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BULLETIN FLAUBERT n° 188 / 17 mai 2017

L’ÉDUCATION SENTIMENTALE AU PROGRAMME DE L’AGRÉGATION

Voilà bien longtemps que Flaubert n’avait pas été au programme de l’agrégation de Lettres modernes. Bouvard et Pécuchet a figuré dans la question de Littérature générale comparée «Fictions du savoir, savoirs de la fiction» en 2012 et 2013, mais il faut remonter haut dans le temps pour trouver une de ses oeuvres en Littérature française: sauf erreur L’Éducation sentimentale en 1981 et Madame Bovary en 1973…
Sur le site Flaubert, une page regroupera tout au long de l’année des ressources pour la préparation du concours. Y figurent actuellement le texte numérisé du roman, les liens vers les manuscrits numérisés, un résumé, l’ensemble du dossier de la réception contemporaine…
http://flaubert.univ-rouen.fr/ressources/es_agregation2018.php

AGENDA

Vendredi 19 mai 2017, 18h30, Hôtel Littéraire Gustave Flaubert, 33 rue du Vieux Palais, Rouen
Rencontre avec Sandra Glatigny à l’occasion du livre Flaubert dans la ville, Images et textes, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2017.
http://flaubert.univ-rouen.fr/bulletin/agenda/flaubertdanslaville_2017.html

31 mai 2017, 1er juin, 13 juin, 15 juin, 16 juin, Musée Flaubert et d’histoire de la médecine, Rouen; 9 juin, Cailly
Un collier pour Lucie, comédie en 4 actes écrite et interprétée par l’atelier théâtre du Musée, avec Sophie Caritté dans le rôle principal. Mise en scène Michèle Guigot.
Après Gustave est dans sa chambre (2015), visite théâtralisée de la maison natale, et Il s’appellerait Georges (2016), continuation de Madame Bovary, l’atelier théâtre du Musée propose une nouvelle pièce. Au milieu du XIXe siècle, à l’Hôtel-Dieu de Rouen, une jeune femme, contrainte à l’abandon de son enfant, cherche à rester debout dans l’espoir qu’un jour peut-être… Elle traverse ainsi le – très pittoresque – monde hospitalier de l’époque, qui s’organise autour de la famille d’un certain Gustave Flaubert.
Réservation ici:
http://flaubert.univ-rouen.fr/bulletin/agenda/museeflaubert_lucie_2017.pdf

(< Atsuko Ogane)
2 juin, 3 juin, 5 juin 2017, Japon, Yokohama, Tokyo et Osaka.
Trois conférences de Jeanne Bem au Japon, organisées par Atsuko Ogane, responsable du projet «Recherches sur le mythe de la femme fatale dans La Tentation de saint Antoine» (JSPS KAKENHI Grant Number 23520406) par la Société Japonaise pour la Promotion des Sciences, dans le but d’approfondir son projet «les femmes fatales» et «la fatalité» dans les oeuvres de Flaubert. Ce projet s’inscrit dans la continuité des deux projets sur le mythe de la femme fatale dans Hérodias (JSPS KAKENHI, 2008-2010) ainsi que dans Salammbô (JSPS KAKENHI, 2011-2013), comme nous avons montré dans notre rapport au JSPS, Figure(s) de la Fatalité, 2013.
Modérateur pour les trois conférences et responsable du programme: Atsuko Ogane (Université Kanto Gakuin).
Vendredi 2 juin 2017, 16h-18h, Campus Satellite Yokohama, Kannnai Media Center (Yokohama MBC), Yokohama, 8F, salle M-801, Université Kanto Gakuin.
«La Tentation de saint Antoine: une manière pour le jeune Flaubert de dire “je”»
Accès: http://univ.kanto-gakuin.ac.jp/index.php/ja/home-english/campuses.html
Samedi 3 juin 2017, 17h35-18h50, bâtiment 5, salle 525, Campus Komaba, Université de Tokyo.
Conférence au Congrès de la Société Japonaise de Langue et Littérature Françaises:
«Les coulisses de l’édition de Madame Bovary dans la Pléiade (Flaubert, Oeuvres complètes, t.III, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, Paris, 2013)»
Accès: http://www.u-tokyo.ac.jp/content/400020133.pdf
Programme complet du Congrès avec le résumé de la conférence (p.5):
http://flaubert.univ-rouen.fr/bulletin/agenda/bem_congresJapon_2017.pdf
Lundi 5 juin 2017, 16h30-18h00, salle de conférence (1er étage), bâtiment principal de la Faculté des Lettres, Campus Toyonaka, Université d’Osaka, la Faculté des Lettres.
«Revisiter Désir et savoir dans l'oeuvre de Flaubert. Étude de
“La Tentation de saint Antoine”
: nouvelles recherches, nouvelles approches.» En partenariat avec La Faculté des Lettres de l’Université d’Osaka.
Accès: http://www.osaka-u.ac.jp/en/access/
Programme complet en ligne:
http://flaubert.univ-rouen.fr/bulletin/agenda/bem_japon_2017.pdf
Présentation des conférences de Jeanne Bem, en japonais:
http://flaubert.univ-rouen.fr/bulletin/agenda/bem_presentation.pdf

2 juin 2017, Université Saint-Louis, Bruxelles
Émilie Pézard,«Différentes incarnations du romantisme dans Madame Bovary», communication au colloque du Centre Prospéro: «Les formes poétiques de la vie : performativité, réflexivité et modernité dans le romantisme» (1er et 2 juin).
http://www.centreprospero.be/events/formes-poetiques-de-la-vie/

Mardi 20 juin 2017, Bibliothèque patrimoniale Jacques Villon, Rouen, 18h30
Inauguration de la Bibliothèque rénovée.
Vernissage de l’exposition des 80 portraits de Flaubert par Maxime Adam-Tessier, déposés à la Bibliothèque par Madame Adam-Tessier et son fils Antoine, ainsi que Baptiste-Marrey. Exposition pendant tout l’été.

VENTES

(< Stéphanie Dord-Crouslé, Éric Walbecq)
Vente Tajan, 17 mai 2017
Lot n°83. Gustave Flaubert. L.A.S. à Louise Colet. S.l.n.d. [janvier 1847]. 4p. in-4.
Très belle lettre d’amour. «Ta lettre de ce matin (j’en ai reçu deux à la fois, une de jeudi et une d’hier; je parle de celle d’hier) aurait amolli des tigres et je ne suis pas un tigre, va ! Je suis un pauvre homme bien simple et bien facile et bien homme, “tout ondoyant et divers”, cousu de pièces et de morceaux, plein de contradictoires et d’absurdités. Si tu ne comprends rien à moi, je n’y comprends pas beaucoup plus moi-même. Tout cela est trop long à expliquer et trop ennuyeux; mais revenons à nous. […]. Puisque tu m’aimes, je t’aime toujours; j’aime ton bon coeur si ardent et si vif, ton coeur si vibrant, dont la mélopée intérieure se module tour à tour en sanglots tendres et en cris déchirants. Je ne le croyais pas tel qu’il est. Chaque jour tu m’étonnes, et je finis par croire que je suis bête, car j’éprouve des ébahissements singuliers à voir ces trésors de passion, mine d’or que tu m’ouvres pour ma contemplation solitaire [...]. Et moi aussi je t’aime. Lis-le donc ce mot dont tu es avide et que je répète pourtant à chaque ligne. Mais chacun, tu sais, pense, jouit, aime, vit enfin selon sa nature. Nous n’avons tous qu’une cage plus ou moins grande, où toute notre âme se meut et se tourne; tout cela est une affaire de proportion. [...]. Mais peut-être as-tu raison, je suis froid, vieux, blasé, plein de caprices et de niaiseries, et égoïste aussi, peut-être [...]. Vivons donc ensemble, puisque tu t’y résignes [...]. Je sens que je te fais souffrir quoique je voudrais pouvoir te combler de tout.»
En 1846, Flaubert est âgé de vingt-quatre ans lorsque débute sa liaison avec Louise Colet, de dix ans son aînée. Femme de lettres mondaine et prolifique, auteur de drames, de romans, de récits de voyages et de poèmes, mariée au flûtiste Hyppolite Colet (que Flaubert affuble du sobriquet de “l’officiel” dans la correspondance), maîtresse du philosophe en vogue de l’époque Victor Cousin qui lui ouvre les portes des salons cultivés de la capitale, elle sera plus tard courtisée par d’autres écrivains célèbres tels que Musset, Vigny ou Leconte de Lisle. Estimation: 10.000 – 12.000 euros.

Lot n°85. Gustave Flaubert. L.A.S. à Mme Perrot. Jeudi soir. 1p. in-8, papier bleu. Lettre inédite.
Belle lettre d’un Flaubert attaché à perpétuer et achever l’oeuvre de son ami Louis Bouilhet, Mademoiselle Aïssé. «Voici une lettre que je vous prie de faire lire à votre ami Raoul-Duval qui rougira de honte, et il m’accusait, et vous m’accusiez ! Bref tâchez de lui faire fouiller ses paperasses. Deslandes n’est pas du tout directeur du Vaudeville et Chilly continue à l’être à l’Odéon. Aïssé me donne beaucoup de mal. Je suis exténué et agacé, considérablement.»
Mademoiselle Aïssé fut mise en scène par Flaubert après le décès de son auteur et ami Louis Bouilhet (1822-1869). Ainsi entre 1869 et 1872, Flaubert passa une grande partie de son temps à choisir les interprètes de cette pièce. Il trouva cependant le temps dans ce même intervalle de faire paraître L’Éducation sentimentale; et pour honorer la mémoire de l’auteur de Mademoiselle Aïssé, il recueillit et publia, en les préfaçant, ses Dernières Chansons. Estimation: 2.000 – 2.200 euros.

Lot n°87. Gustave Flaubert. L.A.S. à un ami. [Paris] 240 rue du faubourg St Honoré lundi 4 [février-mars 1877?]. 1p. in-8.
À propos d’un éventuel opéra d’après La Conjuration d’Amboise de Louis Bouilhet. «Je comptais sur vous pour avoir une prompte réponse de M. Vizentini [Albert Vizentini, chef d’orchestre et directeur de la Gaîté-Lyrique]. Vous m’avez oublié, ce n’est pas gentil. Je demande seulement à savoir si un compositeur quelconque a parlé à M. Vizentini de faire un opéra sur la Conjuration d’Amboise et dans l’affirmative quel est le nom & la valeur du dit musicien.»
Flaubert, fidèle à la mémoire de son ami mort en 1869, veilla autant qu’il put à lui rendre hommage, éditant ses poésies, achevant et faisant représenter une pièce de théâtre restée inédite. Estimation: 2.000 – 2.200 euros.

Lot n°88. Gustave Flaubert. L.A.S. à son cher ami (Ernest Daudet). Croisset près Rouen, mercredi 30 [octobre 1878]). 1p. in-8, avec 4 noms d’une autre main dans la marge supérieure.
À propos du Château des coeurs que le directeur du Moniteur Universel a refusé: «Dalloz n’a donc pas voulu de mon ours? Ne craignez pas de me dire! J’avale depuis qqtemps, tant de soupes amères qu’une de plus importe peu! Si vous ne voyez aucun endroit convenable pour placer avantageusement le susdit manuscrit ne vous en occupez plus! Tant pis!»
Pièce féerique en dix tableaux, écrite en collaboration avec Louis Bouilhet et Charles d’Osmoy et achevée en 1863, Le Château des coeurs ne fut jamais représenté du vivant de Flaubert qui essuya plusieurs refus avant que le texte ne soit publié en feuilleton dans la revue d’Émile Bergerat, La Vie moderne, du 24 janvier au 8 mai 1880, jour même de la mort de Flaubert. Estimation: 2.000 – 2.200 euros.

Lot n°116. George Sand. L.A.S. «Ton vieux troubadour qui t’aime» [Gustave Flaubert]. Nohant, 21 décembre [1867]. 8p. in-8, à son chiffre.
Longue lettre à Gustave Flaubert. Sand évoque d’abord vigoureusement le discours de Thiers en faveur du Pape et contre l’unité italienne [auquel Flaubert avait réagi : «Peut-on voir un plus triomphant imbécile, un croûtard plus abject, un plus étroniforme bourgeois!»] : «Enfin! voilà donc quelqu’un qui pense comme moi sur le compte de ce goujat politique. Ce ne pouvait être que toi, ami de mon coeur. Étroniformes est le mot sublime qui classe cette espèce de végétaux merdoïdes. J’ai des camarades et de bons garçons qui se prosternent devant tout symptôme d’opposition quel qu’il soit et d’où qu’il vienne et pour qui ce saltimbanque sans idées est un Dieu. Ils ont pourtant la queue basse depuis ce discours à grand orchestre. Ils commencent à trouver que c’est aller un peu loin, et peut-être est-ce un bien que, pour conquérir la royauté parlementaire, le drôle ait vidé son sac de chiffonnier, ses chats morts et ses trognons de chou devant tout le monde. Cela instruira quelques-uns. Oui, tu feras bien de disséquer cette âme en baudruche et ce talent en toile d’araignée! Malheureusement quand ton livre arrivera, il sera peut-être élagué et point dangereux, car de tels hommes ne laissent rien après eux: mais peut-être aussi sera-t-il au pouvoir. On peut s’attendre à tout.»
Dans son prochain roman [Mademoiselle Merquem], Sand exposera une croyance qu’elle adopte pour son usage et qu’elle croit bonne pour le plus grand nombre : «Je crois que l’artiste doit vivre dans sa nature le plus possible. À celui qui aime la lutte, la guerre, à celui qui aime les femmes, l’amour, au vieux qui, comme moi aime la nature, le voyage et les fleurs, les roches, les grands paysages, les enfants aussi, la famille, tout ce qui émeut, tout ce qui combat l’anémie morale. Je crois que l’art a besoin d’une palette débordante de tons doux ou violents suivant le sujet du tableau; que l’artiste est un instrument dont tout doit jouer avant qu’il ne joue des autres: mais tout cela n’est peut-être pas applicable à un esprit de la sorte, qui a beaucoup acquis et qui n’a plus qu’à digérer. Je n’insisterais que sur le point, c’est que l’être physique est nécessaire à l’être moral et que je crains pour toi un jour ou l’autre une détérioration de la santé qui te forcerait à suspendre ton travail et à le laisser refroidir.»
Sand passera le Jour de l’An avec ses enfants. «Maurice est d’une gaîté et d’une invention intarissables. Il a fait de son théâtre de marionnettes une merveille de décors, d’effets, de trucs, et les pièces qu’on joue dans cette ravissante boîte sont inouïes de fantastique. La dernière s’appelle 1870. On y voit Isidore avec Antonelli commandant les brigands de la Calabre pour reconquérir son trône et rétablir la papauté. Tout est à l’avenant; à la fin la veuve Ugénie épouse le grand Turc, seul souverain resté debout. Il est vrai que c’est un ancien démoc, et on reconnaît qu’il n’est autre que le grand tombeur masqué.» Elle parle longuement des représentations, qui durent jusqu’à 2 heures du matin, suivies d’un souper. «Moi, je m’amuse à en être éreintée [...]. Il y a, dans ces improvisations une verve et un laisser-aller splendides, et les personnages sculptés par Maurice ont l’air d’être vivants, d’une vie burlesque, à la fois réelle et impossible, cela ressemble à un rêve.»
Puis Sand fait des portraits affectueux et animés de sa belle-fille Lina, enceinte et de sa petite-fille Aurore: «Mais comme je bavarde avec toi! Est-ce que tout ça t’amuse? Je le voudrais, pour qu’une lettre de causerie te remplaçât un de nos soupers, que je regrette aussi, moi, et qui seraient si bons ici avec toi, si tu n’étais un cul de plomb qui ne te laisses pas entraîner à la vie pour la vie. – Ah! quand on est en vacances, comme le travail, la logique, la raison semblent d’étranges balançoires!» Elle évoque pour finir la «charmante» Juliette Lamber [Juliette Adam]; la neige et le froid: «Nous ne sortons guère, et mon chien lui-même ne veut pas aller pisser. Ce n’est pas le personnage le moins épatant de la société. Quand on l’appelle Badinguet, il se couche par terre honteux et désespéré, et boude toute la soirée.» Estimation: 4.000 – 5.000 euros.

VIENT DE PARAÎTRE

Ouvrages

Lettres à Flaubert, réunies par Yvan Leclerc, éd. Thierry Marchaisse, à paraître le 15 juin 2017.
http://flaubert.univ-rouen.fr/bulletin/vient_de_paraitre/lettres_a_Flaubert_2017.pdf
Livre à feuilleter.
Où l’on apprend que le jeune Gustave était mauvais en maths, que même un singe peut écrire au Maître, que son facteur a perdu des plis en route, que ses admirateurs et admiratrices souffrent de bovarysme, qu’il n’habite plus à l’adresse indiquée...
Dans le carnet d’adresses de Flaubert, on dénombrait jusqu’à présent 279 correspondants. Ce chiffre dépasse désormais les 300, grâce à ces lettres d’épistoliers inattendus, qui sont autant nos contemporains que les siens.
«Je pense souvent avec attendrissement aux êtres inconnus, à naître, étrangers, etc., qui s’émeuvent ou s’émouvront des mêmes choses que moi. Un livre, cela vous crée une famille éternelle dans l’humanité. Tous ceux qui vivront de votre pensée, ce sont comme des enfants attablés à votre foyer» (Flaubert, lettre à Louise Colet).
Auteurs des lettres:
Jeanne BEM, Pierre BERGOUNIOUX, Belinda CANNONE, Philippe DELERM, Benoît DUFAU, Philippe DUFOUR, Joëlle GARDES, Sebastián GARCÍA BARRERA, Patrick GRAINVILLE, Yvan LECLERC, Philippe LE GUILLOU, Jean-Marc LÉVY-LEBLOND, Benoît MELANÇON, Christine MONTALBETTI, Ramona NADDAFF, François PRISER, Daniel SANGSUE, Michel SCHNEIDER, Posy SIMMONDS, Philippe VILAIN, Vincent VIVÈS, Michel WINOCK, Fawzia ZOUARI, Anonyme.

(< Benoît Melançon)
Flaubert, Beckett, NDiaye: The Aesthetics, Emotions and Politics of Failure. Edited by Andrew Asibong, Birkbeck, University of London, and Aude Campmas, University of Southampton
http://www.brill.com/products/book/flaubert-beckett-ndiaye
Gustave Flaubert, Samuel Beckett and Marie NDiaye can be considered as visionaries of a peculiarly radical form of failure, their protagonists and texts alike sliding inexorably into unmanageable states of paradox, incompletion and disintegration. What are the implications of these authors’ experiments in splitting and negativity, experiments which seem to indulge the most cynical aspects of nihilism, whilst at the same time grappling with the very foundations of politicized and psychic truth? In this unusual edited volume of comparative analyses, Andrew Asibong and Aude Campmas bring together ten provocative and illuminating essays, each of which approaches the various ‘failures’ of the bizarre trio of canonical francophone writers along three principal axes of investigation: the aesthetic, the emotional and the political.
Table of contents
Introduction, Andrew Asibong and Aude Campmas
Echoes of Terence: ‘Rien d’humain’ in the friends and neighbours of Flaubert, Beckett and NDiaye, Arthur Rose
Que prouve un insuccès? Re-cycling failure in Flaubert and Beckett, Kate Rees
Lieux communs en héritage: de Flaubert à Marie NDiaye, de quoi sont-ils le nom?, Chloé Brendlé
L’idiotie en famille: Rhétorique et politique de l’idiot chez Flaubert et Beckett, Marie Berne
‘May I be alive when I die!’ Dreaming of (re)animation in Flaubert, Beckett and NDiaye, Andrew Asibong
Objet petit ‘Ah!’: backstory dramas and sentimental histories in Flaubert’s L’Éducation sentimentale and Beckett’s La Dernière Bande, Mary Orr
Failure and impure narcissism in Oh les beaux jours and Une journée de Brulard, William McKenzie
From paradox to excess: Flaubert’s Bouvard et Pécuchet and Beckett’s L’Innommable, Tobias Haberkorn
L’échec comme attaque: les romans clastiques de Gustave Flaubert et Marie Ndiaye, Aude Campmas

Articles

(< Benoît Melançon)
Juliette Azoulai, «L’oeil hors de la tête. Savoir voir chez Flaubert», Arts et Savoirs [En ligne], n°8, 2017
https://aes.revues.org/1035

(< Joëlle Robert)
Jean-Pierre Chaline, «Flaubert iconographe?», Études normandes, avril 2017, n°1, p.69-74.

(< Benoît Melançon)
Emily Temple, «10 debut novels that are also their authors’ masterpieces. Happy birthday, Madame Bovary», site Literary Hub, 12 avril 2017.
http://lithub.com/10-debut-novels-that-are-also-their-authors-masterpieces/

Comptes rendus

(< Benoît Melançon)
Gustave Flaubert, Comme je m’ennuie de toi, mon pauvre rat! (Lettres à sa soeur, 1839-1846), Éditions La Part commune, 2017. Compte rendu par Gaëlle Obiégly, Florilettres, n°183, avril 2017.
http://www.fondationlaposte.org/florilettre/articles-critiques/gustave-flaubert-lettres-a-sa-soeur-1839-1846/

(< Éléonore Reverzy)
Flaubert, Le Candidat, Livre de Poche, 2016. Compte rendu par Stéphane Zékian, «Flaubert abstentionniste», La Quinzaine littéraire, n°1171, 16-30 avril 2017, p.13-14.

SUR LA TOILE

Site Flaubert
Vie et travaux du R.P. Cruchard, 1873
Transcription: http://flaubert.univ-rouen.fr/oeuvres/cruchard.php
Fac-similé de la première page: http://flaubert.univ-rouen.fr/images/cruchard_01.jpg
Dessin représentant l’abbé Pruneau, de la main de Bouilhet?
http://flaubert.univ-rouen.fr/images/cruchard_02.jpg

(<Benoît Melançon)
Yves Boisvert, un chroniqueur du quotidien montréalais La Presse+, utilise dans un article du 29 avril 2017 l’adjectif «hénaurme» (<http://plus.lapresse.ca/screens/75ac054e-ff8d-4f73-9ed7-2d1be2a60801%7C_0.html>). Des lecteurs lui reprochent cette graphie. Il leur répond, sur Twitter: «Chers lecteurs scrupuleux: merci de votre vigilance, mais oui, oui, “hénaurme” c’était voulu, et c’est même accepté en français. #Flaubert» (<https://twitter.com/YvesBoisvert/status/858332062578855936>).
Flaubert fonctionne comme caution orthographique…

Sur Twitter, plusieurs suivent avec délectation le compte @LIndeprimeuse (<https://twitter.com/LIndeprimeuse>). Autoportrait de la signataire, Davina Sammarcelli: «Travaille dans une imprimerie spécialisée dans l'imprimé inutile & le livre illisible.» On peut voir quelques-unes de ses créations à <https://www.luli-shop.com/fr/lindeprimeuse>. Le 2 mai, elle proposait des paquets de cigarettes «Flaubert. Madame Bovary»: <http://twitter.com/LIndeprimeuse/status/859355634835369984>.

DIVERS

Actuellement exposé au Centre Pompidou, le photographe Walker Evans, fortement nourri de littérature française, disait: «Flaubert m’a fourni une méthode, Baudelaire un esprit. Ils m’ont influencé sur tout.»
http://www.telerama.fr/sortir/flaubert-baudelaire-comment-walker-evans-s-est-inspire-de-la-litterature-francaise,157632.php

(Benoît Melançon, Marina Girardin)
Mangez chez Madame Bovary
Un restaurant «Madame Bovary» vient d’ouvrir à Boucherville, près de Montréal.
«Avec un investissement de 1 million, Madame Bovary – qui a ouvert ses portes hier! – se veut un restaurant de type «beer garden», campé dans un espace impressionnant, au design victorien feutré, création de la designer Amlyne Phillips.»
La Presse:
http://plus.lapresse.ca/screens/e1285fc3-eae6-48f3-b6b8-12f07434d992%7C_0.html
Le Journal de Montréal:
http://www.journaldemontreal.com/2017/04/20/un-tout-nouveau-ibeer-garden-i-victorien-ouvre-ses-portes-sur-la-rive-sud-de-montreal
https://www.facebook.com/madamebovaryboucherville/


Ce Bulletin est édité par le Centre Flaubert, avec la collaboration de Marie-Paule Dupuy, Olivier Leroy et Joëlle Robert. Il vous tiendra informés, selon une périodicité variable, des manifestations et des publications concernant Flaubert. Si vous désirez le recevoir gratuitement, veuillez vous inscrire à l'adresse suivante:
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