[BULLETIN FLAUBERT n° 123 / 21 juin 2010]
Éditions
(< Joëlle Robert)
À toi ma mère: correspondances intimes, édition de Patrick Poivre d’Arvor, Olivier Poivre d’Arvor, Points. coll. «Mots pour mots»
http://www.editionspoints.com/
Ouvrages
(< Joëlle Robert)
Emmanuelle de Boysson et Claude-Henry Du Bord,
Nous, les bons vivants, Monaco, Éd. du Rocher, 2010.
En s’appuyant sur la vie d’artistes et de personnages bons vivants (Dumas, Balzac, Flaubert, Churchill, etc.) l’essai déplore la vie ascétique et remplie de privations de l’homme du XXIe siècle. Il montre comment les plaisirs simples de la vie peuvent procurer de la joie de vivre.
Michel Brix,
L’Attila du roman: Flaubert et les origines de la modernité littéraire, Paris, Champion, coll. «Essais», 2001.
Présentation de l’éditeur:
«Dès la mort de Flaubert, s’est imposée très vite l’idée que les romans éminemment novateurs de cet écrivain constituaient une rupture radicale dans l’histoire de la création littéraire: l’auteur normand semblait avoir rendu caducs, définitivement, les principes esthétiques qui prévalaient avant lui. Et l’unanimité s’est faite, aujourd’hui, pour reconnaître que l’oeuvre de Flaubert marque le début d’une ère nouvelle de la narration et de la représentation: l’auteur de
Madame Bovary est le père de la fiction contemporaine, celle qui met notamment l’accent, non sur l’événement raconté, mais sur la manière dont cet événement est raconté. Or, ce roman «nouveau», moderne, connaît bien des problèmes, et l’on entend beaucoup parler de la crise de la fiction en français. D’où cette question, à laquelle le présent essai s’attache à répondre: les réorientations imposées par Flaubert, puis par ses disciples, à la pratique romanesque ont-elles conduit celle-ci dans des voies fécondes ou dans une impasse?»
Maître de recherches à l’Université de Namur (Belgique), Michel Brix est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages - essais et éditions - consacrés à la littérature française des XVIIIe et XIXe siècles.
http://www.honorechampion.com/cgi/run?wwfrset+3+842026955+1+2+cccdegts1+22595217
Alzira Guedes,
Baudelaire e Flaubert, na Raia da Modernidade [Baudelaire et Flaubert, aux alentours de la modernité], Lisbonne, Éditions Nova Vega, 2010.
Contact:
editorial@novavega.mail.pt (à l’attention de Monsieur Assírio Bacelar).
Hubert Juin,
Lectures du XIXe siècle, t. 2, Paris, Christian Bourgois, coll. «Titres», 2010.
Ce volume propose des études et nouvelles approches des oeuvres de Charles Nodier, Stendhal, Victor Hugo, George Sand, Gérard de Nerval, Gustave Flaubert, Charles Baudelaire, Jules Vallès, Louise Michel et Henry Bauer.
http://www.christianbourgois-editeur.com/catalogue.php?IdA=407
Thierry Poyet (dir.),
Flaubert et les artistes de son temps. Éléments pour une conversation entre écrivains, peintres et musiciens, Paris, Eurédit, 2010.
Présentation de l’éditeur:
«Le mythe de l’ours Flaubert n’est pas sans réalité, tant l’ermite de Croisset a cherché à passer pour un solitaire obsessionnel, désireux de s’enfermer dans son seul projet littéraire, sans plus jamais s’ouvrir sur l’extérieur. Pourtant, son existence - mondaine -, son oeuvre - si variée et si soucieuse d’intertextualité -, et sa correspondance - aux destinataires tellement nombreux et aux sujets toujours plus différents - montrent que Flaubert a toujours eu la curiosité chevillée au corps, celle qui pousse justement vers autrui, surtout quand l’Autre est un Artiste. En réalité, ses conversations esthétiques, qu’elles relèvent ou non de la seule littérature, sa connaissance des arts contemporains, sa fréquentation des peintres ou son souci de la musique lui assurent une vraie passion des autres créateurs dans un dialogue permanent, instructif et foisonnant qui fait de la création artistique la préoccupation primordiale de l’écrivain.
Les différentes contributions de cet ouvrage orienteront le lecteur vers une connaissance renouvelée de Flaubert, artiste de son temps ouvert à tous les courants artistiques qui l’entourent. Car peintres, musiciens et écrivains sont les vrais amis de Flaubert chaque fois qu’ils contribuent à penser l’Art avec une exigence absolue de perfection, en créateurs soucieux d’originalité, capables d’entrer en dialogue avec lui dans sa quête insatiable du Beau.
Ont participé à ce volume: Marie Baudry, Angelika Giannouli, Marie Gugliotta, Luís Carlos Pimenta Gonçalves, Aurélia Hetzel, Justine Jotham, Marc Lefrançois, Sébastien Mullier, Thierry Poyet, Virginie Prioux, Pascal Rannou et Michaël Vottero.
Articles
Bibliographie de Flaubert en Chine, East Asian Seminar, University of Zurich, 2010.
http://flaubert.univ-rouen.fr/etranger/gf_chine.pdf
[La Chine dans l’oeuvre et la correspondance de Flaubert. Traductions et ouvrages critiques.]
Yvan Leclerc, «Procès, censure et autocensure dans le roman du XIXe siècle: l’exemple de Madame Bovary»,
Cahier de l’Association internationale des Études Françaises, n°62, mai 2010, p.343-359.
[Communication au LXIe congrès de l’Association, 8 juillet 2009.]
(< Gilles Cléroux)
Javier Marías, «Amusants comme des vieux», in
Littérature et fantôme, traduit de l’espagnol par Jean-Marie Saint-Lu, Paris, Gallimard, coll. «Arcades», 2009, p.187-193.
[Sur la relation Flaubert-Tourguéniev.]
[BULLETIN FLAUBERT n° 121 / 22 avril 2010]
Ouvrages
(< Stéphanie Dord-Crouslé)
Alain Chopin,
Flaubert est un blaireau, Brest, Éditions-dialogues.fr, 2010.
http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-86937-flaubert-est-un-blaireau.htm
[Témoignage d’un enseignant.]
Philippe Dufour,
Le Roman est un songe, Seuil, coll. «Poétique», 2010.
[Nombreux développements sur Flaubert.]
Norioki Sugaya,
Flaubert épistémologue. Autour du dossier médical de Bouvard et Pécuchet, Amsterdam/New York, Rodopi, coll. «Faux Titre»
http://www.rodopi.nl/senj.asp?BookId=FAUX+346
Présentation de l’éditeur:
Bouvard et Pécuchet, oeuvre posthume et inachevée de Flaubert, présente la particularité d’être ostensiblement encyclopédique. Les deux protagonistes parcourant presque toutes les sections des connaissances humaines de l’époque, le texte romanesque se trouve saturé d’innombrables extraits prélevés sur les ouvrages les plus divers. La rédaction de cet étrange roman a en effet requis un travail considérable de documentation, comme en témoignent les dossiers documentaires qui comprennent notamment une importante masse de notes de lecture prises par l’écrivain au fil de ses lectures préparatoires.
Flaubert épistémologue a pour objet l’examen précis et attentif du travail documentaire effectué par le romancier. L’ouvrage est centré sur l’une des disciplines-phares de l’«encyclopédie critique en farce», la médecine, dont il est question au chapitre III du roman, et qui est d’un intérêt majeur, en ce sens qu’elle entretenait au XIXe siècle un rapport étroit avec la littérature. L’étude approfondie des notes que l’auteur de
Bouvard a prises sur la médecine permettra d’éclairer l’interférence des deux pratiques discursives, médicale d’une part, littéraire de l’autre. C’est ainsi que l’on pourra restituer à l’entreprise esthétique de Flaubert sa véritable portée critique et épistémologique, et par là même, saisir le roman dans sa dimension dialogique.
Article
Henri Scepi, «Flaubert et son double»,
Histoires Littéraires, n°41 (janvier-février-mars 2010)
http://www.fabula.org/actualites/article37591.php?
[BULLETIN FLAUBERT n° 121 / 22 avril 2010]
Ouvrages
Pierre Campion,
L’agir littéraire. Le beau risque d’écrire et de lire, Presses Universitaires de Rennes, coll. «Aesthetica», 2010.
http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2302
Présentation de l’éditeur:
Comment penser la contradiction qui fait de chaque oeuvre un objet d’études ou de contemplation et en même temps une aventure chèrement payée et toujours risquée? Comment penser l’oeuvre littéraire principalement au sein de sa propre fragilité: de cette fragilité qu’elle semble dépasser mais aussi conserver en elle et même reconduire parmi nous, ne serait-ce que parce qu’elle se trouve sans cesse suspendue à nos lectures, c’est-à-dire à nos ferveurs, nos humeurs, nos pensées et même nos trahisons?
[Sur Flaubert, Proust, Bergounioux, Voltaire, Sartre, Merleau-Ponty, etc.]
Maguèye Touré,
Les sens de la sottise chez Flaubert, L’Harmattan, 2010, 262 p, 25 euros.
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=30690
Présentation de l’éditeur:
Peut-on définir valablement la sottise? Est-il permis d’appréhender un objet qui, s’il peut apparaître comme une notion aisée à circonscrire, se présente finalement comme échappant à toute définition parce qu’empruntant toutes les définitions? C’est autour de cet objet réversible et fluctuant, tel qu’il ressort du travail et de la vie de l’écrivain Gustave Flaubert, que s’articule cet ouvrage.
Ouvrages collectifs
Savoirs en récits I. Flaubert: la politique, l’art, l’histoire, textes réunis et présentés par
Anne Herschberg Pierrot, Presses Universitaires de Vincennes, «Manuscrits modernes», 2010.
Savoirs en récits II. Éclats de savoirs: Balzac, Nerval, Flaubert, Verne, les Goncourt, textes réunis et présentés par
Jacques Neefs, Presses Universitaires de Vincennes, «Manuscrits modernes», 2010.
Articles
Kayoko Kashiwagi, «Dans les espaces à travers les trois versions de
La Tentation de saint Antoine. La religion et le courant scientifique au XIXe siècle»,
Bulletin de la société de Langue et Littératures Françaises de l’Université d’Osaka, p.1-12.
[Texte en japonais; résumé en français.]
Norioki Sugaya, «Emma et la Guérine»,
Bulletin de la section française, n°39, 2010, Faculté des Lettres, Université Rikkyo, Japon, p.69-80.
[Témoin du mal-être d’Emma, Félicité raconte à sa maîtresse l’histoire de la Guérine (II, chap. V), qui fut guérie de ses «vapeurs» après le mariage. «Le passage en question met en scène à travers les deux femmes fictives deux discours médicaux antagonistes de l’époque» (p.76): l’hystérie d’origine génitale pour la Guérine, l’hystérie nerveuse d’Emma.]
«Flaubert père et fils: la fracture»,
Rouen lecture. Normandie, éd. Galmiche, n°123, avril 2010, p.29-34.
http://pagesperso-orange.fr/normandielecture/Normandie_lecture/Rouen_lecture.html
[Achille Cléophas Flaubert s’est fracturé la jambe le 12 juin 1825, quand Gustave avait 3 ans et demi. Extraits du
Journal de Rouen de l’époque, qui montrent la considération sociale entourant le chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu.]
Compte rendu
Claudine Gothot-Mersch, compte rendu du livre de
Alan Raitt,
Flaubert’s First Novel. A study of the 1845 Éducation sentimentale, Oxford – Bern, Peter Lang, «Le Romantisme et après en France», vol.18, 2010.
http://flaubert.univ-rouen.fr/comptes_rendus/raitt_gothot.php
[BULLETIN FLAUBERT n° 120 / 22 mars 2010]
Éditions
(< Joëlle Robert)
Flaubert.
Notes pour les livres à venir. Choix de textes établi par Françoise Favretto et Jean Esponde, Saint-Quentin de Caplong (Gironde), Atelier de l’agneau, coll. «À l’encre et au crayon», 128p.
[Extraits des carnets de notes.]
Le Voyage en Égypte, édition de
Jean-Claude Simoën, Paris, J’ai lu, coll. «J’ai lu en images», 292p.
[L’Égypte au XIXe siècle vue par les écrivains, les peintres et les photographes qui l’ont parcourue: G. Flaubert, M. Du Camp, Fromentin, X. Marmier, J.-F. Champollion, P. Loti, etc. suivi des biographies de quelques-uns d’entre eux.]
Faut-il brûler ce livre? Écrivains en procès: choix de textes, édition de Olivier et Patrick Poivre d’Arvor, Paris, Points, coll. «Points. Mots pour mots», n° 2346, 197p.
[Ce volume contient quatre comptes rendus de procès du monde littéraire, ceux de Gustave Flaubert, Charles Baudelaire, Paul Verlaine et Oscar Wilde.]
Ouvrages
William Boyd,
Bambou, chroniques d’un amateur impénitent, Seuil, 2009. Chap. sur «Gustave Flaubert», p.63-65.
[Hypothèse intéressante sur «Madame Bovary, c’est moi», phrase non écrite, mais dont on ne saurait affirmer que Flaubert ne l’a pas dite. À l’oral, le titre du roman se confond avec le nom de l’héroïne éponyme. «Parlait-il du livre en soi ou de son héroïne?» (Boyd, p.63). Flaubert aurait pu dire: «
Madame Bovary, c’est moi», parlant du roman et non de son personnage. La formule prendrait alors un tout autre sens…]
(< Stéphanie Dord-Crouslé, Joëlle Robert)
A. Campos Matos,
Vie et oeuvre d’Eça de Queiroz, traduit du portugais par Marie-Hélène Piwnik, Paris, La Différence, coll. «Littérature étrangère», 427p.
[Biographie de ce grand admirateur de Flaubert, portraitiste cinglant qui s’illustra dans tous les genres: roman, conte, nouvelle...]
Javier Marias,
Littérature et fantôme, traduit de l’espagnol par Jean-Marie Saint-Lu, Paris, Gallimard, coll. «Arcades» n°97, 323p.
[Une quarantaine d’essais dans lesquels l’écrivain ouvre les portes de sa bibliothèque et de son atelier littéraire. Il consacre des pages à ses auteurs préférés, évoquant la vie et l’oeuvre de Joyce, Faulkner, Shakespeare, Nabokov ou encore Flaubert.]
Vladimir Nabokov,
Littératures, préface de Cécile Guilbert. Introduction John Updike et Guy Davenport. Traduit de l’anglais par Hélène Pasquier, Marie-Odile Fortier-Masek. Paris, Laffont, coll. «Bouquins», 1211p.
[L’ensemble des conférences données dans des universités américaines par Vladimir Nabokov de 1941 à 1958. Réunit des essais, des réflexions et analyses de l’oeuvre de Dickens, Flaubert, Gogol, Stevenson ou Tolstoï, ainsi qu’une longue étude sur Don Quichotte de Cervantès.]
Emmanuel Pierrat,
Accusés Baudelaire, Flaubert, levez-vous. Napoléon III censure les Lettres, André Versaille, 2010.
http://www.andreversailleediteur.com/?livreid=763
http://www.fabula.org/actualites/article36089.php
Emmanuel Pierrat sera l’invité de l’émission «L’Humeur vagabonde» sur France-Inter le mercredi 24 mars, 20h-21h.
Articles
Déborah Boltz, «Le cent-cinquantenaire de
Madame Bovary»,
Histoires littéraires, n°40, octobre-décembre 2009, p.51-57.
[Article souvent mal informé, en particulier pour ce qui concerne l’édition numérique du manuscrit de
Madame Bovary. La thèse de Marie Durel, qui a permis le classement des manuscrits du roman, n’a pas été «menée à l’Institut des textes et manuscrits modernes (ITEM)» (p.53), mais au Centre Flaubert de l’université de Rouen, ainsi qu’il est précisé sur le site. Deborah Boltz n’a pas encore bien compris comment fonctionne le tableau génétique du site: l’ensemble de la navigation dans le corpus est étalonné sur les pages du manuscrit autographe définitif paginées par Flaubert, et non sur le texte définitif imprimé (p.54). Ce système simple et rationnel a été voulu par Marie Durel et réalisé par l’informaticien Jean-Eudes Trouslard, à la satisfaction de tous. La critique confond par ailleurs le mode de navigation avec les contraintes de transcription: un fichier en format html ne permet pas de reproduire les tracés graphiques (en revanche, les signes typographiques d’insertion sont bien présents, contrairement à ce qu’elle écrit). Nos transcriptions sont conçues pour apporter une aide à la lecture directe du manuscrit affiché, et non une reproduction diplomatique. Le pdf aurait pu prendre en charge les informations non linguistiques du manuscrit, mais ce format aurait rendu les transcriptions difficilement interrogeables par le moteur de recherche, l’outil principal du site, qui n’est pas mentionné dans l’article. La constitution de l’équipe de transcripteurs n’a pas répondu à l’urgence d’«être au rendez-vous du cent-cinquantenaire» (p.53-54), puisqu’au début du projet, en 2002, personne ne pensait à cette échéance et que le site a ouvert, à son rythme, en avril 2009. 4549 pages transcrites, comptant plusieurs millions de signes, comportent évidemment des erreurs. Toutes les transcriptions ont été relues et elles sont régulièrement corrigées, grâce aux suggestions envoyées par les utilisateurs (un contact est prévu à cet effet sur le site).]
Mary Donaldson-Evans, «Les adaptations de
Madame Bovary», Site du Centre Flaubert, 2010.
http://flaubert.univ-rouen.fr/derives/mb_cinema_maryde.php