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[Les
caractères en rouge indiquent ce qui sera modifié
dans le texte édité. Les corrections en bleu
ont été portées sur le folio du copiste.]
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amants,
amantes, dames persécutées s'évanouissant
dans des pavillons solitaires, postillons qu'on tue à tous
les relais, chevaux qu'on crève à toutes les pages,
forêts sombres, troubles du cour, serments, sanglots,
larmes et baisers, nacelles au clair
de lune, rossignols
dans les bosquets, messieurs braves comme des lions,
doux comme des agneaux, vertueux comme on ne l'est
pas, toujours bien mis et qui pleurent comme des
urnes. Pendant six mois, à quinze ans, Emma se
graissa donc les mains à cette poussière des vieux cabi-
nets de lecture ! Avec
Walter Scott plus tard, elle s'éprit
de choses historiques, rêva bahuts, salle des gardes
et ménestrels. Elle aurait voulu vivre dans quelque
vieux manoir, comme ces châtelaines au long corsa-
ge qui sous le trèfle des ogives, passaient leurs jours
le
coude sur la pierre et le menton dans la main, à
regarder venir du fond de la campagne,
un cavalier
à plume blanche qui galoppe sur un cheval
noir.
Elle eut dans ce temps là,
le culte de Marie Stuart et
des vénérations enthousiastes à l'endroit des femmes
illustres ou infortunées. Jeanne d'Arc, Héloïse, Agnès
Sorel, la belle Ferronnière et Clémence Isaure,
pour elle,
se
détachaient comme des comètes sur l'immensité téné-
breuse de l'histoire, où saillissaient
encore ça et là, mais
plus perdus dans l'ombre et sans aucun rapport entr'
eux, St Louis avec son chêne, Bayard mourant, |
| quelques |
férocités
de Louis XI, un peu de St Barthélemy, le pana-
che du Béarnais, et toujours le souvenir des assiettes
peintes où Louis XIV était vanté.
A
la classe de musique, dans les romances
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