseiller d'État, au 36 de la même rue. Le couple eut deux enfants, un fils et une fille.

Le fils, Eugène Janvier de La Motte (Angers, 27 mars 1823-Paris, 27 février 1884), sous-préfet de Dinan (1847), Dieppe, Verdun, Saint-Etienne (1850), préfet de la Lozère (1853-1855), sera, pendant dix ans le préfet à poigne de l'Eure (1856-1866), marquant son passage par une phrase immortelle : « L'Empereur est le père des pompiers, de tous les pompiers ! » Il fut ensuite préfet du Gard, du Morbihan (1868-1870) ; un procès lui sera intenté en 1871 pour détournement de fonds public, mais il sera acquitté attendu que les sommes en cause avaient été utilisés non pas à des fins d'enrichissement personnel, mais mises au service de diverses collectivités. Il se lancera ensuite dans la carrière politique : député bonapartiste de l'arrondissement de Bernay (élu le 20 février 1876, réélu le 14 octobre 1877 et en 1881), conseiller général de Brionne (11 novembre 1877, battu le 19 août 1883). De ses premières noces avec Marie Louise Gabrielle Loré, il aura deux fils et une fille, qui deviendra Mme Guéau de Riverseaux.

La fille, Louise Claire (Angers, 29 mai 1827-Paris, 10 novembre 1894), épousera Jacques Félix Auguste, vicomte Lepic (Andrésy, 26 septembre 1812-Paris, 5 novembre 1868) le 7 février 1850 ; celui-ci, colonel des Cent-Gardes (1854-1856), sera nommé général le 13 août 1865. Le frère de Jacques Philippe Auguste, Louis Joseph Napoléon, comte Lepic (Maurécourt, 5 août 1810-Paris, 7 avril 1875), général de brigade (11 août 1864), sera aide de camp de Napoléon III, maréchal des logis du Palais. Tous deux étaient fils de Joseph Lepic, baron de l'Empire (lettres patentes du 3 mai 1809), puis comte héréditaire (ordonnance royale du 20 décembre 1817). Comme sa mère, Louise Janvier laissera une œuvre littéraire[7].

Après la mort d'Eugène Janvier de la Motte, le 22 mars 1852[8], Adèle épouse en secondes noces, un voisin (selon les 25 000 adresses il habite au 47 de la rue Saint-Lazare).

Louis Théodore Perrot (Meaux, 17 novembre 1807-Vanves, 26 mars 1866), fils de Henry Rémy Perrot et de Charlotte Eulalie Lenoir, qui a été chef du 3e bureau (Théâtres) de la Division des Beaux-Arts (1840-1848), secrétaire rapporteur de la Commission des théâtres (1850) et sera sous le Second Empire, inspecteur des prisons et chef de la Direction des prisons et établissements pénitentiaires du ministère de l'Intérieur (1852-1863).

Alexandre Dumas fils, dans la préface qu'il écrit pour Le Théâtre au salon d'A. Gennevray (avril 1882), trace le portrait intellectuel de l'auteur : « Tout le monde connaît votre bonne humeur, l'activité de votre esprit intarissable, de cet esprit qui est de tradition dans votre famille, ascendants et descendants ; votre enthousiasme pour tout ce qui est beau, sincère, élevé ; votre goût éclairé pour les arts et les lettres, au milieu desquels vous avez toujours vécu et qui vous sont votre atmosphère naturelle ; enfin votre éternelle et merveilleuse jeunesse qui vous a déjà mené jusqu'à soixante-dix ans sans que vous en ayez eu quarante », avant de décrire le cercle formé par « vous, votre fille, votre fils et cette belle jeune femme, votre petite-fille que j'ai vue naître et que j'appelais souvent Junon, quelquefois Vénus, toujours Minerve. »

« Qui n'a pas pénétré dans votre grand salon tendu de belles tapisseries signées de Teniers et de Boucher ne peut pas se dire un véritable Parisien » conclut-il.

Perrot, Louis, 34 rue de Lille

Mme Perrot, sa fille et Flaubert.

Mme Perrot apparaît pour la première fois dans la Correspondance de Flaubert le 10 juillet 1868, dans une lettre que Mlle Leroyer de Chantepie adresse à l'écrivain : « J'avais connu ici [à angers], il y a bien des années, une femme d'esprit mariée à Eugène Janvier, dont le frère me rechercha longtemps en mariage. Cette dame, devenue veuve, a épousé M. Perrot ; elle écrit et vint de publier un roman au Journal des débats signé : Adèle Genevray, son nom de demoiselle. Mme Perrot habite chez sa fille, la comtesse de Lepic, le frère de ce dernier est chambellan de l'empereur. J'eus donc recours à l'obligeance de Mme Perrot qui remit ma supplique au prince Poniatovski. »[9] Ce roman, Louise, publié par Le Journal des Débats, du 21 au 24 janvier 1868, était signé Adèle Genevray. On peut penser que « chez sa fille » correspond au domicile parisien de la vicomtesse Lepic.

Le nom de Mme Perrot réapparaît, au côté de celui de sa fille, en septembre 1870 : les deux femmes ont sans doute quitté Paris menacé d'un siège pour se réfugier à Rouen, près sans doute d'un ami de leur frère, Raoul-Duval.

Flaubert mentionne à plusieurs reprises leur visite à Croisset (« Dimanche dernier [nous avons eu la visite] de Raoul-Duval avec Mme Perrot (la mère de Janvier), Mme Lepic (sa fille) et la femme d'un colonel, Mme de Gantès[10]  »[11]  ; « J'aurai probablement demain la visite des dames Perrot »[12]  ; « J'ai eu dimanche la visite de IX personnes à la fois [...] Mme Perrot avec sa fille et sa petite-fille »[13]), les visites qu'il leur rend (« Je ferai une visite peu gaie, à Mme Perrot, la mère de Janvier[14]  », les dîners qu'elles lui donnent (« J'ai dîné chez les dames Perrot et Lepic »[15]).

La visite « peu gaie » trouve son explication dans l'arrestation en juin 1871 et la mise en accusation d'Eugène Janvier de La Motte. Retiré en Suisse à la guerre, il avait fait l'objet d'un mandat d'arrêt sous l'inculpation de faux en écritures, lancé par le gouvernement de Thiers pour des actes commis pendant son passage à la préfecture de l'Eure. Il avait été arrêté à Genève, extradé et conduit à la prison de Rouen. Mais « il paraît qu'on ne découvre rien de grave contre Janvier. Et il est probable qu'on ne le mettra pas en jugement. J'en suis content pour sa pauvre mère » écrit Flaubert à sa nièce[16]  ; pourtant Janvier est maintenu en détention : « J'ai fait tantôt une visite à la pauvre Mme Perrot (la mère de Janvier). Elle passe toutes ses journées dans la prison de son fils. Voilà trois mois qu'il est coffré. - Et son affaire n'est pas encore instruite, si bien que fût-il, plus tard, déclaré innocent, il aura subi plus de prison que le sieur Courbet. »[17] Quelques mois plus tard, Flaubert écrit à George Sand le 3 mars 1872 qu'il attend avec impatience la solution du procès Janvier : « Je connais beaucoup la mère de ce drôle qu'elle a la faiblesse d'idolâtrer. Cette pauvre femme, qui depuis huit mois tient compagne à son fils dans sa prison, m'attendrit jusque dans les mœlles. Je crois l'ex-préfet innocent de ce dont on l'accuse. Mais tellement criminel sous d'autres rapports que ma justice est incertaine. S'il est acquitté, ce sera un triomphe pour l'exécrable parti bonapartiste. Si on le condamne, j'aurai beaucoup de chagrin à cause de sa mère. »[18]

Le procès devant la Cour d'assises de la Seine-Inférieure doit s'ouvrir le 26 février 1872 : « Comme je pense à votre pauvre et chère maman ! son idée m'obsède, et m'étouffe. Personne, je vous jure, ne la plaint plus que moi. C'est peut-être parce que je vous aime l'une et l'autre ou qu'en vertu de mon métier de romancier j'ai l'habitude d'entrer dans la peau des autres. Quoi qu'il en soit, je voudrais bien être à la fin de la semaine prochaine ! Embrassez à pleins bras Mme Perrot pour moi. - Et dites que pendant toute l'affreuse semaine qui va venir je serai avec elle, incessamment de tous mes vœux et de tout mon cœur », écrit l'écrivain à Mme Lepic le 22 février 1872[19].

Le 4 mars 1872. Janvier est acquitté. « Je me suis aperçu que je vous aimais beaucoup vous et Mme Perrot, pendant le procès de votre frère - car j'ai partagé vos angoisses », lui écrira Flaubert quelques mois plus tard[20].

Par la suite, la Correspondance renferme d'assez nombreuses allusions à Mme Perrot et à Mme Lepic, qui manifestent la constance des relations cordiales entre elles et Flaubert.

Ainsi le 5 janvier 1876, dans une lettre à Léonie Brainne : « J'ai vu hier, la mère Perrot que j'ai trouvée plus charmante que jamais. Elle m'a dit qu'elle trouvait Alex. Dumas « absolument fou ». Il a commencé devant elle une phrase par ces mots : « moi et Jésus-Christ » ! Là-dessus, rêvez !... »[21]

Le point d'orgue de ces relations, c'est l'« enlèvement » de l'écrivain : « Appesanti par la digestion d'un homard, ébloui par la vue de Mme Lepic, et profondément agacé par une plume de fer j'ai à peine la force de vous serrer la main , mon cher ami. - Et de vous dire que j'abandonne ma famille, ma patrie et la Littérature pour le château de Rabodanges - où vous nous manquerez », écrit-il à Raoul-Duval le 30 septembre 1877(?)[22], repétant et prolongeant quelques jours plus tard son récit pour Léonie Brainne :

« À Falaise, Mme Lepic que j'ai rencontrée dans une auberge, m'a enlevé (à mon âge c'est flatteur), oui, enlevé et j'ai passé vingt-quatre heures au château de Rabodanges, lequel est splendide. Ces deux dames paraissent vous chérir. Est-ce sincère ? Ou était-ce un moyen de me plaire ? En tout cas, elles ont réussi. - Car j'ai trouvé leur hospitalité charmante. Mme Perrot tourne au rouge ! Elle écume contre le Bayard des temps modernes [mac-mahon] ! C'est drôle, mais c'est ainsi. »[23]

L'écrivain de retour à Croisset remercie la vicomtesse Lepic par une lettre qui, racontant son voyage de retour, se termine par ses mots : « Que le Ciel vous tienne en joie, vous et votre chère maman [...] et l'une et l'autre pensez à Gustave Flaubert qui vous aime. »[24]

Mme Adèle Perrot - qui semble parmi tant d'autres avoir été recrutée par l'écrivain comme documentaliste pour Bouvard et Pécuchet [25] - meurt, huit ans après Flaubert, au château d'Aiguebelles, sis sur la commune de Coulangé (Sarthe), le 2 septembre 1888[26].

Bibliographie

    Recenser l'œuvre littéraire d'Adèle Janvier-Perrot pose de redoutables difficultés, pour la raison que mère et fille ont adopté le même pseudonyme, A. Gennevraye ou Gennevray, nom de jeune fille de la mère, précédé de l'initiale de son prénom.

Or, la vicomtesse Lepic fut un des auteurs importants d'Hetzel, dont les romans et nouvelles furent imprimés dans le Magasin illustré d'éducation et de récréation et semaine des enfants réunis, publié par J. Macé, P. J. Stahl, J. Verne, avant d'être traduits en italien, en espagnol, en anglais ; ainsi, en 1882, paraissent successivement : Une faute : (n° 411, 1er février) ;

Les Vendanges, n° 412, 15 février ; La Vanité (n° 413, 1er mars) ; Une conspiration (n° 419, 1er juin) ; Le Premier bal (n° 421, 1er juillet) ; La Dînette (n° 422, 15 juillet) ; La Mendiante (n° 423, 1er août) ; Maman ne m'aime plus (n° 424, 15 août) ; Une fière panique (n° 426, 15 septembre) ; La croix d'or (n° 427, 1er octobre) et à partir du 1er janvier 1884 La Petite Louisette.

On doit sans doute aussi lui attribuer les textes postérieurs à 1888, date de la mort de sa mère (Les Embarras d'un capitaine de dragons, 1888 ; Andrée de Lozé, 1889 ; Marchand d'allumettes, [1889 et 1900], Une sous-préfète, 1890, Histoire invraisemblable. L'Isolée, 1891, Pour l'honneur ! 1892, Le Roman d'un sous-lieutenant, 1892, Tintin, 1893, Un château où l'on s'amuse, 1893 et 1895, Les Petits Robinsons du Roc-Fermé, 1895.

En revanche, appartiennent sûrement ou vraisemblablement à la mère :

L'Ombra. Louise. Le Capitaine Mercier, 1882 : Louise lui étant attribuée par Mlle Leroyer de Chantepie et les trois nouvelles par Alexandre Dumas fils. 

Rimes et raison. Avec une lettre de Émile Augier (1886), l'un des poèmes étant dédié « à Louise, ma fille ».

Le Théâtre au salon [Les Malentendus. Plus de peur que de mal. Un prêté pour un rendu. La cinquantaine. L'habit ne fait pas le moine. Qui ne dit mot consent. Une nuit blanche. Il vaut mieux tard que jamais. Le mieux est l'ennemi du bien. En route. Quelle émotion !], avec une préface par Alexandre Dumas fils, 1882.

Quelle émotion ! comédie proverbe en un acte (Paris, 4 mars 1882)[27] et peut-être Petit théâtre de famille, 1883, et Théâtre de famille, s.d. [1883 et 1884] et peut-être Petit théâtre de famille, 1883, et Théâtre de famille, s.d. [1883 et 1884], dans la mesure où l'écriture dramatique semble être une spécialité de la mère.

5° Sans doute encore : Une cause secrète, suivie de Le Comte Willy et Marguerite, en raison de sa date (1863).

Restent deux livres dont la maternité ne peut sûrement être attribuée (Le Roman d'un méconnu. M. de Fayen. Madame de Faverlay, 1883 ; Trop riche, 1885).

Publié dans le Bulletin de la Société Alkan, n° 71-73, juillet 2007-mars 2008, p. 25-30.

NOTES

[1] Les descendants d'Élie Pierre Jacques Vincent Janvier (Guipy, Ile-et-Vilaine, 28 janvier 1755-Angers, 18 décembre 1845) furent autorisés par le tribunal de Laval à ajouter à leur nom celui de La Motte (26 février 1850).
[2] Sources : Angot, Alphonse, Dictionnaire historique, toponymique et biographique de la Mayenne, Laval, 1900-1903 ; Révérend, Titres et confirmations des titres ; Frottier de la Messelière, Filiations bretonnes, II ; Dictionnaire des parlementaires.
[3] Imprimé La Perle, ou les femmes littéraires, choix de morceaux en vers et en prose composés par des femmes depuis le quinzième siècle jusqu'à nos jours, précédé d'un aperçu historique sur les femmes littéraires de la France par P.L. Jacob, bibliophile. Paris, Louis Janet, [s.d.], p. 189-190.
[4] C. Gosselin, 1829 (parfois attribué à Marie Delbenne).
[5] Fayard, p. 1262 ; p. 118-119 (1er mai 1834) ; p. 161.
[6] BnF, n.a.fr. 24662, Don 8944, f. 55.
[7] Voir André Pavie, « Madame A. Gennevraye», Médaillons romatiques. Paris, Émile-Paul, 1909, p. 241-261.
[8] La date proposée par la Correspondance de Liszt (1842) paraît donc une coquille.
[9] Flaubert, Correspondance, III (janvier 1859-décembre 1868), édition établie, présentée et annotée par Jean Bruneau, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1991, p. 775.
[10] Marie Paule Augustine Bernabé de Saint-Gervais, marquise de Gantès (née à Nantes le 5 août 1831), fille d'Augustin Armand Marie Bernabé de Saint-Gervais et de Juliette Marie Henriette de Mayère Duplis, avait épousé Jean Baptiste Ernest (ou Hernest) Amédée de Gantès le 3 novembre 1851 à Nantes. Celui-ci (Toulon, 4 septembre 1820-Sedan, 1er septembre 1870) servit longtemps en Afrique (1839-1847), fut officier d'ordonnance de Canrobert (1859) et participa à la campagne d'Italie. Nommé lieutenant-colonel au 1er régiment des hussards le 19 juillet 1870, il mourut de blessures reçues à la bataille de Sedan. (Service historique de l'Armée, 4 YF 59 295).
[11] Flaubert, Correspondance, IV (janvier 1869-décembre 1875), édition établie, présentée et annotée par Jean Bruneau, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1998, p. 237. À Caroline Commanville, 22 septembre 1870.
[12] Ibib., p. 306. À Caroline Commanville, 15 avril 1871.
[13] I bid., p. 306. À Caroline Commanville, 18 avril 1871.
[14] Ibid., p. 321. À Caroline Commanville, 10 mai 1871.
[15] Ibid., p. 304. À Caroline Commanville, 5 avril 1871.
[16] Ibid., p. 353. À Caroline Commanville, 26 juillet ? 1871.
[17] Ibid., p. 371. À la Princesse Mathilde, 6 septembre1871. Traduit en conseil de guerre en juin 1871 pour destruction de la colonne Vendôme, Courbet, membre de la Commune, avait été condamné à payer les frais de la restauration de la colonne.
[18] Ibid., p. 491.
[19] Flaubert, Correspondance, V (janvier 1876- mai 1880), édition établie, présentée et annotée par Jean Bruneau et Yvan Leclerc, avec la collaboration de Jean-François Delesalle, Jean-Benoît Guinot et Joëlle Robert, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, p. 1066.
[20] Ibid., p. 1069.
[21] Ibid., p. 4.
[22] Ibid., p. 301.
[23] Ibid., p. 303-304, voir également les lettres à la princesse Mathilde du 5 octobre, p. 305.
[24] Ibid., p. 303.
[25] Voir lettre du 30 janvier 1880 à Raoul-Duval, ibid., V, p. 802 : « Si vous voyez Mme Perrot dites-lui que je la remercie bien et que j'attends d'autres documents promis. »
[26] Acte de décès : « L'an mil huit cent quatre-vingt-huit, le deux septembre, devant nous, Louis Mingot, maire et officier de l'état-civil de la commune de Coulange, canton de Mayet, arrondissement de La Flèche, département de la Sarthe, sont comparus : Véron Paul, âgé de quarante ans, domicilié à Aubigné, petit-neveu de la décédée, Triconnet Auguste, âgé de cinquante sept ans, non parent de la décédée, lesquels nous ont déclaré que ce matin, à deux heures, Monden-Gennevraye Emilie Adèle, âgée de quatre vingt cinq ans, sans profession, domiciliée au Château d'Aiguebelles, en cette commune, née à Beaugé, Maine et Loire, fille de Monden-Gennevraye Charles, décédé à Angers, et de Emilie Luciot, également décédée à Angers, veuve Janvier de la Motte décédé à Paris, et veuve Perrot, décédé à Vanves - est décédée à son domicile sus-indiqué. Sur cette déclaration, nous, susqualifié, nous sommes à l'instant assuré du décès de la prénommée Monden-Gennevraye Émilie-Adèle, et nous étant ensuite rendu à la maison commune, nous avons écrit le présent acte sur les deux registres à ce destinés, que les déclarants ont signé avec nous après lecture à eux par nous faite, et collation. / (signé :) Triconnet P. Veron L. Mingot. »
[27] C'est peut-être de cette dernière pièce, dont il est question dans la Correspondance de Flaubert, op. cit., IV, p. 354, 369.


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