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BULLETIN FLAUBERT n° 95 / 30 mai 2007

AGENDA

Jeudi 7 juin, Forges-les-Eaux, Théâtre municipal, 20 h 30
Jean-Marie Privat et Corinne Iehl, «Yvetot vaut-il Constantinople?»
Contact: 02 35 09 80 88.

8-9 juin 2007, Université Paris-Sorbonne, Amphithéâtre Quinet
Fortunes de Musset, colloque organisé par André Guyaux et Frank Lestringant
Gianni Iotti, «Flaubert et Musset» (8 juin, 11h30).

Vendredi 29 juin, Université de Rouen, Mont-Saint-Aignan
Faculté des Lettres, Bât. A, salle Danielle Roussel, 14h30.
Pierre Claver Mongui soutiendra sa thèse «Politique et religion dans Salammbô de Gustave Flaubert». Jury: Anne Green (King's College London), Francis Lacoste (Bordeaux III), Yvan Leclerc (dir.), Gisèle Séginger (Marne-la-Vallée).

VENTES

Vente Beaussant Lefèvre, Drouot, 30 mai 2007 (Alain Nicolas expert).
http://www.auction.fr/cp/beaussant-lefevre/
67. Du Camp (Maxime). 4 lettres autographes signées à un poète. 1887-1888. Estimation: 100/150 euros.
L'ami de Flaubert dispense entre autres des conseils linguistiques: «... Je suis très frappé, dans vos vers, de certaines expressions que je trouve tout à fait impropres et qui, sans doute, sont acceptées aujourd'hui, puisque vous les employez. Je ne puis avaler des regards incongrus, des pâleurs lymphatiques... Pourquoi forger des mots? Désirs rénovés; renouvelés suffisait et le mieux eût été d'utiliser le verbe renaître... Lorsque je faisais des observations grammaticales à ce pauvre Flaubert, il me disait: tu n'es qu'un vieux pion. C'est très possible et vous m'en direz autant... Ne vous découragez pas et continuez à travailler; le fit fabricando faber est surtout vrai pour l'écrivain. Flaubert a débuté à 35 ans et il a travaillé aux lettres dès le collège...» (Baden-Baden, 21 juillet 1888, 3 pp. in-12).

80. Flaubert (Gustave). Lettre autographe signée «ton G.» à sa «chère Muse» [Louise Colet]. [Croisset], «mercredi 11 h. du matin» [9 mars 1853]. 7 pp. 1/2 in-12, enveloppe avec mention autographe de Louise Colet. Estimation: 4.000/ 5.000 euros.
Magnifique lettre à teneur littéraire. «Je ne prétends pas... vouloir défendre nos corrections quand même [à lui et à son ami Louis Bouilhet, sur le poème de Louis Colet L'Acropole d'Athènes] il doit y avoir dans le gd nombre bien des taches, mais l'esprit général en est bon. Corrige ces corrections quant aux répétitions, mais dans leur sens autant que possible, comme nous avons fait nous-mêmes relativement à tes vers. - En fait de répétitions je me rappelle en effet à deux places voisines: «On dirait qu'ils sont nus» et «on eût dit... (à propos des vêtements). Nous n'avons pas omis de choses nécessaires. Ne décris pas les Propylées. Songe donc qu'on en a déjà par-dessus les oreilles, de l'architecture. Personne ne te saura gré d'une fidélité aussi scrupuleuse. L'art est avant l'archéologie, et tu as déjà tant de colonnes! etc.! Passe passe hardiment. Il faut à toute force que tes petits vers arrivent après ces deux magnifiques: - pr tailler de sa main / Les blocs du Penthélique aussi durs que l'airain. Arrête-toi là, au nom de Dieu! Ton poème ne pèche pas par la sécheresse, n'aie pas peur. C'est l'abondance au contraire qui peut causer de la fatigue. Tous ces détails... sont fastidieux. C'est trop didactique - et enfin j'en reviens toujours là, il faut s'arrêter infailliblement aux vers cités que je trouve sublimes de raide & de net. Voilà une facture au moins!
Causons maintenant des barbares: c'est grave. Pour faire complètement bien ce morceau, il eut fallu ne pas ménager deux classes de citoyens auxquels il nous est interdit de toucher: 1° les prêtres 2° les académiciens eux-mêmes. Ce sont ces deux genres d'animaux féroces qui, quant à l'idée du beau (l'idée antique), ont fait plus de mal que les Attila & les Alaric. Nous ne pouvons donc rendre notre pensée qu'avec des adoucissements sans nombre et une atténuation originelle, qui l'affaiblit de soi-même; & il faut aller auprès du but et non au but. Ton morceau n'était pas bon, il était même mal écrit, mou, trop long d'ailleurs, & ne disait rien des autres Barbares (ou trop peu). Celui de B. [Louis Bouilhet] et dont toute la seconde partie a été faite par nous deux me semble plus approchant. Si tu crois que l'on y verra une main différente & que cela pourra compromettre le succès, je ne dis plus rien. Mais tu n'y as pas compris des choses pourtant fort compréhensibles. Ainsi opposiez des seins nus aux boucliers d'airain. C'est vous qui opposiez des seins nus, vos seins nus aux boucliers d'airain (des Grecs). Les B. [barbares] en effet étaient sans armes défensives. Tu me dis «que ça laisse à peine deviner les viols des Grecques» mais à quoi bon parler du viol des Grecques? Ce n'est pas là ce qu'on a voulu dire. C'est seulement un détail pittoresque p. peindre les barbares... Ce morceau des barbares me paraît d'ensemble très pompeux, lyrique et gueulard. C'est p. cela qu'il me plait. «Des pôles du Nord, du fond de l'Asie» est lourd comme tout, & . Fais donc plus d'attention à la pâte générale du style. Si nos barbares ne te vont pas (moi je tâcherais seulement d'en enlever les taches (= répétitions) dont nous convenons ensemble, refais-les dans ce mouvement, et dans ce rythme (par stances de 4), qui est très ferme, et en suivant le plan... Sois sûre que toutes nos corrections ont été mûrement délibérées. - Nous y avions d'abord passé tout l'après-midi du jeudi. B. [Bouilhet] y a travaillé vendredi et samedi et dimanche. Nous avons encore revu le tout, et nous sommes mis au travail le soir... J'attends donc, vendredi, une copie comme je te l'indique. Nous te la renverrons immédiatement. J'irai à Rouen exprès; & nous y passerons ensemble tout l'après-midi. Adieu, bonne chance, Mille caresses.»
En post-scriptum: «Pour te désagacer, sache que la Sylph. [la Sylphide, surnom donné à l'actrice Edma Roger des Genettes] & B. [Bouilhet] ne s'écrivent plus. Tout me semble tombé à l'eau. Il l'a décidément envoyée faire foutre par d'autres...»
[Corr., éd. Jean Bruneau,   Bibl. de la Pléiade, t. II, p. 258-262.]

81. Flaubert (Gustave). Lettre autographe signée à son «cher vieux» [Edmond Laporte]. [Croisset], «mardi soir» [27 octobre 1874]. 1 p. in-16, estampille «E.L».
Estimation: 500/ 600 euros.
«Merci... Les notes du docteur sont excellentes. J'en demande beaucoup dans ce genre-là. Donc j'attends la suite avec soif. J'ai été très souffrant cette semaine. Il paraît que c'était la bile. Aujourd'hui ça va un peu mieux. Je pars demain pr Paris. LA 1ère de Zola est pr vendredi 4 [la pièce de Zola Les Héritiers Rabourdin fut en en fait créée le mercredi 3 novembre 1874]. Mille 25 veut me donner Frédéric Lemaître. Je crois l'idée mauvaise. Le même Weinschenk [Camille Weinschenk, que Flaubert surnommait «Mille 25», directeur du théâtre des Arts] me dit ce matin que Le Sexe faible entrera en répétition dans 15 jours [pièce de Louis Bouilhet, remaniée par Flaubert]. Je serai revenu ici samedi soir...»
[Corr., éd. Jean Bruneau,   Bibl. de la Pléiade, t.IV, p. 881.]

234. Yourcenar (Marguerite). Lettre autographe signée à l'écrivain et diplomate Maurice-Lucien Hanot dit Maurice d'Hartoy.
Petite Plaisance, Northwest Harbor dans le Maine aux États-Unis, 27 décembre 1957. 2 pp. in-8, trace d'onglet en marge. Estimation: 200/ 300 euros.
«Je vous remercie bien vivement de l'envoi de votre Guy de Maupassant inconnu [sous-titré Ses conseils à une femme de lettres, édition par Maurice d'Hartoy des lettres de Maupassant à Jeannine Alexandre Dumas]. Ces deux lettres sont émouvantes par la bonne volonté, le scrupule, l'admirable respect de la littérature qui s'y révèlent à chaque ligne. Il me semble que le grand succès même de Maupassant a tendu à rendre moins visible pour beaucoup de lecteurs ce qu'on voit du premier coup chez Flaubert: l'intransigeante honnêteté de l'artiste. Les pages que vous citez prouvent combien Maupassant était resté jusqu'au bout fidèle aux conseils et au grand exemple de Flaubert... Merci pour la photographie contre laquelle j'échange ce portrait pris (par le cordonnier du village) dans ma petite maison de Mount-Desert (l'île des Monts-Déserts des cartes de Champlain).»


Catalogue Livres et documents précieux, 1491-2001, Librairies Quentin et Forgeot, 2007
58. Maxime Du Camp, Égypte, Nubie, Palestine et Syrie, Paris, Gide et J. Baudry, 1852.
400.000 euros.
Contient la photo de Flaubert au Caire (reproduite dans le catalogue)
http://flaubert.univ-rouen.fr/iconographie/egypte.php


(< Marlo Johnston, Jean-Benoît Guinot)
5 juin 2007, vente Sotheby’s, Paris
http://www.sothebys.com/

137. Madame Bovary. Michel Lévy frères, 1857. 15.000/ 20.000 euros.
Édition originale. In-12 (189 x 123 mm). Premier état, avec toutes les fautes signalées par A. Lambiotte (Le Livre et l'estampe, 39-40, p.225-230). Un des 78 exemplaires sur vélin fort recensés, celui-ci inconnu de Lambiotte. Envoi autographe signé: «à Mr de Gascq cordial hommage de gratitude et de respect, le fils d'un de ses vieux amis, l'auteur, son tout dévoué. G. Flaubert». Reliure signée de Mercier, sr de Cuzin. Maroquin bleu, triple filet en encadrement, doublure de maroquin citron, gardes de soie bleue, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, tête dorée, couverture et dos conservés. Étui. Exemplaire non rogné.

138. Madame Bovary. Michel Lévy frères, 1857. 8.000/ 12.000 euros.
Édition originale. In-12 (175 x 118 mm). Quelques rares et pâles rousseurs. Exemplaire du premier tirage avec la faute à Senart et toutes les fautes signalées par Auguste Lambiotte (Le Livre et l'estampe, 39-40, p. 225-230). Reliure de l'époque. Demi-maroquin rouge à coins, dos à nerfs plats orné de filets dorés et fleuron à froid répété, chiffre J.D. en pied, tranches jaspées. Étui. Bien complet du titre et faux-titre du tome II.

139. Madame Bovary. Michel Lévy frères, 1857. 6.000/ 8.000 euros.
Édition originale. 2 tomes en un volume in-12 (184 x 118 mm). Sans le catalogue de l'éditeur à la fin du tome I. Exemplaire de premier tirage Reliure signée de chambolle-duru. Maroquin rouge, cinq filets en encadrement, dos à nerfs orné, tranches dorées sur témoins, couvertures conservées. Étui.

140. Madame Bovary. Michel Lévy frères, 1857. 1.500/ 2.500 euros.
Édition originale. 2 volumes in-12 (184 x 110 mm). Sans le catalogue de l'éditeur à la fin du tome I. Exemplaire de premier tirage, avec la faute à Sénard. Reliure signée de Noulhac. Maroquin bleu à grain long à coins, dos à nerfs plats orné de filets et motifs dorés, couverture conservée. Trace de signature grattée sur le premier plat de la couverture du tome I. Charnières très légèrement frottées.

141. Salammbô. Michel Lévy frères, 1863. 600/ 800 euros.
Édition originale. In-8 (232 x 149 mm). Exemplaire de premier tirage avec les fautes p.5 , «effraya» au lieu de «effraièrent» et aux pages 251, 368 et 370, «Scissites» au lieu de «Syssites». Reliure signée de Bretault. Demi-maroquin marron foncé à coins, dos lisse orné d'un décor doré à répétition, couverture et dos conservés. Exemplaire non rogné.

142. L'Éducation sentimentale. Michel Lévy frères, 1870. 8.000/10.000 euros.
Édition originale. 2 volumes in-8 (245 x 150 mm). Tirage: un des 25 exemplaires sur Hollande. Il n'a pas été imprimé de couvertures spéciales. «Les exemplaires sur Hollande ont été brochés avec des couvertures de papier ordinaire portant: deuxième édition» (Cartertet, I, 268). Reliure signée de Marius Michel. Maroquin bleu nuit, encadrement de filets dorés et de 2 listels de maroquin bordeaux, dos à nerfs orné de même, doublure de maroquin bordeaux, gardes de soie bleu nuit, tranches dorées sur témoins. Étui.

143. L'Éducation sentimentale. Histoire d'un jeune-homme. Michel Lévy frères, 1870. 3.000/ 5.000 euros.
Édition originale. 2 volumes in-8 (219 x 139 mm). Reliure de l'époque. Demi-veau blond, dos lisse orné, pièce de titre et de tomaison de veau brun, tranches jaspées. Coiffe supérieure du tome 2 en partie arrachée, petit défaut à la charnière du premier plat du tome 2, pièces de titre et de tomaison frottées. Quelques rousseurs.

144. L'Éducation sentimentale. Michel Lévy frères, 1870. 2.500/ 3.500 euros.
Édition originale. 2 volumes (233 x 145 mm). À la fin du tome II figurent les 32 pages du catalogue de l'éditeur. Reliure signée de Canape. Demi-maroquin vert à coins, dos à nerfs orné de filets à froid, couvertures et dos conservés. Dos légèrement passé.

145. Le Candidat. Comédie en quatre actes. Charpentier et Cie, 1874. 800/ 1.200 euros.
Édition originale. In-16 (152 x 111 mm). Reliure de l'époque. Demi-maroquin brun à long grain, dos à nerfs, tranches jaspées.

146. La Tentation de saint Antoine. Charpentier et Cie, 1874. 6.000/ 9.000 euros.
Édition originale. In-8 (250 x 150 mm). Tirage: exemplaire n°38, un des 75 sur Hollande. Reliure signée de Gruel. Demi-maroquin marron à coins, dos à nerfs, tête dorée, couverture et dos conservés. Exemplaire non rogné.
Pièces jointes :
- une lettre autographe signée de Gustave Flaubert à son «bon vieux», l'invitant à dîner «demain chez moâ! [sic]. Nous passerons la soirée à je ne sais quoi.» (...) . «Je bûche comme un âne - & lis des choses fortes» (mercredi 9h du soir, 1 p. in-8 sur papier bleu, montée sur onglet). Lettre non reproduite dans Correspondance de Gustave Flaubert aux éditions de La Pléiade.
- un portrait de Gustave Flaubert par Commanville sur Chine relié en frontispice.

147. La Tentation de saint Antoine. Charpentier et Cie, 1874. 1.000/ 1.500 euros.
Édition originale. In-8 (225 x 145 mm). Reliure signée de Weckesser. Demi-maroquin marron à coins, dos à nerfs, tête dorée, couverture et dos conservés.

148. Trois contes. Un coeur simple - La Légende de saint Julien l'Hospitalier - Hérodias. Charpentier, 1877. 4.500/ 6.500 euros.
Édition originale. In-12 (189 x 117 mm). Tirage : exemplaire n°48, un des 100 sur Hollande. Reliure signée de Chambolle-Duru. Maroquin aubergine, orné de jeux de filets à froid, rose dorée aux angles, dos à nerfs orné du même motif doré. Étui. Exemplaire non rogné.

149. Bouvard et Pécuchet. Oeuvre posthume. Alphonse Lemerre, 1881. 4.500/ 6.500 euros.
Édition originale. In-8 (190 x 119 mm). Tirage: un des 55 exemplaires sur Hollande. Reliure signée V. Champs. Bradel demi-maroquin rouge à coins, dos lisse orné, couverture et dos conservés. Dos de la couverture renforcé.

150. Par les champs et par les grèves. Charpentier, 1886. 1.200/ 1.800 euros.
Édition originale. In-12 (184 x 112 mm). Reliure non signée. Demi-maroquin bordeaux à coins, dos à nerfs, tête dorées, couverture conservée.

151. Mémoires d'un fou. Floury, 1901. 4.500/ 6.500 euros.
Édition originale. In -8 (250 x 150 mm). Illustration: portrait de Gustave Flaubert par Adrien Nargeot, ici en double état et un autographe fac-similé. Tirage: un des rares exemplaires sur Chine. Tirage limité à 100 exemplaires, dont 50 mis dans le commerce et 50 hors commerce. Envoi autographe signé de Pierre Dauze: «à Edouard Pelletan bien sympathiquement, l'éditeur très modeste», sous la justification du tirage au crayon bleu. Reliure signée de crayon. Bradel demi-percaline rouge à coins, dos lisse orné, couverture conservée. Quelques taches sur le premier plat. Quelques rousseurs. Pièce jointe: poème autographe non signé intitulé «Le Poëte», se décomposant en 5 strophes de 6 vers chacune. 9 vers contiennent des variantes écrites en regard. Ce poème est écrit d'une écriture appliquée qui nous permet d'imaginer une mise au propre de l'auteur. (2 p. in-4 sur 1 feuillet plié, encre brune).

152. La première Tentation de saint Antoine (1849-1856). Oeuvre inédite publiée par Louis Bertrand. Fasquelle, 1908 1.500/ 2.500 euros.
Édition originale. In-12 (182 x 113 mm). Reliure non signée. Bradel toile verte, dos lisse, couverture conservée.

153. L'Éducation sentimentale (version de 1845). Louis Conard, 1910. 300/ 500 euros.
Appendice aux oeuvres complètes. Oeuvres de jeunesse inédites. III. 1845-1846. Bradel toile verte, dos lisse, couverture et dos conservés.

154. [Oeuvres diverses]. Ensemble de 4 ouvrages en 15 volumes. 800/ 1.200 euros.
Lettres de Gustave Flaubert à George Sand. Précédées d'une étude par Guy de Maupassant. G. Charpentier et Cie, 1884. Edition originale. Exemplaire n°21, un des 50 sur Hollande. Reliure signée de Pierson. Bradel percaline grenat, dos lisse. Exemplaire non rogné.
Lettres à sa nièce Caroline. Eugène Fasquelle, 1906. Édition originale. Exemplaire n°3, un des 25 sur Hollande. Reliure non signée. Demi-maroquin vert à coins, dos à nerfs, tête dorée, couverture et dos conservés. Dos passé.
Correspondance. Louis Conard, 1926. Nouvelle édition augmentée. Première série 1830-Neuvième série 1880. 9 volumes in-8. Exemplaire n°13, un des 50 sur Chine. Reliure signée de Pierre-Lucien Martin. Demi-maroquin bordeaux à coins, dos à nerfs, tête dorée, couverture et dos. Exemplaire non rogné. Quelques rousseurs.
Correspondance inédite (1830-1880). Louis Conard, 1953. 4 volumes. Exemplaire n°7, un des 90 sur Vélin. Reliure signée de Pierre-Lucien Martin. Demi-maroquin bordeaux à coins, dos à nerfs, tête dorée, couverture et dos. Exemplaire non rogné.


7 juin 2007, vente Sotheby’s, Londres
http://www.sothebys.com/
4. Bouvard et Pécuchet. Alphonse Lemerre, 1881. 1.500/ 2.500 GBP
First edition, 8vo, original upper and lower yellow wrappers printed in black bound in, contemporary blue cloth backed marbled boards, slight spotting to edges, extremities slightly rubbed.

105. Madame Bovary: moeurs de province. Michel Lévy frères, 1857. 3.000/ 5.000 GBP
2 volumes, 12mo (184 x 111mm.), half-titles, later crushed blue morocco by Noulhac, grey crushed morocco board liners with gilt fillets, fabric and marbled paper endleaves, gilt edges, marbled paper slipcase, original printed wrappers bound in, newspaper review of the novel by J. Habans mounted at end of second volume, original wrappers very slightly soiled.

VIENT DE PARAITRE

Ouvrages

(< Aurélie Barjonet, Jean-Benoît Guinot)
Philippe Doumenc. Contre-enquête sur la mort d'Emma Bovary. Actes Sud, 2007.
http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742768202
Présentation de l'éditeur:
Elle s'appelle Emma Bovary et son histoire est célèbre. Amoureuse de l'amour, elle a vécu d'illusions, trompé son mari et ruiné son ménage. Dans un geste de désespoir, elle se tue en absorbant une forte dose d'arsenic - c'est du moins ce que prétendra Flaubert. Or c'est un fait reconnu que l'arsenic, en une seule prise, n'est presque jamais mortel...
Voici ce qui s'est réellement passé: au chevet de la jeune femme, deux médecins ont été appelés. L'un, le docteur Canivet, relève des traces discrètes de contusions; l'autre, le professeur Larivière, pourra témoigner des derniers mots chuchotés par Emma: "Assassinée, pas suicidée." Deux policiers de Rouen sont dépêchés à Yonville afin d'élucider l'affaire. Et les voilà bientôt nantis de plusieurs suspects possibles: un mari cocufié, un prêteur sur gages, deux femmes de caractère, un cynique libertin, un pharmacien concupiscent...
Dans le décor médiocre et petit-bourgeois où Emma suffoquait d'ennui, Philippe Doumenc orchestre une contre-enquête brillante et talentueuse - un vrai et noir roman qui nous révèle enfin ce que Flaubert lui-même feignait d'ignorer.

Roxane Martin, La féerie romantique sur les scènes parisiennes. 1791-1864, Champion, coll. «Romantisme et Modernités», n°105, 2007, 120 euros.
[Références au Château des coeurs.]

(< Jean-Benoît Guinot)
Collectif. Trois contes en bande dessinée, Petit à petit, 2007
http://www.petitapetit.fr/maison-edition/fiche_livre.php?titre=trois-contes-de-gustave-flaubert-en-bd&livre=213

(< Éric Walbecq)
Irma Ice, Copurotor I, Vauvenargues, coll. «Série X», [2007].
Les docteurs Bouvaste et Peucouchet créent la machine à sexe Copurotor (Codificateur Orgasmique à Programmation Univoque et Rotation Omnidirectionnelle Transmodulée).

Articles

Stéphanie Dord-Crouslé, «Flaubert relecteur de lui-même: le cas épineux de L’Éducation sentimentale», dans La relecture de l’oeuvre par ses écrivains mêmes, t.I, Tombeaux et testaments, sous la dir. de Mireille Hilsum, Éditions Kimé, coll. «Les Cahiers de marge», 2007, p.201-214.
Critères à établir pour différencier les corrections d’auteur et les coquilles typographiques entre L’Éducation sentimentale de 1869 (Lévy) et la réédition de 1879 (Charpentier).

Philippe Dufour, «Le paysage parenthèse», Poétique, n°150, avril 2007, p.131-147.
Le paysage dans le roman historique, en particulier dans Salammbô. Dans ces parenthèses, Flaubert cherche à saisir «la vie sensitive» (p.139) en «focalisation dépersonnalisée»: le paysage est vu, senti, mais par un corps anonyme.

Éric Le Calvez, «Génétique scénarique: les scénarios de la scène du fiacre dans Madame Bovary», dans La création en acte. Devenir de la critique génétique, sous la dir. de Paul Gifford et Marion Schmid, Rodopi, coll. «Faux Titre», 2007, p.67-82.
http://www.rodopi.nl/functions/search.asp?BookId=Faux+289
Flaubert a surtout la volonté de distinguer les deux scènes de baisade: avec Rodolphe (Yonville, extérieur) et Léon (Rouen, «intérieur»). La focalisation externe apparaît fortuitement, en marge du dernière scénario d’ensemble de Madame Bovary: «trimballement du fiacre, partout/ boule du cocher. – rien que la boîte».

Yvan Leclerc, «Flaubert contemporain: bilan et perspectives», Romantisme, n°135, 2007, p.75-86.
État des lieux pour le cent-cinquantenaire de Madame Bovary.


Ce Bulletin est édité par le Centre Flaubert, avec la collaboration de Matthieu Desportes, de Jean-Benoît Guinot et de Joëlle Robert. Il vous tiendra informé(e), selon une périodicité variable, des manifestations et des publications concernant Flaubert. Si vous désirez le recevoir gratuitement et y faire paraître des informations ou des commentaires, veuillez envoyer vos coordonnées et vos messages à :

Yvan Leclerc yvan.leclerc@univ-rouen.fr
Professeur à l'Université de Rouen
Faculté des Lettres et Sciences Humaines
F. - 76821 Mont-Saint-Aignan Cedex
Tél. Secrétariat département: 02 35 14 61 67
Tél. Centre Flaubert: 02 35 14 69 01

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