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[BULLETIN FLAUBERT n° 88 / 8 novembre 2006]

Édition

(< Matthieu Desportes, Jean-Benoît Guinot)
Gustave Flaubert, Le Dictionnaire des Idées Reçues, illustrations par Serge Bloch et Pascal Lemaître, Nathan, 2006.
http://www.nathan.fr/catalogue/catalogue_detail_familles.asp?ean13=9782092780701

Ouvrage collectif

Le Magazine littéraire, n°458, novembre 2006.
«Les vies de Madame Bovary. La nouvelle jeunesse du roman de Flaubert».
Dossier coordonné par Jacques Neefs.
Sommaire bientôt sur le site du Magazine littéraire:
http://www.magazine-litteraire.com

Deux de nos plus anciens abonnés, MM. Bouvard et Pécuchet, ont lu ce dossier. On connaît leur goût immodéré pour la précision scientifique, parfois vétilleuse. Ils nous ont adressé un long erratum, dont nous extrayons les remarques les moins anodines.

«Livre sur rien» et non «sur le rien» (p.3). Le chef d’inculpation exact de Flaubert est «outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs» (formulations différentes p.30 et 35, également erronées, sous la plume du même auteur). L’acquittement n’intervient pas en janvier 1857, mais le 7 février (date fausse p.30, exacte p.35, même auteur). Deux erreurs dans la citation de Flaubert recopiée p.32; lire: «on pourrait presque établir comme axiome, en se posant au point de vue de l’Art pur». Smar s’écrit désormais sans h final (p.33). Le Château des cœurs, rédigé en 1863, n’est publié qu’en 1880 (p.35). Difficile de dire qu’à sa mort Flaubert «entamait le second volume» de Bouvard et Pécuchet alors qu’il n’avait pas fini le premier (p.35). Le nom de l’avocat de la défense s’écrit Senard sans accent (p.35, 46). Le critique Albalat se prénomme Antoine, et non Pierre (p.36) [MM. Bouvard et Pécuchet suggèrent qu’il s’agit peut-être d’une confusion avec le célèbre rugbyman Pierre Albaladejo]. «Flaubert avait lu Kreutzer et Spinoza en veillant son ami Le Poittevin» (p.39): c’est Le Poittevin qui lisait Spinoza tous les soirs avant sa mort. «Ce qui est frappant, c’est que cette scène majeure de l’amputation n’était pas prévue dans les plans» (p.39): si, voir Plans et scénarios, ms gg 9, f°22 r°. «Même phénomène pour le fameux épisode du fiacre: on ne le trouve nulle part dans le scénario» (p.39): re-si, voir f°33 r°. «Sur le "réalisme" de Madame Bovary, les contemporains sont tous tombés d’accord pour un oui franc et massif» (p.44), à l’exception de plusieurs, dont Duranty, dans Le Réalisme (article en ligne ici:
http://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/madame_bovary/mb_dur.php).
Le nom du correspondant de Flaubert s’écrit Cailteaux et non Cailleteaux (p.45). Selon René Descharmes, la phrase «Madame Bovary, c’est moi» n’aurait pas été rapportée par Amélie Bosquet «à une amie» (p.53) mais à M. E. de Launay (information donnée ici:
http://flaubert.univ-rouen.fr/club/13rep2.php#reponse11).
Charles d’Osmoy, et non d’Ormoy (p.63). «Louis Bouilhet et Maxime Du Camp, ayant lu la catastrophe lyrique qu’est La Tentation de saint Antoine, conseillent, ordonnent presque à Flaubert d’écrire un roman simple. "Réaliste". Tiré d’un fait divers» (p.65): Bouilhet et Du Camp n’ont pas lu La Tentation, c’est Flaubert qui leur a fait la lecture à haute voix, et c’est Bouilhet seul qui lui a conseillé un sujet réaliste. «Ses deux amis ont fait office d’éditeur» (p.65): seul Du Camp. «Flaubert acceptait leurs remarques» (p.65): au temps de Madame Bovary, il n’acceptait que celles de Bouilhet, pas celles de Du Camp.
Enfin, MM. Bouvard et Pécuchet nous font savoir qu’ils auraient préféré lire le travail de recherche de Delphine Jayot (spécialiste reconnue du bovarysme), texte introuvable sur le site du Magazine malgré l’annonce en bas de la page 53, plutôt que l’article de vulgarisation qui en a été tiré.

Article

(< Jean-Benoît Guinot)
Bernd Stiegler, «Mouches volantes» et «papillons noirs»: hallucination et imagination littéraire: note sur Hippolyte Taine et Gustave Flaubert» in Études romanesques 10: “Photographie et romanesque”. Textes réunis et présentés par Danièle Méaux, Caen, Lettres Modernes Minard, 2006. 348p. 33 euros. ISBN 2-256-91109-8.
http://www.fabula.org/actualites/article15815.php

[BULLETIN FLAUBERT n° 87 / 18 octobre 2006]

Ouvrages
Didier Philippot, Gustave Flaubert, PUPS, coll. «Mémoire de la critique», 2006, 35 euros.
http://pups.paris-sorbonne.fr/pages/aff_livre.php?Id=611
En préface, un essai de 130 pages sur la réception de Flaubert. Anthologie de textes critiques, depuis Duranty (1857) jusqu’à Thibaudet (1920). Notices développées sur chacun des auteurs.

Atsuko Ogane, La genèse de la danse de Salomé. L’«Appareil scientifique» et la symbolique polyvalente dans Hérodias de Flaubert, Keio University Press, 2006.
Vente en ligne à la librairie japonaise Junku (140,60 euros)
http://www.junku.fr/fr/detail.php?id=7441

[BULLETIN FLAUBERT n° 86 / 4 octobre 2006]

Ouvrages

Philippe Chardin, «Identifications cryptées et “ressouvenirs inconscients”: Proust et
Flaubert», dans Proust ou le bonheur du petit personnage qui compare, Paris, Champion, 2006, p.65-78 (chapitre 5).


Éric Le Calvez, Gustave Flaubert. Un monde de livres, Textuel, coll. «Passion», 2006, 49 euros.
http://www.editionstextuel.com/index.php?cat=020301&id=311

(< Olivier Leroy)
Jean-Bernard Pouy, Anne Blanchard et Serge Bloch, L'Encyclopédie des cancres: Des rebelles et autres génies, Gallimard Jeunesse, août 2006, 19,95 euros.
On y retrouve notre petit Gustave qui, malgré son indiscipline et ses fautes d'orthographe, est devenu le Grand Flaubert!
http://www.alapage.com/-/Fiche/bibliotheque/2070572390/?donnee_appel=GOOGL

Ouvrages collectifs

(< Aurélie Barjonnet)
Jeanne Bem, Uwe Dethloff (dir.), avec la collaboration d'Aurélie Barjonet, Nouvelles lectures de Gustave Flaubert. Recherches allemandes, Tübingen, Narr, 2006, 212 p., 10 ill. ISBN: 3-8233-6245-3, 48 euros.
http://www.narr.de/index2.html?http://www.narr.de/mcgi/shop/produkt2.cgi?aref=3460
ou
http://www.amazon.de/Nouvelles-lectures-Flaubert-Recherches-allemandes/dp/3823362453/ref=sr_11_1/028-9671183-1699756?ie=UTF8

Sommaire
Jeanne Bem et Uwe Dethloff: Préface.
Jacques Neefs: Flaubert, le comique des idées.
Christine Ott: Diététique littéraire et poétique alimentaire chez Flaubert.
Jörg Dünne: Le vésicatoire et l’ascèse: Flaubert, Schopenhauer, Nietzsche.
Jeanne Bem: Le désir de réel et les images mentales. À propos de Madame Bovary.
Sabine A. Narr: Transgressions médiatiques: relation entre texte et image chez Flaubert.
Annette Clamor: À la recherche de l’autre: les oeuvres de jeunesse de Flaubert comme «mise en abyme» de la constitution du moi artistique.
Dorothea Kullmann: Narratologie et histoire littéraire (à propos de Madame Bovary).
Andrea S. Landvogt: Caricature et citation: l’exemple de Madame Bovary.
Gisela Haehnel: Charles Bovary – un personnage «dévalorisé».
Harald Nehr: La signification du «rien». À propos du style de L’Éducation sentimentale.
Aurélie Barjonet: Flaubert dans la recherche, la presse et l’édition allemandes (1985-2005).
Aurélie Barjonet: Bibliographie de la recherche allemande sur Flaubert (1985-2005).
Index.

Articles

Julian Barnes, «Madame Bovary, c’est moi», Le Nouvel Observateur, n°2185, 21-27 septembre 2006, p.120-124 (traduction par Vanessa Guignery).
http://www.nouvelobs.com/articles/p2185/a317235.html
La version anglaise est parue dans The Guardian du 30 septembre 2006.
http://books.guardian.co.uk/review/story/0,,1882799,00.html
À l’occasion du cent cinquantenaire de Madame Bovary, Barnes réécrit la fin de «son» roman à la première personne, non sans prendre à parti son auteur («Il ne m’aimait pas»): pour se tirer d’affaire, elle s’est vendue à Maître Guillaumin, n’a jamais pensé à se suicider mais a eu seulement l’imprudence de manger des champignons vénéneux: «Les champignons ne contenaient pas assez de poison. J’ai survécu. Je suis navrée de gâcher l’histoire, mais les faits sont les faits.» Elle habite désormais à Cany-Barville (la ville natale de Bouilhet!). Elle y survit avec ses souvenirs, comme une autre.

(< Gilles Cléroux)
Henri Mitterand, «Les pantoufles de la bonne...: la sémiologie de la dérision dans L’Éducation sentimentale», dans La pensée du paradoxe. Approches du romantisme, hommage à Michel Crouzet, Fabienne Bercegol et Didier Philippot (dir.), Paris, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2006, p.475-483.

Étienne Garcin, «Djalioh, monstre du romantisme», dans La pensée du paradoxe. Approches du romantisme, hommage à Michel Crouzet, Fabienne Bercegol et Didier Philippot (dir.), Paris, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2006, p.535-543.
[Sur Quidquid volueris.].

Catherine Gautschi-Lanz, «Bovarysmes», dans Le roman à table. Nourritures et repas imaginaires dans le roman français. 1850-1900, Genève, Slatkine Érudition, 2006, p.178-186.
(Partie III, chapitre 2: «Dyspepsies et autres pathologies»).

René Schérer, «Une monstruosité sainte; L’hospitalité essentielle; L’hospitalité absolue», dans Zeus hospitalier. Éloge de l’hospitalité, Paris, La Table ronde, 2005 (Coll. La petite vermillon), p.251-262
2e partie, «Constellations», chapitre VIII, sections 6, 7 et 8: sur La Légende de saint Julien l’Hospitalier). Essai déjà paru chez Armand Colin en 1993.

Maria Dolores Vivero Garcia, «La pièce (dé)montée». Étude sémantique d’une description de Madame Bovary, Poétique, n°146, avril 2006, p.157-164.

[BULLETIN FLAUBERT n° 85 / 18 septembre 2006]

Articles

Aurélie Barjonnet, «Bibliographie de la critique allemande sur Flaubert, 1858-1984», 2006, [en ligne]
http://flaubert.univ-rouen.fr/etranger/all1858-1984.pdf
La suite chronologique de cette bibliographie (1985-2005) paraîtra dans les actes de la section Flaubert du Romanistentag: «Bibliographie de la recherche allemande sur Flaubert (1985-2005)», dans: Jeanne Bem, Uwe Dethloff (dir.), Aurélie Barjonet (collab.), Nouvelles lectures de Flaubert: recherches allemandes, Tübingen, Narr, à paraître en septembre 2006. Cette bibliographie sera précédée par l’article d’Aurélie Barjonet, «Flaubert dans la recherche, la presse et l'édition allemandes (1985-2005)».

Jacques Goetschel, «De Nietzsche à Flaubert: sous couvert d'impersonnalité», 2006, [en ligne].
fichier htm: http://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/nietzsche.html
fichier PDF: http://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/nietzsche.pdf

Martine Mesureur-Ceyrat, Bulletin bibliographique «Flaubert – Biblio 16».
Parutions de mai 2005 à mai 2006
http://www.item.ens.fr/contenus/equiprojet/EQPaccueil.htm
(rubrique: «Centre de documentation»).

Didier Philippot, «Éducation et ironie dans la première Éducation sentimentale», dans La pensée du paradoxe. Hommage à Michel Crouzet, Fabienne Bercegol et Didier Philippot (dir.), PU de Paris-Sorbonne, 2006, 32 euros.

[BULLETIN FLAUBERT n° 84 / 23 juin 2006]

Articles

Hugo Friedrich, «Flaubert», dans Drei Klassiker des französischen Romans, 1939. Trad. Philippe Dufour, Littérature, n°141, mars 2006, p. 115-139.
Flaubert et «l’objectivité dépersonnalisée» (p.118).

Présentation par Hugues Laroche de Marcel Schwob, «Saint Julien l’hospitalier», préface à La Légende de saint Julien l’Hospitalier de Gustave Flaubert, Paris, Ferroud, 1895; repris dans Spicilège, Mercure de France, 1896.
http://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/saint_julien.php
http://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/saint_julien.pdf

Dérivés

(< Joëlle Robert)

Dans le premier film de Florence Moncorgé-Gabin, Le Passager de l'été, une scène évoque Madame Bovary. L'une des héroïnes - l'institutrice, jouée par Laura Smet - raconte l'histoire d'Emma, qu'elle est en train de lire, et à l'écran apparaît fugitivement une ancienne édition du roman (celle d’Edouard Maynial, Classiques Garnier, 1936).

[BULLETIN FLAUBERT n° 83 / 6 juin 2006]

Ouvrages

Piet Driest, Diederik Jansen, Flaubert in Nederland 1870-2005, Autres Directions, Amsterdam, 2006.
Il y a 150 ans que Flaubert achevait Madame Bovary, et il y a à peu près 100 ans que les Pays Bas ont reçu leur premier Mevrouw Bovary, en 1904. Depuis ce moment, le roman a été traduit de nouveau trois fois sous le titre Madame Bovary et il a connu plus de 50 réimpressions. […] Flaubert in Nederland 1870-2005 donne une vue d’ensemble sur les traductions, les opinions, les éditions, les commentaires et les articles concernant Flaubert aux Pays Bas, ainsi qu’un aperçu des films, des adaptations théâtrales, de toutes sortes de Flaubertiana, etc. Lire la suite:
http://flaubert.univ-rouen.fr/etranger/nederland.php

Jules de Gaultier, Le Bovarysme [1902], suivi d’une étude de Per Buvik: Le Principe bovaryque, et complété d’une notice biographique sur Gaultier, Presses de l’Université de Paris-Sorbonne (PUPS), coll. Mémoire de la critique, 2006 (ISBN: 2-84050-424-3). Prix: 20 euros.
«En 1892, Jules de Gaultier (1858-1942), percepteur de son état, et philosophe, publie un essai qui deviendra rapidement célèbre: Le Bovarysme. La psychologie dans l’oeuvre de Flaubert. Dix ans plus tard, il en fait paraître un autre, portant le même titre principal, et sous-titré: Essai sur le pouvoir d’imaginer. C’est ce deuxième livre, moins connu et tout aussi important, qui est ici réédité. Le bovarysme n’y relève plus de la psychologie individuelle et de la pathologie; il est désormais le principe même du changement continuel du monde.
Le texte de Jules de Gaultier est suivi d’une étude de Per Buvik sur le bovarysme et sur la pensée de ce philosophe de l’entre-deux-siècles.
Professeur de littérature générale et comparée à l’Université de Bergen (Norvège), Per Buvik dirige en 2006 le Centre de coopération franco-norvégienne en sciences sociales et humaines à la Maison des Sciences de l’Homme à Paris.»
http://pups.paris-sorbonne.fr/pages/aff_livre.php?Id=582

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