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BULLETIN FLAUBERT n° 164 / 9 décembre 2014

AGENDA

Vendredi 12 décembre 2014
Flaubert aura 193 ans.

Samedi 13 décembre 2014, Musée Flaubert et d’histoire de la médecine, Rouen, 14h30
Posy Simmonds, auteure de Gemma Bovery, est l’invitée du Salon du livre Flaubert.
Affiche: http://flaubert.univ-rouen.fr/nouveautes/posy_simmonds_2014.jpg

(< François Lapèlerie)
8 novembre-28 décembre 2014, Madame Bovary, Berlin.
C’est le 19 février 2011 que la première de Madame Bovary est jouée au Théâtre Maxime Gorki de Berlin, avec un succès certain. Cette Madame Bovary, jouée ensuite dans plusieurs villes (Hanovre, Ludwigshafen), est aujourd’hui reprise pour sept représentations au Théâtre d’Heilbronn, du 8 novembre au 28 décembre.
(Réservation sur le site:
http://www.buehnenfotos.de/ticketsbuchentitel_madame-bovary-theater-heilbronn_heilbronn.htm, prix de la place: 18 euros.)
C’est une adaptation libre, dans une perspective féministe, qui situe les personnages du roman de Flaubert dans le monde contemporain. L’auteur, Tina Rahel Völcker, a écrit une sorte de tragédie semi-musicale féministe de 3h10 dont la critique berlinoise a fait des éloges.
Lire la suite:
http://flaubert.univ-rouen.fr/derives/mb_theatre_berlin_2014.php

(< Sandra Glatigny)
Mardi 20, mercredi 21, jeudi 22, vendredi 23 janvier 2015, 20h, Théâtre des 2 Rives, Rouen
Elle brûle, pièce de Mariette Navarro
Compagnie Les Hommes Approximatifs (France)
http://www.cdn-hautenormandie.fr/elle-brule
Inspiré d’un fait divers, Elle brûle raconte aussi l’histoire d’une Emma Bovary d’aujourd’hui.
Charles, Emma et leur fille forment une famille en apparence heureuse. Mais Emma souffre d’un mal de vivre indéfinissable. Mariée, mère et pourtant si seule… Un conte cruel mis en scène par Caroline Guiela Nguyen, jeune metteuse en scène.

MADAME BOVARY AU PROGRAMME DES TERMINALES L

Séminaire académique, mercredi 26 novembre 2014, université de Rouen
Enregistrements des interventions.
https://webtv.univ-rouen.fr/permalink/c125178ba1b8en8fu7je/
Présentation par Anne-Lise Worms, directrice de l’UFR des Lettres, Philippe Le Guillou, inspecteur général, et Claudine Schmidt-Lainé, recteur.
Danielle Girard, «Présentation des sites Bovary» (professeure associée à l’université de Rouen et membre du Cérédi)
Yann Roverc’h, «Les rêves d’Emma, II, 12» (professeur au lycée Camille Saint-Saëns, Rouen)
Bernard Chambré, «La mort d’Emma, III, 8» (professeur au lycée Marc-Bloch, Val-de-Reuil)
Sandra Glatigny, «Flaubert dans la ville» (professeure au lycée Corneille, Rouen)

Sur le site de la Nouvelle Revue Pédagogique
Vidéos enregistrées par Yvan Leclerc, sur la genèse, la réception, le procès, l’aspect politique du roman et le bovarysme:
http://www.nrp-lycee.com/madame-bovary-gustave-flaubert/

VENTES

(< Stéphanie Dord-Crouslé, Éric Walbecq)
9 décembre 2014 à 14h. Vente Artcurial - Briest-Poulain-F.Tajan, 75008 Paris
Livres et Manuscrits Anciens et Modernes Bibliothèque Henry Bouillier et à divers - Vacation 2
http://www.auction.fr/_fr/lot/gustave-flaubert-vie-et-travaux-du-r-p-cruchard-5-p-in-4-7089611#.VG2IQclIRgk
Lot 283, Gustave Flaubert, Vie et Travaux du R.P.Cruchard
5 p. in-4, papier vergé bleu, signé Pruneau. [1873] 10 mots raturés et changés.
Flaubert dans l’antichambre de Bouvard et Pécuchet!
Dédié à Mme la baronne D. Dev, née A. D., qui n’est autre que George Sand, née Aurore Dupin, et qui avait été mariée au baron du Devant. Ce manuscrit intitulé Vie et travaux du R.P. Cruchard, est une biographie burlesque et truculente. Cruchard naît dans le pressoir à cidre d’une ferme de Mariquerville, près de Bayeux. Pieux, il est placé dans un séminaire, mais reste réfractaire à l’étude jusqu’au jour où un pèlerinage provoque chez lui un changement radical. Devenu actif et travailleur, ses succès s’accusent et vont grandissant; ils le mènent à la cathédrale de Bayeux où il prêche.
Ses mérites, dont Flaubert donne la liste ébouriffante, attirent sur lui l’attention d’un haut fonctionnaire qui l’introduit à la Cour. Notre R.P. s’y gave copieusement chaque fois que s’en présente l’occasion, à telle enseigne qu’un seigneur le définit: le premier théologien et la première fourchette du royaume. Dès lors, si générale est sa réputation, que les grandes dames et les nonnes le veulent toutes avoir pour confesseur. Il se montre indulgent et bon. Mais voilà que l’obésité s’empare de son corps et qu’un proche gâtisme alourdit son esprit. Il ne cesse, toutefois, d’être gai, jusqu’à l’heure suprême où il dit: Je sens que la cruche va tout à fait se casser.
Flaubert a peint, dans cette biographie, certains traits de son caractère et travers de son esprit intransigeant. Cruchard c’est Gustave Flaubert, rien de moins…
À partir de 1872, Flaubert signe fréquemment ses lettres à George Sand de ce nom de Cruchard: «Votre vieille bedolle Cruchard, ami de chalumeau. Notez ce nom-là. C’est une histoire gigantesque, mais qui demande qu’on se piète pour la raconter convenablement.» En mars 1872, Gustave Flaubert, autrement dit le R. P. Cruchard des Barnabites, directeur des Dames de la Désillusion, adresse son manuscrit à George Sand. Quelque temps après, le 3 octobre 1873, Sand, charmée, répond à son ami: «L’existence de Cruchard est un beau poème, tellement dans la couleur que je ne sais si c’est une biographie de ta façon ou un article fait de bonne foi.» Flaubert répond: «Je suis content de vous avoir un peu divertie avec la biographie de Cruchard. Mais je la trouve hybride et le caractère de Cruchard ne se tient pas! Un homme si fin dans la direction n’a pas autant de préoccupations littéraires. L’archéologie est de trop. Elle appartient à un autre genre d’ecclésiastiques. C’est peut-être une transition qui manque.» On voit qu’il jugeait sévèrement ce qu’il écrivait.
En post-scriptum d’une lettre d’avril 1874 à la même correspondante, Flaubert écrit: «Pourriez-vous me donner une copie, ou l’original, de la biographie de Cruchard; je n’en ai aucun brouillon et j’ai envie de la relire pour me retremper dans mon idéal.»
Il y a dans la vie de Cruchard, un peu de Bouvard et Pécuchet, que l’on trouve dans le ton léger et plaisant de ses écrits contemporains. Ainsi Cruchard se prénomme Bartholomé Denys, troisième et deuxième prénoms de François Bouvard, et Romain, deuxième prénom de Juste Pécuchet. De même, les divers essais de Cruchard se confondent avec les intérêts centraux de nos deux apprentis expérimentaux.
Après la mort de George Sand, une édition de sa correspondance est annoncée. Gustave Flaubert demande alors à l’héritier d’effacer des lettres les noms de Cruchard et Polycarpe, autre invention nominative de Flaubert: «Remplacez ces mots par ceux qu’il vous plaira. Le public ne doit pas avoir de nous tout. Réservons quelque chose pour nous-mêmes.» Et de finir par: «CRUCHARD pour vous, POLYCARPE pour le genre humain, GUSTAVE FLAUBERT pour la littérature.» En 1880, Cruchard disparaît une seconde fois avec Flaubert.
Le manuscrit proposé ici est, à quelques corrections près, celui publié originellement en 1943 dans la revue lyonnaise Confluences, avec une présentation de Jean Thomas, professeur de Lettres à l’Université de Lyon. Cette publication jusqu’à cette date est inédite; de même il lui faudra attendre 2005 et la publication des Universités de Rouen et du Havre, présentée et annotée par Matthieu Desportes et Yvan Leclerc, pour sortir de l’ombre et rejoindre l’oeuvre littéraire de Flaubert. Il en existerait donc trois autres versions différentes, soit dans le titre, soit dans le signataire. Ici il s’agit de Pruneau, les autres portant la signature de Cerpet. Il semble que notre manuscrit soit bien celui qui servit de référent à Flaubert, qu’il envoya à Sand et qu’elle lui retourna en avril 1874, afin qu’il puisse le retravailler.
Ce qui prouve, s’il en est besoin, que ce texte est bien une oeuvre littéraire en soi, manifestant la volonté de Flaubert de le conserver et de le consigner comme création à part entière.

(< Eric Walbecq)
Galerie Manuscripta
http://www.autographes-manuscripta.com/?s=flaubert&et-month-choice=no-choice&et-cat=0&et_searchform_submit=et_search_proccess
[Toutes ces lettres sont déjà vendues.]
Flaubert Gustave, lettre autographe signée à son ami Ernest Feydeau. Lundi matin (Paris, 8 septembre 1862); 1 page in-8°.
Flaubert revoit une dernière fois son manuscrit avant la publication de Salammbô: «Mon cher vieux, Me voilà revenu. Dans huit jours je fais gémir les Presses et je donne un dernier coup de pouce à mon bouquin. Peux-tu venir me voir un de ces matins avant d’aller à la Bourse. C’est l’instant le plus chanceux pour nous rencontrer, car je peux être sorti l’après-midi et je travaille tous les soirs. Je suis fort occupé, mais il me tarde d’embrasser ta vieille trombine…»
Flaubert écrit le 24 avril 1862 à Mlle Leroyer de Chantepie: «J’ai enfin terminé, dimanche dernier Salammbô. Les corrections et la copie me demanderont encore un mois et je reviendrai ici [à Paris] dans le milieu de septembre pour faire paraître mon livre à la fin d’octobre…» Il passe septembre et octobre à corriger les épreuves d’imprimerie, il écrit à Mlle Amélie Bosquet le 21 octobre: «Je suis dans l’agacement des épreuves et des dernières corrections…» Enfin, le 20 novembre 1862 paraît Salammbô en librairie. La première édition est de deux mille volumes.

Flaubert Gustave, lettre autographe signée à Jules Troubat. Mardi soir (1871); 1 page in-8°.
Flaubert remet sa rencontre pour plus tard pris par la pièce de son défunt ami Bouilhet Mademoiselle Aïssé: «Merci, mon cher Troubat. Je n’en attendais pas moins de vous! Si je n’étais accablé de besogne j’irais vous serrer les mains. Ce sera pour le commencement de l’année prochaine, après Aissé…».
À la mort de son ami Louis Bouilhet, le 18 juillet 1869, Flaubert perd son plus proche ami et également «son accoucheur, celui qui voyait dans ma pensée plus clairement que moi-même», écrit-il à George Sand. Il se donne comme devoir de faire connaître l’oeuvre littéraire de son ami. Il obtient que soit joué au Théâtre de Cluny Le Coeur à droite et au Théâtre de l’Odéon Mademoiselle Aïssé. Il s’attèle à cette dernière en janvier 1872; après de nombreuses difficultés la pièce est jouée au Théâtre de l’Odéon avec dans le rôle principal Sarah Bernhardt.
Jules Troubat (1836-1914), dernier secrétaire de Sainte-Beuve, est son légataire universel et exécuteur testamentaire. Il publie notamment la correspondance de l’écrivain après sa mort.

Caroline Commanville, lettre autographe signée à Gustave Flaubert. S.l.n.d.; 2 pages 1/2 in-8°.
Caroline Commanville donne des informations détaillées à son oncle sur la liturgie pendant les messes, sans oublier de lui demander un service: «Cher vieux, Je reçois les renseignements demandés à Flavie, inutile de te les envoyer à Croisset tu seras parti à l’heure du facteur. On te remettra demain matin ce petit mot. Voici ce que Mr Duquesnoy a répondu à tes questions. En sa qualité de curé il était à même de bien te renseigner. «Liturgiquement on ne doit pas chanter aux messes basses d’enterrement; on le fait cependant aux enterrements de 1ère classe. Partout on chante en général le Dies irae qu’on coupe en plusieurs morceaux de manière à ce qu’ils se rapportent autant que possible aux différents points de la messe, à l’élévation on chante trois fois «Pie Jesus Domine Dona eis requiem». Après la messe on chante ordinairement le «Libera me Domine De morte aeterna». En 1850 on chantait les mêmes morceaux qu’à présent à ces messes qui sont de pure fantaisie. Maintenant mon bon cher vieux je vais te prier de me rendre un service par suite d’une dentellière inexacte je n’ai pu envoyer une robe à arranger. C’est très pressé si je l’expédie demain par chemin de fer elle ne sera distribuée que dimanche. C’est trop tard. Peux tu te charger de la caisse et la remettre en passant chez Gagelin 83 rue de Richelieu. Je suis honteuse de la grandeur démesurée de mon colis mais il est très léger. Mille pardons et autant de bons baisers en te souhaitant un voyage selon tes désirs. Ta toute dévouée Caroline.»

George Sand, lettre autographe signée adressée à Gustave Flaubert. St Valéry lundi 1h du matin [27 août 1866]; 1 page in-8, adresse au dos avec timbre et cachet postal.
George Sand sollicite son complice Gustave Flaubert pour lui faire découvrir Rouen. «Cher ami je serai mardi à Rouen à 1h. Je m’arrangerai en conséquence. Laissez moi voir Rouen que je ne connais pas, ou faites-le moi voir si vous avez le tems. Je vous embrasse. Dites à votre mère combien je suis touchée et reconnaissante du bon petit mot qu’elle m’a écrit.»
C’est le 12 février 1866 que Gustave Flaubert présente George Sand à ses confrères aux dîners du restaurant Magny. De ce jour naîtra une belle et profonde amitié entre ces deux illustres écrivains. Cette même année 1866, Sand lui dédie son roman Dernier Amour et vient pour la première fois le voir sur ses terres normandes en lui annonçant dans cette lettre sa visite à Croisset du 28 au 30 août 1866. Flaubert la réceptionne sur le quai de la gare et l’emmène visiter Rouen en voiture. Puis, ils se rendent à Croisset où les reçoit la mère de Flaubert. George Sand note dans son agenda à la date du 28 août: «La mère de Flaubert est une vieille charmante.»

(< Jacques-Remi Dahan)
Gustave Flaubert, La Tentation de saint Antoine, Charpentier & Cie, Paris 1874, 15,5x 23cm, relié. 10.000 euros.
Édition originale comportant la faute «capitaine» à la place de «capitale», page 152, et «éphémérides» pour «éphémères» à la page 295.
Reliure en demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs rehaussés de filets dorés, date en pied, couvertures légèrement salies conservées, en-tête doré, reliure légèrement postérieure.
Exemplaire enrichi d’un envoi autographe signé de l’auteur à Madame Drouais: «à Madame Drouais. Humble hommage de son tout dévoué G. Flaubert.»
Les envois de Flaubert sur ce titre sont d’une grande rareté.
http://www.edition-originale.com/fr/litterature/envois-autographes-dauteurs-manuscrits/flaubert-la-tentation-de-saint-antoine-1874-46529

Catalogue Laurent Coulet, n°57 [décembre 2014]
http://www.laurentcoulet.com
39. Caroline Commanville, Souvenirs sur Gustave Flaubert, Ferroud, 1895. Première édition séparée et première illustrée. Maroquin de Stroobants. N°444 des 500 exemplaires numérotés. 450 euros.
80. Gustave Flaubert, Lettres à sa nièce Caroline, Fasquelle, 1906. EO. N°13 des 25 exemplaires numérotés sur Hollande. 1.500 euros.
81. Madame Bovary, Michel Lévy, 1857, EO. Reliure d’époque. 2.000 euros.
82. La première Tentation de saint Antoine (1849-1856), publiée par Louis Bertrand, Charpentier et Fasquelle, 1908. 120 euros.

VIENT DE PARAÎTRE

Ouvrage collectif

Sur les pas de Flaubert. Approches sensibles du paysage, sous la direction de Philippe Antoine, Amsterdam, New York, Rodopi, collection «C.R.I.N.: Cahiers de recherches des instituts néerlandais de langue et littérature françaises», 2014.
http://www.rodopi.nl/functions/search.asp?BookId=CRIN+60
Présentation de l’éditeur:
«Nous en repaissions nos yeux; nous en écartions les narines; nous en ouvrions les oreilles». Cette phrase de Flaubert nous enseigne qu’on voyage avec le corps et que la totalité des sens est mobilisée dès lors qu’il s’agit de comprendre l’ailleurs et d’en jouir. Il importe de revenir sur le privilège traditionnellement accordé à la vue car la relation viatique consigne l’ensemble des sensations qui adviennent à celui qui parcourt le monde: ouïe, goût, odorat, toucher mais aussi perceptions internes ou liées au mouvement. Le présent volume se propose de partir sur les pas de Flaubert et de quelques voyageurs qui ont comme lui donné à lire une approche sensible du paysage. Leur prose garde un peu de la poussière des chemins, de l’odeur des buissons ou encore du balancement tranquille de la marche… C’est du moins ce vers quoi elle tend, en essayant de réduire autant que faire se peut l’impossible coïncidence des mots et de l’expérience.
Sommaire
Philippe Antoine, «Introduction»
Anne-Gaëlle Weber, «Le vin et l’euphorbe: sens et expériences à Ténériffe au tournant des XVIIIe et XIXe siècles»
Samuel Thévoz, «Paysages inchoatifs: sens en mouvement et découverte de l’ailleurs dans les récits d’exploration au Tibet»
Frédéric Calas, «L’oeil écoute: modalités perceptives et polysensorialité dans les voyages en Orient»
Alain Guyot, «Les paysages sonores de Chateaubriand en voyage»
Sarga Moussa, «La nuit orientale»
Nathalie Solomon, «Vivre son voyage: l’engagement des corps chez Dumas et Gautier. Voyage en Suisse, Voyage en Espagne, Constantinople»
Odile Gannier, «L’auberge espagnole: le voyageur romantique et ses expériences culinaires»
Sophie Lécole, «La mise en texte de l’inouï. Paysage sonore dans le Voyage en Espagne de Théophile Gautier»
Philippe Antoine, «“[…] nous en repaissions nos yeux; nous en écartions les narines; nous en ouvrions les oreilles.” Flaubert en Bretagne»
Thierry Poyet, «Le voyageur et sa sexualité: Flaubert ou l’interdit des sens levé pour rien»
Pierre Dufief, «Du pinceau à la plume: le voyage des Goncourt en Algérie»
Lauric Guillaud, «Rosny Aîné: régression lyrique et sensuelle vers le wonderland»

Articles

(< Gilles Cléroux)
Antonia Fionyi, «Vies simples/ Vies compliquées: Un coeur simple, Une vie/ Madame Bovary», dans Simples vies de femmes. Un petit genre narratif du XIXe siècle, études réunies par Sylvie Thorel, Honoré Champion, coll. «Romantisme et Modernités», 2014, p.127-134.

Sylvie Thorel, «Le style humble des modernes», dans Simples vies de femmes. Un petit genre narratif du XIXe siècle, études réunies par Sylvie Thorel, Honoré Champion, coll. «Romantisme et modernités», 2014, p.135-148. [Quelques pages sur Un coeur simple et Madame Bovary]

(< Marlo Johnston)
Nineteenth-Century French Studies: new web page and publication of 43.1–2 (Fall–Winter 2014–2015)
Ramona Naddaff, «A Privileged Reader: An Editorial Collaboration Between Gustave Flaubert and Louis Bouilhet»
http://www.ncfs-journal.org/?q=node/668
Abstract:
Gustave Flaubert’s writing of Madame Bovary has often been considered the work of a genius who labored intensely and in solitude on the writing and rewriting of his novel, first published in 1856 in serial form. This article argues that this is an illusion. In fact, one of the primary contributors in the process of writing Madame Bovary was Flaubert’s dear and intimate friend, Louis Bouilhet. In an analysis of the genesis of a passage from the novel (part one, chapter eight), I aim to demonstrate how Bouilhet was an editorial collaborator whose suggestions and revisions allowed Flaubert the possibility of formulating multiple options in his search for the “mot juste.”

SUR LA TOILE

Les anciens Bulletins des Amis de Flaubert en ligne
Aidés par une subvention du CNL, les Amis de Flaubert et de Maupassant ont pu numériser les 68 numéros de l’ancienne formule du bulletin (1951-1986).
http://www.amis-flaubert-maupassant.fr/article-bulletins/accueil/
Sous la direction de Danielle Girard et de Joëlle Robert. Il est possible de télécharger les numéros en format image, de consulter les sommaires, d’accéder aux articles par les numéros et surtout par une précieuse table thématique mise au point par Danielle Girard. Les flaubertiens attendaient depuis longtemps de pouvoir disposer en ligne de ces publications difficiles à trouver sur papier. On y rencontrera de grandes signatures (Jean Bruneau, Henri Mitterand, René Dumesnil, Jean Pommier, A.F. Jacobs, Pierre-Georges Castex, Georges Lubin, P.M. Wetherill, Marie-Claire Bancquart, Max Aprile, T.A. Unwin, Rosa Maria Di Stephano), des articles d’érudition toujours actuels (signés par André Dubuc et Lucien Andrieu), les orientations critiques du temps, les polémiques mémorables (la localisation de Yonville…), et tous les événements qui ont rythmé la vie de cette association patrimoniale.

Lettre de Gustave Flaubert à Apollonie Sabatier, France-Culture, 8 novembre 2014, 18h55
http://www.franceculture.fr/emission-la-boite-a-lettres-lettre-de-gustave-flaubert-a-apollonie-sabatier-2014-11-08

(< Benoît Melançon)
Vers la trente-huitième minute de la livraison du 26 octobre 2014 de l’émission radiophonique Des Papous dans la tête (France Culture), les «gonfleurs de texte» (Jacques Jouet, Patrick Besnier, Jacques A. Bertrand et Dominique Muller) s’emparent d’une phrase de Madame Bovary:
http://www.franceculture.fr/emission-des-papous-dans-la-tete-t-es-papou-dans-ta-tete-drole-de-rire-2014-10-26

(< Loïc Toubel)
Cours de Michel Butor sur Flaubert, donnés en 1983 (42 fichiers audio):
https://mediaserver.unige.ch/search/?q=butor


Ce Bulletin est édité par le Centre Flaubert, avec la collaboration de Marie-Paule Dupuy, Olivier Leroy et Joëlle Robert. Il vous tiendra informés, selon une périodicité variable, des manifestations et des publications concernant Flaubert. Si vous désirez le recevoir gratuitement, veuillez vous inscrire à l'adresse suivante:
https://sympa.univ-rouen.fr/sympa/info/flaubert-bulletin
Contact: flaubert-bulletin-request@listes.univ-rouen.fr



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