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BULLETIN FLAUBERT n° 26 / 13 septembre 2002


AGENDA

Samedi 21 et dimanche 22 septembre 2002, Rouen

Journées du Patrimoine

Programme autour de Gustave Flaubert
(Communiqué par Dominique Rousselet et Cécile Bellehache)

Lectures
Cimetière Monumental
"La mort de Flaubert"
Récit de l’enterrement de Flaubert par Zola
Lettre de Maupassant à Tourgueniev
Lectrice: Marie-Hélène Garnier
Samedi 21: 16h00
Dimanche 22: 12h00
RdV: devant la tombe de Gustave Flaubert
Durée: 30 mn

Pavillon Flaubert
"Flaubert et Maupassant au fil de la Seine"

[Choix de textes par Yvan Leclerc]
Lectrice: Françoise Leplénier
Samedi 21: 15h00
Dimanche 22: 15h00, 16h00
RdV: 18, quai Gustave Flaubert, Dieppedalle-Croisset
Durée: 30 mn

Aître Saint-Maclou
Extrait de La Légende de saint Julien l’Hospitalier de Gustave Flaubert

En collaboration avec les Amis de Flaubert et Maupassant
Texte de présentation par Matthieu Desportes (Centre Flaubert)
Lecteur: Jean-François Guémy
Samedi 21: 17h00
RdV: Aître Saint-Maclou, 186 rue Martainville
Durée: 20 mn

Musées
Musée Flaubert et d’Histoire de la Médecine
- entrée gratuite
Samedi 21 et dimanche 22: de 10h00 à 18h00

- Visites commentées du musée autour de l’Histoire de l’Hôtel-Dieu de Rouen
Samedi 21 et dimanche 22: 11h00, 15h00

- Animations musicales par Demesys, ensemble de flûtes à bec
Samedi 21 et dimanche 22: de 14h00 à 18h00
RdV: 51, rue de Lecat

Pavillon Flaubert
Entrée gratuite
Samedi 21 et dimanche 22: de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00
RdV: 18, quai Gustave Flaubert, Dieppedalle-Croisset

Dimanche 22 décembre 2002, Canteleu

Canteleu et la bibliothèque de Flaubert
16h, salle du conseil de l’Hôtel de Ville.
Présentation des livres ayant appartenu à Flaubert par le bibliothécaire municipal.

VIENT DE PARAITRE

Ouvrages

Philippe BONNEFIS, Métro Flaubert, Galilée, 2002
Lecture de la scène du fiacre, dans Madame Bovary.
Le titre de l'essai s'explique par le "métro émotif" de Céline (cité p.23), qui se réfère à cette scène. En guise de marque page, dans le livre: le tracé d'une ligne de métro, comme une table des matières, une liste de mots clés du livre, ou les points de passage du fiacre. (Pas de station "Flaubert" dans le métro parisien, ni rouennais). Rappel de la censure et du procès. Il est cependant excessif de dire que la suppression de la scène du fiacre est seule cause du procès (p.42 et 124).
La publication du roman commence par une déformation du patronyme, Faubert, que PB rattache opportunément à la suite des défigurations volontaires ou par coquilles: Flau, Flaub, Foubert, Flambert, Folbert, Thaubert, Faubert (chap.5). "Flaubert" viendrait du francique Hlod-Berht, "qui brille par l'éclat de ses victoires", l'élément Berht se retrouvant dans le prénom Berthe, qu'Emma donne à sa fille (p.51). L'itinéraire du fiacre est moins fantaisiste qu'il ne paraît d'ordinaire à la critique: le trajet marque l'enfermement dans la ville, l'impossibilité de sortir. Citant les points de passage du fiacre, GF commet un lapsus chronologique: "pont Napoléon", alors que l'action se situe sous la monarchie de Juillet. Au brouillon, le fiacre passait devant l'église de la Madeleine: là où la soeur Caroline fut inhumée. D'où la lecture de la scène du fiacre comme inceste. D'autant qu'Emma est enterrée dans sa robe de noces, comme Caroline (mais n'était-ce pas une coutume pour les jeunes mariées défuntes?), et que toutes deux meurent (Jacques Seebacher, que PB ne cite pas, avait relevé la coïncidence) le même jour, 24 mars 1846 (p.98). GF appelait sa soeur "petit rat": ces rats qu'Emma dit vouloir tuer quand elle vole l'arsenic (p.100). Au brouillon, Emma éprouve dans le fiacre "une vague épouvante" (p.95) et demande à Léon d'être sage, "comme frère et soeur" (p.107). Inceste, donc. En associant librement, comme PB, on se souviendra que la Madeleine est l'église où GF fut baptisé. On verrait aussi bien dans la scène du fiacre une scène originelle. Dernier biographème relevé par PB: le haut mal dont souffre GF s'appelle aussi mal de saint Fiacre (p.113). Sa forme d'hystérie provoque des visions colorées: celle même d'Emma qui regarde la campagne à travers des verres de couleurs, dans un passage supprimé.
Des analyses stimulantes, des raccourcis illuminants entre vie et oeuvre, mais aussi de la surinterprétation, par exemple quand l'auteur veut établir l'équivalence entre fiacre et roman, "lourde machine" à laquelle GF s'attelle. D'un point de vue génétique, il n'est pas tout à fait juste de dire que GF se met à rédiger son roman aussitôt après avoir écrit "en fiacre" dans la marge du scénario (p.75-76): l'indication se trouve p.55 des Plans et scénarios (CNRS Editions/ Zulma), qui comptent 61 pages. "En fiacre" est une invention tardive, certes, mais qui n'enclenche pas directement l'écriture. Par ailleurs, PB attachant une grande importance à la toponymie rouennaise, d'alors et d'aujourd'hui, avec traduction contemporaine des noms de rue en notes, on lui signalera, lu de Rouen, que le Mont-Riboudet, prétexte à jeu de mots pour Bournisien, s'appelle toujours ainsi, et non quai Gaston-Boulet (p.82, n.2).

Richard LEBEAU, Voyage en Egypte sur les pas de Flaubert, Le Garde-temps. Lecture de Sahkti.
"Flaubert traversa l’Egypte en 1850 et consignait toutes ses impressions dans de petits carnets qui ont été édités après sa mort. Richard Lebeau est archéologue et il a décidé d’évoquer, à travers cet ouvrage, l’Egypte éternelle décrite par Flaubert. Plus de deux tiers des monuments décrits dans les notes ont aujourd’hui disparu. Pari difficile que celui d’illustrer une région effacée par le temps et la main de l’Homme. Pari réussi. Avec des dessins de Loustal et des photographies de Michel Le Louarn."
(< Le petit bulletin de Zazieweb http://www.zazieweb.com)

Alan RAITT, The Originality of "Madame Bovary", Oxford, Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt/M., New York, Wien, Peter Lang, 2002. 150 pp. Romanticism and after in France. Vol. 6, General Editor: Alan Raitt.
ISBN 3-906768-44-9 / US-ISBN 0-8204-5856-2 pb. US-$ 25.95 / £ 18.- / EUR1* 29.60 / EUR2** 27.70 / sFr. 43.-
(Annonce de l'éditeur Peter Lang, transmise par Catriona Seth:)
The aim of this study is to assess in what ways "Madame Bovary" constitutes a radically new departure in the history of the novel. After tracing the circuitous route by which Flaubert came to start work on "Madame Bovary" when he was almost thirty, the book analyses the innovatory features of the work, namely its subject-matter, its narrative techniques, its style and language, and its narratorial perspectives. The study then draws together what has been established and shows how everything in the novel is suffused with a very modern irony. Though it has long been recognised that "Madame Bovary" marks a turning point in the history of the novel, the time has come when it is opportune to define exactly in what ways this is so.
Contents: Impersonality (the celebrated if much misunderstood doctrine of the effacement of the author from his text) - Point of view (the use of the point of view of the fictitious characters to mask the presence of the writer) - Dialogue and "style indirect libre" (the reduction of the amount of direct speech and its replacement by the famous free indirect style, one of his most famous techniques) - Description (the strikingly new function he assigns to description) – "Realism" (his ambivalent relationship with the theories and practice of realism current in his time) - Style (his numerous and vital linguistic innovations) - Beauty (the delicate question of what he meant by his emphasis on beauty in the novel, which is anything but an ideal of fine writing) - Architecture (the ways in which the themes of the novel are reflected in an unprecedently tight and cunning structure) - Flaws in the glass? (the possible hints that the work is self-reflexive rather than just an image of a world outside).
The Author: Alan Raitt is Emeritus Professor of French Literature in the University of Oxford and Emeritus Fellow of Magdalen College, Oxford. He is responsible for numerous editions, books and articles on Flaubert.
Direct order: http://www.peterlang.net/all/remote.cfm?vDom=3&vRub=3060&vID=76844
Sarah Fishwick

François ROSSET, Ecrire à Coppet: nous, moi et le monde, Genève, Slatkine, 2002.
L'ouvrage contient un chapitre consacré à deux lieux habités par de célèbres écrivains, Ferney et Coppet. "L’espace: de Ferney à Coppet" s’appuie en partie sur les observations du jeune Flaubert.
(< Catriona Seth)

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Manuel Fernández Barea, maître d'école à Palma de Mallorca:
"Je voudrais bien avoir le texte complet d'un "coucher de soleil sur la mer" de Gustave Flaubert. Quant j'étais petit je l'ai appris par coeur, mais parfois j'ai des doutes sur l'exactitude des mots. Ce texte commence par: "Le ciel était rose, la mer tranquille et la brise endormie. Pas une ride...." et il finit par: "Il semblait qu'une grande tristesse était survenue sur la mer."
J'aimerais retrouver ce texte pour le montrer à mes élèves.
Je vous en remercie."

Réponse au Bulletin, qui transmettra.




Ce Bulletin est édité par le Centre Flaubert, avec la collaboration de Matthieu Desportes, de Jean-Benoît Guinot et de Joëlle Robert. Il vous tiendra informé(e), selon une périodicité variable, des manifestations et des publications concernant Flaubert. Si vous désirez le recevoir gratuitement et y faire paraître des informations ou des commentaires, veuillez envoyer vos coordonnées et vos messages à :

Yvan Leclerc yvan.leclerc@univ-rouen.fr
Professeur à l'Université de Rouen
Faculté des Lettres et Sciences Humaines
F. - 76821 Mont-Saint-Aignan Cedex
Tél. Secrétariat département: 02 35 14 61 67
Tél. Centre Flaubert: 02 35 14 69 01

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