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J'enseigne
la biologie-géologie en classe préparatoire aux écoles
agronomiques et vétérinaires.
J'ai
souhaité participer à cette entreprise de transcription des
manuscrits, parce que Flaubert est l'un de mes écrivains préférés,
et que Madame Bovary est (de loin) le livre que j'ai lu
le plus grand nombre de fois.
La
découverte et le déchiffrement des brouillons m'ont permis de
voir fonctionner la méthode de travail de Flaubert: le plan préalable
à l'écriture, le cahier des charges strict qui sera respecté,
la recherche obstinée du mot et de la formulation exacts.
J'ai
pu constater avec quelle crudité, voire brutalité, Flaubert définit
ses personnages dans les textes préparatoires (le "couillonisme
de Léon" !).
Et j'ai été impressionné par l'importance (en volume et en
qualité littéraire) des fragments rédigés puis retranchés:
pour aboutir à ces ellipses qui sont une des saveurs du texte
final, combien de passages longuement travaillés, parfois sur
quatre, six brouillons successifs, et dont il ne reste plus une
seule trace dans le roman publié.
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