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Professeur
de Lettres en collège puis en lycée, jamais pourtant je
n’avais côtoyé à ce point le travail d’un écrivain. La
curiosité, un zeste de défi – serai-je capable ? –
m’ont poussée à faire ce travail de transcription.
Aujourd’hui c’est l’enthousiasme qui m’emporte... et un
violent désir d’écrire, comme si Flaubert m’en avait
ouvert les portes avec ses tâtonnements.
Et le désir de faire partager ma découverte...
Transcrire les brouillons, c’est partager les hésitations de
l’écrivain, c’est choisir avec lui, le mot, la phrase qui
chante, et qui appelle sans trop la solliciter, la « re-connaissance »
du lecteur, son adhésion au paysage physique et psychologique
créé par la narration. Ici je convoque Elsa Triolet qui parle
de la traduction : « On est ici au comble de
l’indiscrétion, de la pénétration intime de l’acte de créer
chez l’autre. Suivant le cheminement des mots à partir de la
pensée jusqu’à leur apparition sur le papier, [l’évolution
du texte...] dicte presque toujours la réponse au pourquoi du
choix des mots [...] du sens général, essentiel. »
Voilà. J’ai aimé.
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