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[BULLETIN FLAUBERT n° 119 / 22 février 2010]

Madame Bovary, Michel Lévy, 1857, avec envoi à Louis de Cormenin: «à mon vieil ami/ Louis de Cormenin/ le livre et l’auteur/ Gve Flaubert». 45.000 euros.
http://camillesourget.com/fr/bovary-flaubert/

[BULLETIN FLAUBERT n° 117 / 11 janvier 2010]

(< Catriona Seth)
Librairie Bonnefoi, livres anciens
http://www.bonnefoi-livres-anciens.com/c/portal/layout?p_l_id=PUB.1024.1
n°60. Maxime Du Camp, Anthologie de lectures poétiques personnelles, composée de quatre-vingts pièces par trente-cinq poètes (parmi les contemporains: Hugo, Chateaubriand, Béranger, Auguste Barbier, Vigny, mais ni Lamartine ni Musset); manuscrit autographe signé, 1837-1839 (Du Camp est âgé de 15 à 17 ans). 3.000 euros.

(< Thierry Savatier)
Flaubert, Madame Bovary, Lemerre, 1874, avec envoi à Louis Ménard. «A mon ami Ménard, Gustave Flaubert, 28 Mai 77
http://www.edition-originale.com/Gustave-FLAUBERT-Madame-Bovary-Paris-1874.html,28590
Ouvrage illustré d'un frontispice, 8.000 euros.

Ventes passées
(< Marlo Johnston)
Stargardt, vente des 26-27 novembre 2009.
http://www.stargardt.de/download/Literatur.pdf
Lot 57, Flaubert, lettre à Edmond Laporte du [16.IX.1878] (fac-similé de la dernière page)
«…Vous êtes invité à venir Samedi prochain déjeuner chez le Ministre de l’instruction publique, à 11 h.
Voilà le résumé de la conversation que je viens d’avoir avec lui, à trois reprises différentes. Le dialogue a été long & sérieux.
D’Osmoy qui m’a l’air du vice-ministre je parle très sérieusement, veut vous nommer directeur des gobelins (sic) à la place de Darcel qu’on se propose de foutre à la porte. (C’est un secret d’état). J’ai dit que vous n’en demandiez pas tant. - Mais une place médiocre est plus difficile à avoir qu’une très belle. - Nous avons parlé de beaucoup de choses.
Mais partout il faut des titres ou des précédents. En résumé, on va faire des nettoyages importants - & il y aura place pour vous. Je n’en doute pas.
Bardou[x] est simplement adorable. Il a, de lui-même, travaillé déjà pour que l’on reprenne une pièce de Bouilhet.
Quant à Leplé, je regarde la chose comme faite? - Cependant, ne lui annoncez rien de positif. Mais vous pouvez lui dire que j’ai remis sa note, en l’appuyant chaudement. Je n’ai pas manqué de dire ce qu’il y avait pour le buste. Je reparlerai de lui Samedi. Donc, mon vieux, ne manquez pas d’être à Paris vendredi soir...»
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.367, lettre datée 11 mars? 1878.]

(< Marlo Johnston, Stéphanie Dord-Crouslé)
Vente à Lyon, 17 décembre 2009
68. Flaubert (Gustave, 1821-1880). L.A.S., in-8, 1 p. sur papier bleu: «Lundi matin. Mon cher confrère, je vous recevrai avec grand plaisir jeudi prochain dans l’après-midi. Je vous demande pardon de vous donner une latitude aussi étroite mais je dois bientôt regagner ma maison des Champs et je suis un peu [rature] vagabond que de coutume. Si vous pouvez venir jeudi, je compte sur votre bonne visite à tous deux. Dans la semaine prochaine un matin, vers midi [...] fourcheter...». Flaubert avait une maison à Croisset près de Rouen, où il passait l’essentiel de son temps et où il écrivit presque toute son oeuvre, et qu’il appelait «ma maison des Champs». Petites traces de colle au dos, sans importance. Estimation: 300-600 euros.
[Lettre incomplète dans Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, t.V, p.293. À un confrère, [avant le 13 septembre 1877]. Extrait cité d’après un catalogue de vente, avec des différences de lecture importantes.]

(< Thierry Savatier)
Lettre autographe à un éditeur, vendue sur ebay
http://cgi.ebay.fr:80/FLAUBERT-Gustave-LETTRE-AUTOGRAPHE-SIGNEE_W0QQitemZ220517668411QQcmdZViewItemQQptZFR_GW_Livres_BD_Revues_LivresAnciens?hash=item3357e0963b
«Et bien cher ami! Et ces épreuves. Voilà trois semaines que je n’en ai reçu! En finirons-nous!/Avec cet espoir je vous serre la main cordialement./ Votre/ Gve Flaubert/ 15 avril/ Croisset par Déville (Sne inférieure)»
[Lettre incomplète dans Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.606. Destinataire et date hypothétiques: à Alphonse Lemerre? 15 avril [1879?]. Il s’agirait alors des épreuves de Salammbô (Lemerre, 1879).]

Vente Piasa, Drouot, 14-15 décembre 2009, Thierry Bodin expert
120. Maxime Du Camp, L.A.S. [à Ernest Chevalier], 1er décembre 1868.
Souvenirs sur Flaubert. «Je n’ai pas oublié que nous nous sommes rencontrés souvent chez Gustave au temps de sa vingtième année et du Garçon.» Estimation: 150/ 200 euros.

[BULLETIN FLAUBERT n° 116 / 9 novembre 2009]

(< Chloé Goudenhooft, Marlo Johnston)
Vente passée
24 octobre 2009, Boulogne.
http://www.hoteldesventes-boulogne.com
Lot n°165. Flaubert Gustave, Salammbô, Michel Lévy, Paris, 1863.
EO enrichie d’une lettre de Flaubert à son éditeur au sujet de son ouvrage. D’après le catalogue, il s’agit d’une lettre à Lévy du 12 février [1862]. En fait, lettre à Lemerre du 16 février [1879]. 1500 à 2000 euros. [Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.545.]

(< Marlo Johnston)
Vente Christie’s, Londres, 23 novembre 2009
http://www.christies.com/LotFinder/lot_details.aspx?intObjectId=5267956#
Flaubert, Gustave (1821-1880). Autograph letter signed ('G. Flaubert') to [his friend Claudius] Popelin, n.p., [Croisset], 11 February [1879], reporting on the alarming after-effects of a broken leg, 'la fracture du péroné n'était rien, mais il y avait dans l'articulation des desordres espovantables [sic]. Mon pied ressemblait à une citrouille recouverte de parchemin rouge', though at last things are getting better; nevertheless he has remained in good spirits -- 'j'ai profité de l'occasion pour reposer ma pauvre cervelle. Je vous dirai même que ce "malheur" (il y a de bonnes gens qui m'ont écrit ce mot) m'a paru fort léger près de tous les autres! -- Car depuis trois ans, j'avale de larges coupes d'amertume'; he hopes for a visit from Popelin, though he can offer only 'une hospitalité plus que modeste', and concludes with greetings to Popelin's wife 'la Princesse' [Mathilde Bonaparte], 'dites-lui de ma part tout ce que vous pourrez trouver de mieux', 2 pages, 8vo, bifolium. Provenance: Charavay, Paris, 1972. £1,500 - £2,000.
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.528.]

Vente sur Internet
http://www.abebooks.fr/servlet/SearchResults?an=Flaubert&fe=on&ph=2&pics=on&prl=50&sortby=3 Flaubert, Gustave, [1821, Rouen, Fr. - 1880, Croisset], Paris, 1874. Framed & Glazed. Original Autographed Letters. Flaubert, Gustave, [1821, Rouen, Fr. - 1880, Croisset] ALS in French to his good friend, Edmond Laporte, 1 page, n.p. [Paris], n.d. [May 16th, 1874]. Framed & glazed to an overall size of 21" 1/2 x 16" [5"1/4 x 7" 1/2], double matted in windows, gilt filet - The fine wood frame elaborately worked to show intentional character & tone. Trans: "My old Bab/ I count on being at Croisset on Wednesday, about 4 o'clock./ Be guided by that/ I am all gloomy when I think we won't see each other for a long time!/ Yesterday, I finished my library lectures! / I embrace you / Yours / Gve / Saturday morning". "The faster the word sticks to the thought, the more beautiful is the effect." The prime influence over the Realist School of French literature, author of the masterpiece, Madame Bovary (1857). Believer in "le seul mot juste". True friend of the greats; George Sand, Ivan Turgenev, Émile Zola, Alphonse Daudet, &, especially, Guy de Maupassant who regarded himself as Flaubert's disciple & was the great mutual friend of Edmond Laporte. Flaubert sought objectivity above all else in his writing: "The author, in his work, must be like God in the Universe, present everywhere & visible nowhere." It is paradoxical, therefore, that his personality should be so clearly discernible in all his work and that his letters, written casually to his intimates & full of disarming sincerity, delicate sensibility, & even exquisite tenderness-should be considered by some critics as his other masterpiece. N° de réf. du libraire 29033. 2336 euros. [Erreur de date: en fait 21 juin 1879, Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.666.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 115 / 12 octobre 2009]

Catalogue Thierry Bodin, n°129, septembre 2009.
http://www.lesautographes.com
Gustave Flaubert: épreuves corrigées de sa lettre ouverte À M. G. Froehner, rédacteur de la Revue contemporaine, [janvier 1863]; 9 pages petit in-fol.
Épreuve avec corrections autographes de sa lettre ouverte sur l’exactitude archéologique de Salammbô. [Ce texte répond à l’article de Guillaume Froehner du 31 décembre 1862, intitulé «Le Roman archéologique en France, Gustave Flaubert: Salammbô». Froehner, conservateur des Antiques du Musée du Louvre, avait dressé une liste de «bévues» commises par le romancier, fourvoyé dans une science trop difficile pour un esprit «léger». La réplique de Flaubert parut dans L’Opinion nationale du 24 janvier 1863. Le manuscrit de cet article est perdu, sauf quelques brouillons dans la collection Lovenjoul.] L’épreuve présente environ 90 corrections, principalement typographiques, et quelques modifications et ajouts au texte. Flaubert contre-attaque vigoureusement: la collection Campana que Froehner donne comme sa source principale n’a ouvert qu’après l’achèvement du roman. «Voilà une erreur déjà. Nous en trouverons de plus graves»... Il n’a nulle prétention à l’archéologie: «J’ai donné mon livre pour un roman, sans préface, sans notes, et je m’étonne qu’un homme illustre comme vous par des travaux si considérables perde ses loisirs à une littérature si légère! J’en sais cependant assez [...] pour oser dire que vous errez complètement d’un bout à l’autre de votre travail, tout le long de vos dix-huit pages, à chaque paragraphe et presque à chaque ligne. Vous me blâmez "de n’avoir consulté ni Falbe ni Dureau de la Malle, dont j’aurais pu tirer profit." Mille pardons! je les ai lus, plus souvent que vous peut-être, et sur les ruines mêmes de Carthage»... Il répond ensuite au sujet de la nomenclature des rues de Carthage, la construction des maisons, l’adaptation de noms numides... Il relève des citations erronées et des preuves de lecture hâtive ou négligente chez Froehner, et il invoque l’autorité de Polybe, Cicéron, Strabon, Diodore, Hérodote, Pline, Philostrate, Théophraste, Heeren, etc., pour réfuter ses critiques... Il défend aussi son «maître et ami» Théophile Gautier, «folâtrement» visé, lui aussi, par son «indomptable verve»... Après maintes protestations de modestie, Flaubert achève sa réponse sur une pointe d’ironie: «rassurez-vous, monsieur: bien que vous paraissiez effrayé vous-même de votre propre force et que vous pensiez sérieusement "avoir déchiqueté mon livre pièce à pièce", n’ayez aucune peur, tranquillisez-vous! car vous n’avez pas été cruel, mais... léger»...

(< Thierry Savatier)
Ouvrages ayant appartenu à la bibliothèque de Flaubert, en vente sur le site
http://www.edition-originale.com
Amédée Méreaux, La poésie et son avenir: Discours prononcé par M. Amédée Méreaux en réponse au discours de M. Simonin, Imp. de H. Boissel, Rouen, 1865, 14x23cm, broché. Édition originale.
Envoi à Flaubert: «à l'auteur de Mme Bovary et de Salambo (sic) / cordial hommage de son admirateur sincère
Ref: 27755. 1200 euros.

Georges Pouchet, Des changements de coloration sous l'influence des nerfs, Germer Baillière, Paris, 1876, 15,5x24cm, relié, tirage de tête. Édition originale. Ouvrage orné de 7 planches illustrées de nombreuses figures coloriées à la main par Mme Lemaître et justifiées par un tampon à sec.
Envoi: «à Gustave Flaubert / son vieil ami / G. Pouchet
Ref: 21393. 2000 euros.

Vente Alde, 20 octobre 2009, salle Rossini, Paris.
http://www.alde.fr
164. Gustave Flaubert, lettre à Edmond Laporte, [19 mai ? 1878], 400/ 500 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.384.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 114 / 11 septembre 2009]

Librairie de l’Abbaye, 27 rue Bonaparte, Paris
Cat. n° 337, [juin 2009], lot 27.
LAS de Flaubert à Edmond Laporte, [20 août 1879], 1.800 euros.
[Corr., Bibl. de la Pléiade, éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, t.V, p.690.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 112 / 6 mai 2009]

(< François Lallier)
La maison qu’habita Edma Roger des Genettes, à Villenauxe (Aube), est à vendre.
http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=170320396195&ssPageName=ADME:B:EF:FR:1123
Flaubert s’y est rendu au moins une fois, en mai 1873.

(< Olivier Leroy)
Livre ayant appartenu à la bibliothèque de Flaubert.
Georges Pouchet, Des changements de coloration sous l'influence des nerfs, Paris, Germer Baillière, 1876.
Envoi autographe «à Gustave Flaubert / son vieil ami / G. Pouchet.» Ouvrage orné de 7 planches illustrées de nombreuses figures coloriées à la main par Mme Lemaître et justifiées par un tampon à sec. Édition originale. Reliure en demi cuir noisette, dos lisse, plats de cartonnage souple bordeaux comportant des traces de pliures, modeste reliure de l'époque. Rousseurs. Relié 15,5x24cm, 2000 euros.
Librairie Le Feu Follet, Paris: http://www.livre-rare-book.com/Matieres/feu-follet.html

Madame Bovary, EO, Michel Lévy, 1857. exemplaire du 1er tirage avec la faute à Sénard. 1836 euros.
http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/flaubert-gustave/madame-bovary,13138655.aspx

[BULLETIN FLAUBERT n° 111 / 18 mars 2009]

Vente Piasa, Drouot, 23-24 mars 2009, Thierry Bodin expert
http://www.piasa.fr
146. Gustave Flaubert (1821-1880). L.A.S., Lundi [9 août 1869], à Philippe Leparfait; 3 pages in-8. 1.000/1.200 euros.
À propos des oeuvres de Louis Bouilhet, décédé 3 semaines plus tôt, notamment de sa pièce Mademoiselle Aïssé (qui sera créée en janvier 1872). Il a vu les directeurs de l'Odéon: «Ils m'ont paru fort désappointés lorsque je leur ai fait voir le second acte - ils se figuraient, les imbécilles que notre pauvre Bouilhet avait pu terminer les corrections convenues & refaire un acte entier du 12 juin, jour de sa dernière lecture au 18 juillet jour de sa mort». Il compte sur Leparfait pour mettre au point cet acte, d'après les notes et corrections de Bouilhet. «S'ils ne veulent pas jouer Aïssé ou qu'on me donne des acteurs insuffisants, ce qui est très possible, nous la publierons en volume ou dans un journal. Quant au volume de vers Lévy qui prétend ne pas gagner d'argent avec les vers imprimera le volume pour rien. - Mais c'est tout. [...] Bref le succès matériel des oeuvres posthumes de notre pauvre vieux me paraît très problématique. Tu sais que les absents ont tort & que les morts sont vite oubliés» ... Il demande des nouvelles de la souscription, et invite à consulter leurs amis d'Osmoy, Guérard et Caudron sur ce qu'il a à faire. «En as-tu fini avec Mesdemoiselles Bouilhet? Si elles t'embêtent, envoie-les faire foutre carrément. Ce sont des misérables à ne pas ménager. Quand je pense à l'homme de génie, à l'homme excellent, au coeur d'or qu'elles ont fait souffrir, la colère m'étouffe et je voudrais pouvoir les injurier en face. - Ce que je ne manquerai pas de faire quand j'écrirai sa biographie laquelle sera insérée dans le Moniteur de Dalloz»...

147. Gustave Flaubert. P.A.S.; demi-page in-8 (traces d'encadrement). 350/400 euros.
«À mon très cher Georges Pouchet Gve Flaubert (en souvenir de Concarneau)». [Le naturaliste Georges Pouchet (1833-1894) fut directeur du Muséum d'Histoire naturelle de Rouen, et professeur d'anatomie comparée au Muséum de Paris. Pendant la rédaction de Bouvard et Pécuchet, en septembre 1875, Flaubert vint le rejoindre à Concarneau, où il rédigea La Légende de saint Julien l'Hospitalier. On peut penser que cette page est le feuillet de dédicace en tête des Trois Contes.]

148. [Gustave Flaubert]. 4 lettres ou pièces, dont 2 L.S. du Procureur général impérial Marius Vaïsse, Paris 1856-1857; 6 pages in-fol. à en-tête Ministère de l'Intérieur ou Parquet de la Cour Impériale de Paris. 500/600 euros.

Au sujet du procès de Madame Bovary. 4 décembre 1856, envoi au procureur d'un exemplaire de la Revue de Paris comportant un fragment de Madame Bovary, dont des passages «paraissent constituer le délit d'outrage à la morale publique»... 24 décembre. Vaïsse y trouve des délits d'outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs, et d'outrage à la morale religieuse: «C'est une oeuvre cynique et qui appelle une répression sévère»; des poursuites seront dirigées contre Laurent-Pichat, gérant de la revue, l'imprimeur Pillet, et l'auteur Flaubert... 23 avril 1857. Madame Bovary a été communiqué au Procureur. «L'auteur paraît avoir rétabli dans cette édition les passages qui ne se trouvent pas dans la publication faite par la Revue de Paris, à cause de leur crudité»... 14 mai 1857.
Après avoir marqué dans le roman les passages qui ne figuraient pas dans la Revue de Paris, le Procureur estime qu'il n'y a pas lieu de ressaisir les tribunaux après le jugement d'acquittement; mais il s'étonne de lire dans Le Moniteur un long article de Sainte-Beuve qui «fait au roman de M. Gustave Flaubert l'honneur d'une appréciation littéraire dont ne me semble guère digne un ouvrage où les règles du bon goût ne sont pas moins méconnues que les lois de la morale»...

149. [Gustave Flaubert]. Gustave Toudouze (1847-1904). L.A.S., Paris 4 décembre 1883, [à Caroline Commanville]; 1 page in-4 (lég. fente). 70/80 euros.
Il lui envoie «les quelques lettres que je possède, de votre oncle notre si regretté Maître, Gustave Flaubert. [...] je me présenterai pour les reprendre, dès que vous n'en aurez plus besoin»...

[BULLETIN FLAUBERT n° 109 / 9 janvier 2009]

(< Marlo Johnston)
Ventes passées
6 décembre à Pessac, Bordeaux
http://www.burdigala-encheres.com/vente/06-12-2008/
Maryse et Fréderic Castaing, experts
30, rue Jacob 75006 Paris Tél. 01.43.54.91.71

37. FLAUBERT (Gustave) (1821-1880)
L.A.S. à une dame (s.l.n.d.) 1p.in-8° sur son papier bleu. 500/600 euros.
«Comme je pense sans cesse à votre mari j’en ai parlé hier à des gens de métier. Il est peut être imprudent de ne pas le traiter avec plus d’énergie. L’électricité employée doucement serait bonne …j’irai chez vous».
[à Agnès-Octavie Feydeau, épouse de Georges, lundi [14? juin 1869], avant la lettre du [24 juin 1869], Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.IV, p.58-59.]

88. SAND (Aurore Dupin baronne Dudevant dite George) (1804-1876)
1°) 4 L.A.S. et L.A. à Flaubert 1866-1876, 8p.in-8°. Certaines publiées par G. Lubin. 800/900 euros.
[Lettres du 31 juillet 1866, 5 octobre 1869, 11 mars 1870, 19 janvier 1872, 6 mars 1876.]
Amicale correspondance: de Nohant: Elle va venir à Paris où on joue une pièce d’elle et de son fils. Elle espère qu’il pourra venir «j’aurai de l’émotion cette fois, à cause de mon cher collaborateur…»; «Où es-tu à présent, mon cher troubadour. Je t’écris boulevard du temple mais peut-être as-tu pris possession de ton délicieux logement…dans 8 ou 10 jours je repartirai pour Nohant. Il faut donc se rejoindre et se revoir. Me voilà un peu sfogata de mon besoin de courir et enchantée de ce que j’ai vu …» (dans les Ardennes), «Comment vas-tu mon pauvre enfant? je suis contente d’être ici au milieu de mes amours de famille, mais je suis triste tout de même de t’avoir laissé chagrin, malade et contrarié…nous nous tourmentons tous de tes ennuis et tes souffrances…»; «Je n’étais pas au courant de toute cette affaire de Rouen et je comprends à présent ta colère. Mais tu es trop bon…avec un homme amer et vindicatif, ces butors seraient moins rancuneux…je te prêchais hier le calme du dédain. Je vois que ce n’est pas le moment…avec une mauvaise canaille à leurs trousses ils n’auraient pas osé ce qu’ils osent, ces bons messieurs de Rouen!. Je reçois les chansons demain je lirai ta préface tout au long…»; Elle vient d’apprendre «la 1° représentation de la reprise du Mariage de Victorine au théâtre français …» elle lui envoie une place d’orchestre et demande des nouvelles de sa nièce.

10 décembre 2008
http://www.invaluable.com
Alberto Ponti, Auction Department, Bolaffi S.p.A., V. Cavour, 17, 10123 Torino - Italy
aponti@bolaffi.it

133. Gustave Flaubert (1821- 1880) Rare autograph letter signed by one of the greatest novelist of modern times. The letter is dated 'Mardi 21 heures' with no other indication (although it was certainly written before 1869) and addressed 'Mon cher ami': Flaubert wrote it to invite his friend for lunch at his house in Croisset, possibly with another friend, Louis Bouilhet: ''Je voulois te faire trouver Bouilhet mais il lui est impossible de venir.... Louis Bouilhet (1821-1869) played a key role in Flaubert's life and work: he was the one who incited Flaubert to approach realistic novels and, indeed, he became Flaubert's first reader (and editor) of all pages (or words) of Madame Bovary on Sundays, as they used to spent the day working together at Flaubert's home in Croisset.:

134. Gustave Flaubert (1821-1880) Rare, important two-page letter, by one of the greatest novelists of all times. Addressed to Alphonse Daudet, and dated 'Croisset, Sept. 3 (1879)', this letter was probably written when Flaubert was working at his last, incomplete, masterpiece: Bouvard et Pécuchet. In June 1879, Flaubert was in Paris to work at the Bibliothèque Nationale for Bouvard's religious chapter (and yet he already dreamed of writing a work on the battle of Thermopolis); only in September, in the years in which this letter was written, he started working at his novel again. The letter was partially published in Correspondence de Flaubert, ed. L. Conard, voI. 8, pp. 179-180 (Paris, 1923). 'J'ai passé depuis trois mois par des émotions abominables, des embêtements gigantesques et ce n'est pas fini! Ma vie est lourde. Il faut que je sois fort comme un boeuf pour n'en être pas crevé cent fois. […] Mais le livre [Bouvard et Pécuchet] que je fais est peu échauffant, de sorte que, de tous les côtés, il y a effort et douleur...'. Splendid document of biographic and literary interest.

Sotheby’s, Paris, 16 décembre 2008
Lot 50. Lettre autographe à Ernest Feydeau, [7 février 1872], 4.000-6.000 euros.
http://www.sothebys.com:80/app/live/lot/LotDetail.jsp?lot_id=159495284
Une page in-8 à l'encre noire sur un double feuillet de papier vergé.
Infect impérialiste!
Je ne vais pas te voir
1° parce que j'ai une grippe abominable
et 2° parce que tes opinions politiques
me dégoûtent.
Dès que je serai rétabli, j'irai chez toi
pour T'ASSASSINER!
Tremble!!!
Vive Marat!
[signé:] Son ombre
mercredi soir
Père du célèbre auteur de boulevard Georges Feydeau, Ernest Feydeau (1821-1873) était coulissier à la Bourse et passionné d'écriture. Il épouse la fille d'Auguste Blanqui en 1847, et rencontre le succès dix ans plus tard avec Fanny. Le roman connaît en quelques années une trentaine d'éditions. Sainte-Beuve et d'autres critiques estimaient si fort Fanny que certains d'entre eux n'hésitèrent pas à placer le roman au-dessus de celui de son grand ami Gustave Flaubert, Madame Bovary.
Les deux hommes s'étaient connus en 1856, et liés rapidement d'une amitié profonde et d'une grande complicité littéraire, comme en témoigne une importante correspondance. Flaubert fit souvent appel à Feydeau pour la correction de ses oeuvres.
On sait que Flaubert songea un moment, en cette année 1872, à se brouiller avec Feydeau, non pas tant à cause de ses opinions politiques – plutôt républicaines – qu'à cause de sa dernière oeuvre, roman «obscène» commis par celui-ci et qui le dégoûte. Ce roman érotique dont Feydeau fait lire le manuscrit à son ami, aujourd'hui connu sous le nom de Souvenirs d'une Cocodette, fut publié après la mort de Feydeau sous le nom de Mémoires d'une demoiselle de bonne famille. «Tellement lubrique et indécent qu'aucun éditeur n'a consenti à le prendre» explique Flaubert, il paraît posthumément à Londres en 1877. Il fait partie désormais des classiques du «second rayon» du XIXe siècle.
Le nom du célèbre pamphlétaire révolutionnaire, Marat, revient parfois sous la plume de Flaubert, quand, à bout devant l'ignominie sociale ou autre, l'écrivain s'identifie à «l'ami du Peuple» dans ses penchants les plus meurtriers.
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.IV, p.476.]

(< Éric Walbecq)
Catalogue Librairie ancienne Denis [2008], Pierre Duchemin, 50, rue de la Scellerie, 37000 Tours
247. Flaubert, Salammbô, Lévy, 1864. 380 euros.
Réimpression de l’EO (fausse mention de 5e édition), reconnaissable à la faute page 96 «Scissites», corrigée dans les éditions suivantes par «Syssites».
Envoi autographe: «A Marie Durey. Son vieil ami Gve Flaubert».

[BULLETIN FLAUBERT n° 108 / 19 novembre 2008]

Vente Piasa, Drouot, 20 novembre 2008, Thierry Bodin expert.
http://www.piasa.fr/cp/piasa/auction.php

http://www.bibliorare.com:80/cat-vent_drouot20-11-08.htm
Lot n° 460. Gustave Flaubert (1821-1880). Deux manuscrits autographes, De l’Espagne & de la révolution, et De la guerre d’Espagne en 1823 ; 4 pages et 3 pages et demie in-4. Estimation : 1.500/1.800 euros.

NOTES SUR L’ESPAGNE d’après la Revue française de mars et mai 1828.
«Pays inconnu et par Napoléon & par la restauration, erreur complète des deux côtés dans les craintes & dans les espérances. L’invasion de Napoléon a commencé la révolution. Au commencement du 19e siècle deux nations en Esp. - les habitants du littoral de la mer, & ceux des terres, les premiers en contact avec le reste de l’Europe, les seconds isolés - les montagnards se distinguaient de leurs voisins, s’en séparaient et les haïssaient. L’arrivée de N. arracha le peuple à ces montagnes, réveilla ses instincts guerriers endormis, l’arracha à ses habitudes de repos & de paresse, la paix survenue il ne revint point à sa vie de la veille et resta en armes en guerre. Il lui resta le besoin du mouvement et le désir d’une condition meilleure. Ferdinand VII ne songea point à tout cela, aussi le peuple des campagnes s’arma-t-il contre la Constitution»... Suit une analyse de la libération du pays par Napoléon, et des juntes qui s’y succédèrent...
«Les Cortès espagnols comptaient sur le parti libéral français et sur l’armée qu’on destinait à marcher contre eux, le ministère français se défia de l’armée et l’épura. Trois partis, les absolutistes au secours desquels allait l’armée française, les soldats de la foi, formés sous l’inspiration des moines, 2° les maçons parti modéré 3° les communards qui représentaient la vieille cause de l’indépendance populaire»... Réflexions sur l’attitude des militaires français, les combats en Catalogne, l’arbitraire de Ferdinand VII et le mouvement contre la Constitution. ...» qu’importait à l’habitant de la montagne son droit de vote. Il lui aurait fallu autre chose que ce que la constitution lui donnait - il s’offrit donc aux courtisans et aux prêtres comme un milieu propre à rétablir l’absolutisme»...
[D’après le fac-similé de la première page du manuscrit De l’Espagne…, l’écriture date des années 1840.]

(< Marlo Johnston)
Vente Sotheby’s, Londres, 26 novembre 2008
Lettre de Flaubert à Popelin, 11 février [1879], fac-similé partiel
[Corr., éd. Pléiade, t.V, p.528.]
http://www.bibliorare.com:80/cat-vent_drouot20-11-08.htm
Estimation : 1,500 - 2,000 GBP.
Description.
To Claude Popelin, about a recent accident in which he broke his leg, which proved to be more serious than at first thought, explaining that although the fracture of the fibula was minor, his foot looked like a pumpkin covered with red parchment ; he gives a generally upbeat report since the swelling has gone down and he has much enjoyed the solitude and opportunity to rest, expressing the hope that his friend will visit, although the hospitality he can offer is only modest, as he cannot come to Paris, and indeed it will be a good month before he can descend the stairs from his bedroom. ... L’accident a été plus sérieux qu’on ne l’a cru. La fracture du péroné n’était rien, mais il y avait dans l’articulation des désordres épouvantables. Mon pied ressemblait à une citrouille recouverte de parchemin rouge !...le sang s’est heureusement résorbé, & tout danger a disparu... J’ai suivi dans les journaux les événements de politique - & je n’ai entendu dire de bêtises par personne (vu ma solitude) donc, enviez-moi... 2 pages, 8vo (c.21 x 13.5cm.), written on 2 conjoint leaves, with deletions and corrections, [Croisset], 11 February [1879].

Vente passée
(< Éric Walbecq)
Vente Piasa, Drouot, 7 novembre 2008, E. Lhermitte expert
http://www.piasa.fr/cp/piasa/auction.php
237. Gustave Flaubert. L’Éducation sentimentale. Paris, Lévy, 1870. 2 volumes in-8, maroquin vert, chiffre L.L. couronné aux angles, dos à 5 nerfs avec le même chiffre frappé en pied, doublure de maroquin orange avec chiffre EEM couronné aux angles, tranches dorées (Thierry succ. de Petit-Simier). Estimation  ;: 9.000/10.000 euros.
Édition originale.
Précieux exemplaire portant un envoi autographe signé : À mon ami E. Crepet / Gustave Flaubert.
Eugène Crepet, collaborateur de plusieurs revues, dont La Revue moderne, et auteur d’une anthologie des poètes français, entretint une correspondance avec Gustave Flaubert et l’aida dans ses recherches pour Salammbô à propos de la reproduction d’une simple mosaïque réellement punique (1857), ou de commentaires d’ouvrages de Hendrich sur Carthage (1860). Eugène Crepet est également à l’origine de l’édition des œuvres posthumes et de la correspondance de Baudelaire dans laquelle il donne une étude sur le poète.
Nous n’avons, malgré nos recherches, pu déterminer les chiffres qui ornent la reliure. Le chiffre LL frappé sur les plats et le dos est semblable à celui de la famille royale à l’exception de son centre qui renferme une grenade de guerre. Le chiffre EEM est la reproduction de celui de la Princesse Eugénie de Montijo à l’exception de la couronne qui diffère légèrement (Olivier - 2660 - fer 10).
De la bibliothèque Dennery (II, 1984, n°85).
Reliure reteintée.

238. Gustave Flaubert. Salammbô. - Trois contes. - La Tentation de saint Antoine.
Paris, Cyral, 1928-1930. 3 volumes in-8, demi-chagrin vert foncé et demi-maroquin brun à coins, dos à 3 nerfs ornés et mosaïqués, têtes dorées, couverture et dos, étuis (Saulnier). Estimation : 120/150 euros.

Éditions illustrées de compositions en couleurs dans le texte de Suzanne-Raphaële Lagneau, Daniel-Girard et Pierre Rousseau, certaines à pleine page.
Exemplaires sur vélin.
Rousseurs à quelques feuillets du second ouvrage.

[BULLETIN FLAUBERT n° 107 / 15 octobre 2008]

(< Éric Walbecq)
Catalogue Les Neufs Muses, Alain Nicolas, automne 2008
Tél:l 01 43 26 38 71. neufmuses@orange.fr
134. Madame Bovary, Michel Lévy, 1857, EO avec la faute à Sénart. Joint le catalogue Michel Lévy de mars 1857. 2.300 euros.

135. Salammbô, Michel Lévy, 1863, 2e édition, reliure de l'époque, demi-veau blond, avec un ex-libris: Bibliothèque de M. Charles Lecocq. 200 euros.

(< Jacques-Remi Dahan)
Catalogue Librairie Walden - SLAM – LILA, septembre 2008
Hervé Valentin, 9 rue aux Fromages, FR-14000 Caen. Tél.:l 02 31 85 90 62
7. Madame Bovary, Michel Lévy, 1857, EO avec la faute à Sénart. Joint la suite des sept eaux-fortes gravées par Boilvin, Lemerre, 1874.

[BULLETIN FLAUBERT n° 106 / 5 septembre 2008]

(< Jacques-Remi Dahan)
Catalogue William Théry, 1 bis, place du Donjon, 28800, Alluyes
Tél. 02 37 47 35 63 - E.mail: williamthery@wanadoo.fr

17.- Achille-Cléophas Flaubert [1784-1846], chirurgien de l’Hôtel-Dieu puis directeur de l’École secondaire de médecine de Rouen, père de l’écrivain. LAS, Rouen, 15 avril [?], au docteur Biett [1784-1840], célèbre dermatologue; 2 pp. in-8° (quelques rousseurs). Il prie son «vieux camarade» de donner des conseils à son «excellent ami monsieur Bourguignon atteint d’une légère affection herpétique qui d’abord fixée au voisinage de l’anus, […] s’est montée çà et là au visage.» Bourguignon va passer une quinzaine de jours à Paris, «il aura besoin d’être soigné et de rapporter ensuite une consultation que nous suivrons avec exactitude.» Il prie le Dr Biett de considérer que ce n’est pas un client qu’il lui adresse mais un ami qu’il «recommande à toute l’attention d’un ancien camarade…» 280 euros.

18.- Gustave Flaubert, Salammbô. Paris, Michel Lévy frères, libraires éditeurs / À la Librairie Nouvelle, 1863. Demi-basane vert lierre in-8°, dos à 5 nerfs (uniformément passé) orné de cartouches estampés à froid, 474 pp.; sans la couverture. Mention de 4e édition. Cette édition, parue la même année que l’originale, est la dernière dans le format in-octavo. Comme les deux précédentes, elle présente, par rapport à l’E.O., une dizaine de variantes de texte, de nombreuses modifications de noms propres et de légères corrections grammaticales et orthographiques. 200 euros.

Catalogue Bertran, Rouen
En ligne:
http://www.librairie-bertran-rouen.fr/Catalogue/Ber_List_Loc.php?Mot=Flaubert&Origi=4&Ar=3
Nombreux lots concernant Flaubert, dont:
L’Éducation sentimentale, Lévy, 1870, EO. 1.100 euros.
– Lettre autographe signée à Philippe Leparfait, [mars-avril 1872], Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.IV, p.507. 900 euros.
Lettre à la Municipalité de Rouen, Lévy, 1872, EO. 295 euros.
Madame Bovary, Lévy, 1857, premier tirage avec la faute à «Senart». 4.000 euros.
– Notes autographes sur l’angine suffocante, pour L’Éducation sentimentale, 2 pages. 3.200 euros.
Salammbô, Lévy, 1863, EO premier tirage. 850 euros.
Trois contes, Charpentier, 1877. EO, un des 100 sur Hollande (n°10), enrichi d’une lettre à Louis Sauvageot, 10 mars 1880. 6.000 euros.
– Boilvin, Sept eaux-fortes pour illustrer Madame Bovary, Lemerre, 1883. 300 euros.

Catalogue Thierry Bodin, n°126, été 2008
http://www.franceantiq.fr/slam/autographes/UK.asp
124. Gustave Flaubert (1821-1880) romancier: L.A.S., [Paris] Mercredi au soir [25? mars 1860], à Aglaé Sabatier; 2 pages in-8 (petite fente au pli réparée). 5.000 euros.
Belle lettre galante à la Présidente. «Adorable Présidente "Je mets la main à la plume pour vous écrire" (& entre nous ce n’est pas à la plume que je voudrais mettre ma main). Je vous écris dis-je, à petit mot, afin de savoir: comment va cette chère santé – qui fait la nôtre? Avez-vous toujours la fièvre? Ce coup d’air enfin est-il parti? Est-on tout à fait rétablie? [...] Je me serais moi-même précipité rue Frochot pour avoir de vos nouvelles si je n’étais éreinté. Éreintement qui ne résulte pas de la masturbation, comme vous pourriez le croire. Mais: de réveils trop matineux ou matinals auxquels je me livre depuis que je suis plongé dans les recherches savantes – si bien que je dors assez ordinairement de 3 à 6. – qui est la seule heure où il soit convenable d’aller chez des personnes. Faites-moi donc savoir comment ça va & croyez à l’affection bien sincère de celui qui ne vous baise, hélas! que les mains»...
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.III, p.80.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 105 / 16 juin 2008]

Mardi 17 juin à l'Hôtel Drouot, PIASA, expert Thierry Bodin
http://www.piasa.fr
Lot n°364. Gustave Flaubert. L.A. à Louise Colet, Samedi soir 1 h. de nuit [17 octobre 1846]. Estimé: 10 000/ 15 000 euros.
«Tu veux donc me rendre fou d'orgueil moi qu'on accuse déjà d'en tant avoir! Voilà maintenant que tu m'admires que tu me places à part des autres hommes bien haut sur le piedestal de ton amour. Sais-tu qu'il faut que j'aie la tête bien plantée sur les épaules pour que le vertige ne me prenne pas? Toi! toi! tu te ravales devant moi, tu te fais infime et petite je te surprends je t'étonne mais que suis-je donc qu'est-ce que [je] vaux? - Je ne suis rien qu'un lezard littéraire qui se chauffe toute la journée au grand soleil du beau»... Les choses singulières et flatteuses qu'elle lui dit l'humilient dans son bon sens... Il lui recommande Max [Maxime Du Camp] en qui elle trouvera des consolations...
Puis il évoque la nuit du «29 juillet» où elle devint sa maîtresse: «Oh si je m'en souviens - il y avait feu d'artifice aussi en nous ce soir là et belles illuminations dans nos cœurs - et le lendemain le jeudi, le soir en calèche - te rappelles-tu surtout un moment - à l'entrée des Champs-Elysées où nous sommes restés longtemps sans nous parler tu me regardais d'un air sombre et tendre à la fois - je voyais tes yeux briller dans la nuit sous ton chapeau - toujours je me retourne vers ce souvenir, vers toi»...
Il la rassure ensuite sur sa santé: «Je suis fait pour vivre vieux - il m'est arrivé toutes espèces d'accidents et de maladies sans qu'il m'en soit rien resté. Tout cela glisse sur moi comme l'eau sur le col d'un cygne. J'ai suivi tous les régimes et vécu de toutes les manières. Je me suis exercé de bonne heure à tout - au travail, à la paresse à tout excès à toute abstinence. Je n'ai jamais senti ce que c'était la fatigue intellectuelle et il fut une année où j'ai travaillé régulièrement pendant 10 mois 15 h. par jour. Trois fois par semaine seulement je faisais des armes à outrance si bien que j'en râlais ensuite sur mon lit pendant une demi-heure. Quant à la fatigue physique l'éducation m'a fait un tempérament de colonel de cuirassiers. Sans mes nerfs, partie délicate chez moi qui me rapproche des gens comme il faut, j'aurais un peu d'affinité avec le fort de la halle; sois donc sans crainte, pauvre chérie. Je n'ai pas besoin d'exercice et je vis bien 15 jours sans prendre l'air ni sortir de mon cabinet»... Il félicite Louise pour ses vers sur Mantes, qu'il se redit sans cesse et dont il cite ici un extrait... «Il me semble que tu n'as guères écrit quelque chose de meilleur car c'est vraiment très beau»... Il la dissuade de venir le soigner: «Je n'ai jamais compris cette manie qu'ont les hommes de montrer leurs plaies à ceux que cette vue doit faire souffrir - d'aller chercher le cœur qui vous aime pour le rendre témoin de votre fièvre et de votre tranchée - cette pratique commune est d'un égoïsme révoltant»... Il serait gêné, il a de la pudeur... Et d'ailleurs elle est son talisman: «ton amour n'est-ce pas un préservatif contre tout malheur. Adieu, ma vie, un long baiser. Je passe la main sous tes papillotes et j'en soulève légèrement le bout».
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.II, p.391-393]

Lot n°365. Gustave Flaubert. Manuscrit autographe, Carthage; 2 pages in-fol. Estimé: 2.500/ 3.000 euros.
Intéressantes notes de travail pour Salammbô (1862), avec références au tome IV d'un ouvrage d'A.H.L. Heeren [probablement De la politique et du commerce des peuples de l'Antiquité, traduit de l'allemand, 7 vol., F. Didot, 1830-1844].
«Héraclès, Melcarth adoré à Carthage, le fut aussi dans les villes coloniales, ce qui lui valut le surnom de Dieu colonial. - Colonies sur la côte du Maroc: Karikum-teichos, Gytta, Acra, Melitte et Aramba. - Usage des représentations d'argent à Carthage. On enfermait n'importe [quoi] dans un morceau de cuir scellé d'un cachet (de l'état?). Cela représentait de l'argent. Celui qui en possédait le plus était regardé comme étant le plus riche. […] - Aletès découvrit les mines d'argent de Carthagènes. Les Carthaginois lui élevèrent un temple à Carthagène à côté de ceux d'Esculape et de Vulcain. […] - Île de Cerne sur les côtes de Maroc et de Fez. Ce lieu était habité par un peuple de pasteurs noirs aux cheveux longs, d'une taille extrêmement belle qui nommait le plus grand d'entr'eux roi et qui était très adonné à la parure. Tous étaient des cavaliers et des tireurs exercés. Le commerce se faisait par échange. Les Carthaginois apportaient des objets de toilette pour les femmes, des harnais, des gobelets artistement travaillés, de grands vases de terre, du vin et du lin d'Égypte qu'ils échangeaient contre des dents d'éléphants et des peaux d'animaux féroces et apprivoisés […]. - Les troglodytes selon Hérodote se nourrissent de serpens, de lézardes et de toutes sortes de reptiles. Leur langage ne peut se comparer à aucun autre et ne consiste qu'en un sifflement assez semblable à celui de la chauve souris. […] - Qqs écrivains que nous ne saurions omettre tels que Caton et surtout Magon et Dionysius mandent qu'on ne regarde pas comme un prodige en Afrique de voir les mules mettre bas leurs petits; mais que c'est aussi commun que de voir pouliner les jumens»…
D'autres notes sur le sens d'un mot grec, deux monuments en marbre dans le Sahara occidental, le sel abondant que l'on trouve près de l'oasis d'Ammon, etc.

Lot n° 366. Gustave Flaubert. P.A.S.; demi-page in-8 (traces d'encadrement). Estimé: 400 / 500 euros.
«À mon très cher Georges Pouchet Gve Flaubert (en souvenir de Concarneau)».
Le naturaliste Georges Pouchet (1833-1894) fut directeur du Muséum d'Histoire naturelle de Rouen, et professeur d'anatomie comparée au Muséum de Paris. Pendant la rédaction de Bouvard et Pécuchet, en septembre 1875, Flaubert vint le rejoindre à Concarneau, où il rédigea La Légende de saint Julien l’Hospitalier. On peut penser que cette page est le feuillet de dédicace en tête des Trois Contes." Lot n° 367. Gustave Flaubert. L.A.S., Jeudi 4 heures, à Eugène Crépet. Estimé: 400 / 500 euros.
Il est bien aimable, «mais un déjeuner au restaurant me ferait perdre toute une journée». Ils seront mieux pour causer chez lui. «Voulez-vous attendre encore qques jours que je me sois débarrassé d'un tas de petites affaires? Je vous donnerai un rendez-vous avant de rejoindre ma maison des champs. Nous déjeunerons ou dinerons ensemble»…

(< Marie-Dominique Nobécourt-Mutarelli)
Vente Tajan, 19 juin 2008, Drouot.
Lot 106. Flaubert (Gustave). Madame Bovary. Paris, Librairie des amateurs A. Ferroud, F. Ferroud successeur, 1905. Grand in-4, (8, les 2 premières blanches)-iv-334-(2, la dernière blanche) pp., maroquin bordeaux, dos à nerfs, listel de maroquin rouge mosaïqué avec filets noirs et dorés encadrant les plats et les entre-nerfs, coupes filetées, encadrement intérieur fileté, doublures de maroquin rouge, gardes de soie bordeaux, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos, étui, dos uniformément passé, trace de vignette ex-libris sur une garde (A. Mercier Sr de son père – 1926).
Exemplaire unique justifié par l'éditeur : «Exemplaire orné d'aquarelles originales de Fred Money...»
27 Aquarelles originelles de Fred Money, presque toutes signées, soit: 20 à pleine page sur ff. ajoutés hors texte, et 7 exécutées dans le texte. Raoul Billon, dit Fred Money (1882-1956) fut l'élève de Rochegrosse. Peintre de paysages et affichiste, il illustra de nombreux ouvrages de Daudet, Dumas, La Fontaine, Maupassant, etc.
Exemplaire ne possédant pas l'état définitif des eaux-fortes prévues d'Alfred de Richemont, mais comprenant, relié en fin de volume, une double suite avec remarques de ces eaux-fortes. Estimation : 1.000-1.500 euros.

Arts et Autographes, Jean Emmanuel Raux, expert, catalogue n°43 [juin 2008]
9, rue de l’Odéon, 75006 Paris
http://www.autographe-online.com

17324. L.A.S, à la baronne Lepic, «mercredi soir, 3» [novembre 1872], en partie inédite. 13.000 euros.
[Incomplète dans la Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.IV, p.608-609, à la date [vers le 20 novembre 1872.]

Catalogue Librairie de l’Abbaye, n°333.
38. Flaubert à Philippe Leparfait, [6? décembre 1871]. 2.600 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.IV, 428-430.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 104 / 30 avril 2008]

(< Marlo Johnston)
Vente Stargardt, Berlin, 1er-2 avril 2008
http://www.stargardt.de/auktion_0408/STA_01/css/STA_01_29.htm
73. Flaubert, ms autographe «Loi salique», 2 pages. Notes sur L’Esprit des lois, de Montesquieu. 2.000 euros.
74. Flaubert, lettre à Ernest Feydeau, [24 juin 1863], 1.600 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau, «Bibliothèque de la Pléiade», t.III, p.333-334.]

Autographes Demarest, catalogue Printemps 2008
148. Flaubert, lettre à Jeanne de Tourbey, [3? juin 1865]. 2.825 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau, «Bibliothèque de la Pléiade», t.III, p.444.]

Librairie Bertran, catalogue Printemps 2008
Flaubert, lettres, manuscrits et éditions originales:
http://www.librairie-bertran-rouen.fr/Catalogue/Ber_List_Loc.php?Mot=Flaubert&Origi=4&Ar=3

[BULLETIN FLAUBERT n° 103 / 2 avril 2008]

Catalogue Arts et Autographes, n°42, [2008], Jean-Emmanuel Raux
http://www.autographe-online.com
16892. Flaubert, LAS à Ernest Feydeau [21 février 1870].
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V Suppl., p.1040.]

(< Éric Walbecq, BnF)
Lettre inédite à Emmanuel Miller, bibliothécaire du Corps législatif, vers 1867-1868. Flaubert demande des journaux sur la Révolution de 1848, pour la documentation de L’Éducation sentimentale. Vente en ligne sur le site «Traces écrites». 1.600 euros.
http://www.traces-ecrites.com:80/resultats_av/detail.php?context=annu&theme=2&periode=5&id=3089

[BULLETIN FLAUBERT n° 102 / 10 mars 2008]


(< Eric Walbecq)
Vente Piasa, 20 mars 2008, Thierry Bodin expert.
67. Gustave Flaubert (1821-1880). L.A.S., vendredi matin [15 octobre 1869, à Charles de Chilly, directeur de l'Odéon]; 2 pages in-8. 1.000/1.200 euros.
Intéressante lettre inédite à propos de ses efforts pour faire représenter Mademoiselle Aïssé de Bouilhet. «Depuis mercredi j'ai reçu de Me Sand une lettre exquise où elle m'offre carrément de me céder son tour. Mais je sais que ce sacrifice la gênerait et je l'ai refusé. Puisqu'il n'y a pas moyen de débarrasser M. Latour St Ybars, il faut bien en passer par là. - Mais la remise d'Aïssé est une chose déplorable. Soyez-en convaincu! J'attendais qu'elle fût jouée pour vendre le volume de vers - pour placer le Château des coeurs (une grande pièce fantastique faite en collaboration avec moi - & que je retravaille maintenant) - pour présenter encore trois pièces en prose inédites - & pour faire avec Lévy un traité relatif à une édition complète des oeuvres de Bouilhet. Je me suis chargé de ses affaires et j'ai l'air de les perdre. Son héritier peut m'accuser de négligence. Par la position où je me trouve il me faut souhaiter l'insuccès de Latour St Ybars qui est un très galant homme et celui de Me Sand qui est mon amie! Cela est intolérable! - A qui la faute? Si Aïssé n'est jouée qu'en mars j'ai peur que Berton ne soit fatigué?» Il le verra le lendemain en allant à l'enterrement du pauvre Sainte-Beuve…

68. Gustave Flaubert. L.A.S., [Croisset] nuit du 25 août [sic pour juillet 1876, à Guy de Maupassant] ; 3 pages et demie in-8. 7.000/8.000 euros.
Belle lettre en partie inédite; les passages lubriques notamment ont été censurés dans les éditions.
«Votre lettre m'a réjoui, jeune Homme! Bien qu'elle ne m'ait causé, contrairement à vos aimables intentions, aucune envie de masturbation. - A mon âge, on est plus calme qu'au vôtre hélas! ou tant mieux? Mais je vous engage à vous modérer, dans l'intérêt de la littérature. Quand on vit trop dans les cons on risque d'en devenir un, soi-même. Prendre garde! - Tout dépend du but que l'on veut atteindre. Un homme qui s'est institué artiste n'a plus le droit de vivre comme les autres»…
Il attend Maupassant vers la fin du mois d'août; il aura alors fini L'Histoire d'un coeur simple. Il raconte son refus de donner à Catulle Mendès de nouveaux fragments du Château des coeurs et les contes inédits qu'il vient de finir. «Hier, je lui ai écrit derechef une lettre peu tendre, étant indigné, exaspéré, par l'article sur Renan - on s'attaque à l'homme de la façon la plus grossière et on y blague Berthelot, en passant. […] j'ai dit à Catulle que je le priais d'effacer mon nom de la liste de ses collaborateurs - & 2° de ne plus m'envoyer sa feuille [La République des Lettres]. Je ne veux plus rien avoir de commun avec ces petits messieurs-là. C'est de la très mauvaise compagnie, mon cher ami - & je vous engage à faire comme moi, à la lâcher franchement. […]. Ce que je ne pardonne pas c'est la basse envie démocratique. La scie sur Offenbach donne la mesure de sa verve comique. Voilà qque chose d'embêtant, cette plaisanterie-là [...] Ajoutez-y pour faire la triade 1° Littré, “le monsieur qui prétend que nous descendons des singes” et 2° le vendredi à charcuiterie de Ste Beuve. Oh! la Bêtise!.. Quant à moi, je travaille avec violence, ne voyant personne, ne lisant aucun journal, & gueulant dans le silence du cabinet comme un énergumène. Je passe toute la journée & presque toute la nuit courbé sur ma table [...] Avant mon diner, vers 7 h. je batifole dans les ondes bourgeoises de la Seine. Je ne défume pas. J'en ai même l'intérieur du bec avarié»…

Les Autographes, cat. Thierry Bodin, n°124, janvier 2008
http://www.lesautographes.com
111. Gustave Flaubert (1821-1880), las., nuit de mercredi [22 janvier 1868, à Ernest Feydeau]; 1 page et demie in-8 (lég. piq.).
Belle lettre inédite. Il remercie son «brave Homme» de lui avoir envoyé l'article de Philarète Chasles «qui m'a fait plaisir puisqu'il te rend un peu justice. Tout ce que je sais de toi, présentement, c'est que tu as publié dans le Figaro le Coup de Bourse avec une préface & que Ste Beuve t'a envoyé une lettre». Il l'attendait le soir de Noël: «Un vigoureux feu de charbon de terre a flambé dans ta chambre toute la journée & ton lit était fait»... Il est affligé par le décès de sa petite-nièce [Jenny-Louise Roquigny], «un pauvre enfant de trois ans, gentil comme un amour, emporté par la rougeole»... Puis sur L'Éducation sentimentale: «Je travaille furieusement à finir ma seconde partie. J'en serai débarrassé dans une huitaine, environ ? Alors j'irai re-embellir de ma présence la capitale et deviser avec ton Excellence»...

La librairie Bertran, à Rouen, dispose désormais d’un site. Une entrée «Flaubert» permet d’accéder à tous les lots en vente (manuscrits et livres).

Vente passée
(< Éric Walbecq)
Vente Kapandji Morhange, Drouot, 29-30 janvier 2008
279. Flaubert, las à Mme Jules Janin, mardi 22 juin 1874, 300-500 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, Supplément, p.1088.]
280. Flaubert, las à Maurice Montégut, mardi 25 [novembre 1879], 500 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau et Yvan Leclerc, Bibl. de la Pléiade, t.V, p.749.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 98 / 24 octobre 2007]

Autographes Demarest, automne 2007.
autographe.demarest@club.internet.fr
138. Flaubert à Alice Pasca, lundi [26 avril ou 3 mai 1875]. 1.350 euros.
Corr., éd. Jean Bruneau, t.IV, p.918, à la date du [5? avril 1875]. Redatée par Marlo Johnston, la reprise de la pièce Fanny Lear de Meilhac et Halévy ayant lieu le 24 avril.

(< Éric Walbecq)
Cat. Librairie J.-F. Fourcade, 3, rue Beautreillis, 75004, Paris, 01 48 04 82 15.
246. Bouvard et Pécuchet, Lemerre, 1881, EO enrichie de deux lettres autographes à Laporte, du mardi [3 juillet 1877] (fac-similé) et du [13 mars 1878]. 3.000 euros.
247. La Première Tentation de saint Antoine, préface de Louis Bertrand, Fasquelle, 1908. EO enrichie d’une lettre à Maupassant du [25 septembre 1877]. 800 euros.

(< Marie-Dominique Nobécourt-Mutarelli)
Vente Camard et Associés, Drouot, 25 octobre 2007, 14 h.
70. Chadel Jules – Gustave Flaubert, La Tentation de saint Antoine, suite de 78 dessins originaux inédits au pinceau et au lavis d’encre de Chine avec rehauts d’aquarelle, Paris, vers 1934. 800-1.000 euros.

[BULLETIN FLAUBERT n° 97 / 10 septembre 2007]

Catalogue Les Autographes, Thierry Bodin, n°122, juillet 2007.
infos@lesautographes.com
http://www.franceantiq.fr/slam/autographes/FR.asp
103. Gustave Flaubert (1821-1880) romancier: L.A.S. «Gve», Samedi soir [1er décembre 1877], à son ami Edmond Laporte; 1 page in-8. 1.500 euros.
Sur la rédaction de Bouvard et Pécuchet. Il n'a pas de nouvelles de Pouchet. Il le prie de venir mardi soir: «Je ne vous invite pas pour la matinée, parce que votre Géant travaille d'une manière gigantesque - & que voulant avoir fini son archéologie [chap. IV] avant le jour de l'An, il n'a pas une minute à perdre. Mais il éprouve le besoin de se distraire par la vue de l'Asiatique. - & il faut que l'Asiatique pioche les Notes! Je voudrais bien détenir votre travail. Ce serait un commencement pour le mien. Ne pas s'endormir sur la Copie! Il est temps de s'y mettre. - J'ai d'ailleurs d'autre besogne à vous donner - exploitation de l'Homme par l'Homme»... Et il lui rappelle le mercredi 12: «réunion solennelle pour mon anniversaire»...

(< Éric Walbecq, BnF)
Librairie ancienne du Parnasse, Nicolas Faron, n°XVI, juillet 2007.
nicolasfaron@yahoo.fr
LAS à Marguerite Charpentier, s.d.
Inédite. À paraître dans la Corr., Bibl. de la Pléiade, t.V, p.1104.
Texte établi sur une photocopie aimablement communiquée par Nicolas Faron.

[BULLETIN FLAUBERT n° 96 / 27 juin 2007]

Librairie de l’Amateur, Strasbourg, catalogue n°3, juin 2007
03 88 32 11 72 libamat@wanadoo.fr
130. Salammbô, Michel Lévy, 1863. 420 euros.

Librairie Laurent Coulet, catalogue n°36 [juin 2007]
01 42 89 51 59 laurentcoulet@wanadoo.fr
http://www.laurentcoulet.com
62.Madame Bovary, Michel Lévy, 1857, 2 vol. 4.500 euros
63. L’Éducation sentimentale, Michel Lévy, 1870, 2 vol. 3.500 euros.
64. Trois contes, Charpentier, 1877, 7.800 euros.

Les Neufs Muses, catalogue été 2007
Alain Nicolas, neufmuses@orange.fr
510. Flaubert. Notes inédites sur les guerres romaines [1845]. 6 pp. 1/2 in-folio, quelques ratures et corrections. 4.500 euros.
Sous-titres portés par Flaubert: «Guerre contre Antiochus 192-190» [Annibal à Carthage; Victoire des Thermopyles], «5 8bre 150 Bataille de Magnésie», «Guerre contre les Espagnols et les Gaulois cisalpins», «Nouvelle conquête en Istrie 178-177», «Histoire militaire de Rome de 200 à 178», «Guerre de Macédoine 200-197».
Ces notes ont été prises sur l’ouvrage de Victor Duruy, Histoire des romains et des peuples soumis à leur domination, Hachette, 1843-1844, 2 vol. in-8°.
Pages probablement extraites du lot 19, vente Franklin Grout, Antibes, 28-30 avril 1931: «Dans une chemise de la main de Flaubert: Histoire romaine (Duruy), tome I-II. 134 pages de formats divers.»
La graphie de Flaubert situe la prise de notes au moment de la publication de l’ouvrage de Duruy; il n’est pas mentionné dans la Correspondance, mais on sait que Flaubert «repasse [son] histoire» en janvier 1845 (lettre à Emmanuel Vasse de Saint-Ouen) et qu’il relit en mai 1846 l’Histoire romain de Michelet.
Ces notes appartiennent donc à une période d’intenses lectures historiques dont devait sortir, des années plus tard, Salammbô.
À noter qu’après Bouvard et Pécuchet, Flaubert avait l’intention d’écrire un roman sur La Bataille des Thermopyles.

[BULLETIN FLAUBERT n° 95 / 30 mai 2007]

Vente Beaussant Lefèvre, Drouot, 30 mai 2007 (Alain Nicolas expert).
http://www.auction.fr/cp/beaussant-lefevre/
67. Du Camp (Maxime). 4 lettres autographes signées à un poète. 1887-1888. Estimation: 100/150 euros.
L'ami de Flaubert dispense entre autres des conseils linguistiques: «... Je suis très frappé, dans vos vers, de certaines expressions que je trouve tout à fait impropres et qui, sans doute, sont acceptées aujourd'hui, puisque vous les employez. Je ne puis avaler des regards incongrus, des pâleurs lymphatiques... Pourquoi forger des mots? Désirs rénovés; renouvelés suffisait et le mieux eût été d'utiliser le verbe renaître... Lorsque je faisais des observations grammaticales à ce pauvre Flaubert, il me disait: tu n'es qu'un vieux pion. C'est très possible et vous m'en direz autant... Ne vous découragez pas et continuez à travailler; le fit fabricando faber est surtout vrai pour l'écrivain. Flaubert a débuté à 35 ans et il a travaillé aux lettres dès le collège...» (Baden-Baden, 21 juillet 1888, 3 pp. in-12).

80. Flaubert (Gustave). Lettre autographe signée «ton G.» à sa «chère Muse» [Louise Colet]. [Croisset], «mercredi 11 h. du matin» [9 mars 1853]. 7 pp. 1/2 in-12, enveloppe avec mention autographe de Louise Colet. Estimation: 4.000/ 5.000 euros.
Magnifique lettre à teneur littéraire. «Je ne prétends pas... vouloir défendre nos corrections quand même [à lui et à son ami Louis Bouilhet, sur le poème de Louis Colet L'Acropole d'Athènes] il doit y avoir dans le gd nombre bien des taches, mais l'esprit général en est bon. Corrige ces corrections quant aux répétitions, mais dans leur sens autant que possible, comme nous avons fait nous-mêmes relativement à tes vers. - En fait de répétitions je me rappelle en effet à deux places voisines: «On dirait qu'ils sont nus» et «on eût dit... (à propos des vêtements). Nous n'avons pas omis de choses nécessaires. Ne décris pas les Propylées. Songe donc qu'on en a déjà par-dessus les oreilles, de l'architecture. Personne ne te saura gré d'une fidélité aussi scrupuleuse. L'art est avant l'archéologie, et tu as déjà tant de colonnes! etc.! Passe passe hardiment. Il faut à toute force que tes petits vers arrivent après ces deux magnifiques: - pr tailler de sa main / Les blocs du Penthélique aussi durs que l'airain. Arrête-toi là, au nom de Dieu! Ton poème ne pèche pas par la sécheresse, n'aie pas peur. C'est l'abondance au contraire qui peut causer de la fatigue. Tous ces détails... sont fastidieux. C'est trop didactique - et enfin j'en reviens toujours là, il faut s'arrêter infailliblement aux vers cités que je trouve sublimes de raide & de net. Voilà une facture au moins!
Causons maintenant des barbares: c'est grave. Pour faire complètement bien ce morceau, il eut fallu ne pas ménager deux classes de citoyens auxquels il nous est interdit de toucher: 1° les prêtres 2° les académiciens eux-mêmes. Ce sont ces deux genres d'animaux féroces qui, quant à l'idée du beau (l'idée antique), ont fait plus de mal que les Attila & les Alaric. Nous ne pouvons donc rendre notre pensée qu'avec des adoucissements sans nombre et une atténuation originelle, qui l'affaiblit de soi-même; & il faut aller auprès du but et non au but. Ton morceau n'était pas bon, il était même mal écrit, mou, trop long d'ailleurs, & ne disait rien des autres Barbares (ou trop peu). Celui de B. [Louis Bouilhet] et dont toute la seconde partie a été faite par nous deux me semble plus approchant. Si tu crois que l'on y verra une main différente & que cela pourra compromettre le succès, je ne dis plus rien. Mais tu n'y as pas compris des choses pourtant fort compréhensibles. Ainsi opposiez des seins nus aux boucliers d'airain. C'est vous qui opposiez des seins nus, vos seins nus aux boucliers d'airain (des Grecs). Les B. [barbares] en effet étaient sans armes défensives. Tu me dis «que ça laisse à peine deviner les viols des Grecques» mais à quoi bon parler du viol des Grecques? Ce n'est pas là ce qu'on a voulu dire. C'est seulement un détail pittoresque p. peindre les barbares... Ce morceau des barbares me paraît d'ensemble très pompeux, lyrique et gueulard. C'est p. cela qu'il me plait. «Des pôles du Nord, du fond de l'Asie» est lourd comme tout, & . Fais donc plus d'attention à la pâte générale du style. Si nos barbares ne te vont pas (moi je tâcherais seulement d'en enlever les taches (= répétitions) dont nous convenons ensemble, refais-les dans ce mouvement, et dans ce rythme (par stances de 4), qui est très ferme, et en suivant le plan... Sois sûre que toutes nos corrections ont été mûrement délibérées. - Nous y avions d'abord passé tout l'après-midi du jeudi. B. [Bouilhet] y a travaillé vendredi et samedi et dimanche. Nous avons encore revu le tout, et nous sommes mis au travail le soir... J'attends donc, vendredi, une copie comme je te l'indique. Nous te la renverrons immédiatement. J'irai à Rouen exprès; & nous y passerons ensemble tout l'après-midi. Adieu, bonne chance, Mille caresses.»
En post-scriptum: «Pour te désagacer, sache que la Sylph. [la Sylphide, surnom donné à l'actrice Edma Roger des Genettes] & B. [Bouilhet] ne s'écrivent plus. Tout me semble tombé à l'eau. Il l'a décidément envoyée faire foutre par d'autres...»
[Corr., éd. Jean Bruneau,   Bibl. de la Pléiade, t. II, p. 258-262.]

81. Flaubert (Gustave). Lettre autographe signée à son «cher vieux» [Edmond Laporte]. [Croisset], «mardi soir» [27 octobre 1874]. 1 p. in-16, estampille «E.L».
Estimation: 500/ 600 euros.
«Merci... Les notes du docteur sont excellentes. J'en demande beaucoup dans ce genre-là. Donc j'attends la suite avec soif. J'ai été très souffrant cette semaine. Il paraît que c'était la bile. Aujourd'hui ça va un peu mieux. Je pars demain pr Paris. LA 1ère de Zola est pr vendredi 4 [la pièce de Zola Les Héritiers Rabourdin fut en en fait créée le mercredi 3 novembre 1874]. Mille 25 veut me donner Frédéric Lemaître. Je crois l'idée mauvaise. Le même Weinschenk [Camille Weinschenk, que Flaubert surnommait «Mille 25», directeur du théâtre des Arts] me dit ce matin que Le Sexe faible entrera en répétition dans 15 jours [pièce de Louis Bouilhet, remaniée par Flaubert]. Je serai revenu ici samedi soir...»
[Corr., éd. Jean Bruneau,   Bibl. de la Pléiade, t.IV, p. 881.]

234. Yourcenar (Marguerite). Lettre autographe signée à l'écrivain et diplomate Maurice-Lucien Hanot dit Maurice d'Hartoy.
Petite Plaisance, Northwest Harbor dans le Maine aux États-Unis, 27 décembre 1957. 2 pp. in-8, trace d'onglet en marge. Estimation: 200/ 300 euros.
«Je vous remercie bien vivement de l'envoi de votre Guy de Maupassant inconnu [sous-titré Ses conseils à une femme de lettres, édition par Maurice d'Hartoy des lettres de Maupassant à Jeannine Alexandre Dumas]. Ces deux lettres sont émouvantes par la bonne volonté, le scrupule, l'admirable respect de la littérature qui s'y révèlent à chaque ligne. Il me semble que le grand succès même de Maupassant a tendu à rendre moins visible pour beaucoup de lecteurs ce qu'on voit du premier coup chez Flaubert: l'intransigeante honnêteté de l'artiste. Les pages que vous citez prouvent combien Maupassant était resté jusqu'au bout fidèle aux conseils et au grand exemple de Flaubert... Merci pour la photographie contre laquelle j'échange ce portrait pris (par le cordonnier du village) dans ma petite maison de Mount-Desert (l'île des Monts-Déserts des cartes de Champlain).»


Catalogue Livres et documents précieux, 1491-2001, Librairies Quentin et Forgeot, 2007
58. Maxime Du Camp, Égypte, Nubie, Palestine et Syrie, Paris, Gide et J. Baudry, 1852.
400.000 euros.
Contient la photo de Flaubert au Caire (reproduite dans le catalogue)
http://flaubert.univ-rouen.fr/iconographie/egypte.php


(< Marlo Johnston, Jean-Benoît Guinot)
5 juin 2007, vente Sotheby’s, Paris
http://www.sothebys.com/

137. Madame Bovary. Michel Lévy frères, 1857. 15.000/ 20.000 euros.
Édition originale. In-12 (189 x 123 mm). Premier état, avec toutes les fautes signalées par A. Lambiotte (Le Livre et l'estampe, 39-40, p.225-230). Un des 78 exemplaires sur vélin fort recensés, celui-ci inconnu de Lambiotte. Envoi autographe signé: «à Mr de Gascq cordial hommage de gratitude et de respect, le fils d'un de ses vieux amis, l'auteur, son tout dévoué. G. Flaubert». Reliure signée de Mercier, sr de Cuzin. Maroquin bleu, triple filet en encadrement, doublure de maroquin citron, gardes de soie bleue, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, tête dorée, couverture et dos conservés. Étui. Exemplaire non rogné.

138. Madame Bovary. Michel Lévy frères, 1857. 8.000/ 12.000 euros.
Édition originale. In-12 (175 x 118 mm). Quelques rares et pâles rousseurs. Exemplaire du premier tirage avec la faute à Senart et toutes les fautes signalées par Auguste Lambiotte (Le Livre et l'estampe, 39-40, p. 225-230). Reliure de l'époque. Demi-maroquin rouge à coins, dos à nerfs plats orné de filets dorés et fleuron à froid répété, chiffre J.D. en pied, tranches jaspées. Étui. Bien complet du titre et faux-titre du tome II.

139. Madame Bovary. Michel Lévy frères, 1857. 6.000/ 8.000 euros.
Édition originale. 2 tomes en un volume in-12 (184 x 118 mm). Sans le catalogue de l'éditeur à la fin du tome I. Exemplaire de premier tirage Reliure signée de chambolle-duru. Maroquin rouge, cinq filets en encadrement, dos à nerfs orné, tranches dorées sur témoins, couvertures conservées. Étui.

140. Madame Bovary. Michel Lévy frères, 1857. 1.500/ 2.500 euros.
Édition originale. 2 volumes in-12 (184 x 110 mm). Sans le catalogue de l'éditeur à la fin du tome I. Exemplaire de premier tirage, avec la faute à Sénard. Reliure signée de Noulhac. Maroquin bleu à grain long à coins, dos à nerfs plats orné de filets et motifs dorés, couverture conservée. Trace de signature grattée sur le premier plat de la couverture du tome I. Charnières très légèrement frottées.

141. Salammbô. Michel Lévy frères, 1863. 600/ 800 euros.
Édition originale. In-8 (232 x 149 mm). Exemplaire de premier tirage avec les fautes p.5 , «effraya» au lieu de «effraièrent» et aux pages 251, 368 et 370, «Scissites» au lieu de «Syssites». Reliure signée de Bretault. Demi-maroquin marron foncé à coins, dos lisse orné d'un décor doré à répétition, couverture et dos conservés. Exemplaire non rogné.

142. L'Éducation sentimentale. Michel Lévy frères, 1870. 8.000/10.000 euros.
Édition originale. 2 volumes in-8 (245 x 150 mm). Tirage: un des 25 exemplaires sur Hollande. Il n'a pas été imprimé de couvertures spéciales. «Les exemplaires sur Hollande ont été brochés avec des couvertures de papier ordinaire portant: deuxième édition» (Cartertet, I, 268). Reliure signée de Marius Michel. Maroquin bleu nuit, encadrement de filets dorés et de 2 listels de maroquin bordeaux, dos à nerfs orné de même, doublure de maroquin bordeaux, gardes de soie bleu nuit, tranches dorées sur témoins. Étui.

143. L'Éducation sentimentale. Histoire d'un jeune-homme. Michel Lévy frères, 1870. 3.000/ 5.000 euros.
Édition originale. 2 volumes in-8 (219 x 139 mm). Reliure de l'époque. Demi-veau blond, dos lisse orné, pièce de titre et de tomaison de veau brun, tranches jaspées. Coiffe supérieure du tome 2 en partie arrachée, petit défaut à la charnière du premier plat du tome 2, pièces de titre et de tomaison frottées. Quelques rousseurs.

144. L'Éducation sentimentale. Michel Lévy frères, 1870. 2.500/ 3.500 euros.
Édition originale. 2 volumes (233 x 145 mm). À la fin du tome II figurent les 32 pages du catalogue de l'éditeur. Reliure signée de Canape. Demi-maroquin vert à coins, dos à nerfs orné de filets à froid, couvertures et dos conservés. Dos légèrement passé.

145. Le Candidat. Comédie en quatre actes. Charpentier et Cie, 1874. 800/ 1.200 euros.
Édition originale. In-16 (152 x 111 mm). Reliure de l'époque. Demi-maroquin brun à long grain, dos à nerfs, tranches jaspées.

146. La Tentation de saint Antoine. Charpentier et Cie, 1874. 6.000/ 9.000 euros.
Édition originale. In-8 (250 x 150 mm). Tirage: exemplaire n°38, un des 75 sur Hollande. Reliure signée de Gruel. Demi-maroquin marron à coins, dos à nerfs, tête dorée, couverture et dos conservés. Exemplaire non rogné.
Pièces jointes :
- une lettre autographe signée de Gustave Flaubert à son «bon vieux», l'invitant à dîner «demain chez moâ! [sic]. Nous passerons la soirée à je ne sais quoi.» (...) . «Je bûche comme un âne - & lis des choses fortes» (mercredi 9h du soir, 1 p. in-8 sur papier bleu, montée sur onglet). Lettre non reproduite dans Correspondance de Gustave Flaubert aux éditions de La Pléiade.
- un portrait de Gustave Flaubert par Commanville sur Chine relié en frontispice.

147. La Tentation de saint Antoine. Charpentier et Cie, 1874. 1.000/ 1.500 euros.
Édition originale. In-8 (225 x 145 mm). Reliure signée de Weckesser. Demi-maroquin marron à coins, dos à nerfs, tête dorée, couverture et dos conservés.

148. Trois contes. Un coeur simple - La Légende de saint Julien l'Hospitalier - Hérodias. Charpentier, 1877. 4.500/ 6.500 euros.
Édition originale. In-12 (189 x 117 mm). Tirage : exemplaire n°48, un des 100 sur Hollande. Reliure signée de Chambolle-Duru. Maroquin aubergine, orné de jeux de filets à froid, rose dorée aux angles, dos à nerfs orné du même motif doré. Étui. Exemplaire non rogné.

149. Bouvard et Pécuchet. Oeuvre posthume. Alphonse Lemerre, 1881. 4.500/ 6.500 euros.
Édition originale. In-8 (190 x 119 mm). Tirage: un des 55 exemplaires sur Hollande. Reliure signée V. Champs. Bradel demi-maroquin rouge à coins, dos lisse orné, couverture et dos conservés. Dos de la couverture renforcé.

150. Par les champs et par les grèves. Charpentier, 1886. 1.200/ 1.800 euros.
Édition originale. In-12 (184 x 112 mm). Reliure non signée. Demi-maroquin bordeaux à coins, dos à nerfs, tête dorées, couverture conservée.

151. Mémoires d'un fou. Floury, 1901. 4.500/ 6.500 euros.
Édition originale. In -8 (250 x 150 mm). Illustration: portrait de Gustave Flaubert par Adrien Nargeot, ici en double état et un autographe fac-similé. Tirage: un des rares exemplaires sur Chine. Tirage limité à 100 exemplaires, dont 50 mis dans le commerce et 50 hors commerce. Envoi autographe signé de Pierre Dauze: «à Edouard Pelletan bien sympathiquement, l'éditeur très modeste», sous la justification du tirage au crayon bleu. Reliure signée de crayon. Bradel demi-percaline rouge à coins, dos lisse orné, couverture conservée. Quelques taches sur le premier plat. Quelques rousseurs. Pièce jointe: poème autographe non signé intitulé «Le Poëte», se décomposant en 5 strophes de 6 vers chacune. 9 vers contiennent des variantes écrites en regard. Ce poème est écrit d'une écriture appliquée qui nous permet d'imaginer une mise au propre de l'auteur. (2 p. in-4 sur 1 feuillet plié, encre brune).

152. La première Tentation de saint Antoine (1849-1856). Oeuvre inédite publiée par Louis Bertrand. Fasquelle, 1908 1.500/ 2.500 euros.
Édition originale. In-12 (182 x 113 mm). Reliure non signée. Bradel toile verte, dos lisse, couverture conservée.

153. L'Éducation sentimentale (version de 1845). Louis Conard, 1910. 300/ 500 euros.
Appendice aux oeuvres complètes. Oeuvres de jeunesse inédites. III. 1845-1846. Bradel toile verte, dos lisse, couverture et dos conservés.

154. [Oeuvres diverses]. Ensemble de 4 ouvrages en 15 volumes. 800/ 1.200 euros.
Lettres de Gustave Flaubert à George Sand. Précédées d'une étude par Guy de Maupassant. G. Charpentier et Cie, 1884. Edition originale. Exemplaire n°21, un des 50 sur Hollande. Reliure signée de Pierson. Bradel percaline grenat, dos lisse. Exemplaire non rogné.
Lettres à sa nièce Caroline. Eugène Fasquelle, 1906. Édition originale. Exemplaire n°3, un des 25 sur Hollande. Reliure non signée. Demi-maroquin vert à coins, dos à nerfs, tête dorée, couverture et dos conservés. Dos passé.
Correspondance. Louis Conard, 1926. Nouvelle édition augmentée. Première série 1830-Neuvième série 1880. 9 volumes in-8. Exemplaire n°13, un des 50 sur Chine. Reliure signée de Pierre-Lucien Martin. Demi-maroquin bordeaux à coins, dos à nerfs, tête dorée, couverture et dos. Exemplaire non rogné. Quelques rousseurs.
Correspondance inédite (1830-1880). Louis Conard, 1953. 4 volumes. Exemplaire n°7, un des 90 sur Vélin. Reliure signée de Pierre-Lucien Martin. Demi-maroquin bordeaux à coins, dos à nerfs, tête dorée, couverture et dos. Exemplaire non rogné.


7 juin 2007, vente Sotheby’s, Londres
http://www.sothebys.com/
4. Bouvard et Pécuchet. Alphonse Lemerre, 1881. 1.500/ 2.500 GBP
First edition, 8vo, original upper and lower yellow wrappers printed in black bound in, contemporary blue cloth backed marbled boards, slight spotting to edges, extremities slightly rubbed.

105. Madame Bovary: moeurs de province. Michel Lévy frères, 1857. 3.000/ 5.000 GBP
2 volumes, 12mo (184 x 111mm.), half-titles, later crushed blue morocco by Noulhac, grey crushed morocco board liners with gilt fillets, fabric and marbled paper endleaves, gilt edges, marbled paper slipcase, original printed wrappers bound in, newspaper review of the novel by J. Habans mounted at end of second volume, original wrappers very slightly soiled.

[BULLETIN FLAUBERT n° 94 / 2 mai 2007]

Librairie de L’Abbaye, catalogue n°329 [avril 2007]
Abbaye-PINAULT@wanadoo.fr
49. L.a.s de Flaubert à Edmond Laporte, [7 février 1878], 1850 euros.

(<Éric Walbecq)
Sur le site «Traces écrites»
http://www.traces-ecrites.com/
(Dans «recherche avancée», mot clé «Flaubert».)
> 3089. Lettre de Flaubert à [Emmanuel Miller, bibliothécaire du Corps législatif], vers 1867-1868. 1.600 euros.
Demande de consultation de «quelques journaux sur la révolution de 1848» pour L’Éducation sentimentale.
> 2904. Lettre de Louis Bouilhet à Théophile Gautier, 19 avril 1858. «Le Flaubert est parti [en Tunisie]. Je n’ai pas encore de ses nouvelles.» 450 euros [vendu].

[BULLETIN FLAUBERT n° 93 / 19 mars 2007]

(< Eric Walbecq)
Vente Pierre Bergé, Drouot, 28 mars 2007
http://www.pba-auctions.com/images/catalogues/ventes_2007/pdf_2007/280307_pba.pdf
60. La Tentation de saint Antoine, Charpentier, 1874, EO enrichie d’une l.a.s. de Flaubert à Georges Charpentier. 2000/ 3000 euros.
64. Trois contes, Charpentier, 1877, EO enrichie d’une l.a.s. 3000/4000 euros.

(< Elisabeth Brunet, Eric Walbecq)
Catalogue de la Librairie Jean-Claude Vrain, 2006
jcvrain@wanadoo.fr
63. Lettre à Victor Hugo, 15 juillet [1853].
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.II, p.382.]
64. Madame Bovary, Lévy, 1857, avec envoi à Mlle Leroyer de Chantepie: «à la plus sympathique de mes lectrices, Melle Leroy[er] de Chantepie/ hommage de/ Gve Flaubert».
65. 16 lettres à Paule et Jules Sandeau.
66. Salammbô, Lévy, 1863, avec envoi à Hortense Cornu.
68. Gautier, Le Roman de la momie, 1858, avec envoi à Flaubert: «à mon bon vieux Flaubert/ le grammate/ Théophile Gautier». [Le «grammate» est le greffier, l'écrivain.]
http://flaubert.univ-rouen.fr/bibliotheque/gautier_momie.jpg

Vente passée
Vente Piasa, 6 et 7 mars 2007, Thierry Bodin expert.
www.piasa.fr

Gustave Flaubert. 2 l.a.s., Croisset [1876], au docteur Georges Pennetier, conservateur du Muséum d'histoire naturelle de Rouen; 1 page in-8 chaque.
Au sujet du perroquet d'Un coeur simple.
Croisset, mercredi 12 J[uillet 1876] et 17 [août 1876].

Gustave Flaubert. 12 l.a.s., Croisset (une de Paris) [1877-1880], au docteur Georges Pennetier, conservateur du Muséum d'histoire naturelle de Rouen; 1 page in-8 chaque.
Correspondance au sujet de renseignements scientifiques pour la rédaction de Bouvard et Pécuchet.

[Gustave Flaubert]. 3 l.a.s. adressées au docteur Pennetier, directeur du Muséum d'Histoire naturelle de Rouen, 1880; 10 pages in-8.
Mort de Flaubert et achèvement de Bouvard et Pécuchet.

Dr J. Tourneux, Croisset - à midi [8 mai 1880]: «Votre illustre Gustave Flaubert vient d'être victime d'un bien triste événement. Une attaque d'apoplexie l'a frappé au sortir du bain. Quelques minutes après il a rendu le dernier soupir. Son ami Mr Fortin étant absent, je vous serai reconnaissant de venir immédiatement.»

Caroline Commanville (nièce de Flaubert): 2 lettres et un manuscrit, 8 et 28 novembre 1880 (papier deuil). Elle tâche de mettre au point le passage sur la botanique (chapitre X), avec mention de la shérarde, de la famille des rubiacées, et demande des renseignements sur les fraisiers... Elle soumet le passage en question recopié de sa main, avec des questions précises; elle a besoin d'une réponse rapide «à cause de l'impression du volume qui va commencer». Pennetier a complété le passage en question (ce passage a été modifié dans l'édition).

[BULLETIN FLAUBERT n° 92 / 28 février 2007]

(< Marlo Johnston)
Lettre de Flaubert à Ernest Daudet, [Paris, 27 septembre1878]. Price: £ 1471.64
www.abebooks.com
Adresse directe

[BULLETIN FLAUBERT n° 91 / 7 février 2007]

Catalogue Les Neuf Muses [janvier 2007}
neufmuses@orange.fr
12. Lettre à Louise Colet du 9 octobre 1852. 10.000 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.II, p.171-172.]

15. Madame Bovary, Michel Lévy, 2e édition, 1858. 2.500 euros.
Envoi autographe «à Monsieur Febvre, hommage de sympathie pr l’homme & d’admiration pr l’artiste. Gve Flaubert».
Frédéric Febvre (1833-1916) était acteur à l’Odéon, où Louis Bouilhet avait fait représenter Madame de Montarcy (novembre 1855) et Hélène Peyron (novembre 1858).

[BULLETIN FLAUBERT n° 90 / 10 janvier 2007]

Catalogue Les Autographes, n°120, Noël 2006
http://www.lesautographes.com
51. L.A., à Louise Colet, Samedi soir 1 h. de nuit [17 octobre 1846]; 4 pages in-8. 10.000 euros.
Magnifique lettre d'amour à sa maîtresse.
«Tu veux donc me rendre fou d'orgueil moi qu'on accuse déjà d'en tant avoir ! Voilà maintenant que tu m'admires que tu me places à part des autres hommes bien haut sur le piedestal de ton amour. Sais-tu qu'il faut que j'aie la tête bien plantée sur les épaules pour que le vertige ne me prenne pas? Toi ! toi ! tu te ravales devant moi, tu te fais infime et petite je te surprends je t'étonne mais que suis-je donc qu'est-ce que [je] vaux? - Je ne suis rien qu'un lezard littéraire qui se chauffe toute la journée au grand soleil du beau»... Les choses singulières et flatteuses qu'elle lui dit l'humilient dans son bon sens... Il lui recommande Max [Maxime Du Camp] en qui elle trouvera des consolations...
Puis il évoque la nuit du «29 juillet» où elle devint sa maîtresse: «Oh si je m'en souviens - il y avait feu d'artifice aussi en nous ce soir là et belles illuminations dans nos coeurs - et le lendemain le jeudi, le soir en calèche - te rappelles-tu surtout un moment - à l'entrée des Champs-Elysées où nous sommes restés longtemps sans nous parler tu me regardais d'un air sombre et tendre à la fois - je voyais tes yeux briller dans la nuit sous ton chapeau - toujours je me retourne vers ce souvenir, vers toi»...
Il la rassure ensuite sur sa santé: «Je suis fait pour vivre vieux - il m'est arrivé toutes espèces d'accidents et de maladies sans qu'il m'en soit rien resté. Tout cela glisse sur moi comme l'eau sur le col d'un cygne. J'ai suivi tous les régimes et vécu de toutes les manières. Je me suis exercé de bonne heure à tout - au travail, à la paresse à tout excès à toute abstinence. Je n'ai jamais senti ce que c'était la fatigue intellectuelle et il fut une année où j'ai travaillé régulièrement pendant 10 mois 15 h. par jour. Trois fois par semaine seulement je faisais des armes à outrance si bien que j'en râlais ensuite sur mon lit pendant une demi-heure. Quant à la fatigue physique l'éducation m'a fait un tempérament de colonel de cuirassiers. Sans mes nerfs, partie délicate chez moi qui me rapproche des gens comme il faut, j'aurais un peu d'affinité avec le fort de la halle; sois donc sans crainte, pauvre chérie. Je n'ai pas besoin d'exercice et je vis bien 15 jours sans prendre l'air ni sortir de mon cabinet»...
Il félicite Louise pour ses vers sur Mantes, qu'il se redit sans cesse et dont il cite ici un extrait... «Il me semble que tu n'as guères écrit quelque chose de meilleur car c'est vraiment très beau»... Il la dissuade de venir le soigner: «Je n'ai jamais compris cette manie qu'ont les hommes de montrer leurs plaies à ceux que cette vue doit faire souffrir - d'aller chercher le coeur qui vous aime pour le rendre témoin de votre fièvre et de votre tranchée - cette pratique commune est d'un égoïsme révoltant»... Il serait gêné, il a de la pudeur... Et d'ailleurs elle est son talisman: «ton amour n'est-ce pas un préservatif contre tout malheur. Adieu, ma vie, un long baiser. Je passe la main sous tes papillotes et j'en soulève légèrement le bout».
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.I, p.391-393.]

Catalogue Librairies Quentin et Forgeot, 2007
Forgeot, 4, rue de l’Odéon, 75006 Paris. info@forgeot.com
38. LAS à Frédéric Baudry, Au lazaret de Beyrouth, 21 juillet 1850. 4 p. grand in-4. 18.500 euros.
[Corr., éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.I, p.652-655.]

Catalogue Librairie de l’Abbaye, n°328 [décembre 2006]
Abbaye-PINAULT@wanadoo.fr
63. LAS à Victor Hugo, Croisset, 2 juin [1853]. 4 p. in-8. 11.500 euros.

Catalogue Arts et Autographes, n°37 [2006]
Jean-Emmanuel Raux, 9, rue de l’Odéon, 75006 Paris. autographes@wanadoo.fr
15005. LAS à Edmond Laporte, Jeudi soir, minuit [21-22 juin 1877], 1 p. in-8. 2.500 euros.

[BULLETIN FLAUBERT n° 89 / 24 novembre 2006]

Catalogue Michèle et Etienne Bertran [novembre 2006]

110, rue Molière, 76000 Rouen
Tél/fax 02 35 70 79 96; etienne.bertran@wanadoo.fr.

222: Bouvard et Pécuchet, Lemerre, 1881, avec une lettre à Maupassant du [26 septembre 1878] (reproduction).
10.000 euros.
223: Le Candidat, Charpentier, 1874, avec envoi à Chincholle (reproduction).
1.000 euros.
224. L’Éducation sentimentale, Lévy, 1870, belles marges.
1.350 euros.
225. Lettre à la Municipalité de Rouen, Lévy, 1872.
335 euros.
226: Madame Bovary. Exemplaire rassemblant les six livraisons de la Revue de Paris.
2.500 euros.
227.Madame Bovary. Provincial Manners, London, Vizetelly & Co., 1886. Traduction par la fille de Karl Marx, Elenor Marx-Aveling.
2.500 euros.
228. Salammbô, Lévy, 1863, enrichi des 52 eaux-fortes sur papier de Hollande par Rochegrosse, destinées à l’édition Ferroud, 1900.
4.000 euros.
229. Trois contes, Charpentier, 1877.
1.400 euros.

Vente passée

Vente Piasa, Hôtel Drouot, 21-22 novembre 2006 (Thierry Bodin expert).
http://www.auction.fr/cp/piasa

163. Gustave FLAUBERT. 4 documents, 1849. Estimation: 2.000/2.500 euros.
Instructions pour la mission de Flaubert en Orient (1849-1851).
* Enveloppe portant de la main de Flaubert les mots: «Instructions ministérielles», avec sa signature et celle de Maxime Du Camp (33x23cm), sceaux de cire rouge et noire au verso.
* L.S. du Ministre de l'Agriculture et du commerce Victor Lanjuinais, 27 octobre 1849 (1 page et demie in-4, en-tête Ministère de l'Agriculture et du Commerce), à Flaubert. Le Ministre accepte volontiers sa proposition de recueillir dans les pays visités des informations ou documents utiles à son département, lors de la «mission scientifique en Égypte, Palestine, Syrie, Turquie et Perse» dont il est chargé. Il lui remet «pour vous guider dans vos investigations, deux notes rédigées au double point de vue de la législation et des faits commerciaux», ainsi que des publications du ministère sur les mouvements commerciaux de ces pays et leurs législations douanières.
2 cahiers manuscrits (17 et 5 pages in-fol.). Il s'agit des notes ministérielles mentionnées ci-dessus. La 1re, Voyage de Mr Flaubert en Afrique et en Asie. Instructions au point de vue de la législation commerciale, émane du Bureau des Législations étrangères, et définit trois groupes de pays avec une législation commerciale distincte: l'Égypte, la Palestine et la Syrie, avec les provinces soumises à la domination turque, et la Perse. Ce rapport reprend avec précision l'itinéraire prévu par la Mission, indiquant à quels points de frontière Flaubert doit passer, quelles villes il doit traverser, quels territoires il va explorer; il précise quelles pratiques douanières sont appliquées dans chaque cas, territoire par territoire. Flaubert a porté en marge six numéros, de 1 à 6. La seconde note, Voyage de M. Flaubert en Asie et en Afrique. Instructions au point de vue des Faits commerciaux, émane du Bureau des Faits commerciaux, et attire son attention sur une province particulière: «Dans le vaste itinéraire tracé à M. Flaubert, […] il est une contrée peu connue encore de notre commerce, […] c'est la Perse et, avec elle, les provinces de la Turquie asiatique qui l'avoisinent»; on donne d'utiles instructions et indications au voyageur...
On joint un feuillet double in-8 imprimé, avec itinéraire et instructions, du Caire à l'Azerbaïdjan; un diplôme de la Société Orientale de France, nommant Gustave Flaubert membre titulaire (14 août 1849); passeport arabe de Flaubert (très grand in-fol.); certificat délivré à Flaubert par le gardien du Saint Sépulcre à Jérusalem, le 17 août 1850 (obl. in-4, en partie impr. avec sceau, en latin).
Vente Franklin-Grout-Flaubert, Antibes 28-30 avril 1931, n° 16 (1°, 2°, et divers).

164. Gustave FLAUBERT. Deux manuscrits autographes, Renseignements commerciaux sur l'Égypte et Caravannes, [octobre-novembre 1849]; 2 pages et quart grand in-fol. (Reproduction). Estimation: 2.500/3.000 euros.
Intéressants questionnaires relatifs à sa mission en Orient. [Flaubert partira le 29 octobre 1849 avec Maxime Du Camp pour l'Égypte.]
Renseignements commerciaux sur l'Égypte. «1° La douane de Boulac est-elle distincte de celle du Caire, n'est-ce qu'une seule et même douane - il avait été question de la supprimer - est-elle supprimée?» Quels sont les modes d'administration et de hiérarchie des employés des douanes, et quel est le dernier règlement? 2° Il s'interroge sur le commerce et la libre exportation de la gomme et du sené. 3° Il faut savoir s'il y a pour le transit un autre document que celui de 1823, et quelle est «dans la pensée du gouvernement Égyptien l'importance du transit. Celle du peuple lui est-elle favorable?» En appendice, il faut savoir ce qu'on pense «du Canal projeté entre la Méditerranée et la Mer Rouge, ou du chemin de fer à travers le désert». Suit la rubrique Monnaies: «Donner un tableau général le plus détaillé possible des monnaies usitées en Égypte et particulièrement au Caire, avec leur valeur équivalente en monnaie française, le cours du change et le titre réel de chaque pièce».
Caravannes. Nombreuses interrogations au sujet des mythiques caravanes, qu'ils vont en effet croiser et même suivre dans leur voyage. Une première série de questions porte sur l'origine, l'histoire, l'évolution des caravanes: «En résumé histoire succincte des caravanes anciennes, appuyer sur les détails de moeurs. - Ne pas se préoccuper des itinéraires, ils étaient les mêmes que de nos jours». Il s'intéresse particulièrement à la tradition orale: «y avait-il un genre de contes spéciaux appelés contes de caravannes. Donner une idée de cette littérature par une analyse rapide de deux ou trois de ces contes avec le nom des auteurs célèbres et la date de leur existence»… La deuxième série de questions porte plus sur l'organisation même des caravanes, sur leur régularité, leurs frais, les risques courus, leurs itinéraires, leurs marchandises; et quels pourraient être les avantages d'une relation commerciale entre la France et l'Égypte en ce qui concerne les caravanes…
Vente Franklin-Grout-Flaubert, Antibes 28-30 avril 1931, partie du n° 16.

165. Gustave FLAUBERT. P.S., Paris 3 avril 1858; 1 page in-fol., en-tête Au nom de l'Empereur des Français, vignette aux armes impériales, cachet encre Ministère des Affaires étrangères. Estimation: 2.000/2.500 euros.
Passeport de Flaubert pour son voyage en Tunisie sur les lieux de Salammbô (avril-juin 1858).
Le passeport est délivré au «Sr Flaubert, Gustave, homme de lettres allant à Tunis». Dans la marge, on donne son signalement: 36 ans, 1 m. 80 cm, cheveux châtains, front découvert, sourcils bruns, yeux saillants, nez moyen, bouche moyenne, barbe châtain, menton rond, visage ovale, teint brun; signe particulier: «une brûlure à la main droite». Flaubert a signé en bas à gauche.
Au verso, le passeport a été visé au Consulat général de France à Tunis le 21 mai 1858: «bon pour aller à Paris en passant par le Keff et l'Algérie».
Vente Franklin-Grout-Flaubert, Antibes 28-30 avril 1931, partie du n° 16.

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