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J'enseigne la biologie-géologie en classe préparatoire aux écoles agronomiques et vétérinaires.

J'ai souhaité participer à cette entreprise de transcription des manuscrits, parce que Flaubert est l'un de mes écrivains préférés, et que Madame Bovary est (de loin) le livre que j'ai lu le plus grand nombre de fois.

La découverte et le déchiffrement des brouillons m'ont permis de voir fonctionner la méthode de travail de Flaubert: le plan préalable à l'écriture, le cahier des charges strict qui sera respecté, la recherche obstinée du mot et de la formulation exacts.

J'ai pu constater avec quelle crudité, voire brutalité, Flaubert définit ses personnages dans les textes préparatoires (le "couillonisme de Léon" !).
Et j'ai été impressionné par l'importance (en volume et en qualité littéraire) des fragments rédigés puis retranchés: pour aboutir à ces ellipses qui sont une des saveurs du texte final, combien de passages longuement travaillés, parfois sur quatre, six brouillons successifs, et dont il ne reste plus une seule trace dans le roman publié.  

Jacques Valiergue habite à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
Il a transcrit les séquences 69B - 143B : Soirées chez Homais, Emma et Léon reviennent sur leur passé