Après avoir effectué mes études doctorales à l'université Stendhal-Grenoble III en 1989, j'ai été maître de conférences en Français à l'université Massey, Palmerston North Nouvelle-Zélande, pendant sept ans. Depuis 2001, je suis chercheuse indépendante et je m'intéresse tout particulièrement à l'image de l'acteur, et à la pantomime au dix-neuvième siècle. Mes recherches actuelles portent sur le rôle de la pantomime dans l'oeuvre littéraire et critique de Théophile Gautier, ainsi que chez Jean Aicard, poète régional toulonnais. Par ailleurs, je prépare une étude sur La Chevelure de Maupassant (1884), conte qui a inspiré The Golden Braid (1990), film de Paul Cox, un réalisateur australien.

Avoir la possibilité de travailler sur le manuscrit de Madame Bovary, c'est une chance inouïe pour une Australienne qui vit en Nouvelle-Zélande. Essayer de déchiffrer l'écriture et découvrir la pensée de Flaubert, c'est voir un auteur d'une nouvelle façon. Je connais Flaubert et sa Madame Bovary depuis plus de vingt ans, ayant lu le roman pour la première fois comme étudiante en licence dans une ville provinciale de la Nouvelle Galles du Sud en Australie. Depuis ce temps, j'ai passé plusieurs années en France, où je devais visiter la Normandie si chère à Flaubert. J'ai rencontré de nombreux Français, devenus amis depuis, qui partageaient leurs connaissances géographique, littéraire et spirituelle de l'auteur avec moi.

L'approche méticuleuse de Flaubert à ses écrits transperce chaque page, voire chaque mot du texte. Ses tentatives pour exprimer à la fois l'appréhension et la fascination d'Emma pendant sa grossesse et la déception qu'elle ressent en devenant mère, sont tout à fait remarquables.

C'est un honneur de faire partie d'une équipe vraiment internationale qui travaille sur le manuscrit de Madame Bovary.
  

Leisha Ashdown-Lecointre habite à Palmerston North (Nouvelle-Zélande).
Elle a transcrit la séquence 62 : Accouchement d'Emma.