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J'enseigne les lettres au Lycée Notre-Dame de Mantes-la-Jolie depuis 1985. Ce n'est pas une vocation : initialement, je voulais être restauratrice d'oeuvres d'art, et l'enseignement était le gagne pain qui me permettait de payer mes études. Mais ce métier m'a plu, et j'éprouve toujours autant de plaisir à partager avec des adolescents la découverte d'oeuvres littéraires. Parallèlement, je poursuis des recherches en littérature comparée, sur les traductions et le rapport du texte et des images. La restauration de tableaux et la peinture occupent le temps libre qui me reste.

Pourquoi Flaubert ? Par un grand détour : en 2001, j'ai commencé une thèse sur la réception des Liaisons dangereuses. J'ai lu la correspondance de Flaubert pour voir s'il mentionnait le roman de Laclos, puis, j'ai relu Madame Bovary. J'ai décidé de le remettre au programme en 2de, dans le cadre de l'objet d'étude "roman réaliste ou naturaliste". Mais je craignais que les aventures d'Emma n'ennuient mes lycéens de 15 ans. J'avais prévu de leur faire étudier parallèlement le film de Claude Chabrol, pour leur faire prendre conscience de "l'inadaptable" dans le livre de Flaubert.

Quand j'ai lu l'appel à contribution, j'ai trouvé le projet très intéressant, notamment parce qu'il sortait des cadres habituels et exigeait une approche neuve du texte. Du manuscrit à l'ordinateur, le travail de déchiffrage m'est apparu comme une manière différente d'entrer dans Madame Bovary. Je pense que je n'aurais pas été aussi enthousiaste devant un exercice de transcription conçu à partir d'un texte déjà transcrit. Pour Madame Bovary, nous travaillions sans filets, je n'avais pas de corrigé, et ceci a contribué à l'intérêt de la tâche.
 

Marie-Luce Colatrella habite à Maisons-Laffitte (Yvelines).
Elle a transcrit la séquence 123 : Emma veut s'enfuir, avec une classe du lycée Notre-Dame à Mantes la Jolie.