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BULLETIN FLAUBERT n° 117 / 11 janvier 2010


«Bien que ce soit bête comme chou de souhaiter la bonne année, c’est [ce] que je fais, cependant, chère maître. Et faisant mentir les prédictions de Matthieu Laensberg: “Ce jour-là, comme les années précédentes, bien des baisers de Judas seront échangés”, etc., je vous embrasse tendrement. Voilà tout.»
[Lettre à George Sand du 1er janvier [1868], Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.III, p.719. Matthieu Laensberg est un auteur d’Almanachs.]

AGENDA

(< Lavinia Bruneau)
Bobigny, Théâtre de MC93, 28 janvier 2010, 20h Bouvard et Pécuchet lu par Hervé Briaux et Patrick Pineau. http://www.mc93.com/public/salledesmachines/lectur/index.htm

(< Louis Watt-Owen)
Décès de Mehdi Sahabi, traducteur iranien de Flaubert, le 9 novembre 2009.
http://lamaindesinge.blogspot.com/2009/11/disparition-du-traducteur-iranien-de.html
On lui doit les traductions iraniennes de Madame Bovary et de L'Éducation sentimentale.

VENTES

(< Catriona Seth)
Librairie Bonnefoi, livres anciens
http://www.bonnefoi-livres-anciens.com/c/portal/layout?p_l_id=PUB.1024.1
n°60. Maxime Du Camp, Anthologie de lectures poétiques personnelles, composée de quatre-vingts pièces par trente-cinq poètes (parmi les contemporains: Hugo, Chateaubriand, Béranger, Auguste Barbier, Vigny, mais ni Lamartine ni Musset); manuscrit autographe signé, 1837-1839 (Du Camp est âgé de 15 à 17 ans). 3.000 euros.

(< Thierry Savatier)
Flaubert, Madame Bovary, Lemerre, 1874, avec envoi à Louis Ménard. «A mon ami Ménard, Gustave Flaubert, 28 Mai 77
http://www.edition-originale.com/Gustave-FLAUBERT-Madame-Bovary-Paris-1874.html,28590
Ouvrage illustré d'un frontispice, 8.000 euros.

Ventes passées
(< Marlo Johnston)
Stargardt, vente des 26-27 novembre 2009.
http://www.stargardt.de/download/Literatur.pdf
Lot 57, Flaubert, lettre à Edmond Laporte du [16.IX.1878] (fac-similé de la dernière page)
«…Vous êtes invité à venir Samedi prochain déjeuner chez le Ministre de l’instruction publique, à 11 h.
Voilà le résumé de la conversation que je viens d’avoir avec lui, à trois reprises différentes. Le dialogue a été long & sérieux.
D’Osmoy qui m’a l’air du vice-ministre je parle très sérieusement, veut vous nommer directeur des gobelins (sic) à la place de Darcel qu’on se propose de foutre à la porte. (C’est un secret d’état). J’ai dit que vous n’en demandiez pas tant. - Mais une place médiocre est plus difficile à avoir qu’une très belle. - Nous avons parlé de beaucoup de choses.
Mais partout il faut des titres ou des précédents. En résumé, on va faire des nettoyages importants - & il y aura place pour vous. Je n’en doute pas.
Bardou[x] est simplement adorable. Il a, de lui-même, travaillé déjà pour que l’on reprenne une pièce de Bouilhet.
Quant à Leplé, je regarde la chose comme faite? - Cependant, ne lui annoncez rien de positif. Mais vous pouvez lui dire que j’ai remis sa note, en l’appuyant chaudement. Je n’ai pas manqué de dire ce qu’il y avait pour le buste. Je reparlerai de lui Samedi. Donc, mon vieux, ne manquez pas d’être à Paris vendredi soir...»
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.367, lettre datée 11 mars? 1878.]

(< Marlo Johnston, Stéphanie Dord-Crouslé)
Vente à Lyon, 17 décembre 2009
68. Flaubert (Gustave, 1821-1880). L.A.S., in-8, 1 p. sur papier bleu: «Lundi matin. Mon cher confrère, je vous recevrai avec grand plaisir jeudi prochain dans l’après-midi. Je vous demande pardon de vous donner une latitude aussi étroite mais je dois bientôt regagner ma maison des Champs et je suis un peu [rature] vagabond que de coutume. Si vous pouvez venir jeudi, je compte sur votre bonne visite à tous deux. Dans la semaine prochaine un matin, vers midi [...] fourcheter...». Flaubert avait une maison à Croisset près de Rouen, où il passait l’essentiel de son temps et où il écrivit presque toute son oeuvre, et qu’il appelait «ma maison des Champs». Petites traces de colle au dos, sans importance. Estimation: 300-600 euros.
[Lettre incomplète dans Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, t.V, p.293. À un confrère, [avant le 13 septembre 1877]. Extrait cité d’après un catalogue de vente, avec des différences de lecture importantes.]

(< Thierry Savatier)
Lettre autographe à un éditeur, vendue sur ebay
http://cgi.ebay.fr:80/FLAUBERT-Gustave-LETTRE-AUTOGRAPHE-SIGNEE_W0QQitemZ220517668411QQcmdZViewItemQQptZFR_GW_Livres_BD_Revues_LivresAnciens?hash=item3357e0963b
«Et bien cher ami! Et ces épreuves. Voilà trois semaines que je n’en ai reçu! En finirons-nous!/Avec cet espoir je vous serre la main cordialement./ Votre/ Gve Flaubert/ 15 avril/ Croisset par Déville (Sne inférieure)»
[Lettre incomplète dans Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.606. Destinataire et date hypothétiques: à Alphonse Lemerre? 15 avril [1879?]. Il s’agirait alors des épreuves de Salammbô (Lemerre, 1879).]

Vente Piasa, Drouot, 14-15 décembre 2009, Thierry Bodin expert
120. Maxime Du Camp, L.A.S. [à Ernest Chevalier], 1er décembre 1868.
Souvenirs sur Flaubert. «Je n’ai pas oublié que nous nous sommes rencontrés souvent chez Gustave au temps de sa vingtième année et du Garçon.» Estimation: 150/ 200 euros.

Revue Flaubert, n° 10, 2010

Appel à contribution

«Animaux et animalité chez Flaubert»
Numéro dirigé par Juliette Azoulai

Du chien de la première Éducation sentimentale au perroquet de Félicité, en passant par le cochon de saint Antoine, le serpent de Salammbô et les chasses miraculeuses de saint Julien, le bestiaire flaubertien est d’une ampleur considérable, envahissant tout autant les oeuvres littéraires que la correspondance: les autoportraits de l’artiste en animal (ours, chameau, huître, etc.) abondent au fil des lettres ainsi que les déclarations d’empathie à l’égard du règne animal:
«Je ne me crois pas les yeux attirants ni séduisants. – Ils vont à la nature animale, ils appellent les enfants, les idiots et les bêtes parce que j’ai peut-être beaucoup vécu dans ce monde-là et que j’en ai gardé quelque chose, un air de famille, un vieux levain de naturalisme mystérieux que l’intensité de la pensée fait épancher au-dehors vers les phénomènes qui le reproduisent» (lettre à Louise Colet, 17 novembre 1846).
La Revue Flaubert se propose pour son 10e numéro d’interroger les modalités et les significations de cette présence animale au coeur de l’oeuvre flaubertienne. Voici quelques axes de recherche, à titre indicatif et sans prétention d’exhaustivité, afin d’explorer cette problématique:
Le problème scientifique: on pourra notamment se pencher sur l’intertexte naturaliste et zoologique; quel rapport Flaubert entretient-il avec les grands principes de classification par règnes et par espèces, avec les principes du transformisme et de l’évolutionnisme, avec la science des monstres?
Le problème esthétique: que penser de l’idéal d’une couleur animale qui préside à certaines oeuvres comme Madame Bovary («couleur de moisissure d’existence de cloporte») et Un coeur simple («couleur puce»), ou de l’analogie esquissée dans la correspondance entre les chefs-d’oeuvre littéraires et la mine des grands animaux (lettre à Louise Colet, 27 juin 1852)? L’animal, «sombre mystère! monde immense de rêves et de douleurs muettes», pour reprendre les mots de Michelet, ouvre à l’homme un horizon fantastique et symbolique (voir l’épisode du chien de la première Éducation sentimentale): comment Flaubert s’empare-t-il de cette virtualité? dans quelle mesure se rapproche-t-il sur ce point de ses contemporains (Hugo notamment ou encore Baudelaire)?
Le champ érotique: le batifolage de Salammbô avec son serpent, la comparaison de Salomé à un grand scarabée, et les jouissances violentes que saint Julien éprouve dans ses carnages sont autant de signes d’un lien étroit entre animalité et sexualité chez Flaubert qui mériterait d’être problématisé.
La question éthique: on connaît le rêve où Flaubert blesse un singe et en éprouve le même remords que s’il avait commis un fratricide (Voyage en Italie); l’oeuvre de Flaubert pose à plusieurs reprises le problème de la cruauté à l’égard des animaux (dans Saint Julien bien sûr, mais aussi dans Salammbô, où la crucifixion des lions n’est qu’un prélude à la crucifixion des mercenaires («te souviens-tu les lions sur la route de Sicca – c’étaient nos frères!»).
La question philosophique: car le problème éthique s’articule à une certaine conception de l’identité ou de l’altérité entre homme et animal. De la bête à la bêtise, y a-t-il ou non solution de continuité chez Flaubert? Quelle est la position de Flaubert dans le débat qui oppose l’humanisme au naturalisme? On pourra éventuellement voir dans quelle mesure la lecture de Montaigne a pu influer sur la posture philosophique de Flaubert à l’égard des animaux.
La part du religieux: Flaubert rapproche son affinité avec le monde animal de son panthéisme. Mais le rapport de l’animal au sacré est également capital dans l’oeuvre flaubertienne en tant qu’il soulève des problèmes tels que le sacrifice (Saint Julien), le totémisme (Un coeur simple), ou le châtiment divin de la métamorphose (voir la figure de Nabuchodonosor dans La Tentation).
Les projets d’articles seront reçus jusqu’au 31 mars 2010. Après acceptation, les articles devront être remis au plus tard le 30 septembre 2010. Leur publication est prévue en décembre 2010.
Les propositions sont à adresser à Juliette Azoulai, directrice de ce numéro: jazoulai@gmail.com

VIENT DE PARAÎTRE

Ouvrage

Flaubert, roi de Carthage, textes rassemblés et présentés par François Vicaire, Paris, Magellan & Cie, 2009.
[Genèse de Salammbô, à travers la correspondance. Iconographie antique, contemporaine de Flaubert et moderne.]

Traduction

Romhányi Török Gábor, A Képviselojelölt, traduction du Candidat en hongrois.
En ligne sur le site du Centre Flaubert:
http://flaubert.univ-rouen.fr/etranger/candidathongrois.pdf

Articles

Jeanne Bem, «Le motif polonais dans Madame Bovary», dans Histoire et critique littéraires en mouvement. Mélanges offerts à Henryk Chudak, Wieslaw Kroker (dir.), Éditions de l’Université de Varsovie, 2009, p.47-60.
[Petit élément autobiographique dans Madame Bovary: Orlowski, le musicien polonais professeur de Caroline Flaubert, reparaît dans un brouillon du roman: «à la façon d’un maître polonais qu’elle avait eu». En ligne sur le site Bovary:
http://bovary.univ-rouen.fr/folio_visu.php?folio=1336&mode=sequence&mot=
À Yonville, Charles remplace Yanoski, médecin réfugié polonais.]

Joseph Jurt, «“Bien écrire le médiocre”. La vie quotidienne comme défi esthétique pour le roman français du XIXe siècle», Alltag, Quotidien, actes III Dies Romanicus Turicensis, Zürich, 16-17 juin 2006, éd. par Cristina Albizu et alii., Shaker Verlag, 2009, p.41-62.
[Bakhtine et Auerbach lecteurs de Madame Bovary, prototype d’une «imitation sérieuse de la vie quotidienne». «À travers la formule “bien écrire le médiocre”, Flaubert définit parfaitement sa position et sa double opposition contre un réalisme sans style et un formalisme sans sujet», p.62.]

Michel Sandras, «Le blanc, l’alinéa», en ligne sur le site du Centre Flaubert
http://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/sandras.php
Michel Sandras a bien voulu nous confier la mise en ligne de son article, paru dans Communications, n°19, 1972, p.105-114. Ce numéro, intitulé «Le texte: de la théorie à la recherche», a été coordonné et préfacé par Roland Barthes. L’article de Michel Sandras a beaucoup compté pour toute une génération de flaubertiens.

Revue

Flaubert. Revue critique et génétique, n°2, 2009
Flaubert, lecteur
http://www.fabula.org/actualites/article34981.php

Philippe Dufour, «Lire: écrire»
[«Ce dossier s’attache aux lectures littéraires de Flaubert, par opposition aux lectures documentaires liées aux besoins particuliers de l’oeuvre à écrire.»]

Philippe Jousset, «Flaubert lecteur de Montaigne»
[Article écrit avant la publication des notes de Flaubert sur Montaigne, par Timothy Chesters, «Flaubert's reading notes on Montaigne», French Studies, Vol. LXIII, No.4, 2009, 399-415. L’auteur cite le Cahier intime de jeunesse, Souvenirs, Notes et pensées intimes [sic], d’après l’éd. Nizet, 1987, et le Voyage aux Pyrénées et en Corse dans L’Intégrale, au Seuil, 1964. Depuis, il y a l’édition des OEuvres de jeunesse en Pléiade, qui fait autorité. Le lecteur mis en appétit par les belles citations extraites des articles de M. Collins-Weitz, P.M. Wetherill et F. Vatan (n. 2, 8 et 21) aimerait s’y reporter, mais les références manquent.]

Chantal Wionet, «Flaubert et ses classiques: leçon de maintien»

Aurélie Loiseleur, «Le Procès des poètes: Flaubert contre “l’écume du coeur”»

Sylvain Ledda, «Flaubert lecteur de Musset relu par Louise Colet»

Bernard Gendrel, «Flaubert lecteur de romans historiques»
[Flaubert n’a pas retardé la parution de Salammbô «pour cause de sortie des Misérables», comme le dit l’auteur. La première partie des Misérables est annoncée le 19 avril 1862; Flaubert achève son roman à la fin de mai 1862. Voir le calendrier de la composition, en ligne:
http://flaubert.univ-rouen.fr/ressources/sal_calendrier_composition.php
Par ailleurs, il est difficile d’admettre que dans ce même roman, Flaubert a pu «laisser libre cours à sa pente lyrique et orientalisante».]

Paule Petitier, «Flaubert, lecteur d’histoire»
[Flaubert a lu la traduction de Polybe par Dom Vincent Thuillier dans l’éd. publiée à Paris, chez Gandouin, 1727, 6 vol., et non dans l’éd. Zacharie Chatelain et fils, Amsterdam, 1759 (n. 21 de l’article).]

Philippe Dufour, «Flaubert lecteur: une histoire des écritures»

Marie-Luce Demonet, «Rabelais, le grotesque et Flaubert» (mise en ligne prévue le 31 janvier 2010).

Autres textes mis en ligne en marge de la revue:

Pyra Wise, «Une lettre inédite de René Dumesnil à Marcel Proust du 19 janvier 1920»

Anne Herschberg Pierrot, «Le discours des Comices: un discours modèle»
[Flaubert écrit à Louise Colet qu’il a lu dans le Journal de Rouen du 22 juillet 1853 une phrase prononcée lors d’un comice agricole, identique à celle qu’il venait d’écrire dans Madame Bovary. La critique transcrit l’article de journal. Elle n’a pas retrouvé la phrase exacte, ni dans le roman, ni dans les brouillons, mais elle a repéré des termes proches dans le discours du maire de Rouen. Un article publié dans une revue électronique permet de renvoyer désormais à la page du site Bovary, au lieu de donner une référence au manuscrit papier. La référence se trouve ici (transcription de Solène Bertrand):
http://bovary.univ-rouen.fr/folio_visu.php?folio=2091&mode=sequence&mot=transactions]

Geneviève Mondon, «Un inédit de Flaubert: Salammbô. Hommage au Soleil»

Sylvie Giraud, «Hérodias, portraits choisis»

Déborah Boltz, «Pour une approche génétique de L'Éducation sentimentale (1869): état présent, perspectives, démarches»
[Confusion terminologique constante entre «pages» et «folios», ce qui est fâcheux dans un article de génétique. Pour l’étude des variantes éditoriales de L’Éducation, l’auteur ne semble pas connaître l’ouvrage fondamental de René Dumesnil et D.-L. Demorest, Bibliographie de Gustave Flaubert, Paris, Giraud-Badin, 1939, chap.III, p.161-204. L’exemplaire de la deuxième édition du roman (Charpentier, 1879, daté 1880), corrigé de la main de Flaubert, est mentionné allusivement à la fin de l’article, sans autre commentaire. Pour connaître cette pièce essentielle, on se reportera à l’article ancien de Lucien Andrieu, «Les dernières corrections de L’Éducation sentimentale», Bull. des Amis de Flaubert, n°27, décembre 1965, p.11-14.]

Thèse en ligne

Louis-Antony Martinez, La voix, le regard et le style dans les Trois contes de Gustave Flaubert et les récits de Tales of Unrest de Joseph Conrad, thèse de doctorat d'études anglophones, sous la dir. de Josiane Paccaud-Huguet, soutenue le 30 avril 2009, Université de Lyon 2.
Thèse intégrale en ligne sur le site de l'Université de Lyon 2:
http://demeter.univ-lyon2.fr/sdx/theses/notice.xsp?id=lyon2.2009.martinez_la-principal&id_doc=lyon2.2009.martinez_la&isid=lyon2.2009.martinez_la&base=documents&dn=1

RECHERCHE

Réponse à la «couleur puce»
Dans le Bulletin précédent, nous cherchions l’origine de l’expression «couleur puce», appliquée par la critique à Madame Bovary et à Un coeur simple.
Guillaume Hardy signale que cette couleur désigne la teinte d’un tissu, toujours utilisée, il peut en attester, puisque lui-même porte un pantalon couleur puce.
Sylvain Caron a trouvé dans la préface d’Anne Richardot à la réédition du livre de Louis-Antoine, Marquis de Caraccioli, Le Livre à la mode suivi du Livre des quatre couleurs (Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2005, p.19), que la «fameuse couleur puce», née sous Louis XVI, se subdivisait en «vieille puce, dos, ventre, cuisse, tête de puce, puce effrayée ou puce endormie».
Sylvie Giraud signale deux occurrences de la couleur puce dans les Carnets de voyage de Flaubert:
Carnet n°7, f°35: «le chef des cérémonies gros bonhomme en robe puce ressemblant un peu à Soliman Pacha» (jeudi 14 novembre 1850, Constantinople).
Carnet n°10, f°3v°: «une femme de chambre sylphide avec un oeil à demi clos a été dans l'Inde, chapeau de soie puce, éreinté» (18 avril 1858, sur le bateau qui le mène en terre maghrébine).
On ne sait toujours pas si Flaubert a utilisé cette couleur pour désigner l’un ou l’autre de ses livres.

Question de Didier Blonde
Dans L'Éducation sentimentale, on trouve trois adresses précises: 24 bis rue de Choiseul (aujourd'hui siège du Crédit Lyonnais!); 37 rue Paradis-Poissonnière (pour les Arnoux, actuelle rue Paradis); 18, rue de Laval (actuelle Victor-Massé), pour Rosanette.
Ces numéros précis correspondent-ils à des adresses «cryptées» (personnes que Flaubert connaissait, établissements particuliers, etc.)?


Ce Bulletin est édité par le Centre Flaubert, avec la collaboration de Matthieu Desportes, de Marie-Paule Dupuy, d'Olivier Leroy et de Joëlle Robert. Il vous tiendra informé(e), selon une périodicité variable, des manifestations et des publications concernant Flaubert. Si vous désirez le recevoir gratuitement et y faire paraître des informations ou des commentaires, veuillez envoyer vos coordonnées et vos messages à :

Yvan Leclerc yvan.leclerc@univ-rouen.fr
Professeur à l'Université de Rouen
Faculté des Lettres et Sciences Humaines
F. - 76821 Mont-Saint-Aignan Cedex
Tél. Secrétariat département: 02 35 14 61 67


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