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Je suis professeur de français au collège, je travaille aussi dans l’édition (dans le réseau SCÉRÉN, éditeur du Ministère de l’Éducation nationale), dans le milieu associatif (WebLettres, le portail de l’enseignement des lettres, le Café pédagogique, magazine électronique d’information pour les enseignants), et me suis spécialisée dans les nouvelles technologies éducatives.

Pourquoi me suis-je embarquée dans cette folle histoire de transcrire les manuscrits de Flaubert ?
D'abord parce que je n'avais jamais véritablement travaillé sur des manuscrits d'écrivains, et que cette expérience me manquait .
Comme il est difficile de rivaliser de passion pour Flaubert avec tous les éminents collègues qui ont participé aux transcriptions et qui ont objectivement beaucoup plus de raisons que moi d'aimer son oeuvre, je ne m'étendrai pas sur les miennes : la première fois que j'ai lu Madame Bovary, c'était au Lycée. J'ai abandonné au bout de dix pages, et pour la dissertation demandée par le professeur j'ai consulté rapidement quelques ouvrages critiques qui m'ont permis de m'en sortir avec une note honorable. J'ai donc lu seulement les dix premières pages à cette époque, mais ce n'est bien sûr pas pour cette raison que j'ai choisi ces premières pages pour la transcription : qu'on se rassure, depuis, j'ai eu le temps de relire Madame Bovary et d'apprécier Flaubert à sa juste valeur, c'est-à-dire comme le deuxième plus grand écrivain du XIXe siècle français, juste derrière Baudelaire.
J'ai choisi ce passage pour la description de Charles, et je n'ai pas été déçue, surtout par sa casquette, que j'ai pu observer sous toutes les coutures, et dont j'ai ainsi découvert des secrets qui ne sont pas arrivés jusqu'au manuscrit définitif.

Il y a une autre raison : je crois profondément en la faculté d'Internet de fédérer toutes sortes d'initiatives et de mutualiser les énergies autour d'un projet non lucratif et utile à tous. La transcription des manuscrits de Flaubert en est un bel exemple, et je ne voulais pas rater cela.  

Caroline D’Atabekian habite à St-Mandé (Val-de-Marne).
Elle a transcrit l'incipit du roman : Entrée de Charles au collège.