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Flaubert fit partie de mes lectures anarchiques de lycéenne.

J’avais lu – parce qu’on disait qu’il le fallait – Trois Contes, Madame Bovary et n’avais guère cheminé dans L’Education sentimentale, quoique très impressionnée par un style dont je percevais confusément la radicale différence. 
C’est alors que je croisai, au détour d’un rayon de bibliothèque, une édition de Bouvard et Pécuchet. L’année de première venait de s’achever et mon professeur de français avait vanté cette œuvre formidable … Pourquoi pas ? Je devais passer plusieurs heures à voyager seule en train.
Ce moment de fragile liberté se doubla d’une découverte définitive : une certaine représentation figée de ce qu’un roman était censé être avait volé en éclats…
De cette lecture « originelle » sont nés plus tard quelques travaux universitaires et le souci de tenter de faire entrevoir à de plus jeunes lecteurs l’existence de livres qui ne ressemblent à rien de qu’on a pu lire.
  

Gersende Plissonneau habite à Sonnaz (Savoie).
Elle a transcrit la séquence 42 : Irritation contre Charles et attente d'un événement.