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Au lycée, je m’étais juré de ne jamais lire Madame Bovary parce qu’il était le livre de chevet proclamé d’un professeur de français dont l’enseignement me paraissait détestable ; à cause de quoi je me fis mettre à la porte.
Plus tard, j’ai lu avec fascination La tentation de saint Antoine dans une édition de poche préfacée par Michel Foucault, puis Salammbô, L’éducation sentimentale, Les trois contes, et enfin Bouvard et Pécuchet qui, d’une certaine façon, me ramenaient à mon point de départ, une vraie fascination de cette écriture pour et par l’écrit, sans ébranler en rien cependant ma décision imbécile : butée et têtue de ne jamais lire Me B.

Il aura fallu la force de conviction passionnée d’un ami, devenu alors le plus cher, pour m’initier à sa lecture. Cet ami est mort aujourd’hui, et c’est pour lui rendre hommage et prolonger nos rapports bouvardetpécuchétiens que je participe à cette aventure enthousiasmante de la transcription des brouillons.

Je vis et travaille à Saint-Étienne, où j’enseigne le Volume et la Culture Générale à l’Ecole des Beaux-Arts.

Hervé Audouard habite à Saint-Etienne (Loire).
Il a transcrit les séquences 68A - 85B – 176 : Léon sous les fenêtres d'Emma -  Lassitude de Léon - Violence et jalousie d'Emma