[BULLETIN FLAUBERT n° 119 / 22 février 2010]
Ouvrages
Louis-Paul Astraud,
Gustave Flaubert à 20 ans. Un vieux garçon, Au diable Vauvert, février 2010.
http://www.audiable.com/livre/?GCOI=84626100619680
Jean-Benoît Guinot,
Dictionnaire Flaubert, préface de Pierre-Marc de Biasi, CNRS Éditions, 2010.
http://cnrseditions.fr/Litterature/6224-dictionnaire-flaubert-jean-benoit-guinot.html
Chronologie détaillée de Flaubert en téléchargement sur le site de l’auteur:
http://pagesperso-orange.fr/jb.guinot/Images/chronologie%20Flaubert.pdf
Compte rendu par Gisèle Séginger:
http://flaubert.univ-rouen.fr/debats/guinot_dictionnaire.php
(< Douglas Siler, site James Pradier:
http://www.jamespradier.com)
Claude Lapaire,
James Pradier (1790-1852) et la sculpture française de la génération romantique. Catalogue raisonné, Lausanne/Zurich: Institut pour l’étude de l’art (SIK-ISEA); Milan: 5 Continents Éditions, 2010.
Présentation du livre:
http://flaubert.univ-rouen.fr/nouveautes/pradier.pdf
Articles:
http://www.tdg.ch/geneve/actu/genevois-james-pradier-bible-2010-02-04
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/55249c50-110c-11df-b22a-6818fa0b8cbe%7C0
Alan Raitt,
Flaubert’s First Novel. A study of the 1845 Éducation sentimentale, Oxford-Bern, Peter Lang, coll. «Le Romantisme et après en France», vol. 18, 2010.
Dernier ouvrage d’Alan Raitt (1930-2006), publié à titre posthume par son épouse Lia Raitt.
Ouvrage collectif
«
Élevé dans les coulisses d’Esculape.» La jeunesse de Gustave Flaubert à l’Hôtel-Dieu de Rouen, catalogue de l’exposition du Musée Flaubert et d’histoire et de la médecine du CHU-Hôpitaux de Rouen, 3 février-30 octobre 2010.
Arlette Dubois, «Avant-propos». Description pièce par pièce de l’appartement, tel que le jeune Flaubert l’a connu.
Yvan Leclerc, «Les premières impressions ne s’effacent pas».
Joëlle Robert, «Généalogie imaginaire».
Marshall C. Olds, «Flaubert et le théâtre».
Chiara Pasetti, «Un cas spécial. Quelques réflexions sur la maladie de Gustave Flaubert».
Dr Fabienne Picard, «L’épilepsie de Flaubert». Les demeures rouennaises de Gustave Flaubert. Les ami(e)s de Gustave Flaubert. La bibliothèque médicale d’Achille-Cléophas Flaubert. Pièces concernant le renvoi de Gustave Flaubert, élève de philosophie du Collège royal de Rouen en 1839. La reconstitution du papier «semis œillet Flaubert». Iconographie, comportant des documents inédits.
Revue Flaubert, n°9, 2009
Flaubert et la confusion des genres
Numéro dirigé par
Sandra Glatigny, avec la collaboration de
Juliette Azoulai.
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/revue/revue.php?id=1
Sandra Glatigny, Avant-propos
HYBRIDATION GÉNÉRIQUE
Hans Färnlöf, Nouvelle Bovary, Nouveaux Bovary
Vanessa Padioleau, Flaubert et Carthage:
Salammbô, roman polymorphe
Mohamed Radi, Le lecteur comme spectateur de l’Antiquité dans
Salammbô de Gustave Flaubert
Walid Ezzine, Documentation et épopée dans
Salammbô
Jean-Luc Pestel, Poétique de l’écartèlement: tensions et distorsions génériques dans
La Tentation de saint Antoine [mise en ligne différée]
Louis-Antony Martinez, L’hybridité générique de
La Légende de saint Julien l’Hospitalier: entre culture orale et culture scripturale
Atsuko Ogane,
Hérodias, splendeur du vers et de la prose: le serpent ou la genèse de la femme fatale dans la danse de Salomé
DE LA DÉCONSTRUCTION GÉNÉRIQUE À UNE POÉTIQUE DE LA CRITIQUE GÉNÉRIQUE
Stéphane Vaz de Barros, Flaubert et le roman limite
Nicolas Geneix, «Longue énumération…»: Flaubert tenté par une littérature lexicale moderne?
Sandra Glatigny, Flaubert et les tentations du lyrisme
Sucheta Kapoor, La déconstruction du genre: comment
Bouvard et Pécuchet lisent et réécrivent l’histoire (traduit de l’anglais par Jean-Luc Filoche)
RÉCEPTION, INFLUENCES ET POSTÉRITÉ
Agnès Sandras-Fraysse, «Je n’entends pas le carthaginois»: caricatures et parodies liées à la publication de
Salammbô
Myriam Bendhif-Syllas, De Flaubert à Genet: la subversion de la légende des saints
ANNEXE
Gustave Flaubert, Anthologie de citations
Articles
Tadataka Kinoshita, «Gustave Flaubert: Écriture de l’épilepsie (1). Infanticide latent et/ou parricide patent»,
Journal of the Faculty of Letters (Okayama University), no51, juillet 2009, p.153-168.
[Le même auteur a publié
Noms propres subjectivisés dans le style indirect libre de L’Éducation sentimentale, University Education Press, juin 2006, 475 pages; «Sur le statut énonciatif d’une phrase de
Madame Bovary: “… il pleuvait sur les feuilles vertes, quand ils se dirent adieu, debout au bord de la fenêtre”»,
Journal of the Faculty of Letters, no48, décembre 2007, p.117-150; «Productivité du sens de la contradiction narrative dans
Madame Bovary»,
Journal of the Faculty of Letters, no50, décembre 2008, p.111-123. Il a dirigé le mémoire de maîtrise de Kiwako Shimamura, «Épilepsie, une clé pour la lecture de
La Légende de saint Julien l’Hospitalier», soutenu le 2 février 2010 à l’Université d’Okayama, 51p.]
Bande dessinée
(< Matthieu Desportes)
Jacques et Casanave,
Flaubert. La dernière ligne, Les Rêveurs, 2009.
http://www.editionslesreveurs.com/projets/
Les dernières années de la vie de Flaubert, avec flash-back sur les événements marquants de son parcours.
[BULLETIN FLAUBERT n° 118 / 20 janvier 2010]
Traduction
«Querida maestra...» (Escritoras en la Correspondencia de Gustave Flaubert), Prólogo, traducción y notas de Antonio Álvarez de la Rosa, Ediciones El Olivo Azul, Córdoba, 2009.
[Choix de lettres entre Flaubert et Sand, et lettres de Flaubert à Mademoiselle Leroyer de Chantepie.]
[BULLETIN FLAUBERT n° 117 / 11 janvier 2010]
Ouvrage
Flaubert, roi de Carthage, textes rassemblés et présentés par
François Vicaire, Paris, Magellan & Cie, 2009.
[Genèse de
Salammbô, à travers la correspondance. Iconographie antique, contemporaine de Flaubert et moderne.]
Traduction
Romhányi Török Gábor,
A Képviselojelölt, traduction du
Candidat en hongrois.
En ligne sur le site du Centre Flaubert:
http://flaubert.univ-rouen.fr/etranger/candidathongrois.pdf
Articles
Jeanne Bem, «Le motif polonais dans
Madame Bovary», dans
Histoire et critique littéraires en mouvement. Mélanges offerts à Henryk Chudak, Wieslaw Kroker (dir.), Éditions de l’Université de Varsovie, 2009, p.47-60.
[Petit élément autobiographique dans
Madame Bovary: Orlowski, le musicien polonais professeur de Caroline Flaubert, reparaît dans un brouillon du roman: «à la façon d’un maître polonais qu’elle avait eu». En ligne sur le site Bovary:
http://bovary.univ-rouen.fr/folio_visu.php?folio=1336&mode=sequence&mot=
À Yonville, Charles remplace Yanoski, médecin réfugié polonais.]
Joseph Jurt, «“Bien écrire le médiocre”. La vie quotidienne comme défi esthétique pour le roman français du XIXe siècle»,
Alltag, Quotidien, actes III Dies Romanicus Turicensis, Zürich, 16-17 juin 2006, éd. par Cristina Albizu et alii., Shaker Verlag, 2009, p.41-62.
[Bakhtine et Auerbach lecteurs de
Madame Bovary, prototype d’une «imitation sérieuse de la vie quotidienne». «À travers la formule “bien écrire le médiocre”, Flaubert définit parfaitement sa position et sa double opposition contre un réalisme sans style et un formalisme sans sujet», p.62.]
Michel Sandras, «Le blanc, l’alinéa», en ligne sur le site du Centre Flaubert
http://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/sandras.php
Michel Sandras a bien voulu nous confier la mise en ligne de son article, paru dans
Communications, n°19, 1972, p.105-114. Ce numéro, intitulé «Le texte: de la théorie à la recherche», a été coordonné et préfacé par Roland Barthes. L’article de Michel Sandras a beaucoup compté pour toute une génération de flaubertiens.
Revue
Flaubert. Revue critique et génétique, n°2, 2009
Flaubert, lecteur
http://flaubert.revues.org
Philippe Dufour, «Lire: écrire»
[«Ce dossier s’attache aux lectures littéraires de Flaubert, par opposition aux lectures documentaires liées aux besoins particuliers de l’oeuvre à écrire.»]
Philippe Jousset, «Flaubert lecteur de Montaigne»
[Article écrit avant la publication des notes de Flaubert sur Montaigne, par Timothy Chesters, «Flaubert's reading notes on Montaigne»,
French Studies, Vol. LXIII, No.4, 2009, 399-415. L’auteur cite le
Cahier intime de jeunesse, Souvenirs, Notes et pensées intimes [
sic], d’après l’éd. Nizet, 1987, et le
Voyage aux Pyrénées et en Corse dans L’Intégrale, au Seuil, 1964. Depuis, il y a l’édition des
OEuvres de jeunesse en Pléiade, qui fait autorité. Le lecteur mis en appétit par les belles citations extraites des articles de M. Collins-Weitz, P.M. Wetherill et F. Vatan (n. 2, 8 et 21) aimerait s’y reporter, mais les références manquent.]
Chantal Wionet, «Flaubert et ses classiques: leçon de maintien»
Aurélie Loiseleur, «Le Procès des poètes: Flaubert contre “l’écume du coeur”»
Sylvain Ledda, «Flaubert lecteur de Musset relu par Louise Colet»
Bernard Gendrel, «Flaubert lecteur de romans historiques»
[Flaubert n’a pas retardé la parution de
Salammbô «pour cause de sortie des
Misérables», comme le dit l’auteur. La première partie des
Misérables est annoncée le 19 avril 1862; Flaubert achève son roman à la fin de mai 1862. Voir le calendrier de la composition, en ligne:
http://flaubert.univ-rouen.fr/ressources/sal_calendrier_composition.php
Par ailleurs, il est difficile d’admettre que dans ce même roman, Flaubert a pu «laisser libre cours à sa pente lyrique et orientalisante».]
Paule Petitier, «Flaubert, lecteur d’histoire»
[Flaubert a lu la traduction de Polybe par Dom Vincent Thuillier dans l’éd. publiée à Paris, chez Gandouin, 1727, 6 vol., et non dans l’éd. Zacharie Chatelain et fils, Amsterdam, 1759 (n. 21 de l’article).]
Philippe Dufour, «Flaubert lecteur: une histoire des écritures»
Marie-Luce Demonet, «Rabelais, le grotesque et Flaubert» (mise en ligne prévue le 31 janvier 2010).
Autres textes mis en ligne en marge de la revue:
Pyra Wise, «Une lettre inédite de René Dumesnil à Marcel Proust du 19 janvier 1920»
Anne Herschberg Pierrot, «Le discours des Comices: un discours modèle»
[Flaubert écrit à Louise Colet qu’il a lu dans le
Journal de Rouen du 22 juillet 1853 une phrase prononcée lors d’un comice agricole, identique à celle qu’il venait d’écrire dans
Madame Bovary. La critique transcrit l’article de journal. Elle n’a pas retrouvé la phrase exacte, ni dans le roman, ni dans les brouillons, mais elle a repéré des termes proches dans le discours du maire de Rouen. Un article publié dans une revue électronique permet de renvoyer désormais à la page du site Bovary, au lieu de donner une référence au manuscrit papier. La référence se trouve ici (transcription de Solène Bertrand):
http://bovary.univ-rouen.fr/folio_visu.php?folio=2091&mode=sequence&mot=transactions]
Geneviève Mondon, «Un inédit de Flaubert:
Salammbô. Hommage au Soleil»
Sylvie Giraud, «
Hérodias, portraits choisis»
Déborah Boltz, «Pour une approche génétique de
L'Éducation sentimentale (1869): état présent, perspectives, démarches»
[Confusion terminologique constante entre «pages» et «folios», ce qui est fâcheux dans un article de génétique. Pour l’étude des variantes éditoriales de
L’Éducation, l’auteur ne semble pas connaître l’ouvrage fondamental de René Dumesnil et D.-L. Demorest,
Bibliographie de Gustave Flaubert, Paris, Giraud-Badin, 1939, chap.III, p.161-204. L’exemplaire de la deuxième édition du roman (Charpentier, 1879, daté 1880), corrigé de la main de Flaubert, est mentionné allusivement à la fin de l’article, sans autre commentaire. Pour connaître cette pièce essentielle, on se reportera à l’article ancien de Louis Andrieu, «Les dernières corrections de
L’Éducation sentimentale»,
Bull. des Amis de Flaubert, n°27, décembre 1965, p.11-14.]
Thèse en ligne
Louis-Antony Martinez,
La voix, le regard et le style dans les Trois contes de Gustave Flaubert et les récits de Tales of Unrest de Joseph Conrad, thèse de doctorat d'études anglophones, sous la dir. de Josiane Paccaud-Huguet, soutenue le 30 avril 2009, Université de Lyon 2.
Thèse intégrale en ligne sur le site de l'Université de Lyon 2:
http://demeter.univ-lyon2.fr/sdx/theses/notice.xsp?id=lyon2.2009.martinez_la-principal&id_doc=lyon2.2009.martinez_la&isid=lyon2.2009.martinez_la&base=documents&dn=1
[BULLETIN FLAUBERT n° 116 / 9 novembre 2009]
Article
(< Joëlle Robert)
Corinne Bayle, «La correspondance de Flaubert: un lieu pour concevoir la chose littéraire» dans Pascale Auraix-Jonchière, Christian Croisille et Éric Francalanza (dir.),
La Lettre et l'oeuvre. Perspectives épistolaires sur la création littéraire et picturale au XIXe siècle, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, coll. «Écritures de l'intime», n°19, 2009.
[BULLETIN FLAUBERT n° 115 / 12 octobre 2009]
Éditions
(< Catriona Seth)
Notes de Flaubert sur Montaigne
«Pose and prose. The rediscovery of Flaubert's lost reading notes on Montaigne reveals the novelist's preoccupation
with the tension between detachment and sensibility», par Timothy Chesters,
TLS du 2 octobre 2009, p.15 et suiv.
Une version plus longue, sous le titre: «Flaubert's reading notes on Montaigne» est publiée dans le t.4 du vol. 63 de
French Studies.
http://muse.jhu.edu/journals/french_studies_a_quarterly_review/toc/frs.63.4.html
[Ces notes ont figuré à la Vente Franklin Grout d’Antibes, 28-30 avril 1931, n°30, 14 et 53 pages. Catalogue accessible à l’adresse:
http://flaubert.univ-rouen.fr/bibliographie/cat1931_antibes.pdf
Traductions
(< Marshall Olds)
Madame Bovary: Provincial Lives, introduction par
MacKenzie, Hackett Pub Co Inc, 2009.
L’Éducation sentimentale (1845) en hongrois
Gustave Flaubert,
Két barát [Deux amis], trad. par
Romhányi Török Gábor, Az elsö Érzelmek iskolája, 1843-1845, Napküt, Budapest, 2009.
Ouvrages
Pierre-Marc de Biasi,
Gustave Flaubert. Une manière spéciale de vivre, Grasset, 2009.
Bertrand Bourgeois,
Poétique de la maison-musée, 1847-1898. Du réalisme balzacien à l'oeuvre d'art «décadente»,
Paris, L'Harmattan, coll. «Littératures comparées», 2009. [Chap. consacré au «musée» dans Bouvard et Pécuchet.]
(< Marshall Olds)
Peter Rogers,
The Mystery Play in Madame Bovary: Moeurs de province, Amsterdam/ New York, NY, Rodopi, 2009.
http://www.rodopi.nl/functions/search.asp?BookId=CHIASMA+26
Ouvrages collectifs
Gilles Philippe et Julien Piat, dir.,
La Langue littéraire. Une histoire de la prose en France de Gustave Flaubert à
Claude Simon, Fayard, 2009.
Joëlle Gleize et Philippe Roussin, dir.,
La Bibliothèque de la Pléiade. Travail éditorial et valeur littéraire,
Éditions des archives contemporaines, 2009. Contient: Pierre-Marc de Biasi, «La Pléiade et l'approche génétique des textes»;
Jacques Neefs, «Éditer l'inédit, le provisoire et l'inachevé: Flaubert, Mallarmé, Proust à la Pléiade».
Articles
Jean-Louis Cabanès, «Psychologie, histoire, esthétique: les hallucinations à l’entrecroisement des discours»,
Cahiers de littérature française n°VI,
Image et pathologie au XIXe siècle, Sestante Edizioni / Bergamo University Press / L'Harmattan, 2008.
Compte rendu d’Émilie Pezard sur Fabula: «[…] Jean-Louis Cabanès rappelle enfin les éléments du débat entre Taine et
Flaubert, qui conduit ce dernier à développer une distinction entre l’hallucination pathologique - une douloureuse «maladie de la mémoire»,
qui fournit le modèle des hallucinations de saint Antoine - et l’hallucination artistique - une hallucination volontaire, heureuse,
qui substitue au monde extérieur un réel imaginé.»
http://www.fabula.org/revue/document5148.php
(< Gilles Cléroux)
Noël Dazord, «La phrase à arête verbale dans
Madame Bovary» dans
L'ordre des mots à la lecture des textes, textes réunis et
présentés par Agnès Fontvieille-Cordani et Stéphanie Thonnerieux, Presses universitaires de Lyon, 2009, p.225-257.
Stéphanie Dord-Crouslé, «Axiologie des inscriptions chez Flaubert, voyageur en Orient»,
RHLF, n°3, 2009, p.573-586.
Flaubert délaisse les inscriptions «officielles» au profit des inscriptions «sauvages», des graffitis. «Cette complète inversion
des hiérarchies établies confère aux inscriptions sauvages une existence littéraire qu’elles ne s’étaient jusqu’alors jamais vu reconnaître»
(p.580-581). «Aussi ce qui intéresse peut-être le plus Flaubert dans ce phénomène des graffitis, est-ce sa proximité avec la question de la bêtise»
(p. 584).
Sandra Janssen, «Hallucinations factices: psycho(patho)logie de l'imagination et procédés littéraires dans
La Tentation de
saint Antoine»,
Cahiers de littérature française n°VI,
Image et pathologie au XIXe siècle, Sestante Edizioni/ Bergamo University Press/
L'Harmattan, 2008.
http://revueagone.revues.org/index368.html
Alberto Paredes, «Flaubert,
Correspondance: quatre notes sur notes ou sur l’absence de notes dans l’édition de la Pléiade», 2009.
http://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/paredes_notes.php
Compte rendu de thèse
Jeanne Bem, «Compte rendu d’un chapitre sur
Madame Bovary dans une thèse récemment soutenue en Allemagne» (
Sabine Narr,
Die
Legende als Kunstform in der französischen Literatur des 19. Jahrhunderts. Drei Paradigmen: Victor Hugo, Gustave Flaubert, Émile Zola
[La légende comme forme artistique dans la littérature française du XIXe siècle. Trois paradigmes: Hugo, Flaubert, Zola].
http://flaubert.univ-rouen.fr/theses/narr_bem.php
[BULLETIN FLAUBERT n° 114 / 11 septembre 2009]
Ouvrages collectifs
Flaubert, L’Arc (rééd. n° 79, 1980), Éditions Inculte, 2009.
http://www.inculte.fr/L-Arc-Flaubert
Bulletin Flaubert-Maupassant, n° 23, 2008
Madame Bovary, 150 ans et après
Actes du colloque de Rouen (15-17 novembre 2007), organisé par le Centre Flaubert (Laboratoire Cérédi) et l’Association des Amis de Flaubert et de Maupassant.
Jeanne Bem, «Le roman et les arts visuels: une des modernités de
Madame Bovary»
Michel Bernard, «Le vocabulaire des brouillons de
Madame Bovary. Caractéristiques statistiques et évolutions lexicales»
Per Buvik, «La sexualité d’Emma Bovary»
Pierre Campion, «Une campagne d’écriture. Étude de quelques décisions dans un passage de Madame Bovary»
Stéphanie Champeau, «
Madame Bovary, synthèse et dépassement de trois projets?»
Bruna Donatelli, «De la page écrite à la page dessinée: les éditions illustrées de Madame Bovary»
Stéphanie Dord-Crouslé, «Administrer Emma: la mise en texte de l’extrême-onction ou l’inversion des signes»
Philippe Dufour, «L’œil égaré»
Hans Färnlöf, «Pour un nouvel emploi de la motivation: l’exemple du couple Bovary»
Daniel Fauvel, «Le contexte historique de
Madame Bovary»
Delphine Jayot, «Donquichottisme et bovarysme, d’une folie à l’autre»
Éric Le Calvez, «Charles mis en abyme: génétique du miroir»
Kazuhiro Matsuzawa, «La représentation problématique de la figure du docteur Larivière»
Liana Nissim, «Repenser au travail d’écriture de Flaubert:
Madame Bovary dans la
Correspondance»
Marshall Olds, «Emma au Plaza Hotel»
Rosa Maria Palermo, «
Madame Bovary: situation de la critique génétique»
Jean-Marie Privat, «Le récit et ses lazzis»
Gisèle Séginger, «Le discours politique de l’avant-texte au roman»
Catriona Seth, «En voiture!»
Norioki Sugaya, «Savoir de la mort et poétique du roman»
Tim Unwin, «Emma Bovary et les “jours où l’on a vécu deux existences”»
Florence Vatan, «Au chevet de Monsieur Bovary»
ANNEXE
Jean-François Delesalle, «Quand Flaubert expédie
Madame Bovary»
«
Écrivains contemporains de Flaubert»,
Oeuvres & Critiques, XXXIV,1, 2009
Anne Herschberg Pierrot, «Flaubert, contemporain»
Pierre Bergounioux, «La littérature comme lutte à mort des consciences»
Jacques Neefs, «Modernités de
Bouvard et Pécuchet, Borges, Queneau»
Anne Herschberg Pierrot, «Présence de
Bouvard et Pécuchet chez Roland Barthes»
Susi Pietri, «“Un firmament d’yeux qui nous regardent”: Calvino lit Flaubert»
Gisèle Séginger, «Le Flaubert de Claude Simon»
Tiphaine Samoyault, «On ne se souvient pas de Flaubert»
Articles
(< Joëlle Robert)
Laurence Cossé, «Adieu, chère bon maître…»,
La Croix, 25 août 2009, p. 23.
Montaigne a écrit dans ses
Essais qu’il ne savait ni commencer, ni finir une lettre. Les formules convenues,
les phrases toutes faites, se concentrent en effet facilement dans ces lieux du texte. Jean Bruneau avait déjà montré
l’extraordinaire variété des incipit de Flaubert. Laurence Cossé, dans le journal
La Croix, s’attache aux formules finales de
l’écrivain, tout aussi variées, et adaptées à chaque correspondant... «À cet égard, Flaubert est un maître.»
Shoshana-Rose Marzel, «Le corps du séducteur chez Balzac, Flaubert et Maupassant»,
French Studies Bulletin, vol. 30, n° 112 (Autum 2009).
http://fsb.oxfordjournals.org/cgi/content/extract/30/112/53?etoc
Ruth Morris, «Gustave Flaubert's
Madame Bovary: A Catastrophist Reading of Time?», French Studies Bulletin, vol. 30, n° 112 (Autum 2009).
http://fsb.oxfordjournals.org/cgi/content/extract/30/112/51?etoc
Kate Rees, «“Une tortue avec des ailes”: Progressing in Flaubert's
Bouvard et Pécuchet»,
French Studies, vol. 63, n° 3 (juillet 2009).
texte du lienhttp://fs.oxfordjournals.org/cgi/content/abstract/63/3/271?etoc
François Rastier, «
Hérodias. Intertexte et genèse de formes sémantiques» (2009), en ligne sur le site
Texto!,
rubrique Arts du langage.
http://www.revue-texto.net/index.php?id=2414
Copie sur le site du Centre Flaubert, avec l'aimable autorisation de l'auteur
http://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/herodias_rastier.pdf
Compte-rendu
Florence Vatan, «L’amant d’Emma», sur Alain Ferry,
Mémoire d'un fou d’Emma, Paris, Seuil, coll. Fiction & Cie, 2009.
http://flaubert.univ-rouen.fr/debats/crendus.php#ferry_vatan
[BULLETIN FLAUBERT n° 113 / 3 juin 2009]
Éditions
Gustave Flaubert et Guy de Maupassant,
Correspondance, 1872-1880, éd. par Sylvain Kerandoux, Paris, La Part Commune, 2009, 320 pages.
http://www.fabula.org/actualites/article31581.php
Louis Bouilhet,
Poésies, festons et astragales, introduction et annotations par Claude Le Roy, Milon la Chapelle, H&D,
coll. «Écrivains & Normandie», 2009, 256 p.
http://www.fabula.org/actualites/article31382.php
Ouvrages
Hastaire,
Flaubert en ses couleurs: textes épars, évocation visuelle, Paris, FVW Editions, 2009, 159 p.
http://www.fabula.org/actualites/article31580.php
Gustave Flaubert, Écrire «Madame Bovary», Lettres, pages manuscrites, extraits, textes choisis et dossier par Geneviève Winter, lecture d’image par Bertrand Leclair, «Folioplus classiques», n°157, Gallimard, mars 2009, 288 pages, 5,50 €.
Présentation par Véronique Anglard:
Ouvrage à but pédagogique, qui propose une approche génétique du «travail de l’écrivain»; à partir de ses textes. Il éclaire la naissance de l’oeuvre et le développement complexe du projet. L’étude d’épisodes essentiels du récit, comme les lectures d’Emma ou les comices agricoles, retrace les trois phases d’écriture de l’écrivain: se succèdent et se cumulent le ressenti, souvent passionné et lyrique, de l’épistolier sur son matériau romanesque, ses tâtonnements et les évolutions des scénarios et, enfin, la perfection de la version finale. L’ensemble peut être travaillé en classe et en relation avec un dossier en ligne – puisque tous les brouillons sont désormais accessibles.
Claude Le Roy,
Louis Bouilhet, l’ombre de Flaubert, Milon La Chapelle, H & D, coll. «Écrivains & Normandie», 2009, 226 p.
http://www.fabula.org/actualites/article31381.php
David Waller,
The Magnificent Mrs Tennant, Yale University Press, 2009.
www.yalebooks.co.uk
Étude sur Gertrude Tennant.
Ouvrages collectifs
Flaubert à Tunis, (collectif), Tunis, éd. de l’ENS et Sahar, coll. «Conférences de l’ENS», 18/24, 150 p. EAN: 9789973282668
Ce volume rassemble les actes du colloque tenu à l’Université de Tunis les 24 et 25 avril 2008, autour du 150
anniversaire de
Salammbô, en partenariat entre l’Université de Tunis (E.N.S. et ISEAH de Zaghouan) et l’Université de Paris IV-Sorbonne.
Il recueille les contributions de
Ali Abassi,
Pierre Brunel,
Jacques Noiray,
R. Heyndels, D. Ellison,
F. Laouani,
A. Ben Farhat,
I. Marzouki,
C. Becker.
Responsable: Ali Abassi. Adresse: ENS, 8 Place aux Chevaux, El-Gorjani, 1089, Tunis. Prix: 9dt/20 euros (port postal compris).
Gustave Flaubert 6, Lettres modernes, Minard, «La Revue des Lettres modernes», 2008 [parution mars 2009]
Avant-propos par Gisèle Séginger
Fiction et philosophie
Kazuhiro Matsuzawa, «Une lecture philosophique et éthique de
Madame Bovary. Bonheur, envie, amour»
Gisèle Séginger, «L’Empire du sensible»
Michael A. Soubbotnik, «L’extase des dindons ou Bouvard et Pécuchet entrent en philosophie»
Stéphanie Dord-Crouslé, «Le beau dans tous ses états – Le moment esthétique dans
Bouvard et Pécuchet»
Florence Vatan, «La “puissance de l’image”. Bouvard et Pécuchet, disciples de Taine?»
Juliette Grange, «Les deux colonnes. Mise en scène fictive de la philosophie»
Delphine Jayot, «Le bovarysme: une philosophie réactionnaire?»
Études
Agnès Bouvier, «Un rêve de pierres. Salammbô et l’
Histoire naturelle de Pline»
Taro Nakajima, «
La Tentation de saint Antoine et le Second
Faust. L’allégorie de la Science»
Inédit
Atsushi Yamazaki, «Le dossier “Philosophie“ de
Bouvard et Pécuchet: Hegel et Spinoza»
Document inédit:
Notes de Flaubert sur la philosophie de Spinoza et de Hegel (transcription)
Carnet critique
Éric Le Calvez,
Gustave Flaubert. Un monde de livres (par A. Herschberg-Pierrot) – Didier Philippot,
Gustave Flaubert (par J. Neefs)
– Jacques Rancière, Politique de la littérature (par P. Campion) – Anne Herschberg-Pierrot,
Le style en mouvement.
Littérature et art, Belin, 2005 (par S. Triaire) – Nouvelles lectures de Flaubert. Recherches allemandes,
Textes réunis par Jeanne Bem et Uwe Dethloff avec la collaboration d’Aurélie Barjonet (par É. Reverzy).
Bertrand Marchal,
Salomé: entre vers et prose. Baudelaire, Mallarmé, Flaubert, Huysmans (par É. Reverzy) –
Kazuhiro Matsuzawa, Actes du colloque
Le texte et ses genèses, Nagoya University, 2004.
Articles
Arselène Ben Farhat, «Les parenthèses digressives dans les lettres de Gustave Flaubert (1846-1854)», in
La Digression,
études réunies par Mustapha Trabelsi, Publications de l’ENS de Tunis et des Éditions Sahar, 2008, p.101-114.
Florence Vatan, «"Outrage à la morale publique" et aux "bonnes mœurs"! Gustave Flaubert et la "morale de l’Art" », in
Pensée morale et genres littéraires, éd. par Jean-Charles Darmon et Philippe Desan, Presses Universitaires de France, 2009, p.133-152.
Florence Vatan, «Flaubert, Musil und der Reiz der Dummheit» [Flaubert, Musil et l'attrait irritant de la bêtise],
in Robert Musil:
Ironie, Satire, (falsche) Gefühle, éd. par Kevin Mulligan et Armin Westerhoff, Paderborn, Mentis Verlag, 2009, p.149-171.
Adaptations
Vincent Nordon, réalisateur et producteur de films, vient de terminer
SUMIDA, film de 73 minutes tourné entre le Japon et la France (2005-2009),
dans lequel Takahashi Tomoko récite un extrait du chapitre III de la première partie de
Madame Bovary, traduction Ikushima Ryôichi,
ed. Shinchyo-cha, p.32.
Ce film, dans lequel Flaubert intervient en tant que «Gustave», prénom du grand-père (mort à Auschwitz en avril 1944) du cinéaste,
est le second volet d’une trilogie où «Gustave» jaillit: on a vu la riche gamme du feu, dit Michelet dans sa Bible de l’Humanité.
On verra dans cette trilogie les innombrables mais non discordants synonymes: «Gustave», vu comme un élément, une métamorphose, un héros.
[BULLETIN FLAUBERT n° 112 / 6 mai 2009]
Ouvrage
Bruna Donatelli,
Le perle, il filo e la collana. Figure e luoghi nell’opera di Flaubert, Rome, Nuova Arnica editrice, 2009.
Présentation par Corrado Bologna, Giorgetto Giorgi et Aurelion Principato, mardi 12 mai 2009, 17h, Rome, Centro di Studi italo-francesi,
Piazza di Campitelli, 3, sala Capizucchi.
Revue
Revue Flaubert, n°8, 2008, «Madame Bovary, encore».
Numéro réuni par
Yvan Leclerc, avec la collaboration de
Juliette Azoulai.
http://flaubert.univ-rouen.fr/revue/revue8/
Jean-Baptiste Amadieu, «La mise à l’Index de
Madame Bovary, le 20 juin 1864».
Francis Lacoste, «La réception de
Madame Bovary (1858-1882)».
Emmanuelle Gogibu, «Costumes et rôles dans
Madame Bovary: transmission et transgression. Annexe: Relevé des termes vestimentaires:
utilité et interprétation».
Shoshana-Rose Marzel, «L’oeil et la vestignomonie – ou les regards portés sur l’élégance d’Emma dans
Madame Bovary».
Damien Dauge, «Mélodies et sentiments: l’empoisonnement musical d’Emma Bovary».
Patrice Vibert, «Quelques propositions pour une lecture sartrienne de
Madame Bovary».
Beate Langenbruch, «Emma Bovary et Effi Briest: un air de famille entre les oeuvres de Flaubert et de Fontane?».
Résumés.
Bio-bibliographie des auteurs.
Articles
Ioan Pop-Curseu, «La rage d’impuissance et l’esthétique romantique de Flaubert», 2009, en ligne sur le site du Centre Flaubert.
http://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/pop_curseu_rage.php
Norioki Sugaya, «Pour une édition électronique du second volume de
Bouvard et Pécuchet: le dossier médical»,
Bulletin de la section française, Faculté des Lettres, Université Rikkyo, Tokyo, n°38, 2009, p.37-47.
[BULLETIN FLAUBERT n° 111 / 18 mars 2009]
Éditions
Flaubert,
Écrire « Madame Bovary », lettres, pages manuscrites, essais, Folioplus classiques, 2009.
http://www.folio-lesite.fr/Folio/livre.action?codeProd=A36504
Ouvrages
Julian Barnes,
Rien à craindre, traduction de Jean-Pierre Aoustin, Mercure de France, 2009.
Compte rendu par
Vanessa Guignery:
http://flaubert.univ-rouen.fr/debats/crendus.php#barnes_rien_a_craindre
Alain Ferry,
Mémoire d’un fou d’Emma, roman, Seuil, coll. «Fiction & Cie», 2009.
Présentation de l’éditeur:
Un livre sur l’amour mais aussi sur la passion de la littérature et l’attrait de la fiction.
Avec sa femme Éva, le narrateur de ce
roman d’amour fou croyait faire un couple indissoluble. Un jour elle le quitte. Il sait seulement qu’elle s’est jointe à un capitaine de marine. Au lieu de noyer son chagrin dans l’alcool, il trouve un consolant paradis artificiel dans la relecture de
Madame Bovary.
Relisant le chef-d’oeuvre de Flaubert, dont il consulte simultanément les prodigieux avant-textes, cet homme revoit le film de son histoire avec Éva. Composée de souvenirs ardents, de fantasmes, de références et de regrets, poinçonnée aussi par l’aveu d’un parti pris qui pourrait avoir causé le départ d’Éva, sa remémoration se nourrit et s’enivre d’une célébration enflammée de la «petite femme» de Flaubert. Avocat commis d’office, il est comme épris de sa cliente, dont il blasonne le corps tout entier et ausculte l’âme énigmatique.
Ce
Mémoire d’un fou d’Emma confirme l’idée – chère à Thomas Mann – que souvent la vie des hommes, simples ou illustres, est régie par l’imitation et «s’exprime en citations». Mais il est essentiellement un acte d’amitié pour les bons livres, pour le cinéma, et pour l’idée que l’amour, s’il s’inscrit en lettres de noblesse, ne s’oblitère pas, même quand sa page est tournée.
Geneviève Sicotte,
Le Festin lu. Le repas chez Flaubert, Zola et Huysmans, Liber, coll. «Petite collection», 12/01/2009, 325 p.
Chap. sur «Flaubert, l'enchantement et la pourriture»
http://www.fabula.org/actualites/article28919.php
Ouvrages collectifs
Madame Bovary et les savoirs, édité par Pierre-Louis Rey et Gisèle Séginger, Presses Sorbonne Nouvelle, 2009.
Partiellement en ligne sur le Comptoir des presses d'universités
http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100377160&fa=googlebookview&id=ISBN:2878544463&gid=JphkCh4b14gC
Présentation de l’éditeur:
Roman de l'échec de la médecine et de ses praticiens,
Madame Bovary fut composée à une époque où Flaubert élaborait vis-à-vis de la science (ou, de façon plus diffuse, des savoirs) un rapport qui guiderait désormais sa réflexion et son oeuvre romanesque. Les articles réunis ici explorent les modalités de ce rapport sur différents plans: la genèse, la poétique du roman, les représentations de la fiction. Sont envisagés aussi bien les savoirs représentés dans le texte que les savoirs du texte lui-même. Centré sur l'étude de
Madame Bovary et de ses avant-textes, le volume aborde également le rôle des oeuvres qui ont précédé le chef-d'oeuvre de Flaubert, les impératifs génériques qui ont conditionné son traitement des savoirs et la façon dont ceux-ci ont influencé sa réception.
Sommaire
Gisèle Séginger – Introduction
Modalités du transfert des savoirs
Yvan Leclerc – Les notes de régie dans les manuscrits de
Madame Bovary. Flaubert et le
savoir du roman
Éric Le Calvez – Mise en texte de l'opération
Jean-Marie Privat – Le voisinage d'Emma
Guillaume Drouet – Du foetus au changelin: ethnocritique de Berthe
Bruna Donatelli – La topographie des savoirs dans
Madame Bovary
Sylvie Triaire – Vanités flaubertiennes: le savoir de la mort
Kazuhiro Matsuzawa –
Madame Bovary et Tocqueville. Une lecture politique et philosophique
Gisèle Séginger – Faire parler les silences de l'histoire
Le savoir des personnages et les savoirs du texte
Marshall C. Olds –
Madame Bovary et l'étude de moeurs
Christèle Couleau – Illusions perdues: faire l’expérience du savoir, de Balzac à Flaubert
Pierre-Louis Rey – Questions de savoir-vivre
Stéphane Chaudier – «Messaline a raison contre Juvénal» ou le savoir d'Emma Bovary.
Stéphanie Dord-Crouslé – Les deux bibliothèques religieuses de
Madame Bovary
Anne Green –
Madame Bovary et les savoirs de l’Exposition
Henri Mitterand – La présence entêtée des signes: à propos de
Madame Bovary
Les savoirs en question
Jacqueline Ernst – Le corps à l’épreuve des savoirs dans
Madame Bovary
Norioki Sugaya – Le vitalisme dans
Madame Bovary
Mitsumasa Wada – Magnétisme et phrénologie dans
Madame Bovary
Kayoko Kashiwagi – Les vapeurs d’Emma Bovary et la médecine officielle de l’époque
Florence Vatan – Emma Bovary: parfaite hystérique ou «poète hystérique»?
Juliette Azoulai – Le savoir médical dans la scène des abricots
Göran Blix – Le Personnage et son milieu: réalisme et liberté dans
Madame Bovary
Francis Lacoste – Savoir et pouvoir dans
Madame Bovary
Boris Lyon-Caen – Le savoir «à l’étude». Épistémologie et esthétique de la réception
Éléonore Reverzy –
Madame Bovary, 1858:
Fanny d’Ernest Feydeau. Savoirs de l’écriture
Bertrand Marquer – Emma à la Salpêtrière: «moralités de l’arsenic»
Annick Bouillaguet –
À la recherche du temps perdu miroir de
Madame Bovary ou la récapitulation par Proust des savoirs de Flaubert
Kevin Newmark – L’horizon du savoir: Emma Bovary comme modèle esthétique de la réception chez H. R. Jauss
Pierre-Louis Rey – Conclusion
Balzac, Flaubert. La genèse de l’oeuvre et la question de l’interprétation
Global COE Program
International Conference Series No.2
Proceedings of the Second International Conference, the 14, 15, 16 December 2007, Nagoya
Table des matières
Shoichi Sato, «Discours d’ouverture»
Kazuhiro Matsuzawa, «Préface: une réflexion critique sur la génétique et l’herméneutique»
Éric Bordas, «La génétique est-elle une herméneutique?»
Philippe Dufour, «Le roman démocratique et la rencontre de l’humain»
Takayuki Kamada, «Le dynamisme circulaire dans la genèse de l’oeuvre balzacienne. Autour de
César Birotteau»
Stéphane Vachon, «Perspectives en génétique balzacienne»
Kyoko Murata, «Quelques réflexions sur le titre de
La Rabouilleuse de Balzac»
Hajime Sawada, «De
Wann-Chlore au
Lys dans la vallée. Les personnages et paysages en perpétuel devenir»
Gisèle Séginger, «Flaubert, lecteur de Balzac:
L’Éducation sentimentale ou la réinvention du roman»
Éric Le Calvez, «Contre l’herméneutique: le cas Bovary»
Hisaki Sawasaki, «Les «soleils noirs» de Flaubert – de l’expérience à l’oeuvre»
Yukiko Arahara, «Des mots et des fossiles – La géologie dans
Bouvard et Pécuchet»
Mitsumasa Wada, «Comment interpréter l’ambiguïté épistémologique dans
Bouvard et Pécuchet de Flaubert»
Norioki Sugaya, «Flaubert et le roman démocrate»
Miwa Kurokawa, «La Progression de l’épisode du père Colmiche dans
Un coeur simple»
Kazuhiro Matsuzawa: «La génétique et l’herméneutique. Le cas du début de
L’Éducation sentimentale: «Enfin le navire partit»
Bio-bibliographie des auteurs
Articles
Chiara Pasetti, «Gustave Flaubert giovane. Un'analisi e un punto di vista sul primo racconto originale dell'autore di Emma Bovary», en ligne:
http://www.filosofia.unimi.it/itinera/mat/saggi/?ssectitle=Saggi&authorid=pasettic&docid=flaubert&format=html
(< Gilles Cléroux)
Thierry Santurenne, «
Madame Bovary (Gustave Flaubert): le reflet adultéré» dans
L'opéra des romanciers: l'art lyrique dans la nouvelle et le roman français (1850-1914), L'Harmattan, 2007, p. 292-299. (Seconde partie: Mimésis lyrique et anthropologie romanesque, chapitre I, Ébrécher le réel.)
(< Jean-Claude Jørgensen)
François Taillandier, «À la manière de Gustave Flaubert. Bouvard et Pécuchet dans la crise financière»,
Le Magazine littéraire, n°484, mars 2009, p.102.
[BULLETIN FLAUBERT n° 110 / 11 février 2008]
Édition
Gustave Flaubert,
Aphorismes, Paris, éd. Arlea, février 2009, 128 p.
http://www.arlea.fr/Aphorismes,761
Misogyne, grognon, génial, mais surtout amoureux fou de l'Art, le Flaubert de ces «Aphorismes» est bien sûr celui
du Dictionnaire de la bêtise, de
Bouvard et Pécuchet, mais les pensées réunies ici ont été glanées dans tous ses
livres, et, bien sûr, dans sa correspondance.
Extrait du livre:
«Le bonheur est une monstruosité! punis sont ceux qui le cherchent.
Oui, travaille, aime l'Art. De tous les mensonges, c'est encore le moins menteur.
Plus une oeuvre est bonne, plus elle attire la critique; c'est comme les puces qui se précipitent sur le linge blanc.
On n'arrange pas sa destinée, on la subit.
Il ne faut plaindre la mort que des heureux, c'est-à-dire celle de fort peu de gens.
On ne se lasse point de ce qui est bien écrit, le style c'est la vie! c'est le sang même de la pensée.»
Ouvrages
Éric Le Calvez,
Genèses flaubertiennes, Amsterdam / New York, Rodopi (Faux Titre), 2009, 314 p.
http://www.rodopi.nl/nt.asp
Résumé
«Genèses flaubertiennes emprunte la voie déjà tracée par
Flaubert topographe (1997) et
La Production du descriptif (2002)
d'Éric Le Calvez et aborde la genèse de l'oeuvre de Flaubert avec des questions qui relèvent de la théorie de la production
textuelle. Le premier axe choisi examine des fragments d'avant-textes à partir d'une question théorique précise (relation
description-récit, réécriture intertextuelle et construction d'un portrait), aussi est-il microgénétique. Le second axe,
qui se situe entre une micro et une macrogénétique, élargit la perspective à un ensemble de contextes en fonction de différents
points de vue: genèse ambiguë d'un motif récurrent ou d'un objet récurrent dans tout le récit d'un roman, voire problématique de
l'autotextualité. En théorie, une approche macrogénétique serait davantage à même de respecter le travail de l'écrivain; c'est aussi
l'approche qui conviendrait le mieux a priori au questionnement narratologique. En pratique, la tâche est quasi impossible, car étudier
la genèse de l'ensemble d'une scène nécessiterait des analyses qui se prolongeraient indéfiniment. Aussi les chapitres qui illustrent le
troisième et dernier axe, macrogénétique pour sa part, rendent-ils compte de la formation de plusieurs scènes en se concentrant chaque
fois sur des problèmes spécifiques, souvent de l'ordre d'une stylistique des brouillons.
Table des matières
Avant-propos
Essais de microgénétique
1. Le baiser de Félicité
2. La charogne de
Bouvard et Pécuchet
3. Salammbô dévoilée
Entre micro et macrogénétique
4. Le voile de Salammbô
5. Le portrait du père Bouvard
6. Baisades flaubertiennes
Pour une macrogénétique
7. Bouvard et Pécuchet magiciens
8. «Bandole sera content!»
9. La scène du fiacre
10. Génétique de la disparition
Après-propos
Index des transcriptions
Bibliographie
Claude Le Roy,
Louis Bouilhet, l’ombre de Flaubert, Éditions H & D, 2009.
http://editionshetd.free.fr/08Bouilh/index.html
Revue
Flaubert. Revue critique et génétique, n°1, 2009. «Nouvelles recherches critiques et génétiques»
Revue de l’Équipe Flaubert de l’ITEM, CNRS.
http://flaubert.revues.org/
Anne Herschberg Pierrot, «Présentation»
Philippe Dufour, «Actualité du roman archéologique»
Agnès Bouvier, «Moloch en expansion»
Gisèle Séginger, «
La Tentation et les savoirs»
Norioki Sugaya, «
Bouvard et Pécuchet et le savoir médical»
Stéphanie Dord-Crouslé, «Flaubert libre lecteur. À propos de l’
Abrégé du catéchisme de persévérance de l’abbé Gaume»
Pierre-Marc de Biasi et Déborah Boltz, «Ajouts, omissions, substitutions: la main fautive des copistes dans le texte de
L’Éducation sentimentale»
Jacques Neefs, «Le Flaubert de Charles Du Bos»
Articles
Atsuko Ogane, «Critique génétique d'
Hérodias de Flaubert: la transcription des manuscrits de “la danse de Salomé” et la question
de la mise en oeuvre»,
Journal of Arts and sciences, n°19, january, 2009, The Liberal Arts Association, College of Law,
Kanto Gakuin University, Odawara, Japan.
Les transcriptions des plans et scénarios sont
en ligne ici.
Atsuko Ogane, «Du mythe solaire au mythe lunaire: d'
Hérodias de Flaubert à
Salomé d'Oscar Wilde", site Rue des Beaux-Arts, n°18:
janvier-février 2009. En ligne
http://www.oscholars.com/RBA/eighteen/18.7/Articles.htm
Atsuko Ogane, «De l’écriture sainte à l’écriture tentatrice.
Hérodias de Flaubert et
Salomé d’Oscar Wilde», 2009, site du Centre
Flaubert, rubrique «Études critiques».
En ligne ici.
Gisèle Séginger, «Flaubert et le philosophique: éthique et esthétique»,
Revue Épistémocritique, vol. IV, hiver 2009.
http://www.epistemocritique.org/spip.php?article83
Adaptations
(< Louis Watt-Owen)
Un Flaubert sinon rien!,
film de Dominic Bachy, par Jean-Luc Bideau et Antoine Blanquefort (DVD).
http://www.dailymotion.com/video/x1skeg_un-flaubert-sinon-rien-bampeg4_ads
(< Atsuko Ogane)
Madame Bovary, BD par Daniel Bardet, Michel Janvier, Adonis Édition, 2008.
Éditions
[BULLETIN FLAUBERT n° 109 / 9 janvier 2009]
Traductions
Gustave Flaubert,
Un animo semplice [Un coeur simple], Rome, Portaparole, coll. «Maudit», 2008.
Édition franco-italienne. Trad. Elisabetta Sibilio, préface de Piero Toffano.
http://www.fabula.org/actualites/article27424.php
Flaubert,
Leben und Werke des Paters Cruchard und weitere unveröffentlichte Texte von Gustave Flaubert, übersetzt von Elisabeth Edl. Verlag: Friedenauer Presse, Oktober 2008.
Compte rendu par Christine Lecerf:
http://www.arte.tv/de/2336162.htmlhttp://www.arte.tv/de/2336162.html
Ouvrages
(< Gilles Cléroux)
Isabelle Daunais,
Les Grandes Disparitions. Essai sur la mémoire du roman, PU de Vincennes, 2008.
«Emma est la première, et c’est ce qui fait du roman de Flaubert une oeuvre si fondamentale, à devoir survivre dans un monde sans héros» (p.30).
(< Joëlle Robert)
Mary Donaldson-Evans,
Madame Bovary at the Movies, Adaptation, Ideology, Context, Amsterdam / New York, Rodopi (Faux-Titre), 2009, 218 p.
http://rodopi.nl/functions/search.asp?BookId=Faux+325
Résumé
Some eighteen film directors from France to the United States, Germany to India, have applied themselves to the task of adapting
Madame Bovary to the screen. Why has Flaubert's 1857 classic novel been so popular with filmmakers? What challenges have they had to meet? What ideologies do their adaptations serve?
Madame Bovary at the Movies seeks to answer these questions, avoiding value judgments based on the notion of fidelity to the novel. In-depth analyses are reserved for the studio films of Renoir, Minnelli and Chabrol and the small-screen adaptation of Fywell. As the first book-length examination of the Madame Bovary adaptations, this volume, in addition to its pedagogical applications, will be a useful reference for scholars of literature and film and for those interested in the burgeoning field of adaptation studies.
Table des matières
Acknowledgements
Introduction
The Theory and Practice of Adaptation
Jean Renoir (1934): Framing Emma
Vincente Minnelli (1949): Hollywood Rediscovers Emma
Claude Chabrol (1991): Keeping the Faith
Tim Fywell (2000): Sex in the Living Room
Adaptation and its Avatars
Conclusion
Appendix A: Synopsis of Novel
Appendix B: Filmography
Appendix C: Glossary of Film Terms
Bibliography
Index
Carstein Meiner,
Le carrosse littéraire et l’invention du hasard, PUF, 2008.
«Flaubert et le hasard intransitif», p. 184 et suiv.
Ouvrages collectifs
Bulletin Flaubert-Maupassant, n° 22, 2008
Madame Bovary, lieux réels et imaginaires
Sommaire
Yvan Leclerc, «Éditorial»
Gilles Cléroux, «De Yonville-l’Abbaye à Ry: nouvel examen de la question»
Liliane Lefebvre-Bertrand, «Le statut littéraire de la ville de Rouen dans
Madame Bovary»
Francis Lacoste, «Le système des noms de lieux dans
Madame Bovary»
Jean-Marie Privat, «Un imaginaire romanesque local»
Corinne Iehl, «De la page au paysage:
Madame Bovary à Ry»
Daniel Fauvel, «La ferme des Flaubert à Saint-Sulpice-la-Pierre»
Francophonia, n°54, Primavera 2008, Olschki Editore, Florence.
Atti del Convegno Internazionale «Attualità di
Madame Bovary e delle
Fleurs du Mal a 150 anni dalla loro pubblicazione», Bologna, 15-16 novembre 2007).
A cura di Franca Zanelli Quarantini.
http://www2.lingue.unibo.it/francofone/francofonia/54.htm
Franca Zanelli Quarantini, Presentazione
Attualità di
Madame Bovary
Stefano Agosti,Flaubert e la poesia della prosa
Michel Brix, Flaubert et les professeurs du désespoir
Baldine Saint Girons, Madame Bovary: un universel d'imagination
Eric Le Calvez, Faire une phrase
Franck Dalmas, Emma Bovary: ni (mi)-ange, ni (mi)-démon? Plaidoyer pour une phénoménologie de l'existence
Rosita Copioli, Voce lirica e bêtise nella 'prima'
Madame Bovary
Patrizia Oppici, Le fabuleux destin de Charles Bovary
Raul Calzoni, Lo spettro dei Bovary. Incontri pericolosi in
Buridans Esel di Günter de Bruyn e
Lust di Elfriede Jelinek
Silvia Albertazzi, «Madame Bovary, c'est lui!». Gustave Flaubert, Julian Barnes e l'eterna monotonia della passione
Maurizio Ascari, Le avventure di Gemma Bovery e del panettiere Joubert
Articles
(< Catriona Seth)
Agnès Bouvier, «
Salammbô, la Bible et la matière du monde»,
French Studies, January 2009; Volume 63, Number 1.
En ligne pour les abonnés:
http://www.oxfordjournals.org/page/3403/5
(< Olivier Leroy)
Jacques Caumont, «Bouvard et Pécuchet: la science-fiction à rebours»,
Plume, n°47, décembre 2008 – janvier-février 2009, p.68-72.
Localisation de la «ferme modèle» à Lisors (Eure), que Flaubert visite pour
Bouvard et Pécuchet.
(< Joëlle Robert)
Chenoa Marshall, «Le statut du paranormal dans
Bouvard et Pécuchet»,
Analyses, vol.3, n°3, 2008: dossiers «De l'éthos biographique» et «Littérature et paranormal»
http://www.revue-analyses.org/document.php?id=1247
Shoshana-Rose Marzel: «Daumier père d’Homais? Sur quelques caricatures de Daumier dans
Madame Bovary»,
Cahiers Daumier, n°3, automne 2008, p.8-17, avec 10 illustrations.
Pierre-Claver Mongui, «La coupe, objet politique et/ou religieux dans
Salammbô: entre conflit et alliance de l’incipit à l’explicit», French Studies in Southern Africa, n°38, 2008, p. 95-110.
http://www.afssa.org.za
Chiara Pasetti, «Sogni e allucinazioni: dai
Baladins a
Madame Bovary»,
Igitur, 2008, «Miscellanea», p. 121-140.
[BULLETIN FLAUBERT n° 108 / 19 novembre 2008]
Ouvrage
Philippe Hamon - Alexandrine Viboud,
Dictionnaire thématique du roman de moeurs en France au XIXe siècle (1814-1914), nouvelle édition, Presses Sorbonne Nouvelle (PSN, 8 rue de la Sorbonne, 75231 Paris Cedex 05), deux volumes (A-I, 442 pages - J-Z, 410 pages).
Le présent Dictionnaire reprend, en l’augmentant considérablement et en l’élargissant à l’ensemble du XIXe siècle, une précédente édition (PSN 2003, 544 pages, un volume) qui ne couvrait que la seconde moitié du siècle (1850-1914). L’oeuvre de nombreux écrivains (P.de Kock, Balzac, Stendhal…) a donc été intégrée à cette nouvelle édition, et de très nombreuses notices ajoutées pour la seconde moitié du siècle par rapport à l’édition en un volume de 2003.
Ce Dictionnaire, qui a fait déjà l’objet de plusieurs éditions, se présente désormais en deux volumes. La Préface réfléchit sur les deux notions évoquées par le titre, celle de «thème» (notion de théorie littéraire particulièrement difficile à construire) et celle de «roman de mœurs» (notion d’histoire littéraire non moins difficile à cerner, qui s’inaugure quelque part entre les romans de Marivaux, et les «Tableaux de Paris» de Restif, Mercier et de Jouy). Comme dans la première édition, les oeuvres complètes des grands romanciers et nouvellistes (Balzac, Flaubert, Zola, Maupassant…) ont été traitées, analysées par thèmes, classées par ordre chronologique dans chaque entrée, et résumées, mais aussi celles des auteurs moins fréquentés par la critique et par l’édition (Céard, Lorrain, Bonnetain, Duranty, Rosny, Claretie, Margueritte, Ohnet, Malot...). Ainsi se constitue, de Balzac à Proust, et monnayée en ses thèmes de prédilection distribués dans les 324 entrées du Dictionnaire (de
Abandon à
Zoo :
l’alcool, l’actrice, la Bohême, la promenade dans Paris, la Commune, l’argent, le boulevard, la prostitution, la conversation de salon, la soirée au théâtre, l’éducation, l’adultère, le travail, le mariage, la presse, le divorce, le bibelot, le repas, la machine, le bourgeois, l’artiste, la villégiature, le chemin de fer, etc.), toute la richesse et la complexité d’un des principaux courants de la littérature française au XIXe siècle attaché à décrire les rouages, les rituels, les étiquettes, les apparences et les réalités de la société contemporaine.
Ce Dictionnaire est destiné aux enseignants, aux étudiants, et à un public large qu’intéressent l’histoire des idées et l’histoire culturelle du XIXe siècle et des débuts de la modernité.
Articles
Philippe Dufour, « Éloge de la dépersonnalisation »,
Poétique, n° 156, novembre 2008.
Philippe Dufour repère chez Flaubert une psychologie tout à fait nouvelle, psychologie de l'être sensitif, capable de saisir des états où le moi se dissout.
Tomoko Hashimoto, « Scénographie énonciative et thématique de l’hallucination : une lecture des
Mémoires d’un fou de Gustave Flaubert »,
Études de langue et de littérature françaises, Université de Kyoto, 37-n° 39, 10 octobre 2008, p.37-45.
Liana Nissim, « Silences et cris d’
Hérodias », dans
Silences fin-de-siècle. Hommage à Jean de Palacio, sous la direction d’André Guyaux, PUPS, 2008, p. 251-261.
Alain Toumayan, « Violence and Civilization in Flaubert's
Salammbô »,
Nineteenth Century French Studies, vol. 37, no 1-2 (automne-hiver 2008).
This essay argues that in
Salammbô Flaubert marks a rigorous cultural distinction between the civilized Carthaginians and the barbarous mercenaries that is based on particular practices of violence specific to each one. In drawing this distinction, in maintaining an equivalency in the capacity of each for atrocity, excess, and depravity, and in conferring emblematic status to this conflict, Flaubert disallows any privileging of one cultural order over the other. In this way, Flaubert undermines the principles, tools, and strategies of historical analysis or understanding and figures the events of the story in such a way as to maintain their essential otherness and to situate them at the limits of our conceptual horizon.
[BULLETIN FLAUBERT n° 107 / 15 octobre 2008]
Ouvrages
(< Norioki Sugaya)
Cécile Matthey,
L’écriture hospitalière. L’espace de la croyance dans les Trois Contes
de Flaubert, Rodopi, Amsterdam/New York, NY, 2008.
http://www.rodopi.nl/senj.asp?BookId=FAUX+316
Présentation de l’éditeur:l
L’Écriture hospitalière porte sur la pratique intertextuelle des
Trois Contes de Flaubert. C’est en particulier
La Légende
de saint Julien l’Hospitalier qui autorise cette investigation: plus qu’aucune autre oeuvre de Flaubert en effet, ce conte
obéit à une logique citationnelle. Le conte sacrifie l’originalité diégétique au profit de la transmission d’un récit
traditionnel, imitant ainsi la posture du croyant vis-à-vis du message hagiographique qu’il contribue à mettre en circulation.
Incorporer le texte référentiel (ou une parole sacrée), c’est s’abandonner à l’envahissement d’une puissance dévastatrice qui
modifie profondément les contours de l’espace hospitalier. Le travail intertextuel s’inspire ici largement de l’accueil que
réserve Julien au Christ à la fin du conte: l’invité est perçu comme un hôte monstrueux, étranger et terrifiant, qui force
l’hospitalité plus qu’il ne la sollicite. Les
Trois Contes sont donc porteurs de ce dieu mais accusent par là même l’impuissance
divine à se déployer
sui generis. Les trois clausules des contes rappellent à leur manière la légende de saint Christophe qui,
chez Flaubert, devient hôte, dans le sens le plus ambigu du terme: en acceptant la charge de l’enfant, Christophe fait naître
un dieu qui lui réserve à son tour un espace céleste.
Table des matières:l
Introduction
I. L’Écriture hospitalière
II. Méduse en Machaerous:l
Hérodias
III. Une Croyance encore chargée de vaisselle:l
La Légende de saint Julien l’Hospitalier
IV. Le Vestibule de la religion:l
Un Coeur simple
V. Mesure du territoire
En guise de conclusion
Bibliographie
Table des matières.
(< Stéphanie Dord-Crouslé)
Myra Jehlen,
Five Fictions in Search of Truth, Princeton University Press, 2008.
http://press.princeton.edu/titles/8794.html
Chapter one:
Salammbô: Three Rough Stones beneath a Rainy Sky.
Chapter five: A Simple Heart: Félicité and the Holy Parrot.
Articles
Stéphanie Dord-Crouslé: «Pour en finir avec la famille? L'univers romanesque de Flaubert à partir du cas de
Bouvard et Pécuchet»;
Famille et relations familiales dans les littératures française et francophone (actes du colloque de Budmerice, Slovaquie, 3-5 octobre 2007),
sous la dir. de Katarína Bednárová et Jana Truhlá?ová, Université Comenius de Bratislava, SAP Bratislava, 2008, p. 121-134.
(en ligne sur HAL-SHS:
http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00320616/fr/)
Danielle Girard, «Apports et limites du numérique dans la transcription des manuscrits de
Madame Bovary»,
Recherches et travaux,
n°72,
De l’hypertexte au manuscrit. L’apport et les limites du numérique pour l’édition et la valorisation de manuscrits littéraires modernes,
2008, p.241-248.
Yvan Leclerc, «L’édition intégrale en ligne des manuscrits de
Madame Bovary»,
Recherches et travaux, n°72, revue citée, p.229-240.
[BULLETIN FLAUBERT n° 106 / 5 septembre 2008]
Éditions
Bouvard et Pécuchet, avec des fragments du «second volume» dont le Dictionnaire des idées reçues, édition annotée et mise à jour
par
Stéphanie Dord-Crouslé avec dossier critique, coll. «GF», Paris, Flammarion, 2008, 503 p. Première édition: 1999.
Liste des corrections effectuées sur l’édition de Bouvard et Pécuchet en GF, communiquée par Stéphanie
Dord-Crouslé.
Ouvrages
Anne-Marie Baron,
Romans français du XIXe siècle à l’écran. Problèmes de l’adaptation, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal,
Cahier romantique n°14, 2008.
Cet essai envisage le cas particulier des plus importants romanciers français du XIXe siècle - Balzac, Stendhal, George Sand, Flaubert,
Maupassant, Zola (mais non Hugo, très adapté, à qui deux livres viennent d’être consacrés) et les problèmes spécifiques que chacun d’eux
pose aux réalisateurs.
[Table des matières - Chap. VI: Flaubert. Du style indirect libre à l’énonciation impersonnelle/ Chabrol, ou l’illustration/ Oliveira,
ou la transposition/ Green, ou l’épure.]
Wolfgang Matz,
1857. Flaubert, Baudelaire, Stifter, S. Fischer Verlag, Francfort, 2008.
Site de l'éditeur:
http://www.fischerverlage.de/sixcms/detail.php?template=fv_wide_wrapper&_content_template=buch_detail&_navi_area=fv_home&_navi_item=03.00.00.00&id=607881
Atsuko Ogane,
La genèse de la danse de Salomé. Flaubert, Moreau, Mallarmé, Wilde, Keio University Press, 2008
(en japonais; avec la chronologie des adaptations du mythe Hérodias-Salomé en français).
Compte rendu.
Catriona Seth,
Les Rois aussi en mouraient. Les Lumières en lutte contre la petite vérole, Paris, Éditions Desjonquères,
coll. «L’esprit des lettres», 2008.
[Contient des références à la pièce de Flaubert et Bouilhet,
La Découverte de la vaccine.]
Ouvrages collectifs
MLN, Volume 122, Number 4, September 2007 (French Issue)
Special Issue: Madame Bovary: The Novel as a Modern Art /
Madame Bovary, le roman comme art moderne
Sommaire, avec articles en ligne (html et pdf):
http://muse.jhu.edu/journals/mln/toc/mln122.4.html
Articles
Jacques Lecarme, «Flaubert: entre l’usure et la saisie»,
Médium, n°16-17, juillet-décembre 2008, «L’argent maître», p.107-126.
Portait de Flaubert en rentier ruiné, se distinguant par «un refus du compte» (p.112) et un comportement pathologique vis-à-vis de l’argent.
Analyse de
Madame Bovary et de
L’Éducation sentimentale: «À relire ces deux romans, on s’aperçoit, un peu déçu, que l’argent est omniprésent,
qu’il est impitoyablement chiffré, que ce n’est plus la fatalité antique qui condamne ces passions, mais l’arithmétique impitoyable du capital
et de l’intérêt, de l’usure et de la dette, de l’emprunt et de la protestation des billets, de la liquidation et de la faillite» (p.115).
[BULLETIN FLAUBERT n° 105 / 16 juin 2008]
Ouvrages
Christine Quéfellec,
L'esthétique de Gustave Flaubert et d'Oscar Wilde. Les rapports de l'art et de la vie, Paris, Champion, 2008.
Présentation de l'éditeur:
L'aphorisme de Wilde selon lequel l'art n'imite pas la vie, mais la vie imite l'art, sa protestation contre le «déclin du mensonge» en littérature, semblent aller à l'encontre des principes de Flaubert qui fonde chacun de ses romans sur une abondante documentation. Pourtant Wilde présente Flaubert comme son maître. Cette étude se propose donc d'éclairer les raisons de cette admiration paradoxale à partir de la confrontation des textes théoriques et littéraires de ces deux écrivains. Les conceptions esthétiques de chacun se révèlent riches de contradictions internes. Les pièces et romans de Wilde font plus de place à l'imitation de la vie qu'il ne le prétend et Flaubert se soucie davantage de perfection formelle que d'exactitude référentielle. Tous deux se rejoignent dans le culte de la beauté et de l'artifice, dressés comme des remparts contre la vulgarité et l'utilitarisme du monde contemporain. Ils combattent les idées reçues, déplorent la sclérose du langage, s'efforcent de le renouveler. Ils constatent, néanmoins, que la vérité est hors d'accès que le sens se dérobe toujours, ce qui les conduit à remettre en cause, non sans regrets, une esthétique classique fondée sur la cohérence et l'unité.
http://www.honorechampion.com/cgi/run?wwfrset+3+138501805+1+2+cccdegtl1+N+1+08083479
(< Benoît Mélançon).
Pierre Popovic,
Imaginaire social et folie littéraire. Le second Empire de Paulin Gagne, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. «Socius», 2008, 377 p. 1ll.
ISBN: 978-2-7606-2037-7. (34,95 $ / 31 euros)
http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/socius.html#popovic
Ouvrages collectifs
Revue Flaubert n°7, 2007
Flaubert et la philosophie, dirigé par Jacques Goetschel
Sommaire
Jacques Goetschel
Avant-propos
LA PHILOSOPHIE DANS L'OEUVRE DE FLAUBERT
Étienne Beaulieu
Neutralisation de l'idéal: les cultures de la prose dans
La Tentation de saint Antoine
Patrice Vibert
Vers une pensée de l’événement: Flaubert et Zola
Dork Zabunyan
La bêtise: «faculté pitoyable» ou «faculté royale»? – Deleuze lecteur de Flaubert
Atsushi Yamazaki
Bouvard et Pécuchet ou la gymnastique de l'esprit
Transcriptions
FLAUBERT ET LES PHILOSOPHES
Éric Puisais
Flaubert hégélien? Phénoménologie de
Bouvard et Pécuchet
Michel Brix
Flaubert, Schopenhauer et le pessimisme
Thierry Poyet
De Flaubert à Cioran: une pensée de la contradiction. Relire Flaubert à l'aune de
La Tentation d'exister de Cioran.
Jacques Goetschel
De Nietzsche à Flaubert: sous couvert d’impersonnalité
Bruna Donatelli
Flaubert et Taine: moments d'un dialogue
LECTURES PHILOSOPHIQUES CONTEMPORAINES, À PARTIR DE JACQUES RANCIÈRE
Jacques-David Ebguy
Portrait de l'écrivain en métaphysicien: Flaubert lu par Rancière
Solange M. Guénoun
Le romancier démocrate et le philosophe plébéien: Gustave Flaubert et Jacques Rancière
Articles
Sandrine Berthelot, «Le jardin flaubertien: entre intimité et impersonnalité», dans
Jardins et intimité dans la littérature européenne (1750-1920), dir. Simone Bernard-Griffiths, Françoise Le Borgne et Danièle Madelénat, Presses universitaires Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, 2008, p. 275-286.
Stéphanie Dord-Crouslé, «Événement littéraire et culte de l’art éternel chez Flaubert. Rigueur des principes et petits arrangements pratiques», dans
Qu’est-ce qu’un événement littéraire au XIXe siècle?, sous la dir. de Corinne Saminadayar-Perrin, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2008, p. 75-91.
Yvan Leclerc, «Annoter sur papier et sur écran: l’exemple de la
Correspondance de Flaubert», dans
Notes. Études sur l’annotation en littérature, sous la dir. de Jean-Claude Arnould et Claudine Poulouin, Publications des Universités de Rouen et du Havre, 2008, p. 217-225.
(< Agnès Spiquel)
Bertrand Marchal, «
Madame Bovary et
Notre-Dame de Paris: la cathédrale et la danseuse», dans
Choses vues à travers Hugo. Hommage à Guy Rosa, études réunies par Claude Millet, Florence Naugrette et Agnès Spiquel, Presses Universitaires de Valenciennes, 2008, p. 377-384.
Peter Michael Wetherill, «Notes d’auteur, notes d’éditeur»,
Zeitschrift für Französische Sprache und Literatur, Band 117, Helf 3, 2007, Franz Steiner Verlag, p.253-269.
LECTURE
Lettre d’Alexandre Dumas père à son fils, [Naples, 27 décembre 1862
«Mon cher enfant
J’ai reçu le livre de Flobert [
Salammbô] et ta bonne lettre.
Je t’écrirai longuement sur le livre de Flobert. Le plus grand reproche que je lui ferai c’est d’être un
livre inutile – il n’instruit pas, et n’amuse pas – il n’émeut pas – c’est un simple travail ou plutôt un travail compliqué de style comme en pourrait faire Hugo – mais peut-être encore plus travaillé sinon plus prétentieux qu’Hugo – attendu que chez Hugo le style est un vice naturel et que chez Flobert c’est un vice acquis.»
Alexandre Dumas,
Lettres à mon fils, éd. Claude Schopp, Mercure de France, coll. «le Temps retrouvé», 2008, p.253.
[BULLETIN FLAUBERT n° 104 / 30 avril 2008]
Ouvrages
(< Michel Clavel)
Nathalie Barberger, Penser pour rien - Littérature et monomanie, Presses universitaires du Septentrion, 2007, 204p.
Dans cet essai, Nathalie Barberger observe la pensée monomaniaque en action dans la littérature.
Un chapitre s’intitule: «De quoi est mort Charles Bovary?» Mise en correspondance de Sartre, infatigable anatomiste de Flaubert,
et des nombreux personnages dans l’oeuvre de celui-ci, qui ouvrent et fouillent les cadavres, comme le docteur Canivet qui,
dans le corps de Charles, ne trouve rien.
(< Sébastien Bailly)
Kornel Filipowicz, Romance provinciale (traduit du polonais par Charles Zaremba), Les Allusifs, 2008.
Pastiche à la polonaise de
Madame Bovary. Rouen est remplacé par Varsovie. Emma est professeur de piano.
Fabian, son séducteur, un aristocrate de l’esprit. Charles est un bâtisseur d’immeubles aussi mornes que lui.
L’arsenic se change en quinine.
http://www.lelitteraire.com/article3272.html
Almuth Grésillon, La mise en oeuvre. Itinéraires génétiques, Paris, CNRS Éditions, 2008.
Présentation de l'éditeur:
«Étudier les brouillons et manuscrits d'écrivains, traquer et interpréter les traces écrites, reconstruire
la lente et progressive élaboration d'un texte: tel est l'objet de la critique génétique.
Le pouvoir explicatif de cette méthode - dont les principes sont exposés dans la première partie -
est ensuite illustré par l'analyse de cinq trajectoires, cinq mises en oeuvre (Flaubert, Zola, Proust, Supervielle, Ponge).
Cependant, le généticien, dès lors qu'il s'écarte de ses terrains favoris, les manuscrits des XIXe et XXe siècles, se voit
confronté à d'autres questions. Comment appliquer la méthode à des oeuvres sans manuscrits telles que les proposent
l'âge classique ou l'écriture électronique d'aujourd'hui? Comment envisager l'étude des oeuvres théâtrales,
où la genèse du texte se double de la genèse de la scène? Les "pérégrinations" auxquelles ce livre invite sont
souvent des aventures fertiles en surprises et accidents.
Au reste, la notion d'accident n'est-elle pas fondamentale pour l'intelligence de la genèse de l'oeuvre ?
Un parcours riche et stimulant au coeur du processus de création.
Actualités de Fabula, samedi 26 avril 2008.
http://www.fabula.org/actualites/article23617.php
Jacques Jouet, Trois pontes: Une bonne maire; Héraclès sur l'Erymanthe; Camus (Armand-Gaston), POL, 2008, 176p.
Présentation de l'éditeur:
«II faut prendre au mot les coquilles typographiques, par exemple celle-ci, lue un jour dans un journal:
"Les
Trois contes de Gustave Flaubert sont l'un des sonnets de la littérature universelle."
Trois pontes ont été déduits, de manière ouvertement oulipienne, de cette bourde.
Le coeur simple de la Marie Basmati d'
Une mauvaise maire y est devenu plus coriace sous les apparence
d'Une bonne maire; Héraclès, esprit libre et laïc, y court le sanglier; Armand-Gaston Camus, conventionnel, figure avec dignité la Ire République trahie, en 1793, par le général Dumouriez.»
Georges Palante, Le Bovarysme. Une moderne philosophie de l’illusion, Rivages poche, coll. «Petite bibliothèque», 2008, 150p.
Postface de Dominique Depenne.
Thierry Poyet, Flaubert-Hugo, une amitié littéraire (récit apocryphe), L'Harmattan, coll. «Espaces littéraires», 2008, 131p.
http://www.fabula.org/actualites/article23376.php
Thierry Poyet, Flaubert ou une conscience en formation, L'Harmattan, 2008, 388p.
http://www.fabula.org/actualites/article23174.php
Ouvrage collectif
Revue Flaubertiae, à paraître aux éditions Eurédit.
Flaubert et les artistes de son temps.
Appel à contribution, par Thierry Poyet.
http://www.fabula.org/actualites/article23177.php
Articles
Stéphanie Dord-Crouslé, «Flaubert et les inscriptions dans le Voyage en Orient»,
intervention dans le séminaire de Sophie Basch à Paris 4:
http://www.crlv.org/swm/Page_Conference.php?P1=725
Hans Färnlöf, «Bilden av författaren – om Flauberts ”ungdomsverk” November» [L'image de l'écrivain -
à propos de
Novembre, oeuvre de jeunesse de Flaubert] (art. en suédois), site Tidningen Kulturen:
http://www.tidningenkulturen.se/index.php?option=com_content&task=view&id=2644&Itemid=35
(< Joëlle Robert)
Alexandre Gefen, «Du défaut de méthode dans les sciences: la satire des savoirs dans Bouvard et Pécuchet»,
Modernités, n°27, Mauvais genre. La satire littéraire moderne, p.195.
Actualités de Fabula, mardi 22 avril 2008.
http://www.fabula.org/actualites/article23572.php
Anne Herschberg Pierrot, «Où en est la génétique flaubertienne?», Romantisme, n°139, 1er trimestre 2008, p.91-112.
Christian Salmon, «Du Bovarysme politique», Le Monde, 25 avril 2008
http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/04/25/du-bovarysme-politique-par-christian-salmon_1038586_0.html
Norioki Sugaya, «Luxure et bêtise: les notes de lecture de Flaubert sur le Père Debreyne»,
Bulletin de la section française, Faculté des Lettres, université Rikkyo (Japon), n°37, 2008, p.19-30.
Flaubert a lu l’ouvrage du Père Debreyne, médecin de la Trappe,
Moechialogie,
traité des péchés contre les sixième et neuvième commandements du décalogue… (1868), pour
Bouvard et Pécuchet.
Norioki Sugaya analyse cet ouvrage et transcrit les notes du Dossier de
Bouvard et Pécuchet.
[BULLETIN FLAUBERT n° 102 / 10 mars 2008]
Ouvrage
Alain Roger, Bréviaire de la bêtise, Gallimard, coll. «Idées», 2008.
http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-51163-breviaire-de-la-betise.htm
Présentations de l’éditeur:
On a beaucoup écrit sur la bêtise, mais le bilan théorique reste assez modeste. En dépit de quelques tentatives, qu'il faut d'ailleurs porter au crédit d'écrivains (Jean Paul, Flaubert, Bloy, Musil, Barthes), la bêtise n'a pas bénéficié d'une investigation systématique et sa définition reste confuse. La philosophie, dont la fonction selon Nietzsche serait de «nuire à la bêtise», a oublié sa mission, et c'est à réparer cet oubli que s'emploie Alain Roger.
On s'est fourvoyé quand on a voulu voir dans la bêtise une chute dans l'animalité ou l'irrationalité. L'auteur montre au contraire qu'elle s'autorise des lois de la raison, et même s'en réclame avec fatuité: «La bêtise n'est pas une carence ni une déficience: si elle pêche, c'est par excès.» Ce qu'il nomme la raison suffisante, dont la forme la plus spectaculaire est la bêtise identitaire, qui s'exprime par prédilection dans la tautologie: «Un sou est un sou.»
Face aux carences de la philosophie, l'abondance des références littéraires donne à penser que la bêtise est en propre l'affaire des écrivains: «On pourrait même se demander s'ils ne l'ont pas inventée.» Ce Bréviaire se fait dès lors «bestiaire» et expose les principales figures de la bêtise à travers la comédie, chez Molière, Labiche, Feydeau, et le roman, de Balzac à Proust en passant par Flaubert, dont l'oeuvre peut être considérée comme une anthropologie de la bêtise. Ecce Homais.
Ouvrage collectif
L'Idiot de la famille de Jean-Paul Sartre,
Recherches & travaux, n° 71/2007, Grenoble, Ellug.
http://www.fabula.org:80/actualites/article22650.php
Présentation du volume:
On a beaucoup reproché à
L’Idiot de la famille, monumentale biographie de Flaubert à laquelle Sartre voua dix ans de sa vie, l’impérialisme de sa méthode: en voulant échapper à l’érudition sourcilleuse de ses confrères biographes, à ce savoir positif et atomisant qui éparpille l’existence du sujet tout au long d’une ligne chronologique non signifiante, Sartre aurait ligoté Flaubert sur le lit de Procuste de ses propres constructions. Mais c’est oublier que Flaubert ne vient pas illustrer la méthode: c’est lui qui la fait naître, «elle se fait dans le travail même pour obéir aux exigences de son objet ». Si le récit sartrien tourne en rond, ce n’est donc pas tant le tourniquet dialectique qui est en cause que l’ «étrange existence » de Gustave lui-même.
Sommaire:
Julie Anselmini & Julie Aucagne, «Présentation»
Jean-François Louette, «Revanches de la bêtise dans
L’Idiot de la famille»
Young-Rae Ji, «La reconstruction sartrienne de la vie de Flaubert»
Nao Sawada, «Biographe malgré lui.
L’Idiot de la famille dans le miroir des Mots»
Marielle Macé, «“Penser par cas". Pratiques de l’exemple et narration dans
L’Idiot de la famille»
Julie Anselmini, «Les stratégies argumentatives dans
L’Idiot de la famille»
Jean Bourgault, «"Réinventer l’art d’écrire." Littérature et phénoménologie dans
L’Idiot de la famille»
Julie Aucagne, «Achille-Cléophas Flaubert et les métamorphoses du regard chirurgical»
Gilles Philippe, «Le protocole prérédactionnel dans les manuscrits de
L’Idiot de la famille»
Grégory Cormann, « L’indisable sartrien entre Merleau-Ponty et Lacan. Inventer une étrange histoire de
L’Idiot de la famille»
L’Idiot de la famille: repères bibliographiques
Articles
Liana Nissim, «Vieillir selon Flaubert»,
Études sur le vieillir dans la littérature française. Flaubert, Balzac, Sand, Colette et quelques autres, sous la dir. de Liana Nissim et Claude Benoît, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2008, p. 17-118.
[Chapitres: Figures de vieillards. Le vieux et le vieillard: la dégradation du corps. La complexité du vieillir. Vieillir selon Flaubert.]
Chiara Pasetti, «Una ricezione emblematica: il caso
Madame Bovary», dans
L’Esperienza estetica. Percorso antologico e critico, a cura di Matteo Accornero e Maddalena Mazzocut-Mis, Milan, Mimesis Edizioni, 2008, p.199-219.
[BULLETIN FLAUBERT n° 102 / 10 mars 2008]
Ouvrages
(< Benoît Farcy)
Claro, Madman Bovary, Gallimard, coll. Verticales, 2008.
Résumé:
«C’est l’histoire d’un fou d’amour qui défait le monde comme d’autres le font : furieusement. À l’insu de Flaubert, certes, mais du fond de son gueuloir.
Encore sous le choc de sa rupture avec une certaine Estée, le narrateur s'abandonne corps et âme à la lecture. Il jette son dévolu sur
Madame Bovary, un roman qui lui est familier. Une nouvelle fois, le voilà
dedans. Il s'y enferme, s'y promène, s'y démène, avant d'en bouleverser le déroulement naturel. Démiurge dépourvu de scrupules, il endosse diverses identités parasites: puce, voyeur, pique-assiette, rôdeur et passager clandestin de la nef flaubertienne en déroute. Sa mise à mal du texte le conduira aux limites de la négation de soi. Pas très loin du Nirvana?
Avec
Madman Bovary, la langue de Claro, maintenue sous tension par la démesure de ce défi littéraire, n'a jamais autant joui de sa propre liberté, entre cut-up musical et sabordage érotique.»
Article publié dans
La Croix du 21 février, communiqué par Joëlle Robert:
«Si, pour certains, la littérature est un virus, elle sera pour le narrateur de
Madman Bovary un antidote. Désespéré par sa rupture avec Estée - dont le nom évoque un cousinage avec l'Astrée, autre objet littéraire amoureux à tiroir -, il cherche l'oubli en plongeant dans la lecture de Flaubert. Au sens propre : il se laisse aspirer, entrant bientôt physiquement dans le texte pour en modifier l'intrigue et la structure, devenant le double de l'auteur. Un mouvement pas si étranger au travail du traducteur qui se réapproprie un texte avant de le recréer. Le narrateur discute avec Gustave en Orient, écartèle la langue et l'histoire littéraire. Volontiers érotique, voire cru, ce roman iconoclaste et échevelé prend humeurs et corps pour matière première, au même titre que les mots qu'il malmène. Mais Flaubert lui-même ne fit-il pas scandale autant qu'on l'accusât de dévoyer la langue?»
Gustave Flaubert, Drôle de monde que ma tête, illustré par Olivia Willaumez, Éditions Mouck, Juvenilia, 2008.
Album pour la jeunesse, comportant 16 extraits de lettres envoyés à Ernest Chevalier entre 9 et 19 ans, choisis pour montrer la «révolte d’un écrivain en herbe».
Ouvrage collectif
Madame Bovary, Préludes, présences, mutations/ Preludi, presenze, mutazioni, Atti del Convegno Internazionale, Messina, 26-28 ottobre 2006, a cura di R. M. Palermo Di Stefano, S. Mangiapane, Edizioni Scientifiche Italiane, 2007.
Sommaire en pdf.
Table des matières
Premessa
J. Bem, «“On va ailleurs, c’est encore pire”: les enjeux de l’incipit de la IIe partie de
Madame Bovary»
B. Donatelli, «Effigi di
Madame Bovary»
S. Dord-Crouslé, «Genèse et disparition de la “Panogaudopole”. L’épisode supprimé du jouet des enfants Homais (
Madame Bovary, II, 14)»
G. Dotoli, «L’énigme du bovarysme»
G. Giorgi, «Alcuni antecedenti del bovarysmo nel seicento francese»
D. Girard, «La transcription des brouillons de
Madame Bovary: une aventure humaine et intellectuelle»
A. Herschberg-Pierrot, «
Madame Bovary et les idées reçues»
Y. Leclerc, «
Madame Bovary, réception publique et privée»
S. Mangiapane, «Construire le dialogue/dé-construire la communication: genèse de la conversation entre Emma Bovary et l’abbé Bournisien»
M. Martino, «
Madame Bovary, Flaubert e la letteratura inglese»
L. Nissim, «“Elle écrivit à Rouen afin d’avoir une robe en cachemire bleu”: quelques notes sur les vêtements d’Emma Bovary»
R. M. Palermo Di Stefano, «La boule de cristal»
F. Pellegrini,
E. Biagi, «Pour en finir (ou presque) avec l’adaptation cinématographique:
Madame Bovary de Claude Chabrol et
Vale Abraão de Manoel de Oliveira»
D. Siviero, «Il bovarismo nel romanzo spagnolo dell’Ottocento: alcuni esempi»
Articles
Pierre Campion, «Une destinée d’écrivain. La
Correspondance de Flaubert, acte V», site
À la littérature.
L’
Index comme collection «d’éléments d’une biographie de Flaubert que nous nous ferions nous-mêmes au besoin de nos recherches». La
Correspondance, comme «espace de projection du livre, hors de l'œuvre».
http://pierre.campion2.free.fr/cflaubert_corresp.htm
Isabelle Laboulais, «Les voyages des géologues dans l’Europe du premier XIXe siècle vus par Ami Boué», dans
Voyager en Europe de Humboldt à Stendhal. Contraintes nationales et tentations cosmopolites, sous la dir. de Nicolas Bourguinat et Sylvain Venayre, Nouveau Monde éditions, 2007, p.115-132.
Ami Boué est l’auteur du
Guide du géologue-voyageur, que lisent Bouvard et Pécuchet.
Yvan Leclerc, «Comment achever l’édition de la
Correspondance de Flaubert?», Revue de l’A.I.R.E., n°33, «Éditer les correspondances», Honoré Champion, 2007, p.95-104.
BULLETIN FLAUBERT n° 98 / 24 octobre 2007
Éditions
Gustave Flaubert en Égypte,
Lettres à sa mère, Amateur, 2007.
Ouvrages
Claude Digeon,
Flaubert,
nouvelle édition augmentée, Postface par Christine Queffélec, Eurédit,
2007. (1
re éd. Hatier, 1970).
Adam Thirlwell,
Miss Herbert, Londres, Jonathan Cape, 2007.
The secret history of novelists is often a history of exile and tourism - a
history of language learning. Like the story of Gustave Flaubert and
Juliet Herbert, it is a history of loss and mistakes. Flaubert's niece was
taught by an English governess: Juliet Herbert. As Flaubert finished
Madame
Bovary, Miss Herbert translated his novel into English. But this
translation has since been lost. No photographs of Miss Herbert survive,
either. Translation, and emigration, is the way into a new history of the
novel - a history of loss, of mistakes. We assume that we can read novels
in translation. We also assume that style does not translate. But the
history of the novel is the history of style.
Miss Herbert solves
this conundrum. The book travels from Rio de Janeiro to Prague, from
Moscow to London, from Trieste to Paris, from Warsaw to New York. On its
zigzagging flight, it reinvents our ideas of style, and translation -
introducing new theories of jet lag, of the time difference.
Miss
Herbert finds problems with accurate translations, and praises
imperfect ones. It dismisses history and politics, replacing them with the
fun of literary games. This is not a novel, but an inside-out.
(< Agnès Maleville)
Gustave Flaubert par Guy de Maupassant, Éd. La part commune, 2007.
Reprend toutes les chroniques de Maupassant sur Flaubert.
Articles
Anne Green, «
Sous Napoléon III de Flaubert: ébauches
abandonnées?», in
Esquisses/ébauches,
Projects and Pre-Texts in Nineteenth-Century French Culture
, Sonya Stephens (ed.), New York, Bern, Berlin,
Bruxelles, Frankfurt am Main, Oxford, Wien, Peter Lang, 2007.
Hans Peter Lund, «L’oeuvre
littéraire sans frontières. Avant-textes chez Gustave Flaubert et Jean
Rouaud»; in
Les Défis de l’oeuvre, Actes du colloque
international de l’Institut de Langues, Littérature et Culture,
Université d’Aarhus, Aarhus Universitetsforlag, 2007, p.55-74.
Le Carnet 20, pris comme exemple d’un avant-texte qui n’a pas eu de
suites.
Jacques Neefs, «Couper, copier, coller: les dossiers de
Bouvard
et Pécuchet»,
Esquisses/ébauches,
Projects and Pre-Texts
in Nineteenth-Century French Culture,
op. cit.
(< Joëlle Robert)
Annie Urbanik-Rizk, «Flaubert, deux écritures du moi, une
impossible impersonnalité: Lectures croisées de quelques éléments de
la
Correspondance et de
L’É'
ducation sentimentale»,
in
Écritures de soi,
sous la direction de Norbert Col,
Paris, L'Harmattan, Espaces littéraires, 2007, 410 p., ISBN :
978-2-296-03114-2, 33 euros. (Actes du colloque du Centre de recherches
sur l'analyse des discours : constructions et réalités (ADICORE).
Peter Michael Wetherill: «Ébauches multiples et contradictoires»,
Esquisses/ébauches,
Projects and Pre-Texts in
Nineteenth-Century French Culture,
op. cit.
BULLETIN FLAUBERT n° 97 / 10 septembre 2007]
Ouvrages
Philippe Willemart,
Critique génétique: pratique et théorie,
L’Harmattan, coll. «L’oeuvre et la psyché», 2007.
Analyse des écrits de Flaubert, Proust et Freud.
Articles
Pierre-Marc de Biasi, «Flaubert, sus à l’ennemi!»,
Le
Magazine littéraire, «La Bêtise», n°466, juillet-août 2007,
p.48-51.
Remarques. «La prétendue idiotie du jeune Gustave» ne repose pas sur «son
incapacité à lire avant l’âge de 5 ans» (jusqu’à cet âge, pas
d’inquiétude), mais avant l’âge de 9 ans.
Voir Caroline Commanville,
Souvenirs intimes (1886)
http://flaubert.univ-rouen.fr/biographie/caroline/intimes.php
La paysanne des Comices agricoles s’appelle Catherine-Nicaise-Elisabeth
Leroux, et non Marie Leroux (p.49).
Agnès Bouvier, «Jéhovah égale Moloch: une lecture “antireligieuse” de
Salammbô»,
Romantisme,
n°136, 2007, p.109-120.
Brigitte Le Juez, «A l'instar du grand Gustave... et à l'encontre des
psittacidés: Beckett héritier de Flaubert »,
Studies in Franco-Irish
Relations: Reinventing Ireland Through a French Prism, sous la
direction de Eamon Maher, Eugene O'Brien & Grace Neville, vol.1, 2007,
p.163-179.
(< Gilles Cléroux, BU de Rouen)
Helge Vidar Holm, «Sartre lecteur de
Madame Bovary», in
Jean-Paul
Sartre, critique littéraire [communications
issues du colloque international «Jean-Paul Sartre: critique et création
littéraire», 4-5 décembre 2003, organisé par l'Institut supérieur des
langues de Gabès (Tunis)], Noureddine Lamouchi (dir.), Louvain-la-Neuve,
Academia Bruylant, coll. «Au coeur du texte», n°3, 2006, p.59-76.
Alain Néry, «Aspects de la sainteté médiévale chez Huysmans,
Hello, Flaubert», in
La lettre et les lettres, entre-deux: cours
de séminaires 2003-2006, textes réunis par Claude Lachet et Laurence
Richer, C.E.D.I.C., Centre Jean Prévost, Université Jean Moulin-Lyon 3,
2006, p.191-216.
Josette Pacaly, «Sartre et Flaubert ou la passion de l'artiste»,
in
Jean-Paul Sartre, critique littéraire
[communications issues du colloque international «Jean-Paul
Sartre: critique et création littéraire», 4-5 décembre 2003, organisé
par l'Institut supérieur des langues de Gabès (Tunis)], Noureddine
Lamouchi (dir.), Louvain-la-Neuve, Academia Bruylant, coll. «Au coeur du
texte», n°3, 2006, p.157-171.
BULLETIN FLAUBERT n° 96 / 27 juin 2007]
Ouvrages
Sabine Grimkowski,
Normandie. ,
Frankfurt am Main und Leipzig, Insel Verlag, 2007.
[Chap. 1. «Rouen, Croisset, Ry: Gustave Flaubert, der ewige
Junggeselle»]
Sven Kellner,
Gustave Flaubert et ses oeuvres dans l’optique
de la Correspondance, Publibook, 2007.
http://www.publibook.com/boutique2006/detaild-3031-28-0-1-PB.html
Albert Thibaudet,
Réflexions sur la littérature, édition
d’Antoine Compagnon et Christophe Pradeau, Gallimard, coll. «Quarto»,
2007.
Chroniques de la
NRF, parmi lesquelles les textes sur Flaubert.
Ouvrages collectifs
Revue Flaubert n° 6, 2006 [en ligne]
Flaubert, rêves, rêveries, hallucinations
Numéro dirigé par Chiara Pasetti
Chiara Pasetti
Présentation
Liana Nissim
«Oh les tours d’ivoire! Montons-y par le rêve!» Quelques notes sur
l’esthétique de Flaubert
Chiara Pasetti
Les Baladins: première hallucination, préfigurant celles d’Emma
Bovary et de Flaubert
Émilie Pezard
L’ivresse comme rêve frénétique dans
Ivre et mort
Annette Clamor
L’art du rêve ou le rêve de l’art: le jeune Flaubert et son travail
esthétique «en rêve»
Nóra Öszi
Le voyage matinal de Charles Bovary. Aux confins du rêve et de la réalité
Yvan Leclerc
La Spirale des hallucinations
Tomoko Haschimoto
Écriture et hallucination. Autour du «Jardin des Plantes» (
L’Éducation
sentimentale, première partie, chapitre V)
Louis-Antony Martinez
L’hallucination visuelle dans
La Légende de saint Julien l’Hospitalier
Marie-Christine Desmaret
Épileptiques, hystériques, marginaux, fous comme figures protéiformes
de l’artiste dans l’oeuvre flaubertienne
Sérgio Scotti
L’hystérie chez Freud et Flaubert
Bio-bibliographie des auteurs
Documents:
Rêves de Flaubert. Lectures de Flaubert. Maladie de nerfs et
hallucinations, extraits de la correspondance. Les hallucinations des
personnages de fiction
http://flaubert.univ-rouen.fr/revue/revue6
Mise en ligne par François Leroy pour le compte de la société MNJ (avec
l’aide de la Région Haute-Normandie, Valorisation du Patrimoine
normand, IRSHS).
BULLETIN
FLAUBERT n° 95 / 30 mai 2007
Ouvrages
(< Aurélie Barjonet, Jean-Benoît Guinot)
Philippe Doumenc. Contre-enquête sur la mort d'Emma Bovary. Actes Sud, 2007.
http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742768202
Présentation de l'éditeur:
Elle s'appelle Emma Bovary et son histoire est célèbre. Amoureuse de
l'amour, elle a vécu d'illusions, trompé son mari et ruiné son ménage.
Dans un geste de désespoir, elle se tue en absorbant une forte dose
d'arsenic - c'est du moins ce que prétendra Flaubert. Or c'est un fait
reconnu que l'arsenic, en une seule prise, n'est presque jamais mortel...
Voici ce qui s'est réellement passé: au chevet de la jeune femme, deux médecins
ont été appelés. L'un, le docteur Canivet, relève des traces discrètes
de contusions; l'autre, le professeur Larivière, pourra témoigner des
derniers mots chuchotés par Emma: "Assassinée, pas suicidée."
Deux policiers de Rouen sont dépêchés à Yonville afin d'élucider
l'affaire. Et les voilà bientôt nantis de plusieurs suspects possibles:
un mari cocufié, un prêteur sur gages, deux femmes de caractère, un
cynique libertin, un pharmacien concupiscent...
Dans le décor médiocre et petit-bourgeois où Emma suffoquait d'ennui,
Philippe Doumenc orchestre une contre-enquête brillante et talentueuse -
un vrai et noir roman qui nous révèle enfin ce que Flaubert lui-même
feignait d'ignorer.
Roxane Martin,
La féerie romantique sur les scènes
parisiennes. 1791-1864, Champion, coll. «Romantisme et Modernités»,
n°105, 2007, 120 euros.
[Références au
Château des coeurs.]
(< Jean-Benoît Guinot)
Collectif. Trois contes en bande dessinée, Petit à petit,
2007
http://www.petitapetit.fr/maison-edition/fiche_livre.php?titre=trois-contes-de-gustave-flaubert-en-bd&livre=213
(< Éric Walbecq)
Irma Ice,
Copurotor I, Vauvenargues, coll. «Série X», [2007].
Les docteurs Bouvaste et Peucouchet créent la machine à sexe Copurotor
(Codificateur Orgasmique à Programmation Univoque et Rotation
Omnidirectionnelle Transmodulée).
Articles
Stéphanie
Dord-Crouslé, «Flaubert relecteur de lui-même: le cas épineux de
L’Éducation
sentimentale», dans
La relecture de l’oeuvre par ses écrivains
mêmes, t.I,
Tombeaux et testaments, sous la dir. de Mireille
Hilsum, Éditions Kimé, coll. «Les Cahiers de marge», 2007, p.201-214.
Critères à établir pour différencier les corrections d’auteur et les
coquilles typographiques entre
L’Éducation sentimentale de 1869
(Lévy) et la réédition de 1879 (Charpentier).
Philippe Dufour, «Le paysage parenthèse»,
Poétique, n°150,
avril 2007, p.131-147.
Le paysage dans le roman historique, en particulier dans
Salammbô. Dans
ces parenthèses, Flaubert cherche à saisir «la vie sensitive» (p.139)
en «focalisation dépersonnalisée»: le paysage est vu, senti, mais par
un corps anonyme.
Éric Le Calvez, «Génétique scénarique: les scénarios de la scène
du fiacre dans
Madame Bovary», dans
La création en acte.
Devenir de la critique génétique, sous la dir. de Paul Gifford et
Marion Schmid, Rodopi, coll. «Faux Titre», 2007, p.67-82.
http://www.rodopi.nl/functions/search.asp?BookId=Faux+289
Flaubert a surtout la volonté de distinguer les deux scènes de baisade:
avec Rodolphe (Yonville, extérieur) et Léon (Rouen, «intérieur»). La
focalisation externe apparaît fortuitement, en marge du dernière scénario
d’ensemble de
Madame Bovary: «trimballement du fiacre, partout/
boule du cocher. – rien que la boîte».
Yvan Leclerc, «Flaubert contemporain: bilan et perspectives»,
Romantisme,
n°135, 2007, p.75-86.
État des lieux pour le cent-cinquantenaire de
Madame Bovary.
BULLETIN FLAUBERT n° 94 / 2 mai 2007
Éditions
Gustave Flaubert,
Madame Bovary, mœurs de province. La Censure dévoilée,
Rouen, Alinéa, Elisabeth Brunet, Points de Vues, Libraires-Editeurs,
2007. 3. vol. sous coffret. 29 euros.
Reproduction intégrale en fac-similé de l’exemplaire en deux volumes
conservé à la BHVP, sur lequel Flaubert a reporté les 71 suppressions
demandées et faites par la
Revue de Paris. Accompagné d’une
plaquette,
La Censure et l’œuvre, avec «
Madame Bovary,
l’exemplaire-témoin», par Yvan Leclerc; reproductions de brouillons et
de leur transcription; extraits de lettres de Flaubert et de ses
contemporains autour du procès de
Madame Bovary; brouillon inédit
de Flaubert pour son avocat ou pour servir d’introduction au «Mémoire»
qu’il préparait en vue de sa défense; extraits des pièces du procès.
http://www.pointdevues.com/dossiers/dossiers.php?id_dossier=33
Flaubert,
Le Candidat, édition
présentée par Yvan Leclerc, préface d’Éric Deup, Le Castor Astral,
2007 (1
re éd. 1987).
Ouvrages
Brigitte Le Juez,
Beckett avant la lettre, Grasset, 2007.
Dans le chapitre sur le roman (p.43-61), se trouvent des considérations
concernant la place de Flaubert dans la littérature moderne, du point de
vue du jeune Beckett, alors enseignant de littérature française à
Trinity College, Dublin.
Ouvrages collectifs
Bulletin Flaubert-Maupassant, n°18, 2006
Flaubert et la politique
Daniel Fauvel, «É
Yvon Robert, «Propos d’ouverture»
Jean Borie, «Sur l’échec de L’Éducation sentimentale<»
Gisèle Séginger, «L’écriture du politique dans les scénarios d’Hérodias»
Michel Lambart, «Flaubert et la politique coloniale»
Daniel Fauvel, «Flaubert, citoyen de Canteleu»
Thanh-Van Ton-That, «Flaubert et la Commune»
Yannick Marec, «Flaubert et le contexte politique rouennais au début de
la IIIe République»
Flaubert et George Sand
Francis Lacoste, «La politique dans les lettres Flaubert/Sand»
Claudine Puel, «George Sand, Flaubert et le monde du théâtre»
Georges Marqué, «Les voyages de George Sand en Normandie»
(< Jean-Benoît Guinot)
Le miroir et le chemin. L'univers romanesque de Pierre-Louis Rey,
Vincent Laisney (éd.), Presses de la Sorbonne nouvelle, Paris, 2007,
344p., 26 Euros.
C'est un ouvrage à la gloire du roman français, dans ses multiples
facettes, que ce recueil dédié à l'univers romanesque de Pierre-Louis
Rey. [...]
Dominique Combe ouvre la grande section consacrée à Flaubert en
montrant les rapports étroits de ce dernier avec Baudelaire, tous deux
accusés de réalisme, alors même qu’ils représentent, à son
degré le plus abouti, la mouvance inverse, celui de la «Religion de
l’art». Baudelaire, que Flaubert estime être son frère en poésie,
range le romancier dans la lignée dont il se réclame, avec Banville,
Gautier, et Leconte de Lisle. Cette vision nouvelle où l’art n’est
pas le but, mais le moyen, est empreinte du néo-platonisme du temps, de
la lecture des théories kantiennes en France et de l’autonomisation de
l’art. D. Combe met en lien cette conception philosophique de la Littérature
avec la naissance d’une nouvelle idée du style, marquée par la création
de la discipline stylistique, et bousculant les cadres traditionnels de la
rhétorique: dès lors que le Style est un absolu, le sujet importe peu,
et c’est toute la théorie de l’aptum, ainsi que la place de
l’inventio parmi les parties de la rhétorique, qui s’en
trouvent bouleversées.
Georges Kliebenstein se demande ensuite «qui est Mme Bovary».
Analysant la mythologie de l’identification à laquelle l’héroïne a
donné lieu — «Mme Bovary, c’est moi» —, il rassemble toutes les
preuves pour invalider le cliché Emma=Flaubert. Il décrypte la fausse
univocité du nom «Mme Bovary», qui désigne trois personnages dans le
roman (la mère et la première femme de Charles, puis Emma). Réfléchissant
sur le signifiant des noms, il étudie la superposition de ces figures et
le brouillage qui en résulte, avant de revenir sur le phénomène du
bovarysme.
Philippe Hamon interroge la lisibilité du texte, à partir
d’un détail de l’incipit de L’Éducation Sentimentale: «un
album» que Frédéric tient «sous son bras». Après avoir examiné
successivement les référents possible du mot - album amicorum,
album du voyageur, album du dessinateur, recueil d’images - il superpose
leurs dénotations aux connotations induites par les sèmes de la
blancheur et du feuilletage: elle répond au «vide informationnel
inaugural» de tout incipit, et au-delà, emblématise la modernité littéraire:
fragmentaire, ouverte, en perpétuel mouvement.
Didier Philippot propose une analyse très riche de l’idolâtrie
chez Félicité, dans Un Cœur simple; si ce type de fétichisme
est une des formes de la bêtise, il s’agit d’une bêtise créative,
qui «certes désymbolise, mais pour resymboliser aussitôt», et ce
rapport complexe au symbole est à mettre en relation avec une phénoménologie
de l’idolâtrie. Ainsi peut-on avancer que l’illusion a une certaine
positivité chez Flaubert, en tant qu’elle crée de la fiction, et
permet l’extase.
Gisèle Séginger montre comment les modèles épistémologiques
qui élaborent la notion de race au cours du XIXe siècle informent le
propos flaubertien dans Salammbô. On y retrouve plusieurs
conceptions contemporaines, sans que le roman atteigne aux mêmes
conclusions: ni le progrès de l’histoire issu de la lutte des races,
comme chez Augustin Thierry, ni l’inégalité des races de Gobineau;
c’est que la fiction ne tend pas vers la production d’une pensée,
mais vers la reconstruction et le jeu de plusieurs points de vue.
http://www.fabula.org/revue/document3064.php
Articles
Philippe Chardin, «Un genre se forme à tout âge: vieillissement et
rajeunissement du roman de formation de Flaubert à Proust», dans Roman
de formation, roman d’éducation dans la littérature française et dans
les littératures étrangères, sous la dir. de Philippe Chardin, É
Dans La Recherche, Proust retrouve le modèle «positif» du roman
de formation des XVIIIe et XIXe siècles, avec lequel L’Éducation sentimentale avait rompu.
Julie-Manon Doucet, «Poétique du signe alimentaire dans Madame
Bovary», dans
Le Roman du signe. Fiction et herméneutique au XIXe siècle, Fiction
et herméneutique au XIXe siècle, sous la direction de Andrea Del
Lungo et Boris Lyon-Caen, Saint-Denis, Presses Universitaires de
Vincennes, Collection «Essais et savoirs», 2007, 25 euros.
ISBN: 978-2-84292-194-1
http://www.puv-univ-paris8.org/ouv_fiche.php?SCE=COLLECTION&CLE=434&CHAP=PRESENT
Philippe Dufour, «Flaubert, Tocqueville, la rue», Les Temps
modernes, n°642, février-mars 2007, p.18-35.
Espace politisé qui porte «une méditation socio-historique» (p.21), la
rue relève chez Tocqueville et Flaubert de «deux imaginaires
historiographiques»: la rue explicable, rationnelle de l’un s’oppose
à l’errance «dépolitiquée» chez le romancier. «La rue
flaubertienne ne mène nulle part: le roman se situe dans l’impasse»
(p. 35).
Yvan Leclerc, «La “couleur normande” de Flaubert», dans Balade en Seine-Maritime, préface
de Philippe Delerm, Éditions Alexandrines, 2007, p. 15-22.
http://www.alexandrines.fr/article.php3?id_article=76
(<
Gilles Cléroux)
Floriane Place-Verghnes, «Flaubert / Maupassant: Correspondances
rabelaisiennes», dans Poétiques de la parodie et du pastiche de 1850
à nos jours, Catherine Dousteyssier-Khoze et Floriane Place-Verghnes
(eds.), Modern French Identities, edited by Peter Collier, vol. 55,
Oxford-Bern-Berlin, etc., Peter Lang, 2006, p.107-117.
[Sur la lettre de Flaubert à Bouilhet du 26 décembre 1852, Corr.,
éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.II, p.215-217.]
Hélène Sicard-Cowan, «Par les champs et par les grèves,
ou la fantaisie bretonne de Gustave Flaubert», 2007 (inédit)
http://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/sicard.pdf
http://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/sicard.html
BULLETIN FLAUBERT n° 93 / 19 mars 2007
Editions
Flaubert, Voyages, Arléa Poche, n°109, 2007 (700 pages, 18
euros)
http://www.arlea.fr/spip.php?article698
(< Marshall Olds)
George Sand / Gustave Flaubert échanges épistolaires, de
Catherine Masson, Le Jardin d’Essai, 2007 (ISBN 2 -91182247-1 – Prix:
9 euros).
Le Jardin d’Essai, 7 square Dunois, 75646 Paris Cedex 13.
Téléphone: 0144245508 – Fax: 0145843579 – http://jardindessai.free.fr
Gustave Flaubert, Vita e lavori del Rev. P. Cruchard e altri
scritti, trad. en italien par Chiara Pasetti, Milan,
Excelsior 1881, 2007
Traduction de Vie et travaux du R.P. Cruchard, PU de Rouen, 2005.
En complément: trad. de Agonies et des Funérailles du Docteur
Mathurin.
L’introduction
générale et les notices de Chiara Pasetti, n’ayant pas pu trouver
place dans le volume en raison de contraintes éditoriales, sont en ligne
sur le site du Centre Flaubert:
http://flaubert.univ-rouen.fr/etranger/it_inedits.php
Ouvrages
(< Jean-Benoît Guinot)
Thanh-Vân Ton-That, Gustave Flaubert. L'ermite voyageur,
Portaparole, coll. «Petites biographies», 2007.
« Cette petite biographie de Flaubert évoque ses voyages réels et
intérieurs, entre le refuge de Croisset et le mirage de l'Orient.
Il est marqué par ses amitiés plus que par ses amours, son goût pour l'érudition
et "les affaires du style", hanté par le rêve d'une oeuvre
absolue, d'"un livre sur rien". Il rejette avec dédain et
pessimisme ses contemporains tout en étant sans cesse plongé dans
l'Histoire. Que reste-t-il de son oeuvre, quelle image a-t-il laissée de
lui à travers sa correspondance et le prisme de la fiction?»
http://www.decitre.fr/bibliotheque/Gustave-Flaubert.aspx/9788889421253
ou site
de l'éditeur
BULLETIN FLAUBERT n° 92 / 28 février 2007
Editions
(< Jean-Benoît Guinot)
Flaubert, Le Candidat, Le Mot et le Reste, 2007.
http://atheles.org/lemotetlereste/attitudes/lecandidat/index.html
Ouvrages
Jacques Rancière, Politique de la littérature, Galilée, 2006.
Présentation de l'éditeur
La politique de la littérature n'est pas celle des écrivains et de leurs
engagements. Elle ne concerne pas non plus la manière dont ils représentent
les structures sociales ou les luttes politiques. L'expression «politique
de la littérature» suppose un lien spécifique entre la politique comme
forme de la pratique collective et la littérature comme régime
historiquement déterminé de l'art d'écrire. Ce livre s'attache à
montrer comment la révolution littéraire bouleverse de fait l'ordre
sensible qui soutenait les hiérarchies traditionnelles, mais aussi
pourquoi l'égalité littéraire déjoue toute volonté de mettre la littérature
au service de la politique ou à sa place. Il met ses hypothèses à l'épreuve
sur quelques écrivains: Flaubert, Tolstoï, Mallarmé, Brecht, Borges, et
quelques autres. Il en montre aussi les conséquences pour l'interprétation
psychanalytique, la narration historique, ou la conceptualisation
philosophique.
BULLETIN FLAUBERT n° 91 / 7 février 2007
Editions
(< Olivier Leroy)
Gustave Flaubert, Le Dictionnaire des idées reçues, illustré par
Serge Bloch et Pascal Lemaître, Nathan, 2006, 144p.
(< Jean-Benoît Guinot)
Susannah Patton
, A Journey into
Flaubert's Normandy, Roaring Forties Press, 2006.
Sur
le site Amazon.
Adaptations
(< Jean-Benoît Guinot)
Voyage en Orient, lu par Daniel Mesguich, éd. Télérama et
De Vive Voix.
http://www.decitre.fr/bibliotheque/fiche.aspx?code-produit=9782846840729
BULLETIN FLAUBERT n° 90 / 10 janvier 2007
(< Joëlle Robert)
Jacques Bouveresse, «La littérature, la connaissance et la
philosophie morale», dans Éthique, littérature, vie humaine,
sous la direction de Sandra Laugier, PUF, 2006, p. 95-145.
«[…] des romanciers comme Maupassant, et avant lui son maître Flaubert
soulèvent implicitement une question fondamentale concernant la
possibilité même de la morale ou celle de la compatibilité entre les
exigences de la vie et celles de la morale, une question dont on pourrait
difficilement soutenir qu’elle n’a pas de rapport avec la philosophie
morale.» Il existe «[...] une connaissance de la haine, en particulier
la haine de la bêtise morale et peut-être même, pour finir, de la bêtise
de la morale elle même, dont Flaubert et un bon nombre d'autres écrivains
donnent des exemples remarquables.» «[…] on ne voit pas ce qui
pourrait empêcher d’attribuer à un auteur qui atteint la qualité de
langage que l’on observe chez Flaubert une forme de vision morale et
intellectuelle d’un niveau comparable.»
Brigitte Le Juez a donné récemment une communication intitulée:
«Contre Balzac… et pour Flaubert: le premier credo littéraire de
Samuel Beckett», 8th Annual International Conference of the Irish
Association of French and Francophone Studies, Irish Cultural Centre,
Paris, 22-23 September 2006. Cette intervention ne donnera pas lieu à
publication, mais elle entretient des liens étroits avec un article sur
Beckett et Flaubert et avec un livre sur Beckett où il est beaucoup
question de Flaubert, tous deux à paraître dans les prochains mois.
Articles
Joseph Jurt, «Une manière absolue de voir les choses. Flaubert
ou l’art pur», dans Sprache, Bewusstsein, Stil. Theoretische und
historische Perspektiven, herausgegeben von Daniel Jacob, Thomas
Krefeld und Wulf Oesterreicher, Tübingen, Gunter Narr Verlag, 2005,
p.197-215.
(<
Joëlle Robert)
Robert Kopp, «Flaubert sur le banc des escrocs», L'Histoire,
n°316, janvier 2007, p.78-83.
Jacqueline Lalouette, «Le procès de Madame Bovary. 29
janvier-7 février 1857», dans Célébrations nationales 2007,
Paris, Ministère de la culture et de la communication, 2006, p.81-83.
BULLETIN FLAUBERT n° 89 / 24 novembre 2006
Articles
Yvan Leclerc, «Éloge de Corneille par Flaubert», dans Corneille
des romantiques, textes réunis et présentés par Myriam Dufour-Maître
et Florence Naugrette, PU de Rouen et du Havre, 2006, p.93-104.
Transcription diplomatique du texte de Flaubert, Trois pages d'un
cahier d'écolier ou oeuvres choisies de Gustave F*** (1831-1832):
http://flaubert.univ-rouen.fr/oeuvres/ecolier.htm