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BULLETIN FLAUBERT n° 136 / 8 décembre 2011

AGENDA

8, 9, 10 décembre 2011, Université de Tunis, 26, avenue Dargouth Pacha, 1007
Création littéraire et discours social à l’ère de la «littérature industrielle»
http://www.flsh.unilim.fr/lpcm/?p=1851
Deuxième journée: Vendredi 9 décembre 2011
Quatrième séance: Flaubert et la littérature industrielle
Modérateur: Hédia Abdelkefi
Hassen Bkhairia (ISEAH Université de Tozeur)
«Flaubert et la haine de la “littérature industrielle”»
Monia Kallel (ISSH. Université Tunis El Manar)
« Flaubert et le journalisme: entre rupture et retournement»
Maha Essaïghi (ISSH. Université Tunis El Manar)
«Flaubert et la haine de la bourgeoisie. Écriture de la violence ou violence de l’écriture dans Salammbô»
Badreddine Ben Henda (ISSH. Université Tunis El Manar)
«Présents des hommes, présents de Dieu: le geste d’offrande dans Un coeur simple de Gustave Flaubert»
Cinquième séance : Réceptions et horizons d’attente
Modérateur: Claire Barel-Moisan
Walid Ezzine (Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis)
«La réception de Salammbô: la déception de la critique et la tentation des lecteurs»

VENTES

Autographes des Siècles, Julien Paganetti, 06.37.86.73.44
www.autographes-des-siecles.com
Lettre de Flaubert à Charles d’Osmoy, mercredi [18 octobre 1871], 9.500 euros.
http://www.autographes-des-siecles.com/flaubert-ecrit-osmoy-p-321.html
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, Supplément, p.1050-1051.]

Lettre de Flaubert à Julia Daudet, lundi 7 [avril 1879], 9.700 euros.
http://www.autographes-des-siecles.com/flaubert-ecrit-jdaudet-p-319.html
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.596-597.]

Vente Piasa, Drouot, mardi 6 décembre 2011, exp. Thierry Bodin
387. Lettre de Flaubert à Ernest Daudet, [2 janvier 1878], 1 page in-8 (encadrée avec photo). 800/1.000 euros.
http://www.piasa.fr/FR/lot_details.php?saleId=17195&lotId=3303902
«Votre frère [Alphonse] m'a dit que vous étiez très fort sur l'Histoire du Duc d'Angoulême! et que vous possédiez à ce sujet une foule de documents. […] Pouvez-vous me les prêter? Je ne vais pas chez vous craignant de ne pas vous rencontrer, par ce temps de jour de l'an»… [Il s'agit de la documentation pour le chapitre IV de Bouvard et Pécuchet.]
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.345. Dans cette édition, lire «Votre frère» [Alphonse Daudet], et non «Votre père».]

(< Marie-Paule Dupuy)
Librairie des Carrés, catalogue n°33
1, route de Louerre, B.P.5, 49350 Gennes, 02 41 59 74 35, libcarre@club-internet.fr, N°151. Madame Bovary, moeurs de Province, Paris, Michel Lévy Frères, 1857, édition originale, 2 volumes in-12, T.I [iv]-232 p.; T.II [iv]-233-490 p. Reliure d'époque en demi-chagrin tabac, plats et gardes marbrés, dos à nerfs portant le titre doré, initiales «E.C.» en pied, sous emboîtage assorti. Bel exemplaire. Avec toutes ses caractéristiques dont la faute d'orthographe de la dédicace (Senart au lieu de Senard). 2.200 euros.

VIENT DE PARAÎTRE

Ouvrages

(<Patrick Kéchichian)
Jean-Louis Chrétien, Conscience et roman II. La Conscience à mi-voix, Minuit, 2011.
Article de Patrick Kéchichian, La Croix, 3 novembre 2011.
«L’introspection comme exercice de plein air. Flaubert et Henry James au sommaire du second volume de la grande oeuvre critique de Jean-Louis Chrétien.
[…] Avec le style indirect libre, dont traite ce second volume, de nouveaux horizons intérieurs s’ouvrent. En transposant indifféremment «des paroles prononcées ou des pensées secrètement formulées», le romancier peut mieux explorer l’abîme et le sommet des consciences. La «maison de l’âme», avec son architecture complexe, ses mille portes et fenêtres, ses miroirs et ses trompe-l’oeil, devient accessible au lecteur, placé de ce fait en position de tiers et de témoin.
Pour ce volume, Jean-Louis Chrétien s’est attaché à deux auteurs: Flaubert, avec L’Éducation sentimentale et Madame Bovary; Henry James avec deux romans tardifs, Les Ailes de la colombe et La Coupe d’or. Le parallèle des deux romanciers – et de James lecteur de Flaubert – est d’ailleurs éclairant: «L’impossibilité d’une scrutation plénière de la conscience comme abîme est un trait constitutif de James, qui le distingue de Flaubert (lequel, quoi qu’il en ait, juge beaucoup et fermement). La finesse de l’exploration approche le secret comme secretAvec une attention extrême mais jamais gratuite, avec quelques traits d’humour aussi, l’auteur analyse la construction de chacune de ces oeuvres, dans leurs dimensions spatiales et temporelles, dans la dramaturgie déployée, dans l’usage du faux, du non-dit, de l’ambiguïté, dans la mise en évidence du mal. […]»
Voir aussi le compte rendu de Maxime Decout sur Fabula:
http://www.fabula.org/revue/document6612.php

Sylvie Thorel-Cailleteau, Fictions du savoir, savoirs de la fiction. Flaubert, Goethe, Melville, CNED/PUF, 2011.
Quatrième de couverture:
«Parallèlement au roman de moeurs, le XIXe siècle a vu se développer un genre narratif lointainement issu de Rabelais et de Swift, caractérisé par un type d’intrigue (des personnages mènent une expérience), un traitement particulier du temps (en passe de devenir éternité), de l’espace (généralement symbolique) et des personnages (dénués de psychologie, presque abstraits).
Ces oeuvres à tendance encyclopédique sont digressives et empreintes d’ironie. Les discours y tiennent une place considérable et elles-mêmes sont adressées à un lecteur avec qui elles instaurent un contrat singulier: il ne s’agira pas de croire ce qui est écrit mais de l’interpréter. Les Affinités électives, Mardi et Bouvard et Pécuchet illustrent ce genre hautement réflexif des «aventures de la pensée», où la mise en jeu de nombreux discours et savoirs sert à établir la toute-puissance de la fiction.»
http://www.fabula.org/actualites/s-thorel-cailleteau-fictions-du-savoir-savoirs-de-la-fiction_47653.php

Ouvrage collectif

Flaubert, l’empire de la bêtise, sous la dir. de Anne Herschberg Pierrot; Éditions Cécile Defaut, 2011.
http://encd.fr/crbst_58.html

Articles

Hassen Bkhairia, «Bouvard et Pécuchet, une poétique de l'impuissance», dans Impuissance(s) de la littérature?, Éric Benoît et Hafedh Sfaxi dir., Presses Universitaires de Bordeaux, coll. «Entrelacs », 2011, p.139-152.

Damien Dauge, «Madame Bovary en chansons: la revanche musicale d'Emma sur Flaubert», Eidôlon, n° 94, «Chanson et intertextualité», Céline Cechetto (dir.), Presses Universitaires de Bordeaux, 2011, p.82-90.
De la «révolution dans les lettres» que fut Madame Bovary aux dires de Maupassant et pour la critique littéraire depuis au moins un demi-siècle, la chanson ne semble guère s'être fait l'écho. Pourtant, elle est bien loin d'ignorer le roman de Flaubert; mais plutôt qu'à une réconciliation, on assisterait plutôt au désaccord, en chansons, entre Madame Bovary et la musique.

Francis Lacoste, «Flaubert, de l'impuissance à la toute-puissance», dans Impuissance(s) de la littérature?, Éric Benoît et Hafedh Sfaxi dir., Presses Universitaires de Bordeaux, coll. «Entrelacs », 2011, p.175-190.

Stéphane Vachon, «Une “lettre inédite” de Gustave Flaubert à Alfred Feuillet», Histoires littéraires, avril-mai-juin 2011, vol.XII, n°46, p.71-78.
Il s’agit d’une lettre du 27 janvier 1859, dans laquelle Flaubert remercie Alfred Feuillet (1834-1863), pour un article sur Madame Bovary et sur les fragments de La Tentation de saint Antoine publiés dans L’Artiste, article inclus dans l’ouvrage Flânerie littéraire à travers quelques oeuvres récentes (Dentu, 1859). Ce livre est numérisé sur Gallica. Les deux chapitres consacrés à Flaubert se trouvent aux pages 43-74.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5440828w
La lettre de Flaubert a été publiée pour la première fois par Jules Clarétie dans Le Temps du 8 février 1884. Voir l’article sur Gallica («La vie à Paris»)
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k230199x/f3.langFR

(< Benoît Melançon)
Andrew Watts, «Cracks in a Cartoon Landscape: Fragmenting Memory in Posy Simmonds’ Gemma Bovery», Essays in French Literature and Culture, 48, novembre 2011, p.45-65. Publication de The University of Western Australia.

SUR LA TOILE

Andrea Ferréol, lectures au musée Gustave Flaubert, à Rouen, le 17 septembre 2011.
http://www.youtube.com/watch?v=TcQV15SLwtY

(< Julian Barnes)
«Le Perroquet de Flaubert», une chanson russe vers 1910.
There was a Russian chansonnier, Alexander Vertinsky
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Vertinski), a man of complicated fate who had emigrated after the revolution but returned to the Soviet Union in 1943, author and performer of salon songs still popular in Russia. One of his well-known early songs (possibly from the 1910s) is called ‘Popugay Flober’ (Flaubert the Parrot). It goes more or less like this: You are gone, I’m thinking of your blue-lined eyes and your white blouses, the day without you is grey and dull; your parrot Flaubert is grieving in his cage, he keeps saying ‘jamais, jamais, jamais’ and weeps in French. You can listen to the song here:
http://www.youtube.com/watch?v=RUxi3k5zGik

RECHERCHE

(< Marie-Paule Dupuy)
Dans le livre de Laurence Schifano, Luchino Visconti: les feux de la passion (Flammarion, 1989, coll. «Champs Contre-Champs», p. 160), on lit:
«Quand en 1936, après plusieurs démarches infructueuses à Vienne et à Londres, d’abord auprès de Gustav Machaty, metteur en scène hongrois qui, deux ans avant, avait surpris et scandalisé le public par son évocation sans voiles de l’amour physique, puis auprès d’Alexander Korda, Visconti lui [à Coco Chanel] confie sa déception de voir ses projets d’adaptation de Mayerling et de Novembre, d’après un récit de Flaubert, s’évanouir en fumée, elle lui dit, d’un ton qui n’admet pas la réplique: “Tu vas rencontrer Renoir. Lui, c’est quelqu’un de sérieux.”»
Le projet de Visconti concernant Novembre a-t-il laissé d’autres traces que cette indication?

NB. Jeanne Bem nous signale une erreur dans l’ouvrage de Laurence Schifano: Gustav Machaty n’est pas hongrois, c'est un réalisateur tchèque. Né à Prague en 1901, mort à Munich en 1963. Il est célèbre pour son film Extase (1932), dans lequel l’actrice autrichienne Hedy Kiesler (plus tard connue comme Hedy Lamarr) apparaît nue dans un plan en extérieurs, dans la nature.

JEAN-PAUL LEVASSEUR

Nous avons appris avec beaucoup de tristesse le décès de Jean-Paul Levasseur, le 20 novembre 2011, à l’âge de 88 ans. Il avait apporté à l’Index de la Correspondance de Flaubert, paru dans la Bibliothèque de la Pléiade en 2007, une importante contribution. Instituteur à la retraite et se sentant une dette vis-à-vis d’un ancien maître qui l’avait initié à Flaubert, il s’était mis au travail avec courage et passion. Il avait raconté cette aventure dans un texte sensible et humble, à l’image de l’homme qu’il était:
http://flaubert.univ-rouen.fr/correspondance/jpleva.php


Ce Bulletin est édité par le Centre Flaubert, avec la collaboration de Matthieu Desportes, de Marie-Paule Dupuy, d'Olivier Leroy et de Joëlle Robert. Il vous tiendra informé(e), selon une périodicité variable, des manifestations et des publications concernant Flaubert. Si vous désirez le recevoir gratuitement et y faire paraître des informations ou des commentaires, veuillez envoyer vos coordonnées et vos messages à :

Yvan Leclerc yvan.leclerc@univ-rouen.fr
Professeur à l'Université de Rouen
Faculté des Lettres et Sciences Humaines
F. - 76821 Mont-Saint-Aignan Cedex
Tél. Secrétariat département: 02 35 14 61 67


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