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BULLETIN FLAUBERT n° 121 / 22 avril 2010

AGENDA

(< Jamileh Talebizadeh)
23 mars-1er mai 2010, American Library in Paris, 10, rue Général Camou, 75007, Paris
Art on View. Writing With Art, Painting With Literature
«Hemingway, Writing with Cézanne, Cézanne, Painting with Flaubert»
Presented by Jamileh Talebizadeh.
Memorient-La Huppe, Corpus, Critique, Clinique.
Art, Littérature, Psychanalyse
26, rue des Partants 75020 Paris
Tél: 01 47 97 89 96. E-mail: lahuppe@aol.com

24 avril 2010, Musée Flaubert et d’histoire de la médecine, 51 rue de Lecat, Rouen, 15h30.
Yvan Leclerc, «Ce que nous savons de la jeunesse de Flaubert».

(< Norioki Sugaya)
8 mai 2010, Université de Rikkyo, Tokyo, Japon.
http://flaubert.univ-rouen.fr/nouveautes/rikkyio_2010.pdf
Demi-journée d’études: «Flaubert. Intersections». Autour de L’Idiot de la famille; Bêtise, esthétique.
Communications de Norioki Sugaya, Nao Sawada, Masanori Tsukamoto, Gisèle Séginger.

VENTES

(< Stéphanie Dord-Crouslé)
Bertrand Hugonnard-Roche, Bibliophile-Libraire, 14 rue du Miroir, 21150 Alise-Ste-Reine, (Bourgogne)
http://livres-anciens-rares.blogspot.com/2010/03/madame-bovary-de-gustave-flaubert-tres.html
Flaubert, Madame Bovary, Paris, A. Quantin, Imprimeur-Éditeur, 1885. Douze compositions par Albert Fourié, gravées à l’eau-forte par E. Abot et D. Mordant. Un des 100 exemplaires sur japon au format grand in-4 avec une double suite des gravures. 2.000 euros.

(< Louis Watt-Owen)
Edmond Haraucourt, Centenaire Gustave Flaubert, s.n., s.l., 1921, 19x25,5cm, broché, tirage de tête. Édition originale imprimée à petit nombre sur hollande.
Discours de P. Bourget et de E. Haraucourt, envoi de ce dernier à Franz Jourdain. Ouvrage illustré de 3 reproductions photographiques de portraits de G. Flaubert. 100 euros.
http://www.edition-originale.com/Edmond-HARAUCOURT-Centenaire-Gustave-Flaubert-s-l-1921.html,21832

(< Douglas Siler)
Vente passée: 14 avril 2010, Sotheby’s, Paris.
http://www.sothebys.com/app/live/lot/LotDetail.jsp?lot_id=159583471
Lot 260. Henri Michel Antoine Chapu (1833-1891), réduction en bronze du monument à Gustave Flaubert, signé H. Chapu, haut. 35,5 cm. 1.500-2.000 euros.
Henri Michel Antoine Chapu, élève de James Pradier, est désigné pour réaliser le célèbre Monument à Flaubert à la gloire du poète en marbre qui sera inauguré en 1890 à Rouen (Musée Flaubert et d’Histoire de la Médecine). Sur un décor de branchage de lauriers, une femme nue, assise dans un puits, tient un livre ouvert prête à écrire le nom de Flaubert: son attribut, le miroir à ses pieds, indique qu’elle représente l’Allégorie de la Vérité. Une esquisse représentant ce monument inversé est conservée au Musée d’Orsay (no.inv. RF3348). La réduction en bronze du monument a été réalisée par le fondeur Thiébaut, Fumière et Gavignot après 1900 en quatre tailles différentes.
Bibliographie: A. Pingeot, Catalogue sommaire illustré des sculptures du Musée d’Orsay, Paris, 1986, p. 97.

VIENT DE PARAÎTRE

Ouvrages

Pierre Campion, L’agir littéraire. Le beau risque d’écrire et de lire, Presses Universitaires de Rennes, coll. «Aesthetica», 2010.
http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2302
Présentation de l’éditeur:
Comment penser la contradiction qui fait de chaque oeuvre un objet d’études ou de contemplation et en même temps une aventure chèrement payée et toujours risquée? Comment penser l’oeuvre littéraire principalement au sein de sa propre fragilité: de cette fragilité qu’elle semble dépasser mais aussi conserver en elle et même reconduire parmi nous, ne serait-ce que parce qu’elle se trouve sans cesse suspendue à nos lectures, c’est-à-dire à nos ferveurs, nos humeurs, nos pensées et même nos trahisons?
[Sur Flaubert, Proust, Bergounioux, Voltaire, Sartre, Merleau-Ponty, etc.]

Maguèye Touré, Les sens de la sottise chez Flaubert, L’Harmattan, 2010, 262 p, 25 euros.
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=30690
Présentation de l’éditeur:
Peut-on définir valablement la sottise? Est-il permis d’appréhender un objet qui, s’il peut apparaître comme une notion aisée à circonscrire, se présente finalement comme échappant à toute définition parce qu’empruntant toutes les définitions? C’est autour de cet objet réversible et fluctuant, tel qu’il ressort du travail et de la vie de l’écrivain Gustave Flaubert, que s’articule cet ouvrage.

Ouvrages collectifs

Savoirs en récits I. Flaubert: la politique, l’art, l’histoire, textes réunis et présentés par Anne Herschberg Pierrot, Presses Universitaires de Vincennes, «Manuscrits modernes», 2010.

Savoirs en récits II. Éclats de savoirs: Balzac, Nerval, Flaubert, Verne, les Goncourt, textes réunis et présentés par Jacques Neefs, Presses Universitaires de Vincennes, «Manuscrits modernes», 2010.

Articles

Kayoko Kashiwagi, «Dans les espaces à travers les trois versions de La Tentation de saint Antoine. La religion et le courant scientifique au XIXe siècle», Bulletin de la société de Langue et Littératures Françaises de l’Université d’Osaka, p.1-12.
[Texte en japonais; résumé en français.]

Norioki Sugaya, «Emma et la Guérine», Bulletin de la section française, n°39, 2010, Faculté des Lettres, Université Rikkyo, Japon, p.69-80.
[Témoin du mal-être d’Emma, Félicité raconte à sa maîtresse l’histoire de la Guérine (II, chap. V), qui fut guérie de ses «vapeurs» après le mariage. «Le passage en question met en scène à travers les deux femmes fictives deux discours médicaux antagonistes de l’époque» (p.76): l’hystérie d’origine génitale pour la Guérine, l’hystérie nerveuse d’Emma.]

«Flaubert père et fils: la fracture», Rouen lecture. Normandie, éd. Galmiche, n°123, avril 2010, p.29-34.
http://pagesperso-orange.fr/normandielecture/Normandie_lecture/Rouen_lecture.html
[Achille Cléophas Flaubert s’est fracturé la jambe le 12 juin 1825, quand Gustave avait 3 ans et demi. Extraits du Journal de Rouen de l’époque, qui montrent la considération sociale entourant le chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu.]

Compte rendu

Claudine Gothot-Mersch, compte rendu du livre de Alan Raitt, Flaubert’s First Novel. A study of the 1845 Éducation sentimentale, Oxford – Bern, Peter Lang, «Le Romantisme et après en France», vol.18, 2010.
http://flaubert.univ-rouen.fr/comptes_rendus/raitt_gothot.php

SUR LA TOILE

(< Louis Watt-Owen)
Archives de l’INA, audio et vidéo:

Madame Bovary à la radio en 1948 (intégral, 1h 31min 27s).
Le Club d’Essai de la Radio Diffusion Française présente une adaptation radiophonique de Madame Bovary de Gustave Flaubert. Adaptation et dialogues de Roger Breuil. Réalisation de Maurice Cazeneuve. Musique d’Elsa Barraine dirigée par Marc Vaubourgoin. Distribution principale: Renée Faure (Madame Bovary), Paul Bernard, Jean Desailly, Charles Dullin, Pierre Larquey, Jeanne Moreau, Jean Davy et Jean Meyer. Enregistré par la RDF le 5 mars 1948.
http://www.ina.fr/fictions-et-animations/telefilms-et-dramatiques/audio/PHD89012853/madame-bovary.fr.html

Tournage de L’Éducation sentimentale au Havre, Cinépanorama, 1er juillet 1961 (17min 47s).
http://www.ina.fr/art-et-culture/cinema/video/I07187449/tournage-de-l-education-sentimentale-au-havre.fr.html

Bouvard et Pécuchet adapté sur la scène du Théâtre de Strasbourg en 1972 («Flaubertime»).
http://www.ina.fr/art-et-culture/arts-du-spectacle/video/R07143157/flaubertime-au-tns-de-strasbourg.fr.html

«Centenaire de Gustave Flaubert», Le masque et la plume, 14 septembre 1980 (1h 4min 27s).
Émission publique présentée par François Régis Bastide consacrée à Gustave Flaubert, à l’occasion du centenaire de sa mort, avec trois étudiants en lettres qui parlent de l’auteur et de son oeuvre:
http://www.ina.fr/audio/PHD99256086/litterature-centenaire-de-gustave-flaubert.fr.html

SITE DU CENTRE FLAUBERT

Le 15 avril 2010, le site bovary.fr a fêté son premier anniversaire.
Depuis son ouverture, le site reçoit une moyenne de 236 visites par jour, soit un total de 807.000 visites en une année, pour 480.000 pages visualisées.
Sur les millions de caractères que comptent les transcriptions, il reste bien évidemment des illisibles à déchiffrer et des erreurs à corriger, malgré le soin apporté par les transcripteurs et par les relecteurs. Un bouton «suggestions», dans la barre de navigation, permet de proposer une correction. Dernière erreur corrigée en date, signalée par Catherine Volpilhac-Auger: dans le manuscrit du copiste, f°245, nous avions transcrit «nappes de violettes». Or, le manuscrit du copiste donne «nappes violettes» (deuxième partie, chap. 9: Emma et Rodolphe se promènent dans la bruyère), comme le manuscrit autographe. La même forme se retrouve dans la Revue de Paris, dans les éditions Lévy de 1857, 1862 et dans l’éd. Lemerre de 1874. Seule l’édition Charpentier de 1873 imprime «nappe de violettes», sans doute par erreur (voir l’éd. de Madame Bovary en Garnier, par Claudine Gothot-Mersch, p. 163 et note p. 402). En transcrivant le manuscrit du copiste, nous avons eu le tort de jeter un oeil oblique sur la leçon de l’édition Charpentier.
Le site de l’Atelier Bovary, conçu par Danielle Girard et spécialement dédié à la recherche, fait également l’objet d’une importante fréquentation.

Olivier Leroy poursuit les transcriptions des actes concernant la famille Flaubert. On en compte désormais trente-six, regroupés sur cette page:
http://flaubert.univ-rouen.fr/biographie/actes.php

Dernières mises en ligne:
Contrat de mariage entre Émile Hamard et Caroline Commanville, le 1er mars 1845:
http://flaubert.univ-rouen.fr/biographie/contratsoeur.php

Quatre actes concernant la vente par Caroline Commanville de la propriété de Croisset, en 1881. La propriété, qui comptait trois hectares, se composait de six corps de bâtiments, outre la maison de maître. Elle avait été achetée par Achille Cléophas Flaubert le 21 mai 1844 pour 90.500 francs. Vendue le 19 mai 1881 pour 180.000 francs.

Vente par Caroline Commanville de la propriété de Croisset:
http://flaubert.univ-rouen.fr/biographie/croisset01.php

Quittance du solde du prix de vente de la propriété de Croisset:
http://flaubert.univ-rouen.fr/biographie/croisset02.php

Acceptation d’emploi par Caroline Commanville:
http://flaubert.univ-rouen.fr/biographie/croisset03.php

Acceptation de remploi par Caroline Commanville:
http://flaubert.univ-rouen.fr/biographie/croisset04.php

LECTURE

(< Louis Watt-Owen)
Nanteuil-la-Forêt. Soirée cabaret dans l’ancienne forge. Le ratafia se donne en spectacle. L’Union Presse, samedi 13 mars 2010.
http://www.lunion.presse.fr/article/economie-region/nanteuil-la-foretsoiree-cabaret-dans-lancienne-forge-le-ratafia-se-donne-en-

Dans le cadre de son programme culturel, la MJC intercommunale d’Aÿ, l’office de tourisme intercommunal et la commune de Nanteuil-la-Forêt viennent de proposer la pièce «Ratafia mode d’emploi» en partenariat avec la distillerie Goyard et la Compagnie «Le diable à 4 pattes», avec la participation des étudiantes de la Maison familiale de Vertus.
Dans son mot d’accueil, Laurent Scheiffer, directeur de la MJC, s’est félicité de présenter la pièce à un nombreux public de la communauté de communes de la Grande Vallée de la Marne dans l’ancienne forge de Nanteuil-la-Forêt. Place alors à la comédie pour un véritable spectacle.
Et quelle soirée! Soirée cabaret à la gargote de Mme Rose (Elodie Cottin) avec ses hôtesses, une accordéoniste (Françoise Danger), l’instituteur (Bernard Forget), Jean-Claude, le maître de chai de la distillerie Goyard, et la participation de Bernard Assier évoquant des souvenirs des bouilleurs de crus.
Autour d’une comédie faite des répliques de l’instituteur et de Mme Rose, et des commentaires de Bernard Assier sur les alambics, le maître de chai présenta trois ratafias à déguster dans des verres tulipes et à découvrir après les trois examens visuel, olfactif et de goût. Le premier ratafia, issu de pinot noir et chardonnay est à déguster frais en apéritif et aussi en cocktail (3 cl de ratafia, 3 cl de jus d’orange, 1 trait de citron vert et un copeau de gingembre), le deuxième élaboré avec un apport de marc de champagne que l’on peut aussi consommer en apéritif ou, comme l’ont fait les participants, avec des amuse-bouches de foie gras, enfin, le troisième, élevé par le maître de chai d’après un poème de Gustave Flaubert «Mme Bovary», et élaboré avec de vieux ratafias: «On a voulu faire un ratafia qui se rapproche d’un vin de dessert», à déguster vers 17 heures avec des gâteaux secs…: «Très apprécié des commerciaux de la distillerie», devait préciser le maître de chai… mais aussi par l’ensemble des spectateurs qui ont chaudement applaudi une comédie originale.


Ce Bulletin est édité par le Centre Flaubert, avec la collaboration de Matthieu Desportes, de Marie-Paule Dupuy, d'Olivier Leroy et de Joëlle Robert. Il vous tiendra informé(e), selon une périodicité variable, des manifestations et des publications concernant Flaubert. Si vous désirez le recevoir gratuitement et y faire paraître des informations ou des commentaires, veuillez envoyer vos coordonnées et vos messages à :

Yvan Leclerc yvan.leclerc@univ-rouen.fr
Professeur à l'Université de Rouen
Faculté des Lettres et Sciences Humaines
F. - 76821 Mont-Saint-Aignan Cedex
Tél. Secrétariat département: 02 35 14 61 67


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