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Petits échos de l'expérience en classe de seconde :

"Je suis contente que notre établissement ait participé au projet, à Trappes, une ville qui a été délaissée. Voilà une chance pour nous de remonter notre image aux yeux des autres."

"Grâce à cette expérience, je comprends maintenant comme l’écriture est importante car il faut faire beaucoup de brouillons avant de recopier au propre.
Je sais aussi que les femmes d’autrefois n’avaient pas de divertissements, c’est pour cela qu’elles lisaient des livres romantiques et parfois même elles trompaient leur mari sous prétexte qu’elles s’ennuyaient mais ce n’est pas bien d’abuser de la confiance, de la naïveté et de l’amour d’un mari.
Et ce qui m’a beaucoup étonné aussi c’est que Flaubert a mis cinq ans pour écrire Madame Bovary et qu’il a gardé tous ses brouillons. C’est très utile pour les chercheurs d’aujourd’hui qui essaient de retrouver la façon dont il écrivait, toutes les progressions et tous les développements."

"Pour la transcription de mon folio, tout ce passe bien. Même si j’ai transformé certains mots. Par exemple cette phrase : « D’où silence et la mine l’exaspère » est devenu « D’où j’allume et la main l’exaspère »... Cela rend les phrases incompréhensibles et parfois même très drôles. Mais j’y mets toute ma concentration pour faire bien.
J’ai remarqué que Flaubert faisait des fautes d’orthographe, ce qui me réconforte beaucoup, car je me suis dit qu’il n’y a pas que les élèves de lycée qui en font, mais aussi les écrivains célèbres.
J’ai remarqué aussi qu'il avait plusieurs façons d’écrire les D et qu’il écrivait parfois deux mots sans les détacher.
En tout cas je suis heureuse d’avoir pris part à la transcription du manuscrit de Madame Bovary."

"Ce qui m’a étonnée le plus c’est de voir qu’un auteur peut faire aussi quelques fautes. Pour moi, les auteurs, les poètes ainsi que les professeurs de français ne font pas de faute, alors imaginez ma surprise lorsque j’ai vu les fautes de Flaubert, l’un des auteurs les plus connus. 
Et puis le mal qu’il se donne pour écrire une phrase ! Il en vient même à employer le mot « torture ». Je suis aussi impressionnée par toutes les idées qu’il peut avoir. Il en a tellement que sur ses brouillons il y a des mots, des phrases, des morceaux de phrases, partout, dans tous les coins et même dans la marge de la feuille.
Ce sont des défauts – qui peuvent être des qualités. C’est ce qui en fait le charme."

"Les brouillons de Flaubert sont très durs à transcrire car certains mots sont difficiles à comprendre. Mais un peu de persévérance, nous y arrivons.
J’ai été surprise d’apprendre que le public n’a pas le droit d’approcher ni de toucher les brouillons originaux."

"Je voudrais exprimer tout le bonheur que j’ai eu à travailler sur la transcription de Madame Bovary malgré tous les petits problèmes que j’ai rencontrés. J’ai été épatée de voir qu’on réussit à transcrire quelques mots complètement barrés, qui semblait incompréhensibles."

"Ce travail de transcription a été bénéfique pour notre culture générale. J’ai particulièrement apprécié d’apprendre la façon dont Flaubert travaillait en « gueulant » ce qu’il avait écrit."

"Cette expérience m’a apporté beaucoup de choses ; entre autre, l’art de la rédaction, qui n’est qu’un enchaînement de brouillons jusqu’à obtenir la version finale qui sera parfaite.
Cette transcription a été difficile à cause de l’écriture particulière de Flaubert. Il utilise une disposition de textes spéciale, il fait des ratures, ajoute et enlève des passages, voire des pages entières pour être sûr d’obtenir la perfection.
Cette aventure littéraire m’a été très bénéfique et me servira, j’en suis sûre, pour tout ce qui est écriture dans n’importe quel contexte qui se présentera à moi dans l’avenir."

"Ce projet nous permet de nous projeter dans le travail de l’écriture du roman Madame Bovary et de voir la façon d’écrire de Flaubert. Certains folios sont compliqués à transcrire mais avec un peu de patience, de volonté et de précision nous pouvons les déchiffrer.
Nous avons bien compris l’importance de ces transcription, par exemple pour la bibliothèque de Rouen où sont exposés les brouillons de Flaubert, qui ne peuvent d’ailleurs pas être vus par n’importe qui, puisque même les personnes qui ont l’honneur de les approcher doivent porter des gants pour ne pas « abîmer » ce travail très précieux. 
Qui sait ? peut-être qu’un jour nos transcriptions auront de l’importance et seront exposées à la bibliothèque de Rouen..."

"J’ai compris l’importance du brouillon, du fait de prendre des notes, de faire une première version et de recommencer jusqu’à atteindre une perfection qui restera dans les mémoires. J’ai découvert qu’un brouillon, pour Flaubert, peut être rayé et déchiré sans aucun regret alors qu’il avait pu y passer des heures entières. Les vrais écrivains peuvent passer un temps fou pour écrire une ligne, une page...
L’image de Flaubert est celle d’un écrivain attachant beaucoup d’importance à ses romans."

"Je mesure la chance que nous avons eue d’étudier les brouillons de Flaubert et de voir comment il écrivait. J’ai travaillé à ce projet avec enthousiasme."

Mouhcine Kherchouch - Imane Athmani - Séverine Masson - Naïma Zeroual - Fatiha Errahali - Anaïs Delbreil - Amar Bouabbache - Jelyssa Ragüel - Sakina Seddar - Ludovic Delbreil - Ramaila Lambert  

 

Le lycée de la Plaine-de-Neauphle se trouve à Trappes (Yvelines).
Deux classes ont transcrit, avec leur professeur, Anne Perthuis-Lejeune, les séquences 94 - 114 : Première apparition de Rodolphe - Echec de l'opération.