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BULLETIN FLAUBERT n° 176 / 6 mai 2016

AGENDA

(< Élisabeth Brunet)
Du 3 au 26 mai, Théâtre de la Bastille, 76 rue de la Roquette, Paris 11e, à 20h
Les 3, 4, 11, 12, 13, 14, 18, 19, 20, 21, 25 et 26 mai
Bovary, spectacle réalisé par le metteur en scène portugais, Tiago Rodrigues, dans lequel «il restitue le scandale de l’oeuvre qui valut à Gustave Flaubert un procès retentissant en 1857».
http://www.theatre-bastille.com/saison-13-14/les-spectacles/bovary
Madame Bovary est un classique portugais tout autant que français. Pour Tiago Rodrigues, il appartient à ces romans fondateurs découverts à l’adolescence. Intéressé depuis toujours par le rapport de la littérature au théâtre, il a eu envie de l’adapter et a choisi pour cela un prisme particulier: celui du procès intenté en 1857 à Flaubert, pour outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes moeurs. C’est ainsi qu’il a écrit Bovary, une pièce étonnante et habile, qui «convoque» l’oeuvre sur scène et mêle trois niveaux: celui juridique de la langue des avocats, celui artistique du roman lui-même, abondamment cité, celui intime d’une lettre imaginaire de Flaubert à une maîtresse, composée à partir de la correspondance prolixe de l’écrivain.
Voir l’article de Jean-Pierre Thibaudat sur Mediapart:
https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-thibaudat/blog/120416/bovary-debout-occupe-le-theatre-de-la-bastille

19 mai-10 juin 2016, Musée Flaubert et d’histoire de la médecine, Rouen
Il s’appellerait Georges, pièce dont les personnages se sont échappés de Madame Bovary, écrite et interprétée par l’atelier théâtre du Musée Flaubert et d’histoire de la médecine, mise en scène par Michèle Guigot, avec Sophie Caritté dans le rôle principal.
http://flaubert.univ-rouen.fr/nouveautes/musee_theatre_2016.pdf
Au Musée, à 18h: jeudi 19 mai, vendredi 20 mai, jeudi 2 juin, vendredi 3 juin et vendredi 10 juin.
À la mairie de Ry, à 20h, mardi 31 mai.
Durée: 1h45. Réservation obligatoire: amismuseeflaubert@gmail.com

Samedi 21 mai 2016, Hôtel des Sociétés savantes, 190, rue Beauvoisine, 76000 Rouen
Amis de Flaubert et de Maupassant
http://www.amis-flaubert-maupassant.fr/
Journée sur le portrait, en collaboration avec la Bibliothèque municipale de Rouen
et dans le cadre du festival Normandie impressionniste
Organisée par Sandra Glatigny et Gilles Cléroux
Portraits photographiques rouennais autour de Flaubert et de Maupassant
9h30 Guy Pessiot, «Se faire tirer le portrait (photographique), à Rouen, au temps de Flaubert et de Maupassant (1842-1893), du daguerréotype à la pellicule souple Kodak»
10h15 Sandra Glatigny, Gilles Cléroux et Guy Pessiot: «Les proches et les relations de Flaubert et de Maupassant dans le fonds Witz de la bibliothèque Villon»
11h30 Gilles Cléroux, «Portraits anthumes et posthumes de l’écrivain Maupassant»
14h30 Élisabeth Parinet, «La médiatisation de l’écrivain»
15h Adeline Wrona, «Du portrait comme amitié. Autour de Flaubert et de la portraitomanie»
15h45 Stéphanie Champeau, «Portraits de Flaubert et Maupassant à travers le Journal des Goncourt»

Samedi 4 juin 2016, Hôtel des Sociétés savantes, 190, rue Beauvoisine, 76000 Rouen
Amis de Flaubert et de Maupassant
14h30 Damien Dauge, «Flaubert et la musique»

Dimanche 5 juin 2016, Amis de Flaubert et de Maupassant
Voyage: promenade littéraire au Havre
Sous la conduite de Marie-Françoise Rose et Sonia Anton.

(< Joël Dupressoir)
Samedi 21 mai 2016, Croisset/ Canteleu, de 20h à 1h du matin
À l’initiative de l’État, du Département et de la Fondation du patrimoine.
Festival Pierres en lumières
Croisset: illumination d’une Villa du XIXe siècle, 61 quai Flaubert, à quelques centaines de mètres du Pavillon Flaubert.
À cette occasion et devant la façade illuminée, les propriétaires proposent deux rendez-vous:
20h30-21h30: 1849-1851. Quand Flaubert s’éloignait de Croisset. Évocation croisée du voyage en Égypte de Gustave Flaubert avec la correspondance entre l’écrivain et sa mère, par les Grains d’sel (lectures à voix haute).
22h-22h30: 1880-1914. Croisset entre tradition et modernité. Évocation de Croisset à partir de photos et cartes postales commentées par les Grains d’sel.

Événement passé

(< Atsuko Ogane)
Lors du colloque «Le corps / The Body» organisé par la SDN britannique (14-16 avril 2016), plusieurs communications portaient sur Flaubert:
http://www.sdn.ac.uk/conferences/annualconferences/Paris/SDNParis%202016%20Programme%2011Apr16.doc
Anthony Zielonka (Assumption College) – The Body and its Needs in Bouvard et Pécuchet
Molly Robinson Kelly (Lewis and Clark College) – Flaubert’s Feet
Véronique Samson (Université McGill) – «Qu’est-ce donc qui m’a fait si vieux au sortir du berceau […]?»
Patrick Bray (Ohio State University) – Flaubert’s Cailloux: Hard Labor and the Beauty of Stones
Jennifer Yee (University of Oxford) – L’Empereur désincarné, ou comment démonter la théorie du Grand Homme (Zola après Flaubert)
Sarah Le Pichon (University of Texas, Austin) – Corporeal Confusion: Félicité and the Loss of Selfhood in Flaubert’s Un coeur simple

VENTES

(<Stéphanie Dord-Crouslé)
Vente Alde, 19 mai 2016, Salle Rossini, Paris, Thierry Bodin expert.
Lot n°43. Gustave Flaubert, manuscrit autographe, Hérésie des Marcosiens; 2 pages in-fol. 1.000/ 1.200 euros.
http://www.alde.fr/lot/5359895
Notes d’après l’Histoire ecclésiastique de l’abbé Fleury (tome premier, contenant les deux premiers siècles, 1691), en vue de La Tentation de saint Antoine. Flaubert indique par des chiffres romains les sections du texte du livre IV d’où sont tirées ces notes. Les Marcosiens sont ceux qui suivent «Marc, disciple de Valentin – magicien»; ils figurent dans la version définitive de La Tentation, mais sans les renseignements recueillis ici. Selon la section X du livre: «“Ayant prononcé une longue invocation sur un calice mêlé de vin et d’eau, il le faisait paraître d’un rouge de pourpre, disant que la grâce souveraine y faisait dégoutter son sang en sorte que les assistants s’empressaient pour goûter ce breuvage. C’était principalement aux femmes riches et nobles qu’il s’adressait pour les abuser par ses prestiges”. Il les faisait boire le calice, leur ordonnait de prophétiser. “Qques unes de celles qu’il avait séduites revenaient à l’Église et confessaient, qu’il avait abusé d’elles, et qu’elles l’avaient aimé passionnément.
Un diacre d’Asie l’ayant reçu dans sa maison sa femme qui était belle se laissa corrompre et suivit longtemps Marc.” Les disciples de Marc l’imitent et corrompent les femmes dans les Gaules»... Etc.

VIENT DE PARAÎTRE

Édition

Flaubert, L’Éducation sentimentale, Michel Lévy, 1869. Édition numérique par Danielle Girard, pour le site Flaubert, 2016, avec un résumé du roman:
http://flaubert.univ-rouen.fr/oeuvres/ES_1869.php

Bouvard et Pécuchet, dossiers documentaires, entreprise dirigée par Stéphanie Dord-Crouslé
La vidéo a été réalisée par le Pôle Image Animée de l’ISH. Elle rappelle les objectifs du projet et explique le fonctionnement du site d’édition.
Lancé en 2005 et financé par l’ANR entre 2008 et 2012, le projet d’édition des dossiers documentaires de Bouvard et Pécuchet (http://www.dossiers-flaubert.fr/) concerne le dernier roman de Flaubert, posthume et inachevé. L’oeuvre devait comporter deux volumes, mais la mort de l’écrivain, le 8 mai 1880, a empêché la rédaction du second. Conservés à la bibliothèque de Rouen, les documents destinés à cette rédaction n’étaient connus que par des extraits ou des éditions partielles opérant des choix discutables alors que l’instabilité fondamentale des fragments textuels oblige à leur conserver une mobilité qui se trouve nécessairement défaite par la fixité d’une édition imprimée. En recourant aux possibilités offertes par l’informatique, le projet s’est donné pour but de corriger ce biais et de conserver au corpus sa mobilité en permettant la production de seconds volumes à la demande.
Le projet avait donc deux objectifs intrinsèquement liés: d’une part, rendre accessible un corpus complexe sous la forme d’une édition en ligne; d’autre part, permettre à tout internaute de produire des agencements paramétrables de citations extraites du corpus, des agencements qui sont autant de seconds volumes possibles répondant à la formulation d’hypothèses diverses. L’articulation des deux volets du projet repose sur l’utilisation du format pivot XML-TEI: l’encodage du corpus permet à la fois la visualisation et le découpage des fragments textuels, et donc leur manipulation.
La vidéo illustre les deux dimensions du projet qui, au-delà de l’intérêt qu’il revêt pour les spécialistes du domaine, présente plus largement une tentative originale et novatrice pour étendre le champ de l’édition critique aux contenus textuels fragmentaires.

Traduction

Oeuvres choisies de Gustave Flaubert en japonais, contenant Novembre (trad. par Naoko Kasama), Madame Bovary [extraits] (trad. par Akimasa Kanno), Salammbo [extraits] (trad. par Naoko Kasama), Bouvard et Pécuchet [extraits] (trad. par Norioki Sugaya) et Lettres choisies (trad. par Atsushi Yamazaki). Présentation de Toshiyuki Horie, notices, bibliographie et chronologie par Norioki Sugaya, Tokyo, Shueisha, «The Pocket Masterpieces», 2016, 842p.

Ouvrages

(< Paul Paumier)
Jacques-Olivier Boudon, Les naufragés de la Méduse, Paris, Belin, 2016.
http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-les-naufrages-de-la-meduse-27334.php
À propos de son ouvrage, Jacques-Olivier Boudon rappelle Salammbô, sur sa page Facebook:
https://www.facebook.com/profile.php?id=100009153405035&fref=nf
Flaubert et le radeau de la Méduse
Alors qu’il prépare Salammbô, Gustave Flaubert écrit à Madame Jules Sandeau, le 28 novembre 1861: «Je viens de me livrer à des lectures médicales sur la faim et la soif – et j’ai lu entre autres la thèse du docteur Savigny, le médecin du Radeau de la Méduse. Rien n’est plus dramatique, atroce, effrayant» (Correspondance, Pléiade, t.3, p.186).
Ce témoignage de Savigny sert à Flaubert pour décrire la scène où l’armée des 40.000 mercenaires, qu’il qualifie de «Barbares», se retrouve prise au piège dans le «Défilé de la Hache». Ses notes autographes, conservées à la Bibliothèque municipale de Rouen (Ms g474), montrent comment il suit de près le récit de Savigny. Voir http://flaubert.univ-rouen.fr/ressources/sal_savigny.php
La faim se fait de plus en plus ressentir dans le défilé de la Hache. Au soir du 9e jour, trois Ibériens meurent. Comme dans le récit de Savigny, les survivants ont recours au cannibalisme. «Enfin le plus vieux de la troupe fit un signe, et se baissant vers les cadavres, avec leurs couteaux ils en prirent des lanières; puis, accroupis sur les talons, ils mangeaient. Les autres regardaient de loin; on poussa des cris d’horreur; – beaucoup cependant, au fond de l’âme, jalousaient leur courage» (Salammbô, Oeuvres, Pléiade, t.3, p.803). Les pages suivantes montrent comment le cannibalisme se généralise. La scène a inspiré le peintre Paul Buffet dans une toile de 1894 conservée au Musée de Nantes.
Pour plus d’informations, voir aussi Yvan Leclerc, «Flaubert lecteur du Dr Savigny, pour Salammbô», dans Les réécritures littéraires des discours scientifiques, textes réunis par Chantal Foucrier, Michel Houdiard éditeur, 2005.

Articles

Jeanne Bem, «Le Saint Julien de Flaubert, ou l’existence à l’état pur», dans Sens, Rhétorique et Musique. Études réunies en hommage à Jacqueline Cerquiglini-Toulet, Honoré Champion, Paris, 2015, p.229-241.

Richard Brütting, «Amours et lieux dans Madame Bovary: recherches d’onomastique flaubertienne», avril 2016, en ligne sur le site Flaubert:
http://flaubert.univ-rouen.fr//article.php?id=46
Résumé
Les noms littéraires étaient pour Flaubert, comme lui-même l’a souligné, une chose capitale. En tant que psychologue raffiné, il présente dans son roman diverses facettes et aberrations de l’amour à travers les noms des personnages: les déceptions impliquées dans la liaison légitime (conjugale) entre un homme brave mais médiocre et une femme capricieuse; la force obsessionnelle d’une intimité fantasmée, déclenchée par la valse d’Emma avec le Vicomte; les leurres destructifs de l’amour passionnel qu’Emma vit avec le séducteur Rodolphe Boulanger; l’amour inauthentique de Léon Dupuis, qui abuse des sentiments d’Emma pour compenser ses faiblesses; la transformation perverse de l’amour en convoitise d’argent et en objets de consommation dans le rapport d’Emma avec l’usurier Lheureux; les scènes de harcèlement sexuel et de prostitution liées aux noms de Guillaumin et Binet; la beauté de l’amour puéril de Justin, qui, quoique récompensé par des baisers «justes» d’Emma, échoue fatalement.
Dans Madame Bovary, les toponymes désignent souvent aussi des espaces de comportement social. Le château de La Vaubyessard est un endroit qui rappelle le libertinage aristocratique du XVIIIe siècle. Le nom de la ferme des Bertaux évoque quelques figures féminines dans l’entourage de Charlemagne, mais l’aspect négatif du toponyme se révèle dans le sort lugubre de Berthe, la fille d’Emma Bovary. Les toponymes Lion d’Or, La Huchette et Hôtel de Boulogne se rapportent aux activités érotiques des amants d’Emma. Yonville-l’Abbaye n’est pas la commune du saint martyre Yon, mais un endroit voué à Ion, le dieu grec de l’errance, l’apothicaire Homais et l’usurier Lheureux en étant le grand-prêtre et le prophète, pendant que la mairie d’Yonville est son temple. Le laboratoire secret d’Homais, nommé capharnaüm, par contre, est un sanctuaire antichrétien, et c’est là qu’Emma prend sa dernière communion sous la forme de l’arsenic.

Federica Casini, «Le case della vita di Emma Bovary», Scienze e Ricerche, n°10, 1er août 2015, p.22-26:
http://www.scienze-ricerche.it/?p=5114

Stéphanie Dord-Crouslé, «Le Bossuet de Flaubert ou la dialectique de l’aigle et de l’oie», Revue Bossuet, 2015, n°6 «Réceptions de Bossuet au XIXe siècle», 2016, p.85-102.

Pierre Macqueron, [Souvenirs sur Flaubert], 1951. Extraits d’une conférence inédite, communiqués par Jean-Luc Brière (avril 2016).
http://flaubert.univ-rouen.fr/biographie/macqueron.php

Tomoko Mihara, «Salammbô au croisement entre l’Antiquité et le moderne: la psychologie ou la fatalité», site Flaubert, avril 2016.
http://flaubert.univ-rouen.fr/article.php?id=47
Salammbô montre un curieux croisement entre l’Ancien et le Moderne. L’article examine d’abord comment Flaubert a résolu la contradiction entre la psychologie collective et la prédestination, deux causes qui déterminent l’action des protagonistes, puis il étudie par quel moyen l’auteur a réservé une place privilégiée au lecteur en tant qu’élément textuel, «en appliquant à l’Antiquité les procédés du roman moderne».

Steve Murphy, «Un plan sur la comète d’Yonville», site Flaubert, avril 2016.
http://flaubert.univ-rouen.fr//article.php?id=45
Partant de l’importance pour Emma des plans d’évasion et de l’enfermement dans l’univers d’Yonville, le présent article passe en revue les interprétations d’un des plans du village dessinés par Flaubert et propose d’y voir la représentation ludique d’un des personnages du roman.

Daniel Sangsue, «Enquête sur une apparition (Flaubert, L’Éducation sentimentale, I, 1)», French Forum, vol.40, nos 2-3, 2015, p.17-32.

SUR LA TOILE

(< Stéphanie Dord-Crouslé)
Jean-Paul Brighelli, «Le retour de la Bovary… en manga!» [à propos de Madame Bovary de Yumiko Igarashi:
http://www.causeur.fr/le-retour-de-la-bovary-37951.html

(< Benoît Melançon)
Pierre Barthélémy, «Peut-on reconnaître un écrivain à sa ponctuation?»
http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2016/04/04/peut-on-reconnaitre-un-ecrivain-a-sa-ponctuation
L’incipit d’un début de roman de Flaubert se cache dans le test…

LECTURES

Éric Chevillard, site L’autofictif, mercredi 30 mars 2016, n°2909
http://autofictif.blogspot.fr/2016/03/2909.html
«Emma Bovary a raté son suicide. Avec chaque nouveau lecteur, elle refait une tentative. Toujours elle espère que ce sera la bonne. Et puis non. Elle est sauvée in extremis par un autre lecteur et tout recommence. Si on croit pourtant qu’elle va renoncer, c’est mal la connaître. Il y aura bien un dernier lecteur, un jour, alors elle reposera en paix.»

Benoît Melançon, «Accouplements» d’hier et d’aujourd’hui, ou comment «la fureur de la locomotion» concerne une patrouille de police de Montréal.
http://oreilletendue.com/2016/04/18/accouplements-51

DÉRIVÉS

Emma B. In L.A., film de Sabrina Soyer, avec Isobel Arnberg, 55’, 2015
https://drive.google.com/folderview?id=0By7YJ_O1j6-nNGVhM3BhQ2Y0aEk&usp=drive_web
(Le visionnage du film nécessite un compte Google drive.)
Portraits «mélangés» d’Emma et d’une jeune femme d’aujourd’hui, vivant à Los Angeles. «Il fallait qu’elle soit célibataire, immigrée et à la recherche d’une situation. L’Emma d’aujourd’hui aspirerait à une certaine forme d’autonomie, détachée de son pays, de son milieu d’origine, et de l’idée même de racine. Elle serait plutôt à la recherche d’une activité créatrice que d’un emploi.»


Ce Bulletin est édité par le Centre Flaubert, avec la collaboration de Marie-Paule Dupuy, Olivier Leroy et Joëlle Robert. Il vous tiendra informés, selon une périodicité variable, des manifestations et des publications concernant Flaubert. Si vous désirez le recevoir gratuitement, veuillez vous inscrire à l'adresse suivante:
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