BULLETIN
RECHERCHE
Contact   |   À propos du site

[BULLETIN FLAUBERT n° 149 / 14 mai 2013]

(< Stéphanie Dord-Crouslé)
Vente Alde, Drouot, 31 mai 2013
Lot n°3, Charles Asselineau, La Ligne brisée. Histoire d'il y a trente ans, Paris, Alphonse Lemerre, 1872. In-16, demi maroquin vert sombre avec coins, dos orné de caissons à froid, tête dorée, non rogné, couverture et dos (Lemardeley). Édition originale, ornée d'un frontispice sur chine gravé à l'eau-forte par Edmond Morin. Elle a été tirée à 530 exemplaires.
Touchant envoi autographe signé à Flaubert: «De minimis curet Prætor! À Gustave Flaubert. Ch. Asselineau. Sept[em]bre 1872.» Inversant l'expression latine de minimis non curat praetor, Asselineau exprime ici le souhait que le commandant en chef daigne s'intéresser à des vétilles. Ex-libris au chiffre P non identifié. Dos insolé. Estimation 200/ 300 euros.
http://catalogue.gazette-drouot.com/html/g/fiche.jsp?id=3011700

Vente passée

(< François Lapèlerie)
Freeman’s Auctioneers & Appraisers Philadelphia 4 avril 2013
http://www.freemansauction.com/asp/fullCatalogue.asp?salelot=1454+++++583+&refno=++866773
Lot 583. Lettre de Flaubert à Alfred Nion, 4 janvier 1865.
1p, 4to; light creasing along old folds. To Alfred Nion, Flaubert writes for news of his “fairy” play, Le Château des coeurs; desiring to demonstrate that this old form can be profitably revived, he is nevertheless pessimistic about the success of his play. Dated in the hand of Caroline Commanville, his literary executor. Clean & clear in archival frame.
Estimation: 1,500/ 2,500 dollars.
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.III, p.420.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 148 / 27 mars 2013]

(< Christoph Oberle)
Kotte Autographs, n°47, 2013
166. Ensemble de lettres relatives à Bouvard et Pécuchet: Flaubert à Frédéric Baudry et réponse de Baudry concernant l’arboriculture; 5 lettres du Dr Devouges à Edmond Laporte, principalement de Corbeil, 1874 (50p.); Henri Gaidoz à Flaubert, 12 ou 13 février 1878; Frédéric Baudry à Flaubert, 15 février 1878; Alexandre Bertrand, 22 février 1878; Jules Troubat à Flaubert, 11 avril 1878. Lettre de Charles Pierrot à Jules Troubat. 8.500 euros.

(< Marie-Paule Dupuy)
Catalogue de la Librairie Rossignol, n°296, B.P. 31/36, 83460 Les Arcs.
Flaubert, Trois contes. Un coeur simple - La Légende de saint Julien l'Hospitalier – Hérodias, Paris, Charpentier, 1877, in-12 (18x11 cm), (4)+349 pages, pleine percaline, titre et filets dorés au dos (reliure ancienne, des rousseurs, plus nombreuses par endroits). Édition originale. Exemplaire de N. M. Orazi, avec son bel ex-libris illustré.
Voir Clouzot, 122, qui indique: «de plus en plus recherché».1.200 euros.

(< Jacques-Remi Dahan
Vente Neret-Minet, Tessier et Sarrou, Paris, 3 avril 2013
52. Flaubert Gustave, Madame Bovary, Michel Lévy, 1857. Édition originale (présence de la faute en dédicace à Sénart au lieu de Sénard).
Deux volumes reliés en un avec uniquement la première couverture et le second dos. Très belle reliure in-12 plein maroquin marron foncé à longs grains, plats à liserés à froid, légèrement éclairci, contre plats doublés de maroquin vert, trois tranches dorées, étui (reliure signée Semet et Plumelle). Légèrement court de marges.
2.000 / 3.000 euros.

[BULLETIN FLAUBERT n° 147 / 13 février 2013]

(< J.-R. Dahan)
21 février 2013, Vente Ader, Paris, Manuscrits et Autographes. – Collection de M. X.
http://www.interencheres.com/fr/meubles-objets-art/manuscrits-et-autographes-collection-de-m-x-ie_v671.html  

65. Gustave Flaubert. L.A., [Croisset] Dimanche soir [«4 octobre 1846» de la main de Louise Colet], à Louise Colet; 4 pages in-4. Estimation: 10000/ 12000 euros.
Belle et curieuse lettre amoureuse à Louise Colet, des débuts de leur liaison. Flaubert envoie à Louise Colet la lettre pour son ancienne maîtresse Eulalie Foucaud (la voluptueuse séductrice du jeune Flaubert à Marseille en 1840)... «Je voudrais être là, à Paris près de toi et effacer par un baiser chaque pli triste qui viendrait sur ton front en la lisant. Car j’ai peur que tu ne t’en chagrines encore. J’ai obéi au mouvement d’écrire à cette femme. Ai-je bien fait de le suivre je n’en sais rien. [...] Cette idée m’est venue. J’y ai cédé voilà tout. Si tu ne me blâmes pas j’aurai eu raison [...].
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. Pléiade, t.I, p.374.]

66. Gustave Flaubert. L.A.S. «G.», Mercredi 1 h. [«22 décembre 1852» de la main de Louise Colet], à Louise Colet; 2 pages et demie in-8, enveloppe. Estimation: 4000/ 5000 euros.
Belle lettre de conseils littéraires à sa maîtresse. Flaubert va aller à Rouen s’occuper d’un buvard pour Louise. Il lui conseille de rester tranquille face aux avances de R. [Villemain, que Flaubert et Louise surnommaient Riquet à la houppe]. À propos du poème de Louise Colet La Paysanne, Flaubert se montre très exigeant quant à la perfection du style, de même que Bouilhet. Il discute et corrige certaines expressions. «Il faut que les métaphores soient rigoureuses et justes d’un bout à l’autre.»
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. Pléiade, t.II, p.214.]

67. Gustave Flaubert. L.A.S., Croisset mardi soir [27 octobre 1868], à Ernest Feydeau; 3 pages in-8. Estimation: 2500/ 3000 euros.
Belle lettre sur la préparation de L’Éducation sentimentale. «Je passe mon existence à me monter & à me démonter le bourrichon. Après avoir été pendant une semaine et demie, sans dormir plus de cinq heures sur vingt-quatre, je suis présentement affecté de douleurs carabinées à l’occiput. J’ai besoin d’une bosse de sommeil. [...] Je t’avouerai que je ne suis pas gai, tous les jours. Je finis par être fourbu comme une vieille rosse. D’autant plus que je ne suis pas sans de violentes inquiétudes sur la conception de mon roman? Mais il est trop tard pour y rien changer!»...
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. Pléiade, t.III, p.814.]

165. George Sand (1804-1876). L.A.S., Nohant 17 janvier [18]69, à Gustave Flaubert; 7 pages in-8 à son chiffre. Estimation: 3.000/ 4.000 euros.

188. Ivan Tourguéniev (1818-1883). L.A.S., Spasskoïé (gouvernement d’Orel) Jeudi 27/15 mai 1880, à la princesse Troubetzkoï; 3 pages in-8; en français. Estimation: 3.500/ 4.000 euros.
Belle lettre sur la Russie, sa difficulté à écrire et la mort de Flaubert. Il parle de sa goutte, et termine tristement: «J’ai été bien profondément affligé de la mort de Flaubert. – Il a été un des êtres humains, que j’ai le plus aimés au monde»...
Ancienne collection Dina Vierny (1996, n°150).

[BULLETIN FLAUBERT n° 145 / 20 décembre 2012]

Catalogue de la Librairie de l’Abbaye-Pinault, n°346, décembre 2012
http://www.franceantiqu.fr/Slam/abbaye-pinault/FR.asp
46. Flaubert, lettre à Edmond Laporte, [27 février 1879], 2.100 euros.
Avec la mention: «Ce billet écrit au crayon par Flaubert, a été repassé à l’encre afin d’en assurer la conservation.» [Lettre vendue.]
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.558.]

Catalogue de la librairie Bertran, Rouen, [décembre 2012]
23 lots concernent Flaubert
http://www.librairie-bertran-rouen.fr/Catalogue/Ber_List_Loc.php?Mot=Flaubert&Origi=4&Ar=3
La catalogue papier (lot 105) comporte en outre la pré-originale de Bouvard et Pécuchet dans La Nouvelle Revue, 1880-1881 (2.000 euros).

Ventes passées
(< Stéphanie Dord-Crouslé, Éric Walbecq)
Vente Christies, 12-13 décembre 2012
Salammbô, Lemerre, 1879, envoi «à ma chère amie Me Brainne/ 29 avril 1880/ G. Flaubert».
http://www.christies.com/lotfinder/books-manuscripts/flaubert-gustave-oeuvrestomes-i-et-ii-5632053-details.aspx

(< Fabien Persil)
SARL Hôtel des ventes de Toulon/SCP Maunier & Noudel Deniau, Toulon
Vente du 30 novembre 2012
133. Flaubert, lettre autographe signée «G. Flaubert », adressée à un ami, Croisset, près de Rouen, mercredi 30 octobre [1878], 1 p. Est. 400/ 600 euros.
«Dalloz n’a donc pas voulu de mon ours? Ne craignez pas de me dire!... Si vous ne voyez aucun endroit convenable pour placer avantageusement lesusdit manuscrit ne vous en occupez plus! Tant pis...»
[Lettre inédite à Ernest Daudet, concernant Le Château des cœurs.]

Vente, 2, rue du Congrès 06000 Nice, Vendredi 21 décembre, 14h30
V. Pieters (XIXe siècle), Portrait de Gustave Flaubert en Turc. Huile sur toile. Signée et datée 1856. 100 x 81 cm. Estimation: 10000 /12000 euros.
Portrait douteux, reproduit ici:
http://flaubert.univ-rouen.fr/iconographie/pieters.php

(< François Lapèlerie)
Vente Artcurial à Paris, 13 décembre 2012
http://www.artcurial.com/fr/asp/results.asp
328. Madame Bovary, Michel Lévy, 1857. Édition originale, un des rares exemplaires sur velin fort. Joints la suite d’illustrations par Boilvin (Lemerre, 1874), le portrait par Liphart, frontispice par Cuisinier, eau-forte par Girardin représentant Emma à cheval. Estimation 14.000/ 16.000 euros. [Lot invendu.]

Vente par la société californienne Profiles in History (Joseph M. Maddalena), 26901 Agoura Road, Suite 150, Calabasas, CA 91301:
18 décembre 2012
Historical Document Auction 54:
https://www.profilesinhistory.com/
207. Flaubert à Louise Colet, 7 octobre 1853, 3 pages; 206 x 137 mm; quelques taches.
"An intimate autographed letter signed by Gustave Flaubert to his celebrated mistress, Louise Colet, concerning his writing of Madame Bovary: Oh, Bovary, what a grinding millstone it is for me... An extraordinary letter by Flaubert lamenting over his greatest work, Madame Bovary."
Reproduction partielle de la lettre dans le catalogue. Estimation: $ 10.000 - $15.000.

[BULLETIN FLAUBERT n° 144 / 23 novembre 2012]

(< Éric Walbecq)
Vente Pierre Bergé, mercredi 21 novembre 2012
http://catalogue.gazette-drouot.com/index.jsp?id=13966&lng=fr
Lot 146. Gustave Flaubert, Madame Bovary, Michel Lévy, 1857. Envoi: «à Mr Ledier/ cordial hommage de l’aute[ur]/ Gve Flaubert». Estimation: 12.000/ 15.000 euros.
Stanislas Xavier Sylvain Lédier (Bacqueville, 1798-Paris, 1873) fut député de la Seine-Inférieure de 1852 à 1870. Au tout début de l’année 1857, Flaubert, souhaitant éviter un procès suite à la publication de son roman dans la Revue de Paris − «Toutes les hautes garces s’arrachent la Bovary pour y trouver des obscénités qui n’y sont pas» (1er janvier 1857) −, sollicite dans la même journée (2 janvier 1857) le député Lédier, Gustave Rouland (ministre de l’instruction publique) et Collet-Maigret (directeur de la police). Le procès eut tout de même lieu, mais Flaubert sera acquitté le 7 février 1857.

Catalogue Laurent Coulet, n°53 [automne 2012]
26. Flaubert, Un coeur simple, Paris, Ferroud, 1894. 23 compositions d’Émile Adam gravées à l’eau-forte par Champollion. Un des 200 exemplaires de tête numérotés sur Japon, n°28, avec pastel original en couleurs.1.400 euros.
27. Flaubert, Hérodias, Paris, Ferroud, 1892. 21 compositions de Georges Rochegrosse gravées à l’eau-forte par Champollion. Un des 20 exemplaires de tête sur Japon, n°1, avec un dessin aquarellé original en couleurs. 1.600 euros.
28. Flaubert, Salammbô, Paris, Ferroud, 1900. 52 compositions originales de Georges Rochegrosse, gravées à l’eau-forte par Champollion. Un des 100 exemplaires de tête numérotés, n°100, avec une aquarelle originale. 8.000 euros.
29. Flaubert, Madame Bovary, Paris, Michel Lévy, 1857, première édition originale. 5.500 euros.

(< Stéphanie Dord-Crouslé)
Librairie Camille Sourget
http://camillesourget.com/edition-originale-education-sentimentale-flaubert-livre-ancien/
Flaubert, L’Éducation sentimentale, Michel Lévy, 1870, édition originale sur grand papier, l’un des 25 sur hollande, seul grand papier, conservé dans sa reliure de l’époque. 45.000 euros.

Galerie Thomas Vincent, catalogue 1, 2012-2013.
http://www.galeriethomasvincent.fr
Flaubert, lettre à Émile Husson, [2 avril 1869]. 2.600 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, t.V, Supplément, p.1022.]

Vente Beaussant Lefèvre, Hôtel Drouot, vendredi 23 novembre 2012, Alain Nicolas expert.
http://www.beaussant-lefevre.com
84. Flaubert, Madame Bovary, Michel Lévy, 1857, édition originale. 600/ 800 euros.
85. Idem.

[BULLETIN FLAUBERT n° 143 / 18 octobre 2012]

Catalogue d’Élisabeth Brunet, automne 2012
http://www.librairie-elisabeth-brunet.fr
60. L’Éducation sentimentale, Michel Lévy, 1870, éd. originale. 2.700 euros.
61. Madame Bovary. Illustrations en couleurs de Grau Sala. Paris, La bonne compagnie, 1945. 300 euros.
62. La Tentation de saint Antoine. Édition définitive illustrée de gravures sur bois originales de Raphaël Drouart, P., G. Boutitie & Cie, 1922. 600 euros.

(< Éric Walbecq, BnF)
Catalogue de la Librairie Le Feu Follet, octobre 2012.
http://www.edition-originale.com/images/catalogues/73.PDF?utm_source=Sarbacane&utm_medium=email&utm_campaign=11%2F10%2F2012+moderne+octobre+2012
76. L’Éducation sentimentale, Michel Lévy frères, 1870, édition originale. 2.000 euros.
77. Salammbô, Michel Lévy frères, 1863.Troisième édition parue la même année que l’édition originale. Précieux et rare envoi autographe signé de l’auteur à madame Morris. Celle-ci pourrait être l’épouse du poète anglais William Morris, ami intime du peintre Edward Burne-Jones. 8.500 euros.
[Selon Fabien Persil, que nous avons consulté, il s’agirait plutôt d’une personne apparentée au général Louis Michel Morris, qui participa à la conquête de l’Algérie. Il était né à Croisset en 1803, et une branche de sa famille y résidait encore à la fin du XIXe siècle.]

(< Jacques-Remy Dahan)
Librairie Le Feu Follet, 31 rue Henri Barbusse 75005 Paris, 01.56.08.08.85.
Catalogue de septembre 2012.
http://www.edition-originale.com/images/catalogues/71.PDF?utm_source=Sarbacane&utm_medium=email&utm_campaign=07%2F09%2F2012+moderne+septembre+2012

138. Flaubert Gustave. Madame Bovary, Alphonse Lemerre, 1874, 2 volumes reliés sous étuis. Dernière édition publiée du vivant de l’auteur, illustrée d’un frontispice.
Rarissime envoi de l’auteur à (Louis) Ménard: «A mon ami Ménard, Gustave Flaubert, 28 Mai 77».
Savant, peintre, poète, philosophe, helléniste et chimiste Louis Ménard est le parangon de l’artiste intellectuel complet tel qu’il s’envisageait au XIXe siècle. 8.000 euros.

139. Flaubert Gustave. La dictature de Sylla. Manuscrit autographe complet inédit.S.n., s.l. s.d., 20x31cm, 6 pages en feuilles.
Précieux manuscrit autographe complet de 6 pages in-4, inédit, évoquant cet épisode de l’histoire de Rome.
Ce récit, très documenté, semble autant une compilation de notes historiques que l’élaboration d’une toile de fond au destin épique de Sylla.
Flaubert y évoque succinctement, bien qu’avec précision, les événements majeurs de l’Histoire et s’attarde plus volontiers sur les épisodes moins significatifs mais plus évocateurs de la démesure du personnage.
Ainsi remarque-t-on, dès le début, une attention prêtée aux déplacements géographiques des différents protagonistes et la mise en exergue de leurs fins tragiques: «Catilina […] lui creva les yeux, lui arracha la langue, les oreilles, les mains, lui rompit les bras et les jambes et lui coupa la tête enfin qu’il porta toute sanglante à Sylla puis il se lava les mains dans l’eau lustrale d’un temple voisin. Le cadavre du vainqueur des Cimbres fut exhumé, livré aux outrages et jeté dans l’Arno.»
Plusieurs références bibliographiques: «Mr D. n’a pas remarqué cela»; «Selon Pline XXXVI 186»; «v. p.296 est-ce cela?» soulignent la réflexion de l’auteur au-delà de la simple relation des événements. Il conclut d’ailleurs ainsi: «Sylla homme du passé voulant rétablir une société morte [...] se mit lui-même au dessus des lois […] caractère commun à tous les acteurs de ce même rôle.»
Le manuscrit évoque bien évidemment l’intérêt de Flaubert pour l’Antiquité après le procès de Madame Bovary, «le besoin de sortir du monde moderne, où ma plume s’est trop trempée et qui d’ailleurs me fatigue autant à reproduire qu’il me dégoûte à voir» (lettre à Mlle Leroyer de Chantepie, 18 mars 1857). L’absence totale de mention de Carthage dans ce texte semble plutôt témoigner d’un écrit antérieur aux recherches historiques qu’il effectua pour Salammbô, d’une recherche encore ouverte, mais l’intérêt porté au potentiel «tragique» de personnages hors norme, aux antipodes de la «dramatique» actualité de Madame Bovary évoque son grand roman orientaliste.
Depuis longtemps, le personnage exerçait une fascination certaine sur Flaubert: «Nous remarquerons d’abord le crime grand, politique et froid, dans la personne de Sylla: il accomplit sa mission fatalement, comme une hache, puis il abdique la dictature et s’en va au milieu du peuple; c’est là un orgueil plein de grandeur, ce sont là les crimes d’un homme de génie.» (Rome et les Césars, 1839). Paul Bourget évoque également cette passion de l’auteur: «Ses amis se rappellent encore avec quel frémissement il récitait tel morceau de prose, le dialogue de Sylla et d’Eucrate, par exemple: “Sylla, lui dis-je...” puis, s’arrêtant là de sa citation, il ajoutait: “Toute l’histoire romaine est là-dedans...” et il l’y voyait, tant l’ensorcellement des syllabes agissait sur ses nerfs tendus.» (Journal des débats politiques et littéraires, 10 février 1884).
Mais aussi épique fut-elle, l’histoire de Sylla manquait sans doute, à l’instar du manuscrit, d’une figure essentielle aux grandes oeuvres de Flaubert: une femme. 12.000 euros.

140. [Flaubert Gustave] Méreaux Amédée. La poésie et son avenir: Discours prononcé par M. Amédée Méreaux en réponse au discours de M. Simonin (1865 et la poésie).
Imprimerie de H. Boissel, Rouen, 1865. Édition originale.
Très rare exemplaire provenant de la bibliothèque de Gustave Flaubert, référencé sous le numéro 22 dans la vente de la succession de Mme Franklin Grout-Flaubert le 18 novembre 1931.
Bel envoi autographe: «A l’auteur de Mme Bovary et de Salammbô, Cordial hommage de son admirateur
Célèbre compositeur et musicien, Jean-Amédée Lefroid de Méreaux (1802-1874) avait été l’élève de Reicha, puis pianiste du duc de Bordeaux, virtuose à Paris, Londres, Rouen (où il mourut) et musicographe.
Très recherchés, les ouvrages de la bibliothèque de Flaubert sont d’une insigne rareté. 1.500 euros.

(< Marlo Johnston et Jean-Paul Goujon)
Catalogue Kotte, n°46, été 2012.
https://www.autographenhandlung.de/deu/koerper_katalog.php?sNavPoint=info
669. Flaubert, lettre à Edmond Laporte, 20 août 1879. 10.000 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.690.]
670. Flaubert, lettre à Marie Régnier, 22 septembre 1878. 9.000 euros.
[Corr., Bibl. de la Pléiade, t.V, p.439.]
671. Flaubert, lettre à Louis Bouilhet, s.d. 4.500 euros.
672. Flaubert, lettre à Philippe Leparfait, 12 décembre 1872. 15.000 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.IV, p.623.]
673. Flaubert, lettre à la baronne Lepic, septembre 1871. 9.000 euros.
[Corr., Bibl. de la Pléiade, t.IV, p.381.]
674. Flaubert, lettre à Edmond Laporte, 24 juillet 1878. 9.500 euros.
[Corr., Bibl. de la Pléiade, t.V, p.408.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 142 / 11 septembre 2012]

Les Autographes, catalogue Thierry Bodin, n°135, septembre 2012
http://www.franceantiq.fr/slam/autographes/Cat.asp?AUTEUR=flaubert&IdTable=Bodin0912
Gustave Flaubert (1821-1880) romancier: L.A.S., [Paris] vendredi soir [28 mars 1873, à Leconte de Lisle]; 1 page in-8 (petit deuil). Au sujet d’un projet d’édition de La Tentation de Saint Antoine chez Alphonse Lemerre [réponse à une lettre du même jour de Leconte de Lisle: «M. Daudet est venu avertir Lemerre que je t’avais déconseillé de faire éditer tes livres chez ce dernier en le traitant d’imbécile»]. «Je ne comprends goutte à ta lettre! Voici tout ce que je sais: tu ne m’as jamais dit que du bien de Mr Lemerre, par conséquent tu n’as pu me dissuader de publier, chez lui, St Antoine! Je ne vois pas du tout le sens du propos qu’aurait tenu Alphonse Daudet? – à moins que ce ne soit une aimable farce, dont je lui demanderai la signification dimanche prochain. Le mot potin essentiellement normand et même rouennais est remonté jusqu’à Paris. – Quant à la chose elle m’y paraît carrément installée. – N’en ayez souci». 1.500 euros.

[BULLETIN FLAUBERT n° 141 / 13 juin 2012]

(< Eric Walbecq, BnF)
14 juin 2012, vente De Baecque & Associés
Du Camp (Maxime), écrivain, ami de Flaubert, 3 L.A.S et 1 P.S. à la comtesse Roger de Beaumont. Estimation: 300/ 400 euros.
Paris, mars-avril 1886. 5 p. in-8 (un feuillet déchiré en deux).Maxime misogyne.
«Pour vivre en paix avec les femmes, il faut croire ce qu’elles disent; pour savoir la vérité, il faut croire le contraire». À sa demande, il signe cette réflexion qu’il avait autrefois faite et qu’il n’approuve plus. «Toute réflexion faite, il ne faut point dire de mal de ce que l’on doit le plus aimer au monde». Il évoque ses migraines et relate un souvenir d’enfance, dans la cour du collège. «J’ai eu l’oeil droit poché et le nez à moitié démoli dans une histoire absolument pareille. J’ajouterai que j’étais l’offensé, que j’étais dans mon droit et que le jugement de Dieu s’est trompé avec une si coupable persistance que j’ai été obligé de rester huit jours à l’infirmerie […]. Il paraît que Tours est la ville de la Belle au bois dormant, tout le monde y ronfle; ne comptez pas trop sur Trochu, il y a longtemps qu’il rêve tout éveillé […]».Sont jointes deux lettres de la comtesse de Beaumont relatives à cette correspondance avec Maxime Du Camp. Ces lettres ont été publiées dans l’Illustré du Dimanche du 11 mars 1894 (article joint qui relate les circonstances).
Lien vers la page du catalogue.

(< Marlo Johnston)
20 juin 2012, Vente Lafon-Castandet
http://www.lafon-castandet.com/
Lettre de Louise Pradier (1814-1885), femme du monde, maîtresse de Flaubert:
Lot n° 181. L.A.S. S.l.n.d. 1 p. in-16 «Malheureusement, la maison est comble de monde [...] Je n’ai pas de lettre de Gustave [Flaubert]. Sans doute, il est moins malheureux, sans cela il écrirait [...].» Estimation: 300/ 350 euros.
http://www.lafon-castandet.com/flash/index.jsp?id=11850&idCp=79&lng=fr

Vente passée

Sotheby’s, 15 mai 2012, Paris
67. Lettre de Flaubert à Louise Colet, [13 avril 1853]. [Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.II, p. 301 et suiv.] Estimation: 12.000/ 18.000 euros. Vente: 53.550 euros.
68. Salammbô, Michel Lévy, 1863, première éd. originale.
Joint un feuillet manuscrit de 2 pages in-folio (345 x 218 mm), écrit recto et verso, avec ratures et corrections de la page 9 de l’édition originale concernant le récit de Spendius allant de «un grand soupir s’échappa de sa poitrine; il balbutiait, il ricanait sous les larmes claires qui lavaient sa figure» jusqu’à «et on en avait vu qui risquaient leur vie pour l’inconcevable plaisir d’y boire.»
Au verso, notes intitulées «II Politique» concernant la tribu des Lybiens, la manière dont se faisait le commerce, les Syssites, les mercenaires, etc.
Estimation: 4.000/ 6.000 euros. Vente: 12.500 euros.
http://www.sothebys.com/en/catalogues/ecatalogue.html/2012/livres-et-manuscrits-pf1203#/r=/en/ecat.fhtml.PF1203.html+r.m=/en/ecat.lot.PF1203.html/68/
Image du folio recto:
http://flaubert.univ-rouen.fr/images/salammbo_mss_f9.jpg

[BULLETIN FLAUBERT n° 140 / 20 avril 2012]

Catalogue Thierry Bodin, 134, mars 2012
http://www.franceantiq.fr/slam/autographes/fr.asp
89. Gustave Flaubert, manuscrit autographe, Perse. Ormuz. Mithra; 3/4 page grand in-4. 4.000 euros.
Notes pour La Tentation de saint Antoine sur Mithra. Le manuscrit porte en tête dans un petit encadré la note: «Croy[ances] & leg[endes] de l’antiquité. Mithra». «Mithra. Primitivement semble avoir représenté cette planète qui apparaît tour à tour comme l’étoile du soir & celle du matin. C’est le Lucifer des Latins. – est une créature de Dieu. – Ce dieu est Ahoura Mazda. L’astre du jour n’est que le miroir de sa clarté. Mithra est le soleil, médiateur entre Dieu et l’homme. – Représenté le front chargé d’un casque d’or, cuirasse d’argent – sur un char de combat accompagné par les génies.» ... Etc. Et Flaubert termine: «Les compagnons de Mithra ne sont que les forces bienfaisantes de la Nature.

[BULLETIN FLAUBERT n° 139 / 14 mars 2012]

(< Christoph Oberle)
Vente passée.
Kotte Autographs, catalogue 45 [février 2012]
http://www.autographenhandlung.de
Lot 43. Lettre de Flaubert à Charles d’Osmoy, [18 octobre 1871]. 15.000 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.1050.]

(< Éric Walbecq)
Vente passée.
Vente Piasa, Drouot, 6 mars 2012.
http://catalogue.gazette-drouot.com/index.jsp?id=12592&lng=fr
Lot 68. Flaubert, La Tentation de saint Antoine, Paris, Charpentier, 1874. In-8 grandes marges, bradel demi-maroquin vert à long grain, couverture (Reliure de l’époque). Édition originale. Un des 75 exemplaires sur hollande, celui-ci portant un envoi autographe signé sur le faux-titre: «à ma chère amie Me (nom effacé Husson) j’offre / La Tentation de saint Antoine / et son auteur Gus. Flaubert.» Il s’agit de Adèle Husson, née Sauvel, maîtresse de Maxime Du Camp et proche amie de Flaubert. L’exemplaire porte une note autographe de Ludovic Halévy sur un feuillet de garde: «Cet exemplaire m’a été donné par Maxime du Camp qui me l’a envoyé avec la lettre ci-jointe, page suivante. Ludovic Halévy.» L’exemplaire contient la lettre au feuillet suivant: «Paris, 8 février 1890. Cher Ami, voici le volume en question; j’espère que dans les autres éditions Flaubert a modifié l’énormité que je lui avais signalée p.295, ligne 5. Tout à vous. Du Camp.» De la bibliothèque Ludovic Halévy avec son ex-libris. Minime accroc au dos de la reliure. Estimation: 1.500/2.000 euros.
[Du Camp fait allusion à l’expression «des débris d’éphémérides», que la quatrième édition parue en 1880 corrige en «des débris d’éphémères». Voir la faute à la p.295, l.5 de l’édition originale, numérisée sur Gallica:
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1177342/f299.image.r=.langFR
Flaubert
Flaubert avait lui-même corrigé la faute sur un exemplaire de la première édition conservé à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris. Voir La Tentation de saint Antoine, éd. de Claudine Gothot-Mersch, Gallimard, coll. « Folio », 1983, p.247 et note e.
Note d’Yvan Leclerc.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 138 / 9 février 2012]

(< Éric Walbecq)
Librairie Signatures, 17 rue Jacob, 75006, Paris, catalogue n°6, décembre 2011
http://www.librairiesignatures.com/media/catalogues/MP_Catalogue6_BD.pdf
34. José Maria de Heredia (1842-1905), poète, carte de visite autographe, S.l.n.d. [mai 1880]. 1 p. oblong. 380 euros.
«Le service de Flaubert aura lieu mardi [11 mai 1880]. Les amis trouveront des voitures à la gare de Rouen. Départ de Paris à 8 heures du matin, gare St Lazare ».

(< Olivier Leroy)
Catalogue de la Librairie ancienne Le Feu Follet, 31 rue Henri Barbusse, 75005 Paris, janvier 2012
http://www.edition-originale.com/images/catalogues/60.PDF

90. Gustave Flaubert, La dictature de Sylla, manuscritautographe complet inédit.
S.n., s.l., s.d., 20x31 cm, 6 pages en feuilles. 12.000 euros.
Précieux manuscrit autographe complet de 6 pages in-4, inédit, évoquant cet épisode de l’histoire de Rome. Ce récit, très documenté, semble autant une compilation de notes historiques que l’élaboration d’une toile de fond au destin épique de Sylla. Flaubert y évoque succinctement, bien qu’avec précision, les événements majeurs de l’Histoire et s’attarde plus volontiers sur les épisodes moins significatifs mais plus évocateurs de la démesure du personnage.
Ainsi remarque-t-on, dès le début, une attention prêtée aux déplacements géographiques des différents protagonistes et la mise en exergue de leurs fins tragiques: «Catilina […] lui creva les yeux, lui arracha la langue, les oreilles, les mains, lui rompit les bras et les jambes et lui coupa la tête enfin qu’il porta toute sanglante à Sylla puis il se lava les mains dans l’eau lustrale d’un temple voisin. Le cadavre du vainqueur des Cimbres fut exhumé, livré aux outrages et jeté dans l’Anio.»
Plusieurs références bibliographiques: «Mr D. n’a pas remarqué cela»; «Selon Pline XXXVI 186»; «v. p. 296 est-ce cela?» soulignent la réflexion de l’auteur au-delà de la simple relation des événements. Il conclut d’ailleurs ainsi: «Sylla homme du passé voulant rétablir une société morte [...] se mit lui-même au-dessus des lois […] caractère commun à tous les acteurs de ce même rôle.»
Le manuscrit évoque bien évidemment l’intérêt de Flaubert pour l’Antiquité après le procès de Madame Bovary, «le besoin de sortir du monde moderne, où ma plume s’est trop trempée et qui d’ailleurs me fatigue autant à reproduire qu’il me dégoûte à voir» (lettre à Mlle Leroyer de Chantepie, 18 mars 1857). L’absence totale de mention de Carthage dans ce texte semble plutôt témoigner d’un écrit antérieur aux recherches historiques qu’il effectua pour Salammbô, d’une recherche encore ouverte, mais l’intérêt porté au potentiel «tragique» de personnages hors norme, aux antipodes de la «dramatique» actualité de Madame Bovary évoque son grand roman orientaliste.
Depuis longtemps, le personnage exerçait une fascination certaine sur Flaubert: «Nous remarquerons d’abord le crime grand, politique et froid, dans la personne de Sylla: il accomplit sa mission fatalement, comme une hache, puis il abdique la dictature et s’en va au milieu du peuple; c’est là un orgueil plein de grandeur, ce sont là les crimes d’un homme de génie.» (Rome et les Césars, 1839). Paul Bourget évoque également cette passion de l’auteur: «Ses amis se rappellent encore avec quel frémissement il récitait tel morceau de prose, le dialogue de Sylla et d’Eucrate, par exemple: “Sylla, lui dis-je…” puis, s’arrêtant là de sa citation, il ajoutait: “Toute l’histoire romaine est là dedans...” et il l’y voyait, tant l’ensorcellement des syllabes agissait sur ses nerfs tendus» (Journal des débats politique et littéraire, 10 février 1884).
Mais aussi épique fut-elle, l’histoire de Sylla manquait sans doute, à l’instar du manuscrit, d’une figure essentielle aux grandes œuvres de Flaubert: une femme.

91. Madame Bovary, Alphonse Lemerre, Paris 1874, 9,5x16,5 cm, 2 volumes reliés sous étuis. Dernière édition publiée du vivant de l’auteur. 8000 euros.
Envoi de l’auteur à (Louis) Ménard: «A mon ami Ménard, Gustave Flaubert, 28 Mai 77
Ouvrage illustré d’un frontispice.

92. Salammbô,Calmann-Lévy, Paris 1863, 15x24 cm, relié. 2500 euros.
Notre exemplaire est celui de la célèbre tragédienne lyrique Lucienne Bréval, qui interpréta le rôle de Salammbô en 1899, porté à l’opéra par Ernest Reyer. Il est enrichi d’une photographie originale de la tragédienne, encollée au verso du premier plat de reliure, agrémentée d’un envoi autographe signé d’un admirateur: «à Lucienne Bréval / Salammbô incomparable...»

93. Amédée Méreaux, La poésie et son avenir: Discours prononcé par M. Amédée Méreaux en réponse au discours de M. Simonin (1865 et la poésie). Imprimerie de H. Boissel, Rouen 1865, 14,5x23 cm, broché. Édition originale. 1500 euros.
Très rare exemplaire provenant de la bibliothèque de Gustave Flaubert, référencé sous le numéro 22 dans la vente de la succession de Mme Franklin Grout-Flaubert le 18 novembre 1931.
Bel envoi autographe: «A l’auteur de Mme Bovary et de Salambo [sic], Cordial hommage de son admirateur.»
Célèbre compositeur et musicien, Jean-Amédée Lefroid de Méreaux (1802-1874) avait été l’élève de Reicha, puis pianiste du duc de Bordeaux, virtuose à Paris, Londres, Rouen (où il mourut) et musicographe.

94. Georges Pouchet, Des changements de coloration sous l’influence des nerfs, Germer Baillière, Paris 1876, 15,5x24 cm, relié. Édition originale. 2000 euros.
Très précieux exemplaire de Gustave Flaubert comportant un envoi autographe de l’auteur à «Gustave Flaubert / son vieil ami / G. Pouchet
Ouvrage orné de 7 planches illustrées de nombreuses figures coloriées à la main par Mme Lemaître et justifiées par un tampon à sec.

Vente de particulier
Gérard-Gailly, Flaubert et les fantômes de Trouville, La Renaissance du livre, coll. «Documents et témoignages», 1930. 50 euros.
Broché (14x20 cm), 213 pages, état correct, nombreuses rousseurs sur couverture et pages de garde, non coupé à partir de la page 49, rousseurs allant s’amenuisant, ne nuisant absolument pas à la lecture, couverture un peu fragilisée avec petit manque en haut et bas de coiffe.
Contact: cesar.huerta@free.fr

[BULLETIN FLAUBERT n° 136 / 8 décembre 2011]

Autographes des Siècles, Julien Paganetti, 06.37.86.73.44
www.autographes-des-siecles.com
Lettre de Flaubert à Charles d’Osmoy, mercredi [18 octobre 1871], 9.500 euros.
http://www.autographes-des-siecles.com/flaubert-ecrit-osmoy-p-321.html
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, Supplément, p.1050-1051.]

Lettre de Flaubert à Julia Daudet, lundi 7 [avril 1879], 9.700 euros.
http://www.autographes-des-siecles.com/flaubert-ecrit-jdaudet-p-319.html
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.596-597.]

Vente Piasa, Drouot, mardi 6 décembre 2011, exp. Thierry Bodin
387. Lettre de Flaubert à Ernest Daudet, [2 janvier 1878], 1 page in-8 (encadrée avec photo). 800/1.000 euros.
http://www.piasa.fr/FR/lot_details.php?saleId=17195&lotId=3303902
«Votre frère [Alphonse] m'a dit que vous étiez très fort sur l'Histoire du Duc d'Angoulême! et que vous possédiez à ce sujet une foule de documents. […] Pouvez-vous me les prêter? Je ne vais pas chez vous craignant de ne pas vous rencontrer, par ce temps de jour de l'an»… [Il s'agit de la documentation pour le chapitre IV de Bouvard et Pécuchet.]
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.345. Dans cette édition, lire «Votre frère» [Alphonse Daudet], et non «Votre père».]

(< Marie-Paule Dupuy)
Librairie des Carrés, catalogue n°33
1, route de Louerre, B.P.5, 49350 Gennes, 02 41 59 74 35, libcarre@club-internet.fr, N°151. Madame Bovary, moeurs de Province, Paris, Michel Lévy Frères, 1857, édition originale, 2 volumes in-12, T.I [iv]-232 p.; T.II [iv]-233-490 p. Reliure d'époque en demi-chagrin tabac, plats et gardes marbrés, dos à nerfs portant le titre doré, initiales «E.C.» en pied, sous emboîtage assorti. Bel exemplaire. Avec toutes ses caractéristiques dont la faute d'orthographe de la dédicace (Senart au lieu de Senard). 2.200 euros.

[BULLETIN FLAUBERT n° 135 / 10 novembre 2011]

(Éric Walbecq, BnF)
Catalogue de la Librairie de l’Abbaye, n° 341, octobre 2011
17. Flaubert, L.A.S. à la baronne Lepic, septembre 1871, 1.800 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.IV, p.381.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 134 / 13 octobre 2011]

(< Éric Walbecq, BnF)
Catalogue Librairie d’Otrante, 2011
Florian Balduc, Le Coudray, 61230 La Fresnaie-Fayel, +33 (0) 2.33.67.26.43, +33 (0) 6.79.35.90.89
librairieotrante@yahoo.fr
Louis Bouilhet, Mademoiselle Aïssé, lettre autographe signée et manuscrit autographe
Rouen, 27 juillet 1868. Trois pages in-8. Deux pages in-folio. 900 euros.
Lettre autographe signée de l’ami de Flaubert et de Maupassant au directeur de l’Odéon, relative au dernier drame de l’auteur, Mademoiselle Aïssé. Lettre à en-tête de la Bibliothèque Publique de Rouen (dont il est le conservateur depuis 1867) dans laquelle Bouilhet expose son retard («ma pièce n’est malheureusement pas aussi avancée qu’on se plaît à le dire») et son indécision quant aux acteurs («je n’ai jamais été fixé sur Berton»). «Je croyais vous avoir écrit […] que je désirais n’être joué qu’en février 1869. Je prévoyais, dès lors, les exigences d’une position nouvelle – je n’avais pas compté sur des souffrances physiques presque continuelles, depuis notre dernière entrevue – d’où il résulte que, plus que jamais, je m’en tiens au mois de février.»

Manuscrit autographe de 2 pages in-folio d’Aïssé, correspondant aux scènes X, XI et XII – répliques d’Aïssé, de Madame de Tencin, de Monsieur d’Argental, du comte de Brécourt, du commandeur de Mesme et d’un choeur de Chevaliers.
Après avoir été interne à l’Hôtel-Dieu sous la direction du père de Gustave Flaubert, Louis Bouilhet (Cany 1822 – Rouen 1869) se consacre à la poésie et gagne sa vie comme professeur de littérature. Personnage incontournable de la vie littéraire de la deuxième moitié du XIXe siècle, ami de Flaubert et de Maupassant, il joue un rôle très important dans l’écriture de Madame Bovary. Il conseille en effet à Flaubert de s’inspirer du fait divers de Delphine Delamarre et ce dernier le consulte et lui demande régulièrement conseil, lui faisant la lecture de chaque nouveau chapitre ou passage significatif.
Bel ensemble autour de Mademoiselle Aïssé, qui ne sera joué à l’Odéon qu’en janvier 1872, soit près de trois ans après la mort de Bouilhet (18 juillet 1869).

Remy de Gourmont, «Notice sur le buste de Gustave Flaubert» [1891].
Cartonnage à la Bradel, pièce de titre en long de maroquin bordeaux. Grand in-8; 3 ff.n.ch. contrecollés. 700 euros.
Manuscrit autographe signé de «Notice sur le buste de Gustave Flaubert» par Clésinger (paru dans le Mercure de France en mai 1891, p. 259) – 3 feuillets à l’encre bleue, comprenant, de la main de l’auteur, quelques suppressions et ajouts.
Le marbre réalisé par Chapu est inauguré à Rouen en 1890 et, depuis 1921 (centenaire de la naissance de Flaubert) le buste de Clésinger se trouve au Jardin du Luxembourg. À l’occasion de son inauguration, le Mercure de France du 15 novembre 1921 republie la notice de Gourmont avec pour introduction: «Cette page offre un réel intérêt documentaire et nous croyons devoir la reproduire ci-dessous in-extenso.»

Moirandat Company AG, Suisse, Bâle, Catalogue n°8 [2011]
http://www.moirandat.ch/Auktion8_1_Literatur.pdf
96. Lettre à Louise Colet, 17 septembre 1847. [Corr., Pléiade, t.I, p.470-471.]
97. Lettre à Louise Colet, 23 octobre 1851. [Corr., Pléiade, t.II, p.12-14.]
118. Lettre d’André Gide, 1er juillet 1939, au sujet de Flaubert.
L.A.S. Le Mont-Dore 1.VIII.(1939). 1 Doppelblatt kl.-4°, alle 4 Seiten beschrieben. Briefkopf des Hôtel Sarciron. Mit dem dazugehörigen, eigenhändig adressierten Couvert. (CHF 1’200.00)
An den Literaturwissenschaftler Henri Guillemin (1903-1992) in Concarneau, dessen eben erschienenes Werk über Flaubert er in der Kur gelesen hatte.
«… Somme toute il me semble que vous restez dans une plus prudente réserve que ne fit Mauriac dans sa préface. La correspondance de Flaubert a été, pour moi, d’une extraordinaire importance et je m’en suis longtemps nourri.
Ce qu’il apportait à ma faveur? Une nouvelle forme de la sainteté; devant l’art et devant la vie, une attitude exemplaire.
Ce n’est pas sans quelque stupeur que j’ai vu assimiler sa sainteté, d’ordre tout laïque, à la sainteté chrétienne à laquelle, depuis ma jeunesse, je l’opposais…
Vous citez, de Flaubert, une phrase boiteuse, affreuse, propre à le faire rougir (et que vous êtes près de trouver admirable parce que, par imprudence, le nom du Christ y est prononcé) ‚… le sang du Christ; rien ne l’extirpera (!!)… Il ne s’agit pas de le dessécher, mais de lui faire de nouveaux ruisseaux (!!!)’ Et ce que vous en déduisez, j’imagine Flaubert le lisant.
Croyez-vous vraiment qu’il y souscrivait?»
Nach Ausbruch des Zweiten Weltkriegs 1939 zog Gide sich nach Südfrankreich zurück, 1942 ging er nach Nordafrika, wo er die Exilregierung de Gaulles aktiv unterstützte. – Guillemins Buch trägt den Titel ‘Flaubert devant la vie et devant Dieu’ und erschien 1939. 1942 flüchtete Guillemin vor den Nazis nach Neuenburg; später wurde er Kulturattaché an der französischen Botschaft in Bern und unterrichtete an der Neuenburger und der Genfer Universität.

Catalogue «Les Autographes», Thierry Bodin, n°133, septembre 2011
http://www.lesautographes.com
120. Flaubert, L.A.S. Paris, samedi 8 août [1868], à Ivan Tourguéneff. 1 page in-8. 1.500 euros.
«Je compte sur vous à partir du 15 courant. Écrivez-moi un petit mot 24 heures d'avance, afin que j'aille au-devant de vous. – & de votre sac de nuit car il est bien entendu que vous coucherez dans ma chaumière. Ma mère sera très heureuse de vous recevoir! – & moi donc!»…

[BULLETIN FLAUBERT n° 133 / 7 septembre 2011]

(< Christoph Oberle)
Catalogue Arts et Autographes, n°57, [juillet 2011], Jean-Emmanuel Raux http://www.autographe-online.com
22048. [Flaubert]. Réunion de 9 lettres autographes adressées à Flaubert: Sainte-Beuve (15 février 1862, au sujet de Salammbô), Frédéric Baudry (pour La Tentation de saint Antoine), Jules Michelet (17 février 1863), Maxime Du Camp (19 mai 1869, au sujet de L’Éducation sentimentale), Louis Bouilhet (10 octobre 1872), Edmond de Goncourt (septembre 1879), Alexandre Dumas fils, Edmond About, Théodore de Banville. 3.000 euros.
http://autographe.com/fiche_produit.php?REFERENCE=22048

Librairie Bertran, 110 rue Molière, 76000 Rouen
Site: http://librairie-bertran-rouen.fr
Recherche par auteur accessible sur la page d’accueil: actuellement 20 lots au nom de Flaubert, dont les pré-originales de Madame Bovary dans la Revue de Paris (1856) et de Bouvard et Pécuchet dans La Nouvelle Revue (1880-1881).

(< Jacques-Rémi Dahan)
24 septembre 2011, vente Mâcon, succession Walter, 1re partie, Norbert Darreau expert.
57 - Flaubert Gustave. L.A.S. (Paris) Mercredi soir (29 novembre 1871) à un ami (probablement Edmond de Goncourt), une page in-8. Il lui demande un rendez-vous «car j'ai besoin de vous pour m'aboucher avec un graveur à cette fin de faire faire le portrait de Bouilhet.». À partir de samedi, il passera tous ses après-midi à l'Odéon (pour les répétitions de Mademoiselle Aïssé de Louis Bouilhet).
Catalogue Bodin n°56 de juillet 1993, lot n°118. 300 / 400 euros.
[Corr. , éd. Jean Bruneau, Bibliothèque de la Pléiade, t.III. Bien attribué à Edmond de Goncourt, p.413, mais mal daté. Repris à la bonne date p.419, avec une erreur d’attribution.]
http://darreau.com.pagespro-orange.fr/livresauxencheres/pages2011/flaubert.html

Vente passée
Alde, Hôtel Regina, 24 juin 2001
http://www.alde.fr/FR/lot_details.php?saleId=16181&lotId=3014703
Lot 46. Gustave FLAUBERT (1821-1880).
2 manuscrits autographes, Sur le roman de Roncevaux (Li romans de Roncivals), et Sur les épopées françaises au XIIe siècle [vers 1836-1840?]; 5 pages et demie in-fol.
Et 3 pages et demie in-fol., montées sur onglets, reliure-chemise moderne chagrin rouge avec gardes de chagrin rouge. Estimation: 10.000/12.000 euros.
Belle réunion de deux manuscrits témoignant du vif intérêt que Flaubert portait à l'héritage littéraire du Moyen Âge français.
Voir la notice du catalogue et le fac-similé de la première page du premier manuscrit:
http://flaubert.univ-rouen.fr/manuscrits/roncevaux.php

[BULLETIN FLAUBERT n° 132 / 1er juin 2011]

(< Éric Walbecq)
Catalogue Jean-Claude Vrain, Paris [2011]
69. Trois pages d’un Cahier d’Écolier ou oeuvres choisies de Gustave F***. Brochure rarissime: le premier livre de Gustave Flaubert, imprimé alors qu’il était âgé de 10 ans. 87. Madame Bovary, Michel Lévy, 1857, EO. Envoi autographe: «à mon cher ami & vieux camarade/ A. Nion/ Gve Flaubert
88. Madame Bovary, Michel Lévy, 1857. Édition originale en grand papier.
89. Madame Bovary, Michel Lévy, 1857. EO. Envoi autographe: «à Ernest Chevalier/ mon plus vieil ami/ hommage d’une inaltérable/ affection/ Gve Flaubert
90. Madame Bovary, Michel Lévy, 1857. EO. Envoi autographe: «à Marie Durey hommage/ cordial de son tout dévoué/ Gve Flaubert

Autographes Demarest, Paris, printemps 2011
ndemarest@neuf.fr
85. Flaubert à Edmond Laporte, 23 septembre 1872. 1.500 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.IV, p.577.]
233. George Sand à Flaubert, 6 mars 1876. 2.500 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.23.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 131 / 4 mai 2011]

(< Eric Walbecq)
Mardi 3 mai 2011, vente Piasa
http://www.piasa.auction.fr/FR/lot_details.php?saleId=16002&lotId=2874824
Lot 193. Gustave Flaubert, Salammbô, Paris, Lévy frères, 1863. EO. Estimation 4.000/ 5.000 euros.
Exemplaire de premier tirage avec toutes les fautes signalées par les bibliographies.
Envoi autographe signé sur le faux-titre «à mon ami Louis Ulbach / en souvenir de la Revue de Paris / Gve Flaubert».
Louis Ulbach était co-directeur de la Revue de Paris avec Maxime Du Camp et Laurent-Pichat.
L'envoi est d'autant plus curieux que lors de la publication de Madame Bovary, Ulbach avait jugé le danger, compte tenu de la censure de l'époque, de publier le texte dans la revue: «Nous allions publier une oeuvre étrange, hardie, cynique dans sa négation, déraisonnable à force de raison, fausse par trop de vérités de détail, mal observée à cause de l'émiettement pour ainsi dire de l'observation; sans tristesse généreuse…, sans élan,… sans amour.»
Il demanda à Flaubert d'exclure à la fin l'épisode de l'extrême-onction et de la veillée du corps par le prêtre et l'apothicaire. Flaubert s'insurgea contre cette demande mais consentit finalement à quelques changements secondaires.
Il faut croire qu'entre 1857, année de la parution de Madame Bovary et 1863, date de Salammbô, les rapports entre les deux hommes se sont beaucoup adoucis.

[BULLETIN FLAUBERT n° 130 / 16 mars 2011]

(< Éric Walbecq)
Gros et Delettrez, Vente Weiller, Drouot, 8 avril 2011
http://www.gros-delettrez.com/flash/index.jsp?id=9489&idCp=1&lng=fr
Lot 626. Flaubert à Champfleury, [4 février 1857]. 6.000/ 7.000 euros
La lettre, d’une page in-8, concerne les poursuites engagées contre Madame Bovary publié par Flaubert chez Lévy. «J’ai bien tardé, monsieur et cher confrère, à vous faire ma visite mais votre lettre ne m’a été remise qu’hier, chez Mr Lévy. Indiquez-moi un jour et une heure où je puisse aller vous serrer la main et vous dire en face combien je suis sensible à votre marque d’intérêt. Vous avez compris que ma cause était celle de la littérature contemporaine toute entière. Ce n’est pas mon roman qu’on attaque mais tous les romans, et avec eux le droit d’en faire. J’ai rencontré dans cette circonstance beaucoup de sympathies qui m’ont honoré. Je compte la vôtre pour une des plus flatteuses et vous prie de me croire votre tout dévoué. Gustave Flaubert.»
[Corr. , éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.II, p.678.]

Mercredi 23 mars 2011, Drouot, Yann Le Mouel
contact@yannlemouel.com; tél. 01 47 70 86 36
http://www.yannlemouel.com/flash/index.jsp?id=9236&idCp=24&lng=fr
Lot 104. Madame Bovary, M. Lévy, 1857. 2 vol. in-12; reliés en un. Édition originale, reliée en un volume sans les 3ff . de catalogue du t.1, ni les faux-titre et titre du t.2, mais enrichie d’un envoi: «À A. Blanche, le 1°/ des bovarystes et le plus / dévoué des amis Gustave Flaubert. » Quatre lettres autographes signées à propos du procès de Madame Bovary. Estimation: 3.000 / 4.000 euros.

(< Thierry Savatier)
Librairie Le Feu Follet, mars 2011
http://www.edition-originale.com/images/catalogues/45.PDF
Lot 123. La Tentation de saint Antoine, Charpentier, 1874, EO, 450 euros.

Lot 124. Madame Bovary, Alphonse Lemerre, 1874, 2 volumes reliés. Dernière édition publiée du vivant de l’auteur. 8.000 euros.
Envoi de l’auteur à (Louis) Ménard: «À mon ami Ménard, Gustave Flaubert, 28 Mai 77.» Ouvrage illustré d’un frontispice.

Lot 125. Méreaux Amédée, La poésie et son avenir: Discours prononcé par M. Amédée Méreaux en réponse au discours de M. Simonin (1865 et la poésie) , Imprimerie de H. Boissel, Rouen, 1865. 1.400 euros.
Exemplaire provenant de la bibliothèque de Gustave Flaubert, référencé sous le numéro 22 dans la vente de la succession de Mme Franklin Grout le 18 novembre 1931. Envoi autographe: «À l’auteur de Mme Bovary et de Salammbô, Cordial hommage de son admirateur.» Compositeur et musicien, Jean-Amédée Lefroid de Méreaux (1802-1874) avait été l’élève de Reicha, puis pianiste du duc de Bordeaux, virtuose à Paris, Londres, Rouen (où il mourut) et musicographe.

Lot 126. Pouchet Georges, Des changements de coloration sous l’influence des nerfs, Germer Baillière, Paris 1876. 2.000 euros.
Exemplaire de Gustave Flaubert comportant un envoi autographe de l’auteur «à Gustave Flaubert/ son vieil ami/ G. Pouchet
Ouvrage orné de 7 planches illustrées de nombreuses figures coloriées à la main par Mme Lemaître et justifiées par un tampon à sec.

[BULLETIN FLAUBERT n° 129 / 23 février 2011]

Catalogue Les Autographes, Thierry Bodin, janvier 2011, n°132
http://www.franceantiq.fr/slam/autographes/fr.asp
Lot 98. Gustave Flaubert. L.A.S., Croisset près Rouen dimanche soir [21 mai 1865, à Jeanne de Tourbey, comtesse de Loynes]; 2 pages in-8 (lég. mouill.). 1.800 Euros.
«Que devenez-vous, chère & belle amie! Voilà trois semaines que je ne vous ai vue - & je m'ennuie de vous comme s'il y avait trois siècles. Contez-moi un peu ce que vous faites, ce que vous lisez, etc. […] Ici, il fait un temps atroce. Je m'ennuie à crever, car je ne travaille guères et ma maison est pleine d'ouvriers - & de peintres, entr'autres, lesquels m'empoisonnent. C'est une faiblesse. Mais ça me gêne». Il évoque le discours du Prince Napoléon [à Ajaccio, le 15 mai, pour l'inauguration du monument à Napoléon Ier, il avait prononcé un discours qui était un vrai programme de politique libérale]: «J'ai lu, hier matin, un bien beau discours, qui m'a ému & enthousiasmé. C'est haut & bon, crâne et vrai élégant & sensé. Vous devez être bien fière et bien heureuse. Avouez-le, voyons!» Puis il ajoute, galamment: «Pensez-vous, à moi, quelquefois? Quand vous n'aurez rien de mieux à faire, écrivez-moi. Vous savez si je vous aime! Donc soyez bonne pour votre esclave indigne, qui vous baise sur les deux joues & vous serre les deux mains très tendrement en se disant your devoted friend»…
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.III, p.441. Jean Bruneau n’avait pas pu consulter l’autographe et il avait reproduit l’édition Conard. Grâce à la transcription de Thierry Bodin et à l’autographe qu’il nous a permis de consulter, il convient de corriger quelques erreurs: en dehors des variantes de ponctuation, lire «C’est haut et bon», au lieu de «C’est beau et bon»; «Pensez-vous, à moi, quelquefois?» au lieu de «Pensez à moi quelquefois!»; «Vous savez si je vous aime» au lieu de «Vous savez que je vous aime».]

Lot 99. [Gustave Flaubert]. Ernest Commanville (1834-1890) entrepreneur, il avait épousé en 1864 la nièce chérie de Flaubert, Caroline Hamard; ses mauvaises affaires provoquèrent la ruine de Flaubert:
L.A.S., Rouen 3 mars 1869, à son oncle Gustave Flaubert; 3 pages in-8. 500 euros.
Envoi de renseignements financiers et commerciaux, lors de l'achèvement de la rédaction de L'Éducation sentimentale (à propos des spéculations financières d'Arnoux). Il précise tout d'abord: «Fin octobre 1851 il n'était pas possible pour quelqu'un de sérieux de perdre de l'argent sur les trois-six», dont les cours étaient bas et stables. «De 1850 à 1852 les opérations d'exportation pour la Californie ont eu beaucoup de vogue»: à cause des découvertes de gisements aurifères, des gens de tous pays accouraient en foule, alors qu'on y manquait de tout. «Le commerce européen […] fit des expéditions très nombreuses. La quantité énorme des marchandises expédiées fut cause de grands désastres. Les dernières cargaisons arrivées ne purent trouver acquéreur, ou à de ruineuses conditions»... Puis il explique la ruée sur le guano en 1851, très vanté en tant qu'engrais, suite à la découverte d'une île qui en était remplie: la compétition entre Anglais et Français, les grandes opérations de spéculation pour «armer un navire dans le but d'aller au guano», et finalement les ruines que cette ruée provoqua pour les derniers arrivés, alors que «dans les premiers mois de 1851 la quantité de guano importée fut des plus considérables»… [Flaubert réutilisera ces renseignements sur le guano dans le chapitre II de Bouvard et Pécuchet.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 128 / 12 janvier 2011]

(< Éric Walbecq)
Librairie Faustroll, Bibliothèque d’un amateur, catalogue 4, décembre 2010
Catalogue en ligne:
http://issuu.com/librairie-faustroll/docs/catalogue_4_-_version_finale_pdf_hd
129. Madame Bovary, Lemerre, 1874, 2 vol., éd. illustrée de six figures hors texte de Boilvin.
130. La Tentation de saint Antoine, Lemerre, 1884.
131. Madame Bovary, Quantin, 1885, éd. illustrée de douze compositions de A. Fourié.
132. Hérodias, Ferroud, 1892, éd. illustrée de compositions de Georges Rochegrosse.
133. Un coeur simple, Ferroud, 1894, éd. illustrée de 23 compositions d’Émile Adan.
134. Dictionnaire des idées reçues, Conard, 1913.
135. L’Éducation sentimentale, Librairie de France, 1922, éd. illustrée par André Dunoyer de Segonzac.
136. La Légende de saint Julien l’Hospitalier, Ferroud, 1927, ex. enluminé par Maurice Lalau.
137. Bouvard et Pécuchet, Ferroud, 1928, avec 94 illustrations d’Auguste Leroux.
139. La Queue de la poire de la boule de Monseigneur, Nizet, 1958.

[BULLETIN FLAUBERT n° 127 / 15 décembre 2010]

Librairie de l’Abbaye, cat. n°339 [décembre 2010]
Abbaye-PINAULT@wanadoo.fr
48. Flaubert, LAS à Edmond Laporte, [1er septembre 1878], 2.700 euros.
[Corr, éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.423-424.]

Autographes Demarest, hiver 2010
ndemarest@neuf.fr
93. Flaubert, LAS à Alice Pasca, [fin août ou septembre 1868], 1.650 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.IV, p.918, à la date du [5? avril 1875]. Alice Pasca reprenant le rôle de Fanny Lear, dont il est question ici, le 24 avril 1875, la lettre, datée de «lundi», se situe plutôt le 26 avril ou le 3 mai.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 126 / 4 novembre 2010]

Librairie Bertran, 110 rue Molière, 76000 Rouen
Site: http://librairie-bertran-rouen.fr
Recherche par auteur accessible sur la page d’accueil: 26 lots au nom de Flaubert.
Dans le nouveau catalogue, [octobre 2010], lots Flaubert de 69 à 84.
http://en.calameo.com/read/000450202d53941abe732
Lot 76. Madame Bovary, pré-originale dans la Revue de Paris, 1856. 2.000 euros.

[BULLETIN FLAUBERT n° 125 / 7 octobre 2010]

Catalogue Les Autographes, n°131, septembre 2010, Thierry Bodin
Lot 108. Gustave Flaubert à Edmond Laporte, [18 avril 1878]
http://www.franceantiq.fr/slam/autographes/Cat.asp?AUTEUR=flaubert&IdTable=Bodin0910
Gustave Flaubert (1821-1880) romancier: L.A.S. «votre géant», [Paris] Jeudi soir [18 avril 1878], à son ami Edmond Laporte; 2 pages in-8. 2.800 euros.
Belle lettre lors de la rédaction de Bouvard et Pécuchet. «Il m’ennuie de mon vieux Laporte. [...] Je n’écris pas. Je lis, je lis! je lis - & que des choses atroces! Des pièces historiques, - stupides, & des livres qui ne le sont pas moins. Une revue anglaise a fait sur moi un article splendide. Ça vous fera plaisir. Marius Roux un ami de Guy m’a adressé une dédicace – dont ma modestie rougit. Quant au jeune Guy [de Maupassant], il est si beau que je ne vous en dis rien, mais apprêtez-vous à ouïr de belles choses sur son compte. Il nous a donné une séance, où l’on vous a beaucoup regretté, mon cher vieux» [le 9 avril, Maupassant s’est livré dans un bordel «à un formidable gamahuchage»]. Il a reçu la visite du «bonhomme Maisiat», et est invité à Chenonceaux par Mme Pelouze. Il voudrait déjà être à Croisset, «pour re-écrire. Mais le plan de mon chapitre sur la littérature est diabolique de difficultés [chap. V] & j’ai encore bien des choses à avaler avant de m’y mettre. - J’aurais besoin, en ce moment, de dix secrétaires». Il n’a aucune nouvelle de Bardoux, qui lui a fait mauvaise impression: il «m’a l’air d’un Jean foutre. Pas de réponse à mes billets», et s’il n’a rien de lui avant son départ, il lui reprendra le manuscrit de «la féerie» [Le Château des coeurs], «lui cracherai son fait au nez - & puis bonsoir. Conclusion philosophique: le pouvoir abrutit les hommes. On ne parle que de l’Exposition, ça commence à devenir une scie. Tâchez de ne pas trop vous emmerder dans la solitude & venez voir un peu»… Il ajoute: «Ce bon Tourgueneff vend, samedi, ses tableaux à l’hôtel des ventes».
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.374-375; lettre reproduite d’après les éditions antérieures, l’autographe n’étant pas alors accessible.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 123 / 21 juin 2010]

Catalogue Thierry Bodin, n° 130, été 2010
Lot 108. Gustave Flaubert, L.A.S., Jeudi soir [décembre 1862, à Hortense Cornu]; 1 page in-8. 800 euros.
Lettre inédite. «J’ai vu hier Camille Doucet la place donnée à Royer est une place d’inspecteur des Beaux Arts, créée spécialement pour lui. Ainsi rien ne vient à la traverse de la bonne idée que vous avez eue [...] & dont je vous suis d’avance très reconnaissant, - comme si la chose était faite»... [Il s’agissait de faire nommer Théophile Gautier à un poste de conservateur au Musée du Louvre.]
http://www.franceantiq.fr/slam/autographes/Cat.asp?AUTEUR=flaubert&IdTable=Bodin0610

(< Jacques Houbert)
Vente passée
Sotheby’s France, Paris, 18 mai 2010
Lot 109. Flaubert, 37 lettres autographes, dont 35 à Guy de Maupassant, une à Auguste Vaquerie et une à Claudius Popelin. Reliés également dans le volume: 3 télégrammes annonçant la mort de Flaubert à Maupassant; 3 lettres de 1927 sur la publication de la correspondance; une lettre de Caroline Commanville adressée à Maupassant sur la jeunesse de son oncle (10 novembre 1883).
Provenance: coll. D. Sickles, IV, 1990, n° 1120.
Estimation: 80/120.000 euros. Enchères: 60/140.000 euros.

[BULLETIN FLAUBERT n° 121 / 22 avril 2010]

Catalogue Les Neuf Muses, Alain Nicolas, «Gustave Flaubert» [2010]
Collection exceptionnelle, regroupant 62 lettres, 8 manuscrits, 5 éditions originales dont 3 avec envoi autographe signé, le portrait de Gustave enfant dessiné par son frère et un portrait photographique par Carjat.
Présentation et table des matières en ligne:
http://flaubert.univ-rouen.fr/bulletin/ventes/cat9muses.pdf

(< Éric Walbecq)
Une édition pirate de Madame Bovary?
Éric Walbecq a découvert à la librairie Jousseaume, dans la galerie Vivienne, une édition de Madame Bovary qui porte en page de titre: «Paris, 1857, Naumbourg, à l’expédition de la bibliothèque Choisie (L. Garcke).» S’agirait-il d’une édition pirate, la même année que l’originale parue chez Lévy? Vente en ligne à cette adresse:
http://www.abebooks.fr/servlet/BookDetailsPL?bi=1299262320&searchurl=an%3DFlaubert%26bsi%3D30%26ph%3D2%26prl%3D50%26sortby%3D3%26tn%3DMadame%2BBovary

(< Ambroise Perrin)
Madame Bovary, Lemerre, 1874, avec un envoi à Louis Ménard: «À mon ami Ménard, Gustave Flaubert, 28 Mai 77». 8.000 euros.
http://www.edition-originale.com/Gustave-FLAUBERT-Madame-Bovary-Paris-1874.html,28590

Flaubert, lettre à Charles-Ernest Beulé, [5 ou 12 janvier 1860].
Vente aux enchères sur ebay:
http://cgi.ebay.fr/FLAUBERT-AUTOGRAPH-LETTER-SIGNED-GREAT-CONTENT-SALAMMBO-/150440115485?cmd=ViewItem&pt=LH_DefaultDomain_0&hash=item2306edfd1d
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t. V, Suppl., p.975-976.]

(< Chloé Goudenhooft)
Catalogue Bouquinerie Aurore, n° 1.
http://www.ilab.org/catalog_view.php?catalog_id=302
Lot 38. Flaubert, Madame Bovary, Lemerre, 1874-1878, 2 vol., avec les illustrations de Boilvin reliées dans l’exemplaire. Flaubert s’opposant à l’illustration de son roman, les gravures avaient été publiées à part. 400 euros.
Lot 50, La Légende de saint Julien l’Hospitalier, texte et illustrations gravés à l’eau-forte et imprimés sur la presse à bras par Léon Courbouleix. 680 euros.

Catalogue Autographes Demarest, printemps 2010
19, rue Drouot, 75009 Paris. Tél: 01 47 70 04 01. ndemarest@neuf.fr
103. Flaubert, lettre à Maurice Schlésinger, 2 avril 1867. Flaubert demande à M.S. ses souvenirs sur les clubs de 1848, pour L’Éducation sentimentale. 1.500 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.III, p.627.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 121 / 22 avril 2010]

(< Stéphanie Dord-Crouslé)
Bertrand Hugonnard-Roche, Bibliophile-Libraire, 14 rue du Miroir, 21150 Alise-Ste-Reine, (Bourgogne)
http://livres-anciens-rares.blogspot.com/2010/03/madame-bovary-de-gustave-flaubert-tres.html
Flaubert, Madame Bovary, Paris, A. Quantin, Imprimeur-Éditeur, 1885. Douze compositions par Albert Fourié, gravées à l’eau-forte par E. Abot et D. Mordant. Un des 100 exemplaires sur japon au format grand in-4 avec une double suite des gravures. 2.000 euros.

(< Louis Watt-Owen)
Edmond Haraucourt, Centenaire Gustave Flaubert, s.n., s.l., 1921, 19x25,5cm, broché, tirage de tête. Édition originale imprimée à petit nombre sur hollande.
Discours de P. Bourget et de E. Haraucourt, envoi de ce dernier à Franz Jourdain. Ouvrage illustré de 3 reproductions photographiques de portraits de G. Flaubert. 100 euros.
http://www.edition-originale.com/Edmond-HARAUCOURT-Centenaire-Gustave-Flaubert-s-l-1921.html,21832

(< Douglas Siler)
Vente passée: 14 avril 2010, Sotheby’s, Paris.
http://www.sothebys.com/app/live/lot/LotDetail.jsp?lot_id=159583471
Lot 260. Henri Michel Antoine Chapu (1833-1891), réduction en bronze du monument à Gustave Flaubert, signé H. Chapu, haut. 35,5 cm. 1.500-2.000 euros.
Henri Michel Antoine Chapu, élève de James Pradier, est désigné pour réaliser le célèbre Monument à Flaubert à la gloire du poète en marbre qui sera inauguré en 1890 à Rouen (Musée Flaubert et d’Histoire de la Médecine). Sur un décor de branchage de lauriers, une femme nue, assise dans un puits, tient un livre ouvert prête à écrire le nom de Flaubert: son attribut, le miroir à ses pieds, indique qu’elle représente l’Allégorie de la Vérité. Une esquisse représentant ce monument inversé est conservée au Musée d’Orsay (no.inv. RF3348). La réduction en bronze du monument a été réalisée par le fondeur Thiébaut, Fumière et Gavignot après 1900 en quatre tailles différentes.
Bibliographie: A. Pingeot, Catalogue sommaire illustré des sculptures du Musée d’Orsay, Paris, 1986, p. 97.

[BULLETIN FLAUBERT n° 120 / 22 mars 2010]

Arts et Autographes, Jean-Emmanuel Raux, 9, rue de l’Odéon, 75006 Paris.
http://www.autographe-online.com
Catalogue Arts et Autographes, n°50 [janvier 2010]
254. Flaubert, lettre à la baronne Lepic?, «mercredi soir, 3» [1872?]. 13.000 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.IV, p.608. Jean Bruneau, qui n’avait pas pu voir l’autographe, date la lettre [vers le 20 novembre 1872]. En 1872, on trouve un mercredi 3 en janvier, avril et juillet.]

Catalogue Arts et Autographes, n°51 [février 2010]
2080. Flaubert, lettre à Edmond Laporte, [21-22 juin 1877]. 2.500 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, t.V, p.253.]

Sur le site Arts et Autographes:
Notes sur l’Espagne: «De l’Espagne & de la révolution», 4 pages in-4°, 2.700 euros;
«De la guerre d’Espagne en 1823», 3 pages 1/2 in-4°, 2.600 euros.
Transcription diplomatique des fac-similés présentés sur le site Arts et Autographes:
http://flaubert.univ-rouen.fr/manuscrits/espagne.php