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BULLETIN FLAUBERT n° 103 / 2 avril 2008

AGENDA

(< Aurélie Barjonet)
26 mars 2008, sortie en salle d’Un coeur simple, de Marion Laine, d’après le conte de Flaubert.
Avec Sandrine Bonnaire et Marina Foïs.
Bande-annonce:
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18805616&cfilm=124694.html
Site officiel:
http://www.rezofilms.com/rezo.html

(< Didier Philippot)
12 avril 2008 (9h30-13h), BNF (58 rue de Richelieu, Paris 2e, Salle des Commissions)
Séminaire Paris 3- Paris 4
Flaubert: sensibilité, imagination et croyance
organisé par Didier Philippot et Guillaume Fau

Guillaume Fau, «Le manuscrit des Trois contes»

Yvan Leclerc, «La Spirale de Flaubert»

Jean-Louis Cabanès, «L'épisode des péchés dans La Tentation de saint Antoine: d'un savoir l'autre»

Juliette Azoulai, «Flaubert et le "presque religieux"»

Didier Philippot, «De l'aisthesis à l'esthétique: Le Voyage en Orient ou la chair du monde».

(< Thierry Poyet)
Colloque «La littérature en débat: pour une lecture de la correspondance George Sand - Gustave Flaubert»
organisé par le CELIS, Centre de Recherches sur les Littératures et la Sociopoétique (Révolutions et Romantismes), Université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand.
Appel à contributions:
http://flaubert.univ-rouen.fr/nouveautes/sand_flaubert.pdf
http://flaubert.univ-rouen.fr/nouveautes/sand_flaubert.php

VENTES

Catalogue Arts et Autographes, n°42, [2008], Jean-Emmanuel Raux
http://www.autographe-online.com
16892. Flaubert, LAS à Ernest Feydeau [21 février 1870].
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V Suppl., p.1040.]

(< Éric Walbecq, BnF)
Lettre inédite à Emmanuel Miller, bibliothécaire du Corps législatif, vers 1867-1868. Flaubert demande des journaux sur la Révolution de 1848, pour la documentation de L’Éducation sentimentale. Vente en ligne sur le site «Traces écrites». 1.600 euros.
http://www.traces-ecrites.com:80/resultats_av/detail.php?context=annu&theme=2&periode=5&id=3089

VIENT DE PARAÎTRE

Ouvrage

Alain Roger, Bréviaire de la bêtise, Gallimard, coll. «Idées», 2008.
http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-51163-breviaire-de-la-betise.htm
Présentations de l’éditeur:
On a beaucoup écrit sur la bêtise, mais le bilan théorique reste assez modeste. En dépit de quelques tentatives, qu'il faut d'ailleurs porter au crédit d'écrivains (Jean Paul, Flaubert, Bloy, Musil, Barthes), la bêtise n'a pas bénéficié d'une investigation systématique et sa définition reste confuse. La philosophie, dont la fonction selon Nietzsche serait de «nuire à la bêtise», a oublié sa mission, et c'est à réparer cet oubli que s'emploie Alain Roger.
On s'est fourvoyé quand on a voulu voir dans la bêtise une chute dans l'animalité ou l'irrationalité. L'auteur montre au contraire qu'elle s'autorise des lois de la raison, et même s'en réclame avec fatuité: «La bêtise n'est pas une carence ni une déficience: si elle pêche, c'est par excès.» Ce qu'il nomme la raison suffisante, dont la forme la plus spectaculaire est la bêtise identitaire, qui s'exprime par prédilection dans la tautologie: «Un sou est un sou.»
Face aux carences de la philosophie, l'abondance des références littéraires donne à penser que la bêtise est en propre l'affaire des écrivains: «On pourrait même se demander s'ils ne l'ont pas inventée.» Ce Bréviaire se fait dès lors «bestiaire» et expose les principales figures de la bêtise à travers la comédie, chez Molière, Labiche, Feydeau, et le roman, de Balzac à Proust en passant par Flaubert, dont l'oeuvre peut être considérée comme une anthropologie de la bêtise. Ecce Homais.

Ouvrage collectif

L'Idiot de la famille de Jean-Paul Sartre, Recherches & travaux, n° 71/2007, Grenoble, Ellug.
http://www.fabula.org:80/actualites/article22650.php
Présentation du volume:
On a beaucoup reproché à L’Idiot de la famille, monumentale biographie de Flaubert à laquelle Sartre voua dix ans de sa vie, l’impérialisme de sa méthode: en voulant échapper à l’érudition sourcilleuse de ses confrères biographes, à ce savoir positif et atomisant qui éparpille l’existence du sujet tout au long d’une ligne chronologique non signifiante, Sartre aurait ligoté Flaubert sur le lit de Procuste de ses propres constructions. Mais c’est oublier que Flaubert ne vient pas illustrer la méthode: c’est lui qui la fait naître, «elle se fait dans le travail même pour obéir aux exigences de son objet ». Si le récit sartrien tourne en rond, ce n’est donc pas tant le tourniquet dialectique qui est en cause que l’ «étrange existence » de Gustave lui-même.

Sommaire:
Julie Anselmini & Julie Aucagne, «Présentation»

Jean-François Louette, «Revanches de la bêtise dans L’Idiot de la famille»

Young-Rae Ji, «La reconstruction sartrienne de la vie de Flaubert»

Nao Sawada, «Biographe malgré lui. L’Idiot de la famille dans le miroir des Mots»

Marielle Macé, «“Penser par cas". Pratiques de l’exemple et narration dans L’Idiot de la famille»

Julie Anselmini, «Les stratégies argumentatives dans L’Idiot de la famille»

Jean Bourgault, «"Réinventer l’art d’écrire." Littérature et phénoménologie dans L’Idiot de la famille»

Julie Aucagne, «Achille-Cléophas Flaubert et les métamorphoses du regard chirurgical»

Gilles Philippe, «Le protocole prérédactionnel dans les manuscrits de L’Idiot de la famille»

Grégory Cormann, « L’indisable sartrien entre Merleau-Ponty et Lacan. Inventer une étrange histoire de L’Idiot de la famille»

L’Idiot de la famille: repères bibliographiques

Articles

Liana Nissim, «Vieillir selon Flaubert», Études sur le vieillir dans la littérature française. Flaubert, Balzac, Sand, Colette et quelques autres, sous la dir. de Liana Nissim et Claude Benoît, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2008, p. 17-118.
[Chapitres: Figures de vieillards. Le vieux et le vieillard: la dégradation du corps. La complexité du vieillir. Vieillir selon Flaubert.]

Chiara Pasetti, «Una ricezione emblematica: il caso Madame Bovary», dans L’Esperienza estetica. Percorso antologico e critico, a cura di Matteo Accornero e Maddalena Mazzocut-Mis, Milan, Mimesis Edizioni, 2008, p.199-219.

SUR LA TOILE

Lecture intégrale de Madame Bovary par Marie-Céline Tuvache
Site «La boîte à sourdine»
http://www.sourdines.fr/AUDIOBOOKintegral/bovary/CH1.html

RECHERCHE

Question de M.-J. Bousségui:
Recherche de contacts épistolaires entre Flaubert et Gérôme.
Il est certain que Gérôme et Flaubert ont eu des contacts, puisqu'il est même question d'une visite que l'un aurait rendu à l'autre et que le tableau de Gérôme intitulé Cave canem (Musée Garret à Vesoul) fait très exactement référence à un passage de Salammbô. Il demeure donc sinon probable, du moins vraisemblable, qu'un échange épistolaire a eu lieu entre les deux hommes. Qui aurait connaissance de lettres provenant de l'un ou l'autre de ces deux hommes?

Question d'Hélène Maurel-Indart (université de Tours):
Sait-on si certains écrits de Louise Colet auraient pu être réutilisés par Flaubert dans son oeuvre propre ou en collaboration avec Maxime Du Camp? Si ce transfert d'écriture existe, sur quelle source peut-on s'appuyer pour l'affirmer?

Réponses au Bulletin, qui transmettra.


(< Jeanne Bem, Joëlle Robert, Cécile Supiot, Sylvain Caron, Ryszard Engelking)
Synthèse des réponses à la question posée dans le Bulletin 102, concernant le sens de l’expression «passer sous son pouce».
Dans son édition de Madame Bovary parue chez Magnard (coll. «Textes et contextes», 1988), Gérard Gengembre définit ainsi l’expression: «on lève son pouce horizontalement et on fait mine de passer dessous» (p.100). Pierre-Marc de Biasi reproduit presque mot pour mot cette définition, en ajoutant qu’il s’agit là d’une plaisanterie et que le pouce est levé au-dessus de la tête, ce qui semble aller de soi puisqu’on passe dessous (Imprimerie nationale, 1994, p. 117). Thierry Laget renvoie à la définition de Pierre-Marc de Biasi (Gallimard, coll. Folio, 2001, p.78). Aucune de ces éditions n’indique de source.
Jeanne Bem (qui prépare la nouvelle édition de Madame Bovary pour la Pléiade), nous signale que dans la traduction de Oxford University Press de 2004, on lit: «They lifted weights, played "Under my Thumb" [ ...]», sans note. L'expression existe donc en anglais, les majuscules et les guillemets montrant que c'est un jeu répertorié, peut-être familier au lecteur anglais.
Daniel Fauvel, familier des coutumes cauchoises, n’a jamais entendu parler de ce jeu, qui ne paraît pas normand, pas plus que Jean-Marie Privat, connaisseur de la culture populaire.
La question reste donc ouverte.


Ce Bulletin est édité par le Centre Flaubert, avec la collaboration de Matthieu Desportes, de Marie-Paule Dupuy et de Joëlle Robert. Il vous tiendra informé(e), selon une périodicité variable, des manifestations et des publications concernant Flaubert. Si vous désirez le recevoir gratuitement et y faire paraître des informations ou des commentaires, veuillez envoyer vos coordonnées et vos messages à :

Yvan Leclerc yvan.leclerc@univ-rouen.fr
Professeur à l'Université de Rouen
Faculté des Lettres et Sciences Humaines
F. - 76821 Mont-Saint-Aignan Cedex
Tél. Secrétariat département: 02 35 14 61 67


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