LA VILLE DE ROUEN DANS MADAME BOVARY

ROUEN DANS MADAME BOVARY
Plan de Rouen par Charles Hubert - 1840

Sommaire

Études de Charles et d’Emma (I, chap.1 et 6)
[En bleu sur la carte]

Charles est interne au collège royal (actuel lycée Corneille). Son correspondant habite rue Ganterie. Pendant ses études de médecine à l’Hôtel-Dieu (?) et à l’Hospice civil, il loue une chambre rue Eau-de-Robec. Mais il passe son temps chez un ami cafetier dans la côte Sainte-Catherine.
Emma est éduquée dans un pensionnat religieux. Flaubert hésite entre l’institution de la rue d’Ernemont et le couvent des Ursulines (aujourd’hui détruit). La veille de son entrée au couvent, elle dîne avec son père dans le quartier Saint-Gervais.
Homais a fait ses études de pharmacie à l’Hôtel-Dieu.
Les filles de madame Liegeard ont été éduquées au pensionnat des Dames de la Miséricorde

Emma et Léon
[En orange sur la carte]

Charles et Emma viennent à Rouen pour assister à la représentation de Lucie de Lammermoor (II - chap. 15). C’est là qu’ils rencontrent Léon.
Cette soirée à l’opéra se situe dans le quartier du Théâtre des Arts : Théâtre Français - rue des Charrettes - rue Grand-Pont - Cours Boieldieu - Petite-Provence - Passage Saint-Herbland - Pour retrouver Emma, le lendemain, Léon entre dans tous les hôtels de la rue des Carmes et de la place des Carmes.

Dans la suite de la liaison entre Emma et Léon (troisième partie du roman), sont évoqués : place Beauvoisine (Emma y descend à l’Hôtel de la Croix-Rouge) - rue Nationale - rue de la Comédie - place de la comédie - rue de la Renelle-des-Maroquiniers - la cale Saint-Éloi - rue Beauvoisine - rue Malpalu - le port. L’hôtel de Bourgogne est situé près du Pont suspendu.

Pour la chambre de Léon, Flaubert hésite entre la rue des Bons-Enfants - la place du Marché-Neuf ou la rue Royale.

Parcours du fiacre (III, chap. 1)
[En violet sur la carte]

Le fiacre part vers 13 heures de la rue des Quatre-Vents, devant le parvis de la cathédrale Notre-Dame et il traverse la Seine, en passant par la rue Grand-Pont - le Théâtre des Arts - la place des Arts - le quai Napoléon - la place Royale - le Pont-Neuf - la statue de Pierre Corneille.

Il décrit d’abord un trajet en forme de huit : une grande boucle dans le sens des aiguilles d’une montre, au sud de Rouen, sur la rive gauche de la Seine, puis une grande boucle sur la rive droite, en sens inverse.
Rive gauche, il passe par le carrefour Lafayette - la gare du Chemin de fer - le Grand Cours - le chemin de halage du côté d'Oissel au delà des îles - Quatremares - Sotteville - Saint-Sever - Saint-Yon - la Grande Chaussée - la Maladrerie - le Jardin des Plantes - les Marettes - Trianon - Rue d’Elbeuf - le quartier Saint-Sever - la caserne Bonne-Nouvelle - le quai des Curandiers - le quai aux Meules.

Il repasse sur la rive droite par l’île Lacroix et emprunte les boulevards, en passant par la place du Champ-de-Mars - la place Martainville - les remparts - les jardins de l'Hôpital - les boulevard Saint-Hilaire, Beauvoisine, Bouvreuil, Cauchoise - la rampe Cauchoise - la place Cauchoise - le boulevard de la Madeleine.

Revenu sur les quais de la Seine, le fiacre fait ensuite des trajets en étoile, traversant les barrières, vers les points les plus éloignés possible du centre de Rouen : le Mont-Riboudet jusqu’à la côte de Déville - Saint-Pol (Saint-Paul) - les Trois-Pipes - le val Lescure - le Mont-Gargan - Bois-Guillaume - le château de M. Lefebvre (Château des deux lions à Canteleu) - le Nid-de-Chien.

Revenue dans le centre de la ville, la voiture continue son errance. « On la vit alternativement sur toutes les places, dans toutes les rues et devant tous les édifices. »

Flaubert dresse alors des listes. Liste des places : Saint-Ouen - Saint-Marc - Martainville - de  la Rougemare - du Gaillardbois - du Vieux-Marché ; liste des noms de rues en « rie » : rue de  la Savonnerie - rue Maladrerie - rue Dinanderie - rue Ganterie ; liste des églises : Saint-Romain - Saint-Godard - Saint-Vincent - Saint-Vivien - Saint-Maclou - Saint-Nicaise.

Le fiacre passe aussi rue du Renard, rue des Maroquiniers, à Saint-Gervais, sur le Mont-aux-Malades, à la Croix-de-Fer, à Darnétal, devant la Douane aux jeunes détenus, la Basse-Vieille-Tour, les Trois-Pipes et le Cimetière Monumental. « Les bourgeois ouvraient de grands yeux ébahis devant cette chose si extraordinaire en province, une voiture à stores tendus, et qui apparaissait ainsi continuellement, plus close qu'un tombeau et ballottée comme un navire. »

La voiture s’arrêta, vers six heures du soir, dans une ruelle du quartier Beauvoisine, rue de l’Avalasse.

Vue de Rouen (III, chap. 5)
[En vert sur la carte]

Tous les jeudis, Emma vient à Rouen dans l’Hirondelle. Son coeur s’exalte quand elle aperçoit la « Babylone des temps modernes » depuis la barrière d’octroi, en haut de la côte de Neufchâtel. Elle voit les îles (Brouilly, Lacroix, du petit Gay, Alexandre) - la forêt des Sapins - la côte Sainte-Catherine - Bois-Guillaume - le Champ-de-Mars - la plaine de Bapeaume - les boulevards - les clochers des églises - le port - les grandes usines - les fonderies.
 

 

Fin de la liaison avec Léon (III, chap. 6)

Pour trouver quelqu'argent, Emma prie Léon d'aller vendre six petites cuillers en argent au Mont-de-Piété (avenue de la Madeleine).
Le lendemain du bal de la mi-Carême, Emma marche seule au hasard le long des boulevards, et passe par la place Cauchoise, le faubourg Cauchoise, le quartier Saint-Gervais, franchit la barrière
d'octroi, et arrive sur le vieux Pavé de Déville.


 
 
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