FOLIO 84v° : Paul et Virginie - Les contes
   
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à douze ans, elle avait lu Paul & Virginie et elle avait
     alors                                     bellejolie
rêvé dans son cœur d’enfant | la fontaine au clair de lune
une  
la maisonnette de bambous | sous les larges feuilles des
lataniers |, le nègre Domingo, le chien Fidèle, mais
                         douce                           bon petit caressant
surtout l’amitié caressante de quelque  frère à cheveux 
et qui pr vous  
monte       pr vous  
   va         pr vous  
qui  pr cueillir  des fruits  
rouges, grimper tout  
seul  dans de gds  
arbres droits plus  
hts que des clochers  
                                                                            tout autour
 noirs bouclés qui battaient sur son col nu - & qui va
  grimpe dans des arbres
pr vous dénicher au haut  d’arbres plus gds que les clochers
monte cueillir pr vous des fruits plus gros que des
citrouilles
de la mer                ou qui           nu
  et qui court nu pieds nu sur le sable
vous apportant un nid d’oiseau 
  toute petite  
elle avait aimé d’abord
  
   les marr des contes de Fées
  

                                                             - Ce n’était plus
                                              elle avait vu
comme dans les contes de Fées, des dames à baguette
habillées comme des soleils
d’or et en manteau de satin blanc qui descendaient

 
du ciel

 

 

1

      du ciel                 vers   vous
dans des nuages pr par roses | pr parler aux petites filles
ch
  faisaient des carrosses avec des citrouilles, changeaient
                                         faisaient des carrosses avec des citrouilles
                        pièce de          secouaient des
  fais    secouaient des
les prairies en satin, les citrouilles en carrosses, les groseilles en rubis
                                                                                       et qui
émeraudes aux branches des groseilliers - & qui touchaient
 avec                               les                         parterre
de leur baguette d’un aux tulipes du jardin qui se
                               tenir des discours
mettaient aussitôt à parler aux petites filles comme
                                               aussitôt
des parents   les faisaient parler comme des
   parents
personnes – pr gronder les petites filles.  

enfantin  

Jeunes marins célèbres etc.  


qui sont comme la fleur
d'oranger qui parfument  
cette littérature d’eau sucré
e

                                                             merveilleux
dont elle n’était plus la dupe. Dans| elle avait
                                                                mère
attendu la bonne marraine, cru à la Mi-carême
et à l’homme qui jette du sable | - D  Puis  dans
les livres du Second Age, morales en action, exemples
                                               exemples de la J. etc  ensuite
de la Jeunesse, veillées du Château │       son cœur s’était
attendri à toutes aux charités enfantines qui
qui remplissaient    ces pages  les livres du Second Age
peuplent  de     cette littérature vertueuse, qu’elle
       morales en act.  vert.
retournait, le cœur gonflé, de son petit doigt poissé
de confiture – debout- contre les carreaux de la fenêtre
  tranche du
la     livre appuyé contre son sarrau - & qu’elle retournait
de son petit doigt poissé de confiture & la
poitrine gonflée