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À l’autre bout du monde, en Thaïlande, j’ai connu Flaubert à l’université. J’ai étudié en licence les romans du XIXe siècle et en maîtrise, plus précisément, Flaubert. Mon mémoire portait sur le thème de la passion dans L’Éducation sentimentale. Est-ce pour cela que Flaubert est devenu mon auteur préféré ? Je dirais que c’est plutôt grâce à un professeur qui a pu me fournir suffisamment de documents pour commencer mes recherches.

Après mes études, Flaubert s’est perdu dans les paquets de copies que j’ai dû corriger chaque jour au lycée où j’enseignais le français. Il a resurgi quand j’ai décidé de venir faire un doctorat en France. Ce serait plus facile d’approfondir quelque chose qu’on connaît, non ? Il me fallait tout de même trouver un projet de recherche assez innovant, au moins aux yeux des intellectuels de mon pays. Une amie, professeur de lettres à l’Université Chulalongkorn de Bangkok où je faisais mes études, m’a alors montré un article dans une revue littéraire thaïlandaise, Lok Nang-Sue (Le Monde des livres). C’est là que j’ai vu pour la première fois une page manuscrite de Flaubert.

Évidemment, une page ne suffisait pas. Donc, me voici à Rouen, pays de Flaubert et de ses manuscrits, et depuis deux ans aux prises avec les brouillons de Madame Bovary. Malgré quelques difficultés de langue, j’oserais dire que le défi du déchiffrement et la curiosité de découvrir ce qui y est caché me passionnent énormément.

Nitiwadee Srihong habite à Mont Saint Aignan (Seine-Maritime).
Elle a transcrit les séquences 22 - 23 - 24 - 33 - 92 : 

Enfance d'Emma et début du couvent - Lectures clandestines - Départ du couvent - Conversation à la Vaubyessard - Homais et Mme Bovary mère parlent d'Emma.
Elle a en outre participé à de nombreuse tâches pour la mise en place du site.