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[BULLETIN FLAUBERT n° 136 / 8 décembre 2011]

Ouvrages

(<Patrick Kéchichian)
Jean-Louis Chrétien, Conscience et roman II. La Conscience à mi-voix, Minuit, 2011.
Article de Patrick Kéchichian, La Croix, 3 novembre 2011.
«L’introspection comme exercice de plein air. Flaubert et Henry James au sommaire du second volume de la grande oeuvre critique de Jean-Louis Chrétien.
[…] Avec le style indirect libre, dont traite ce second volume, de nouveaux horizons intérieurs s’ouvrent. En transposant indifféremment «des paroles prononcées ou des pensées secrètement formulées», le romancier peut mieux explorer l’abîme et le sommet des consciences. La «maison de l’âme», avec son architecture complexe, ses mille portes et fenêtres, ses miroirs et ses trompe-l’oeil, devient accessible au lecteur, placé de ce fait en position de tiers et de témoin.
Pour ce volume, Jean-Louis Chrétien s’est attaché à deux auteurs: Flaubert, avec L’Éducation sentimentale et Madame Bovary; Henry James avec deux romans tardifs, Les Ailes de la colombe et La Coupe d’or. Le parallèle des deux romanciers – et de James lecteur de Flaubert – est d’ailleurs éclairant: «L’impossibilité d’une scrutation plénière de la conscience comme abîme est un trait constitutif de James, qui le distingue de Flaubert (lequel, quoi qu’il en ait, juge beaucoup et fermement). La finesse de l’exploration approche le secret comme secretAvec une attention extrême mais jamais gratuite, avec quelques traits d’humour aussi, l’auteur analyse la construction de chacune de ces oeuvres, dans leurs dimensions spatiales et temporelles, dans la dramaturgie déployée, dans l’usage du faux, du non-dit, de l’ambiguïté, dans la mise en évidence du mal. […]»
Voir aussi le compte rendu de Maxime Decout sur Fabula:
http://www.fabula.org/revue/document6612.php

Sylvie Thorel-Cailleteau, Fictions du savoir, savoirs de la fiction. Flaubert, Goethe, Melville, CNED/PUF, 2011.
Quatrième de couverture:
«Parallèlement au roman de moeurs, le XIXe siècle a vu se développer un genre narratif lointainement issu de Rabelais et de Swift, caractérisé par un type d’intrigue (des personnages mènent une expérience), un traitement particulier du temps (en passe de devenir éternité), de l’espace (généralement symbolique) et des personnages (dénués de psychologie, presque abstraits).
Ces oeuvres à tendance encyclopédique sont digressives et empreintes d’ironie. Les discours y tiennent une place considérable et elles-mêmes sont adressées à un lecteur avec qui elles instaurent un contrat singulier: il ne s’agira pas de croire ce qui est écrit mais de l’interpréter. Les Affinités électives, Mardi et Bouvard et Pécuchet illustrent ce genre hautement réflexif des «aventures de la pensée», où la mise en jeu de nombreux discours et savoirs sert à établir la toute-puissance de la fiction.»
http://www.fabula.org/actualites/s-thorel-cailleteau-fictions-du-savoir-savoirs-de-la-fiction_47653.php

Ouvrage collectif

Flaubert, l’empire de la bêtise, sous la dir. de Anne Herschberg Pierrot; Éditions Cécile Defaut, 2011.
http://encd.fr/crbst_58.html

Articles

Hassen Bkhairia, «Bouvard et Pécuchet, une poétique de l'impuissance», dans Impuissance(s) de la littérature?, Éric Benoît et Hafedh Sfaxi dir., Presses Universitaires de Bordeaux, coll. «Entrelacs », 2011, p.139-152.

Damien Dauge, «Madame Bovary en chansons: la revanche musicale d'Emma sur Flaubert», Eidôlon, n° 94, «Chanson et intertextualité», Céline Cechetto (dir.), Presses Universitaires de Bordeaux, 2011, p.82-90.
De la «révolution dans les lettres» que fut Madame Bovary aux dires de Maupassant et pour la critique littéraire depuis au moins un demi-siècle, la chanson ne semble guère s'être fait l'écho. Pourtant, elle est bien loin d'ignorer le roman de Flaubert; mais plutôt qu'à une réconciliation, on assisterait plutôt au désaccord, en chansons, entre Madame Bovary et la musique.

Francis Lacoste, «Flaubert, de l'impuissance à la toute-puissance», dans Impuissance(s) de la littérature?, Éric Benoît et Hafedh Sfaxi dir., Presses Universitaires de Bordeaux, coll. «Entrelacs », 2011, p.175-190.

Stéphane Vachon, «Une “lettre inédite” de Gustave Flaubert à Alfred Feuillet», Histoires littéraires, avril-mai-juin 2011, vol.XII, n°46, p.71-78.
Il s’agit d’une lettre du 27 janvier 1859, dans laquelle Flaubert remercie Alfred Feuillet (1834-1863), pour un article sur Madame Bovary et sur les fragments de La Tentation de saint Antoine publiés dans L’Artiste, article inclus dans l’ouvrage Flânerie littéraire à travers quelques oeuvres récentes (Dentu, 1859). Ce livre est numérisé sur Gallica. Les deux chapitres consacrés à Flaubert se trouvent aux pages 43-74.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5440828w
La lettre de Flaubert a été publiée pour la première fois par Jules Clarétie dans Le Temps du 8 février 1884. Voir l’article sur Gallica («La vie à Paris»)
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k230199x/f3.langFR

(< Benoît Melançon)
Andrew Watts, «Cracks in a Cartoon Landscape: Fragmenting Memory in Posy Simmonds’ Gemma Bovery», Essays in French Literature and Culture, 48, novembre 2011, p.45-65. Publication de The University of Western Australia.

[BULLETIN FLAUBERT n° 135 / 10 novembre 2011]

Ouvrage

David Waller, La Vie extraordinaire de Mrs Tennant, grande figure de l’ère victorienne, traduit de l’anglais par Françoise Jaouën, Buchet Chastel, 2011.
Quatrième de couverture:
Après avoir découvert, dans un grenier, deux coffres en bois abritant la correspondance et les effets personnels de Gertrude Tennant et de sa fille Dolly, David Waller s’est immergé dans la vie de cette grande dame de l’ère victorienne, qui fut une importante figure, injustement oubliée, des salons littéraires du XIXe siècle.
Née en 1819 dans une famille bourgeoise qui se préoccupait peu de l’éducation des filles, Gertrude se marie avec Charles Tennant, un homme de vingt-quatre ans son aîné, riche et cultivé, avec lequel elle aura six enfants. La maison Tennant deviendra alors un haut lieu de la vie culturelle londonienne: Gertrude invite et côtoie nombre d’hommes politiques, d’écrivains, de poètes et d’artistes, parmi lesquels Oscar Wilde, Henry James, Gladstone, Ruskin, Robert Browning, ou encore Victor Hugo. Elle entretiendra surtout une amitié particulière avec Gustave Flaubert, rencontré dans sa prime jeunesse sur la plage de Trouville, lors de l’exil français de la famille Collier. À plus d’un titre, Mrs Tennant est un précieux témoin du siècle qu’elle a traversé de part en part puisqu’elle s’est éteinte en 1918, à l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans.
Un document exceptionnel sur les salons anglais du XIXe siècle qui offre quelques lettres inédites de la correspondance flaubertienne.
Après des études à la Manchester Grammar School, au Balliol College d’Oxford et au Birkbeck College, David Waller a été journaliste au Financial Times pendant une dizaine d’années. Il a publié deux livres d’économie, puis The Magnificent Mrs Tennant, aux Presses universitaires de Yale, en 2009. Il vient tout juste d’achever un livre consacré à la vie d’Eugen Sandow, le précurseur victorien du culturisme.
The Independent: «Thackeray à son meilleur»
Times, Valerie Grove: «Le récit de Waller est plein de rythme et d’esprit. La reconstitution est riche de détails […].Une vraie découverte.»
[Voir le compte-rendu de Pierre Assouline, ci-dessous.]

Revue

Revue Flaubert, n° 11, 2011
«Fictions du savoir, savoirs de la fiction dans Bouvard et Pécuchet»
http://flaubert.univ-rouen.fr/revue/sommaire.php?id=12
Tomoko Mihara, «Le savoir, l’autorité et le public dans Bouvard et Pécuchet de Flaubert»
Biagio Magaudda, «Le savoir politique dans le chapitre VI de Bouvard et Pécuchet: apports livresques et fiction»
Juliette Azoulai, «L’Éthique de Spinoza dans Bouvard et Pécuchet : un vertige philosophique et littéraire»
Premiers articles mis en ligne pour la préparation à l’épreuve de littérature comparée de l’agrégation en lettres modernes. D’autres articles suivront.

Article

(< Gilles Cléroux)
Max Vicedo, «Salammbô, un roman par épisodes», dans Deviser, diviser: pratiques du découpage et poétiques du chapitre de l’Antiquité à nos jours, sous la direction de Sylvie Triaire et Patricia Victorin, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2011, p.241-257.

Compte rendu

Pierre Assouline, «The Bovary, un Everest de la traduction?», 28 octobre 2011
http://passouline.blog.lemonde.fr/2011/10/28/the-bovary-un-everest-de-la-traduction
À propos de la nouvelle traduction de Madame Bovary par Adam Thorpe; de l’essai de David Waller, La Vie extraordinaire de Mrs Tennant, grande figure de l’ère victorienne, et du livre d’Olivier Frébourg, Gaston et Gustave, Mercure de France.

[BULLETIN FLAUBERT n° 134 / 13 octobre 2011]

Ouvrages

Olivier Frébourg, Gaston et Gustave, Mercure de France, 2011.
Présentation de l’éditeur:
http://www.mercuredefrance.com/livre-Gaston_et_Gustave-574-1-1-0-1.html
Compte rendu par Damien Dauge:
http://flaubert.univ-rouen.fr/comptes_rendus/frebourg_dauge.php

(< Catriona Seth)
Lance Hewson, An Approach to Translation Criticism, Emma and Madame Bovary in translation, Benjamins Translation Library, 2011.
Lance Hewson’s book on translation criticism sets out to examine ways in which a literary text may be explored as a translation, not primarily to judge it, but to understand where the text stands in relation to its original by examining the interpretative potential that results from the translational choices that have been made. After considering theoretical aspects of translation criticism, Hewson sets out a method of analysing originals and their translations on three different levels. Tools are provided to describe translational choices and their potential effects, and applied to two corpora: Flaubert’s Madame Bovary and six of the English translations, and Austen’s Emma, with three of the French translations. The results of the analyses are used to construct a hypothesis about each translation, which is classified according to two scales of measurement, one distinguishing between “just” and “false” interpretations, and the other between “divergent similarity”, “relative divergence”, “radical divergence” and “adaptation”.
http://www.benjamins.com/#catalog/books/btl.95/main

Table of contents
Acknowledgements
1. Introduction
2. From preliminary data to the critical framework
3. Describing translational choices and their effects
4. Two translations of Emma
5. Three versions of Madame Bovary
6. The macrostructural level
7. Radical divergence and adaptation
8. Relative divergence
9. Divergent similarity
10. Conclusion
References
Index

Vincent Nordon, Straub/Huillet non merci? la plainte d'un ami, Presses du Réel, septembre 2011.
Livre où Flaubert est bien souvent convoqué, avec Proust et Bach. À l’occasion de la sortie de ce livre, le compositeur Gérard Pesson lui a dédié une œuvre pour violoncelle seul.
Concert Elena Andreyev / Violoncelle solo, 2 octobre 2011, 11h 00 – 13h 00, Le Consortium, Dijon.
http://www.whynote.com/actu/concert-elena-andreyev-violoncelle-solo

Ouvrages collectifs

Le patrimoine à l’ère du numérique: structuration et balisage
Université de Caen, Maison de la Recherche en Sciences Humaines, les 10 et 11 décembre 2009
Les actes de ce colloque sont désormais disponibles à l'adresse suivante:
http://w3.unicaen.fr/services/puc/spip.php?article857
Ce colloque international visait à confronter les expériences issues de la collaboration de spécialistes des nouvelles technologies de l'information et de la communication et de spécialistes des données patrimoniales (historiens, chercheurs dans le domaine de l'édition scientifique, de la génétique, linguistes...). Il avait pour objet la structuration et le balisage appliqués à des corpus relevant du patrimoine: ont été envisagés les pratiques, les résultats, les enjeux épistémologiques et l'intérêt de ces stratégies innovantes pour la connaissance et la valorisation du patrimoine.

Stéphanie Dord-Crouslé, Emmanuelle Morlock-Gerstenkorn: L’édition électronique des dossiers de Bouvard et Pécuchet de Flaubert: des fragments textuels en quête de mobilité.
http://w3.unicaen.fr/services/puc/ecrire/preprints/preprint0082011.pdf
Les dossiers préparatoires de Bouvard et Pécuchet, roman posthume et inachevé de Flaubert, se caractérisent par une complexité due aussi bien à la singularité du projet flaubertien qu’à l’état d’inachèvement dans lequel se trouve ce «chantier documentaire», en particulier pour la sélection et le classement des citations qui devaient constituer la matière d’un «second volume» du roman. Pour répondre aux différents défis que représente l’édition de ce corpus, le site Web doit permettre aux visiteurs non seulement d’accéder aux images fac-similé des manuscrits et à leur transcription, mais également d’expérimenter une ou plusieurs reconstitutions conjecturales de l’organisation du «second volume». Préalablement, il faut donc définir, identifier et décrire les unités textuelles de base dont il faut préserver la mobilité. Cette démarche heuristique fait apparaître l’interdépendance des choix de structuration, d’encodage et de conception des interfaces d’édition – caractéristique des projets d’édition électronique.

Yvan Leclerc: De Madame Bovary à Bouvard et Pécuchet : deux éditions numériques des manuscrits de Flaubert.
http://w3.unicaen.fr/services/puc/ecrire/preprints/preprint0072011.pdf
Le site consacré à l’édition numérique des manuscrits de Madame Bovary est ouvert au public depuis le 15 avril 2009. Un chantier comparable a ouvert en 2008 pour Bouvard et Pécuchet, premier volume. Nous nous proposons de comparer les deux projets, dans leurs caractéristiques spécifiques et dans la mise en œuvre technique, en particulier sur le plan du balisage.

Flaubert. Revue critique et génétique, n°5, 2011: «Flaubert en Amérique. Théories de l'évolution et scepticisme philosophique»
Dossier coordonné par Agnès Bouvier
http://www.fabula.org/actualites/flaubert-revue-critique-et-genetique_45858.php
Agnès Bouvier, Flaubert en Amérique
Timothy Chester, Flaubert lecteur de l'«Apologie de Raimond Sebond». D'après les notes de lecture
Suzanne Braswell, Flaubert's Dig: From Fragments to Modernity's Emerging Form:
Ruth Morris, Madame Bovary and Catastrophism: Revolving narratives
Luke Bouvier, Le Bruit de l'amer: Time, Loss and Fossilized Romanticism in Madame Bovary
Agnès Bouvier, «Au fracas de la foudre, les animaux intelligents s'éveillèrent». De la «Genèse» de Salammbô à la théorie de la génération spontanée
Anthony Zielonka, Fossils and Theories of Evolution in Gustave Flaubert's Bouvard et Pécuchet

Articles

(< Gilles Cléroux, BU de Rouen)
Frédérique Asklund, «Amitiés littéraires dans les années 1850: Théophile Gautier, Louis de Cormenin, Maxime Du Camp, Gustave Flaubert, Louis Bouilhet», dans Péguy au coeur: de George Sand à Jean Giono. Mélanges en l'honneur de Madame Julie Sabiani, sous la direction de Denis Pernot, Paris, Klincksieck, 2011, p.45-62.

(< Gillian Pink)
Gérard Gengembre, «“C'est pour moi un saint!”: Voltaire dans les lettres de Flaubert», Cahiers Voltaire 10, 2011.
http://c18.net/18/p.php?nom=p_cv10

Hurlburt, Sarah, «Educating Emma: A Genetic Analysis of Reading in Madame Bovary», Nineteenth-Century French Studies, 40.1-2 (2011-2012), p.81-95.
[Article fondé sur les transcriptions des brouillons de Madame Bovary en ligne. Pages dont les transcriptions sont citées dans l'article: Plans et scénarios, folio 18, brouillons vol. 1, folios 30 et 82v.]

(< Gillian Pink)
Mary Orr, «Arsenic and Old Push? Sinister deaths in Un coeur Simple by Gustave Flaubert», French Studies Bulletin, Volume 32, Issue 120, Autumn 2011, p.62-65.
http://fsb.oxfordjournals.org/content/32/120/62.full

[BULLETIN FLAUBERT n° 133 / 7 septembre 2011]

Édition

Gustave Flaubert, Madame Bovary. Reproduction au trait de l'édition originale de 1857, annotée par Gustave Flaubert (BHVP, Rés. ms. 95). Postface de Yvan Leclerc.
http://www.droz.org/fr/livre/?GCOI=26001100495520&fa=author&person_id=448
Présentation de l’éditeur:
«Il ne s'agit pas de donner une simple reproduction anastatique d'un texte mais d’offrir l’édition la plus proche possible d’un exemplaire d’exception, s’entend pour sa valeur scientifique de témoin unique de son époque. Pour cela, le texte tel qu’il parut la première fois est respecté dans son format, sa composition, sa mise en page.»
Du 1er octobre au 15 décembre 1856, la Revue de Paris publie dans six numéros consécutifs un roman inédit, Madame Bovary. Laurent-Pichat, rédacteur de la Revue, a exigé de son auteur des coupes et censuré certaines scènes. Dès qu'il reçoit en avril 1857 son exemplaire de l’édition originale, Flaubert, désireux de pérenniser la bêtise du censeur, reporte une par une les corrections exigées et commente la suppression imposée. Il procède très minutieusement: au crayon d’abord - il met les passages concernés entre crochets, il barre d’un trait horizontal les fragments courts, d’une croix de saint André les plus longs - puis à l’encre, il encadre presque toujours le morceau visé et, quelquefois, repasse à la plume sur les rayures au crayon. Paradoxe de la rature, ce qui immédiatement saute aux yeux, c’est la violence de la mutilation. Et c’est presque une autre Madame Bovary que l’on découvre, une Bovary de bon goût, enfin acceptable, privée de son «immoralité» supposée.
Sans doute le premier écrivain à inscrire rétrospectivement dans le corps même du livre l’un des moments douloureux de sa genèse, Flaubert montrait volontiers cet exemplaire-témoin à ses amis. Par cette édition, son objectif est atteint: faire sortir la censure du cadre privé du manuscrit afin que la postérité puisse juger.»
Commentaire sur le blog de Pierre Assouline:
http://passouline.blog.lemonde.fr/2011/09/02/flaubert-se-barre

Articles

Walid Ezzine, «Flaubert, lecteur de l’Histoire naturelle de Pline», Ktema, n°35, 2010, p.393-401.

Sabine Narr, «La poétique du vitrail chez Flaubert et Zola», Les Cahiers naturalistes, n°85, 2011, p.175-190.

Zaven Paré, «Emma et la thermodynamique», ALLIAGE (Culture-Science-Technique), Université de Nice Sophia Antipolis, n°68, mai 2011, p.40-51.
Article également disponible en ligne sur le site Flaubert:
http://flaubert.univ-rouen.fr//article.php?id=8

Corinne Saminadayar-Perrin, «Salammbô et la querelle du “roman archéologique”», RHLF, n°3, 2001 (juillet-septembre).

[BULLETIN FLAUBERT n° 132 / 1er juin 2011]

Édition

(< Louis Watt-Owen)
Flaubert, Bouvard et Pécuchet, édition Stéphanie Dord-Crouslé, avec une interview: «Éric Chevillard, pourquoi aimez-vous Bouvard et Pécuchet?», Flammarion, GF, 2011.
http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=39250&levelCode=litterature

Ouvrages

(< Gilles Cléroux, BU de Rouen)
Jean-Louis Cabanès, Le négatif: essai sur la représentation littéraire au XIXe siècle, Paris, Classiques Garnier, «Études romantiques et dix-neuviémistes, 13», 2011.
Deux chapitres sont consacrés à Flaubert: «L’ironie et le sublime chez Flaubert» (p.95-109), [à travers Madame Bovary, L’Éducation sentimentale et Un coeur simple]; «Flaubert et l’hallucinatoire: cadre épistémique et cadre rhétorique: l’exemple des sept péchés capitaux dans la troisième version de La Tentation de saint Antoine» (p.209-227).

Soledad Fox, Flaubert and Don Quijote. The Influence of Cervantes on Madame Bovary, Sussex Academic Press, 2010.
http://www.sussex-academic.co.uk/sa/titles/literary_criticism/Fox.htm

Gisèle Sapiro, La responsabilité de l’écrivain: littérature, droit et morale en France (XIXe-XXIe siècle), Paris, Seuil, 2011.
Contient: «Madame Bovary lectrice de “Madame Bovary”», p.266-284. Il est beaucoup question de Flaubert tout au long de l’ouvrage, notamment dans la seconde partie «La conquête de l’autonomie littéraire sous le Second Empire», en particulier à propos du procès de 1857.

Bernard Teyssèdre, Arthur Rimbaud et le foutoir zutique, Paris, Léo Scheer, 2011.
Contient dans un dossier annexe: «Les conneries de Flaubert?» [à propos de la première occurrence ou pas du mot «connerie» dans une lettre de 1845 adressée à Ernest Chevalier], p.631-632.

Ouvrages collectifs

(< Catriona Seth)
Flaubert: Shifting Perspectives
Dix-Neuf, 15.1, April 2011. Guest edited by Anne Green, Mary Orr and Timothy Unwin.
Contact subscriptions@maney.co.uk for institutional subscriptions or for individual subscriptions contact the SDN Membership Secretary, bradley.stephens@bristol.ac.uk
Nigel Harkness and Nicholas White General Editors

Contents
‘Introduction’, Anne Green, Mary Orr, Timothy Unwin
‘Being There with Flaubert’, Timothy Unwin
‘Undermining Exoticism: Flaubert’s use of antithesis in L’Éducation sentimentale’, Jennifer Yee
‘GerMania: Faust, Folie and Flaubert’, Michael Seabrook
Sous Napoléon III: New Thoughts on Flaubert’s "Second Empire Novel"’, Anne Green
‘Visions of Revolution: The Early Life of Achille-Cléophas Flaubert’, Geoffrey Wall
Madame Bovary and the Institutional Transformation of Pharmacy’, Larry Duffy
‘Flaubert the Reader: The Case of Corneille’s Médée’, Timothy Chesters
‘Invisible Author-Gods: Flaubert, Joyce and Intertextual Theory’, Scarlett Baron
‘Double-Seater Desks, Copulating Dogs, Broken Bicycles: Flaubert’s Bouvard et Pécuchet and Beckett’s Mercier et Camier’, Kate Rees
‘Antoine, Reader of his Age: The Textual Tentation and its Intertexts of Science’, Mary Orr
‘From the Curieux to the Collectionneur: Bouvard et Pécuchet and the Modern Culture of Collecting’, Emma Bielecki
‘Flaubert et la revanche de la nature’, Aude Campmas
‘Silence as Alterity: the Portrait of Djalioh in Flaubert’s Quidquid volueris’, Sucheta Kapoor
‘Young Gide Reading Flaubert: Les Cahiers d’André Walter and the Galloping Sphinx’, Jason Hartford

Bulletin Flaubert-Maupassant, n°25, 2010, dossier «Les voyages de Flaubert»
Sommaire:
Éditorial
par Daniel Fauvel
Hommage à Jean-François Delesalle
CONFÉRENCES
Flaubert, Madame Bovary et le comice agricole de Grand-Couronne
par Daniel Fauvel
L’inventaire après décès d’Achille-Cléophas Flaubert
par Hubert Hangard
Deux modèles du père Bovary
par Claude Bouhier
COLLOQUE: LES VOYAGES DE FLAUBERT
Par les champs et par les grèves et Madame Bovary: comment le jeune Flaubert en est venu à concevoir un romanesque sans roman
par Jeanne Bem
La figure de Flaubert voyageur d’après sa correspondance
par Catherine Robert
Illustrer Par les champs et par les grèves
par Éric Guilbert
Les voyages orientaux de Flaubert
par Helge Vidar Holm
Le jeune Flaubert au lac Majeur et au Simplon en 1845
par Adriana Santoro Dolcini
DOCUMENTS
Flaubert et le japonisme
par Kayoko Kashiwagi
Transcription des notes de Flaubert sur le Coran
par Jaouik Moulay-Badreddine
Flaubert, lecteur du Coran
par Jaouik Moulay-Badreddine

Articles

( Dominique Noguez, «Petits riens sur Flaubert et quelques autres», Études françaises, vol.5, n°1, 1969, p.71-78. http://id.erudit.org/iderudit/036370ar

(< Gilles Cléroux)
Florence Pellegrini, «Flaubert “dépolitiqué”?: l’engagement à l’épreuve de la dépersonnalisation» dans Roman et politique: que peut la littérature?, sous la dir. de Isabelle Durand-Le Guern et Ionna Galleron, Rennes, Presses universitaires de Rennes, «Interférences», 2011, p.55-68.

Joëlle Robert, «Lettres à une femme poète: Gustave Flaubert, Louise Colet et la poésie», dans Correspondance et poésie, textes réunis et présentés par Jean-Marc Hovasse, actes du colloque de Brest, 16-17 octobre 2009, Presses universitaires de Rennes, coll. «Interférences», 2011, p.237-246.

Mitsumasa Wada, «Une leçon de choses inattendue ou comment Victor a appris la notion de la propriété dans Bouvard et Pécuchet», dans Kazuyoshi Yoshikawa et Noriko Taguchi, Comment naît une oeuvre littéraire (Actes du Colloque à l’Université de Kyoto, 7, 8 et 9 décembre 2007), Champion, 2011, p.175-189.

(< Gilles Cléroux)
Dictionnaire Gide, sous la direction de Pierre Masson et Jean-Michel Wittmann, Paris, Classiques Garnier, coll. «Dictionnaires et synthèses», 1, 2011.
Contient une notice sur Flaubert, signée Jean-Michel Wittmann, p.158-159.

Dictionnaire Octave Mirbeau, sous la direction de Yannick Lemarié et Pierre Michel, Lausanne, L’Âge d’homme, Société Octave Mirbeau, 2011.
Contient une notice sur Flaubert signée Pierre Michel, p.136-138.

Compte rendu

Julian Barnes, «“Cherchez la femme.” How an amateur sleuth uncovered Flaubert’s relationship with an English governess», Times Literary Supplement, mai 2011, p.14. Compte rendu de Hermia Oliver, Flaubert et une gouvernante anglaise, trad. Gillian Pink, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2011.

[BULLETIN FLAUBERT n° 131 / 4 mai 2011]

Éditions

Flaubert, Salammbô, édition préfacée, annotée et commentée par Jacques Neefs, Le Livre de Poche, coll. «Les Classiques de Poche», 2011.
[Le texte de cette édition n’a pas été établi avec toute la rigueur scientifique requise. Voir deux remarques philologiques par Yvan Leclerc:
http://flaubert.univ-rouen.fr/comptes_rendus/salammbo_poche2011_leclerc.php

Ouvrages

Hermia Oliver, Flaubert et une gouvernante anglaise [Flaubert and an English Governess, Clarendon Press, Oxford, 1980], traduit par Gillian Pink, préface inédite de Julian Barnes, Publications des universités de Rouen et du Havre, coll. «Flaubert», 2011.
http://www.univ-rouen.fr/irshs/users/purh/spip.php?article616
Présentation de l’éditeur:
Parmi les femmes aimées par Flaubert, la plus mystérieuse de toutes est Juliet Herbert, dont il ne subsiste aucun portrait ni aucune lettre. Hermia Oliver raconte ici sa quête de cette Anglaise, qui fut la gouvernante de Caroline, la nièce de Flaubert, puis pendant vingt ans une des proches du romancier. En recourant aux recensements, aux testaments, aux registres paroissiaux et aux lettres échangées entre divers correspondants, l’auteur revient sur les années que Juliet a passées à Croisset, ainsi que sur les voyages de Flaubert en Angleterre et les séjours de Juliet à Paris. Au fil des indices qui permettent de suivre l’histoire de Juliet, c’est aussi un nouveau portrait de Flaubert qui se dessine, très différent du misanthrope peint par certains de ses biographes. L’ouvrage aide à comprendre comment il intégrait des souvenirs de voyage à ses écrits, et pourquoi il ne subsiste aucune lettre échangée entre lui et Juliet.

Hedge Vidar Holm, Moeurs de province. Essai d’analyse bakhtinienne de Madame Bovary, Berne, Peter Lang, 2011. Préface de Yvan Leclerc.
http://www.peterlang.com/index.cfm?event=cmp.ccc.seitenstruktur.detailseiten&seitentyp=produkt&pk=54740&concordeid=430453
Présentation de l’éditeur:
Personne ne sait pourquoi Gustave Flaubert a rajouté de sa main, sur la première page du manuscrit définitif de Madame Bovary, celui du copiste, le sous-titre Moeurs de Province. A quelques rares exceptions près, la recherche flaubertienne ne s'est guère penchée sur la question, et depuis la mort du romancier normand, la plupart des éditeurs du roman a tout simplement supprimé le sous-titre, pourtant si significatif notamment pour une compréhension approfondie des intentions critiques de Flaubert vis-à-vis de la société bourgeoise de son époque.
Pour l'auteur de cet essai, le premier de longue haleine à étudier le sens et la signification du sous-titre, les moeurs provinciales visées par l'écrivain dans son premier roman publié sont avant tout des moeurs langagières. La langue et les langages sont au centre de ce livre, où le personnage le plus troublant, la protagoniste Emma Bovary, est clairement victime de ces moeurs langagières bien que, à certains moments, elle arrive à sortir de leur contrainte et paraître une voix à part entière, tels les personnages romanesques polyphoniques de Dostoïevski vus par Bakhtine.

(< Gilles Cléroux)
Claude-Pierre Pérez, Les infortunes de l'imagination, Saint-Denis, Presses Universitaires de Vincennes, coll. «L'imaginaire du texte», 2010. Contient: «Note sur Flaubert» [à propos de La Tentation de saint Antoine], p.85-90.

Ouvrage collectif

Bulletin de la Section française, Faculté des Lettres, Université Rikkyo, n°40, 2011
«Flaubert au carrefour des cultures», textes réunis par Norioki Sugaya
Avant-propos, par Norioki Sugaya

1. Flaubert, l’Orient et la Religion
Gisèle Séginger, «Flaubert en Orient – L’invention d’un art du sensible»
Stéphanie Dord-Crouslé, «Le “livre des voyageurs” au XIXe siècle: usages et manifestations littéraires – avec application au cas de Gustave Flaubert»
Gisèle Séginger, «Le sentiment religieux dans la littérature française du XIXe siècle»

2. Flaubert et les penseurs du XXe siècle
Masanori Tsukamoto, «“La bêtise n’est pas mon fort” – la notion de bêtise chez Valéry et chez Flaubert»
Norioki Sugaya, «La littérature comme négativité: Flaubert et Sartre»
Nao Sawada, «Le style est-il l’homme même? – ce que Sartre analyse chez Flaubert»
Atsushi Yamazaki, «Le roman face à la métaphysique: Flaubert et Rancière»

Articles

(< Gilles Cléroux)
Ye Young CHUNG, «Problème de la lecture dans Bouvard et Pécuchet», dans Pour une critique décalée: autour des travaux de Pierre Bayard, textes réunis par Laurent Zimmermann, Nantes, Cécile Defaut, 2010, p.153-176.

Pierre-Jean Dufief, «Dialogues savants et burlesques dans Bouvard et Pécuchet», dans Le débat d'idées dans le roman français, sous la dir. de Geneviève Artigas-Menant et Alain Couprie, Paris, PUPS, «Lettres françaises», 2010, p.47-57.

Yvan Leclerc, «Flaubert et le style célibataire», dans Machine littéraire, machine célibataire et «genre neutre», Annette Runte (dir.), Würzburg, Königshausen & Neumann, 2011, p.125-133.

Boris Lyon-Caen, «Le roman oblique (Flaubert)» dans Le début et la fin du récit, une relation critique, sous la dir. d'Andrea Del Lungo, Paris, Classiques Garnier, «Théorie de la littérature, 2», 2011, p.195-205.

Zaven Paré, «Le théâtre Bovary» [en ligne], site Flaubert, 2011.
http://flaubert.univ-rouen.fr//article.php?id=18

Catherine Schmider, «“Ta chasteté n’est qu’une corruption plus subtile” – le célibat comme dispositif textuel dans l’oeuvre de Gustave Flaubert», dans Machine littéraire, machine célibataire et «genre neutre», ouvr. cité, p.135-144.

Sérgio Scotti, «O estilo como escrita de si e o objeto a em Flaubert» [Le style comme écriture de soi et l’objet a chez Flaubert] (texte en portugais). Communication présentée au IIIe colloque international Psychanalyse et Écriture, université Paris 13, 26-27 novembre 2010.
http://flaubert.univ-rouen.fr/article.php?id=17

Comptes rendus

Éditer le chantier documentaire de Bouvard et Pécuchet. Explorations critiques et premières réalisations numériques, textes réunis par Rosa Maria Palermo Di Stefano, Stéphanie Dord-Crouslé, Stella Mangiapane, Messine, Andrea Lippolis Editore, 2010.
Compte rendu par Michel Pierssens:
http://flaubert.univ-rouen.fr/comptes_rendus/bpchantier_pierssens.php
Barbara Vinken / Peter Fröhlicher (ed.), Le Flaubert réel, Tübingen, Niemeyer, 2009. Compte rendu par Joseph Jurt, Romanische Forschungen, [Francfort], t.123, n°1, 2011, p.137-140. Disponible également en ligne:
http://flaubert.univ-rouen.fr/comptes_rendus/vinken_jurt.php

Éric Le Calvez, Genèses flaubertiennes, Amsterdam/ New York, Rodopi, 2009. Compte rendu par Jeanne Bem, Romanische Forschungen, [Francfort], t.123, n°1, 2011, p.114-117.

[BULLETIN FLAUBERT n° 130 / 16 mars 2011]

Ouvrages

(< Gilles Cléroux)
Vincent Jouve, Pourquoi étudier la littérature? , A. Colin, 2010.
«Interlude 1: Emma et la graisse des livres (Flaubert, Madame Bovary)», p.39-48.

Revue Flaubert, n°10, 2010

Animal et animalité chez Flaubert
Numéro dirigé par Juliette Azoulai
http://flaubert.univ-rouen.fr/revue/sommaire.php?id=10

Juliette Azoulai, Avant-propos

Philosophie de l’animalité: une variation sur les frontières
Didier Philippot, Le rêve des bêtes: Flaubert et l’animalité
Mikhaïl Bakhtine, Notes sur Flaubert, texte présenté, traduit et annoté par Victoire Feuillebois
Serge Zenkine, La limite zoologique de la culture (Bakhtine et Flaubert)
Corinne Saminadayar-Perrin, Animalité, barbarie, civilisation: questions de frontière dans Salammbô

L’anthropologie animale
Niklas Bender, La femme, (et) la bête: anthropologie de l’amour et de la religion chez Flaubert
Guillaume Gomot, Est-elle bête? ... Rosanette: une figure animale de L’Éducation sentimentale

Symbolisme animalier et mystique animale
Brigitte Le Juez, La sensualité mystique et le perroquet chez Flaubert
Gisèle Séginger, Les métamorphoses du serpent
Walid Ezzine, Le symbolisme animalier dans Salammbô
Juliette Azoulai, Le bestiaire spirituel de La Tentation: une gnose de l’incarnation

L’esthétique animale
Yvan Leclerc, Les «animalités de l’homme» - plume
Jacques Berchtold, Figures de l’auteur en bêtes: autoréflexivité dans Madame Bovary
Maria Teresa Moia, Le réalisme «supprimé» de Madame Bovary: étude de l’exemplaire-témoin et des coupures concernant la présence animale

Les textes de Juliette Azoulai, Yvan Leclerc, Didier Philippot et Gisèle Séginger ont fait l’objet d’une communication au séminaire Paris 3-Paris 4, le 13 novembre 2010, lors de la séance consacrée à «Flaubert et l’animalité», dirigée par Juliette Azoulai et Didier Philippot. Les articles de Corinne Saminadayar-Perrin et Jacques Berchtold sont issus de communications présentées au colloque «L’animal du XIXe siècle» (en octobre 2008), rencontre organisée par l’équipe «Littérature et civilisation du XIXe siècle» de l’université Paris Diderot-Paris VII. Nous remercions vivement Paule Petitier, directrice du colloque, de nous avoir mis en relation avec les auteurs de ces articles.

Compte rendu

(< Benoît Mélançon)
Éric Le Calvez, Genèses flaubertiennes, Amsterdam/ New-York, Rodopi, coll. «Faux Titre».
Compte rendu par Chantal Bouchard, «Les manuscrits de Flaubert: le rêve du généticien», @nalyses [En ligne], XIXe siècle.
http://www.revue-analyses.org/index.php?id=1763

[BULLETIN FLAUBERT n° 129 / 23 février 2011]

Édition

La Première Tentation de saint Antoine, suivie de La Vie de saint Antoine par saint Athanase et Jacques de Voragine, Éditions Ivres de Livres, 480 pages, 26 euros, ISBN 978-2-919598-02-1
http://www.ivres-de-livres.fr/

Ouvrage

(< Gilles Cléroux, BU de Rouen)
Guy Ducrey, Tout pour les yeux: littérature et spectacle autour de 1900, Paris, Presses de l'Université Paris-Sorbonne, collection «Theatrum mundi», 2010.
Le chapitre «Salammbô sur les planches» (p.255-274) est consacré aux diverses adaptations, sérieuses ou burlesques du roman, et plus particulièrement à l'opéra de Reyer et à sa réception lors de la première à Bruxelles en 1890 (illustré avec des documents d'époque).

Articles

Pierre-Claver Mongui, «“Connaître à fond les paysages” africains, une quête de réalité préalable à la fiction: Salammbô au fil du Carnet de voyage à Carthage», 2011 [en ligne], site Flaubert:
http://flaubert.univ-rouen.fr/article.php?id=16

Atsuko Ogane, «Vers un nouveau mythe lunaire de Salomé. Modernité de la mise en scène de la danse de Salomé», Cahiers victoriens et édouardiens, n°72, octobre 2010, «Studies in the Theatre of Oscar Wilde», textes réunis par Marianne Drugeon, Presses universitaires de la Méditerranée, p.167-184.

Stéphane Vachon, «Du nouveau sur la rencontre de Flaubert et de Balzac (témoins Victor Hugo et Jules Claretie)», Histoires littéraires, oct.-nov.-déc. 2010, vol.XI, n°44, p.5-37.
[Par un brouillon de la préface aux Dernières chansons de Bouilhet, transcrit par Alan Raitt, on savait que Flaubert avait suivi Balzac lors de sa venue à Rouen pour un procès de presse, sans oser l’aborder. Stéphane Vachon a trouvé la confirmation de cet événement dans deux chroniques de Jules Claretie, publiées dans Le Temps des 8 février et 5 septembre 1884. Flaubert a raconté cet épisode chez Hugo. Stéphane Vachon établit un calendrier très précis des rencontres entre ces deux écrivains. - Au passage, pourquoi qualifier Léonie Brainne de «langoureuse» (p.7)? C’est projeter sur cet «ange» de Flaubert, dont on ne sait presque rien puisque ses lettres ont disparu, les dispositions qu’il aurait bien voulu y trouver. Les chaudes formules insistantes des lettres de Flaubert auraient tendance à prouver a contrario qu’elle resta plutôt tiède à son égard. Sinon, on ne comprend pas l’envoi du Candidat: «À Me Brainne/ qui fait le malheur de ma vie!/ St Polycarpe.»]

Compte rendu

Fiction et documentation. Les manuscrits Flaubert de la Fondation Martin Bodmer, édition et présentation par Gisèle Séginger, Bâle, Schwabe, «Bibliotheca Bodmeriana», 2010, 158 p.
Compte rendu par Nathalie Petit:
http://flaubert.univ-rouen.fr/comptes_rendus/seginger_petit.php

[BULLETIN FLAUBERT n° 128 / 12 janvier 2011]

Ouvrage

(< Jeanne Bem et Aurélie Barjonet)
Sabine Narr, Die Legende als Kunstform. Victor Hugo, Gustave Flaubert, Émile Zola [La Légende comme forme artistique], Munich, Wilhelm Fink, 2010, 444 p., 13 ill., 8 ill. en noir et blanc, broché, EUR 56,00, ISBN: 978-3-7705-5064-7
http://www.fink.de/katalog/titel/978-3-7705-5064-7.html

Présentation de l'éditeur (trad. Aurélie Barjonet)
Le livre de Sabine Narr est consacré à un sujet peu abordé par la recherche littéraire française ou par l’histoire des médias: la légende au XIXe siècle. Les oeuvres d’Hugo, de Flaubert et de Zola élèvent la légende au rang de forme artistique et contiennent un dialogue entre les arts, si bien qu’on peut parler d’une véritable réception intermédiatique de la légende au XIXe siècle. Ce nouveau regard sur l’art religieux est encore perceptible dans des projets d’art contemporain, à l’instar de «Chartres en Lumières» ou des projets mettant en scène des macrophotographies de vitraux.

Sur l'auteur
Sabine Narr est assistante de recherche et d’enseignement en littérature française à l’Université de la Sarre en Allemagne.

Message de Jeanne Bem:
Parution en librairie de la thèse de doctorat de Sabine Narr (soutenue à l’Université de la Sarre, Allemagne, le 3 septembre 2009, a obtenu la mention «summa cum laude», avec les éloges les plus élevés, la meilleure mention dans le système allemand).
Sous une problématique d’ensemble, dégagée dans une solide introduction (pages 9-52), l’ouvrage présente trois monographies, avec cependant une circulation entre les trois, sous forme de rappels et de comparaisons. J’ai déjà présenté l’interprétation très stimulante que Sabine Narr propose de Madame Bovary. Voir le compte rendu de sa thèse:
http://flaubert.univ-rouen.fr/theses/narr_bem.php

Aux lecteurs flaubertiens qui lisent l’allemand, je présente ici la disposition de la partie «Flaubert» du livre (pages 161-328):
II. La légende comme forme artistique dans l’oeuvre de Gustave Flaubert
1. Madame Bovary. Moeurs de Province – une antilégende?
1.1. Vierge et pécheresse.
1.2. Emma entre «vocation», «prédestination» et «fatalité»
1.3. Crise et passion sous le signe de la religion et de l’amour
1.4. Profanation d’un martyre
1.5. Ascension imaginaire d’une pécheresse
1.6. La légende comme discours réaliste et romantique: la mort d’Emma et la vision de Charles
1.7. L’«effet posthume» d’un adultère
2. La légende comme transgression intermédiale: La Tentation de saint Antoine
3. Trois Contes – variations sur la forme-légende
3.1. Un coeur simple – l’actualisation de la légende
3.2. La Légende de saint Julien l’Hospitalier – la poétique du vitrail
3.3. Hérodias – la naissance de la légende.

Ouvrages collectifs

Éditer le chantier documentaire de Bouvard et Pécuchet. Explorations critiques et premières réalisations numériques, textes réunis par Rosa Maria Palermo Di Stefano, Stéphanie Dord-Crouslé et Stella Mangiapane, Messina, Andrea Lippolis Editore, 2010.
SOMMAIRE
Avant-propos
OUVERTURES
R. M. Palermo Di Stefano, In principio…
S. Dord-Crouslé, Vers une édition électronique des dossiers de Bouvard et Pécuchet
S. Panarello, S. Stelitano, S. Patanè, S. Mangiapane, Une interface multilingue pour l’édition électronique des dossiers de Bouvard et Pécuchet
CHANTIERS
É. Baïsse Macchi, Quelques avancées à propos des «Idées Historiques»
C. Berthaud, Diffusion et plus-value des dossiers de Bouvard et Pécuchet, ou comment faire du «buzz» sur le net avec Flaubert
C. Goutaland, Autour de l’économie domestique
V. Malleron, Le traitement de l’image dans les dossiers de Bouvard et Pécuchet
F. Mercier, Les notes prises sur L’Artiste, Journal de la littérature et des Beaux-Arts
E. Morlock-Gerstenkorn, Qu’est-ce qu’un fragment? Enjeux et critères d’une définition dans le contexte du projet «Bouvard»
R. Tournoy, Sélection d’interfaces de visualisation
F. Vatan, Flaubert, lecteur des Oeuvres posthumes du Docteur Charles Le Fèvre
EXPLORATIONS
O. Bara, Autour de «Rocaille. Théâtre». Petite enquête sur un dossier préparatoire de Bouvard et Pécuchet
C. Barel-Moisan, Quelques pistes sur le dossier «Socialisme»: organisation, destination, problématiques
S. Dord-Crouslé, Entre notes de lecture et fragments préparés pour le second volume: les transferts de citations à l’épreuve du dossier «Religion»
D. Gleizes, Modalités de la prise de notes dans les dossiers préparatoires de Bouvard et Pécuchet: le cas du dossier «Socialisme»
É. Le Calvez, «République de 1848»
Y. Leclerc, La section «Théâtre» dans les dossiers de Bouvard et Pécuchet
B. Magaudda, Le dossier «Politique» dans la documentation préparatoire de Bouvard et Pécuchet: description du corpus
S. Mangiapane, De la citation à la paraphrase. Réécritures du savoir encyclopédique dans les dossiers de Bouvard et Pécuchet
S. Micale, Le dossier «Styles (Spécimen de)-Périphrases», de loin et de près
S. Mombert, Le jugement critique. Étude génétique du dossier «Critique» des dossiers de Bouvard et Pécuchet
N. Petit, Le dossier «Journaux»: de L’Éducation sentimentale au second volume de Bouvard et Pécuchet
B. Seter, Le dossier «Socialisme-Politique» dans les notes préparatoires pour le second volume de Bouvard et Pécuchet
N. Sugaya, Régularités et distorsions: les transferts d’extraits dans le dossier médical de Bouvard et Pécuchet
M. Wada, Éduquer et écrire: le dossier pédagogique de Bouvard et Pécuchet
A. Yamazaki, La destination des notes de lecture du dossier «Philosophie»
Sommaire en pdf:
https://nakala.fr/nakala/data/11280/a45f4ba0
Couverture:
https://nakala.fr/nakala/data/11280/cadb03a9
Bon de commande en ligne:
http://www.lippoliseditore.it/BON-DE-COMMANDE.pdf

Flaubert, revue critique et génétique, n°4, décembre 2010
Flaubert et l'histoire des religions, dossier coordonné par Agnès Bouvier, Philippe Dufour et Dagmar Stöferle.
http://www.fabula.org/actualites/article41666.php
Sommaire
Agnès Bouvier, Philippe Dufour et Dagmar Stöferle, «Flaubert et l'histoire des religions»
Première partie: contexte culturel, intertextes flaubertiens
Sotera Fornaro, «Friedrich Creuzer (1771-1858) à l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres»
Suzanne Gödde, «...das Unendliche im Endlichen gebären...»
Agnès Bouvier, «Au rendez-vous allemand (1)»
Philippe Dufour, «La lettre perdue»
Edgar Quinet, «La vie de Jésus-Christ, du Docteur Strauss» (présenté et annoté par Philippe Dufour)
Deuxième partie: écritures flaubertiennes du religieux
Joséphine Alida Jacquier, «À l'intérieur des images»
Mary Orr, «Le Cosmos d'Alexandre von Humboldt et La Tentation de saint Antoine de Gustave Flaubert: deux oeuvres de toute une vie»
Dagmar Stöferle, «L'hallucination de la connaissance: La Tentation de saint Antoine de Flaubert»
Cordula Reichart, «Faire clair et vif avec des éléments complexes»
Agnès Bouvier, «Au rendez-vous allemand (2)»
Edi Zollinger, «Ovide, Flaubert, Proust: remise du fuseau d'Arachné»

Articles

Joseph Jurt, «L’intermédialité chez Flaubert»
http://flaubert.univ-rouen.fr/article.php?id=14
Traduction par l'auteur de son article «Frühgeschichte der Intermedialität: Flaubert», in Uta Degner, Norbert Christian Wolf (ed.), Der neue Wettstreit der Künste. Legitimation und Dominanz im Zeichen der Intermedialität. Bielefeld, transcript, 2010, p.19-40. «Correspondance de Gustave Flaubert. Bibliographie des éditions et des études (1884-2010)», établie par Gilles Cléroux (B.U. de Rouen).
http://flaubert.univ-rouen.fr//article.php?id=12
Cette bibliographie aurait dû être publiée avec le cinquième et dernier volume de la Correspondance de Flaubert, dans la Bibliothèque de la Pléiade. Faute de place, les éditeurs ont été contraints d'y renoncer. Nous donnons ici l'ensemble des références, mises à jour jusqu'en 2010.

Compte rendu

Niklas Bender, La Lutte des paradigmes. La littérature entre histoire, biologie et médecine (Flaubert, Zola, Fontane) , Amsterdam, New York, 2010, 556 p. («Faux Titre», 351). Compte rendu de Joseph Jurt.
http://flaubert.univ-rouen.fr/comptes_rendus/bender_jurt.php

[BULLETIN FLAUBERT n° 127 / 15 décembre 2010]

Traduction

Flaubert, November, traduit en hongrois par Romhanyi Török Gabor, Budapest, Napkut Kiado, 2010.

Articles

Stéphanie Dord-Crouslé: «De l’esclavage selon Flaubert» dans Littérature et esclavage, XVIIIe-XIXe siècles, sous la dir. de Sarga Moussa, Paris, Desjonquères, «L’esprit des lettres», 2010, p.371-382.
[L’esclave est d’abord une «figure essentielle d’un Orient rêvé qui fascine le futur écrivain» (p.371). Devant les esclaves réels, maltraités par les maîtres, Flaubert fait preuve de «détachement émotionnel». Retournement politique et idéologique: «en tant que membre d’une aristocratie naturelle dont la légitimité est battue en brèche par le suffrage universel, [Flaubert] se pose comme victime d’une oppression et se pense donc sur le modèle de l’esclave sous la férule du maître» (p.378). Dans les dossiers de Bouvard et Pécuchet, la question de l’esclavage est réduite «à son seul traitement stylistique» (p.380).]

Zuzanna Krasnopolska, «Lectures d'Emma Bovary et Teresa Uzeda: deux cas de boulimie littéraire», 2010.
[Comparaison entre les héroïnes de Madame Bovary et du roman en italien de Federico De Roberto, L'Illusione, 1891.]
http://flaubert.univ-rouen.fr/article.php?id=5

Ioan Pop-Curseu, «La chair, la statue et les mouches: une obsession de Flaubert», 2010.
http://flaubert.univ-rouen.fr/article.php?id=10

Comptes rendus

Deux articles sur la nouvelle traduction en anglais de Madame Bovary par Lydia Davis: Madame Bovary: Provincial Ways by Gustave Flaubert, translated by Lydia Davis, Penguin, 2010.
(< Vanessa Guignery)
Julian Barnes, «Writer’s Writer and Writer’s Writer’s Writer» [sur la traduction de Madame Bovary par Lydia Davis:], London Review of Books, vol.32, n°22, 18 novembre 2010.
http://www.lrb.co.uk/v32/n22/julian-barnes/writers-writer-and-writers-writers-writer

Jonathan Raban, «Flaubert, Imperfect», The New York Review, vol. LVII, n°15, 14-27 octobre 2010.
http://www.nybooks.com/articles/archives/2010/oct/14/flaubert-imperfect/

[BULLETIN FLAUBERT n° 126 / 4 novembre 2010]

Édition

Fiction et documentation. Les manuscrits Flaubert de la Fondation Martin Bodmer, édition et présentation par Gisèle Séginger, Schwabe, «Bibliotheca Bodmeriana», 2010.
http://www.schwabe.ch/schwabe-verlag/buecher/detailansicht/16907df443/?Fsize=1&tt_products%5BbackPID%5D=467&tt_products%5Bproduct%5D=4273&tt_products%5Bcat%5D=16

Après la mort de Flaubert, ses livres et manuscrits ont été conservés par sa nièce, Caroline Franklin Grout, et transportés, en 1892, à la villa Tanit, à Antibes où ils demeurèrent jusqu’à sa mort en 1931. La plupart des manuscrits importants, légués par Mme Franklin Grout, se trouvent aujourd’hui à la Bibliothèque nationale de France, à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris ou à la Bibliothèque municipale de Rouen. Le reste fut dispersé au cours de deux ventes. Des manuscrits autographes des œuvres de jeunesse et de nombreux dossiers documentaires passèrent dans des collections privées et demeurent encore pour une part inaccessibles.
Depuis cette dispersion initiale, des ventes ont permis de retrouver la trace de certains d’entre eux. Ainsi la Fondation Martin Bodmer a pu faire l’acquisition des manuscrits de quelques œuvres de fiction – Le Chant de la Courtisane, L’Éducation sentimentale de 1845, un chapitre de Salammbô supprimé par Flaubert – et de plusieurs dossiers de notes et scénarios utilisés pour Madame Bovary, Salammbô, La Tentation, Bouvard et Pécuchet.
Notre volume réunit l’ensemble des manuscrits de la Fondation Martin Bodmer à l’exception du volumineux manuscrit de L’Éducation sentimentale de 1845 qui ne peut donner lieu qu’à une publication indépendante.

Table des matières
INTRODUCTION
Note sur l’établissement du texte
Notes pour La Tentation de saint Antoine
Le Chant de la courtisane
Scénarios et notes de Madame Bovary
Salammbô et l’histoire romaine selon Victor Duruy
Le chapitre explicatif de Salammbô
Un dossier préparatoire pour la «copie» de Bouvard et Pécuchet: les notes de lecture sur Port-Royal de Sainte-Beuve

Ouvrage

Didier Blonde, Carnet d’adresses, Gallimard, coll. «L’un et l’autre», 2010.
Dans le Bulletin Flaubert n°117 du 11 janvier 2010, Didier Blonde posait une question relative aux domiciles mentionnés dans le roman parisien de Flaubert: «Dans L'Éducation sentimentale, on trouve trois adresses précises: 24 bis rue de Choiseul (aujourd'hui siège du Crédit Lyonnais!); 37 rue Paradis-Poissonnière (pour les Arnoux, actuelle rue Paradis); 18, rue de Laval (actuelle Victor-Massé), pour Rosanette.
Ces numéros précis correspondent-ils à des adresses “cryptées” (personnes que Flaubert connaissait, établissements particuliers, etc.)?»
Didier Blonde préparait l’ouvrage qui paraît aujourd’hui: ce Carnet d’adresses est consacré aux domiciles des personnages de fiction, prétexte à d’érudits et savoureux allers-retours entre lieux (d)écrits et lieux vérifiables sur le terrain. Le chapitre consacré à L’Éducation sentimentale est intitulé «18, rue de Laval», p.75-81.
Du même auteur, paraît simultanément un ouvrage complémentaire: Répertoire des domiciles parisiens de quelques personnages fictifs de la littérature, La Pionnière, 2010.
Les entrées du Répertoire sont celles des noms des personnages (par ordre alphabétique) avec leurs différentes adresses (commentées). En ce qui concerne Flaubert, on trouve Frédéric Moreau, Mme Arnoux, Rosanette Bron, les Dambreuse, Charles Deslauriers, ainsi que Bouvard et Pécuchet.

Ouvrage collectif

La Mise en texte des savoirs, sous la direction de Gisèle Séginger et Kazuhiro Matsuzawa, Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, coll. "Formes et savoirs", 2010.
Présentation de l'éditeur:
Quels sont les dispositifs inventés, les figures de style, la poétique narrative qui assurent l'intégration des savoirs dans les textes littéraires et leur transformation? Les transferts épistémiques de certains savoirs contribuent-ils à l'émergence de nouvelles formes, voire de nouveaux genres? Quel est le rôle des savoirs dans la programmation des oeuvres et l'invention des formes textuelles? De la genèse des savoirs du texte à la mise en question du savoir dans l'oeuvre, nous nous interrogeons sur le désir de connaissance et ses modalités littéraires mais aussi sur la subversion des savoirs ou la crise de la vérité et de l'autorité dont la littérature rend compte tout en y participant.
Sommaire sur Fabula:
http://www.fabula.org/actualites/article40371.php

Articles

Claire Fauvergue, «Flaubert et la Monadologie», [en ligne], site Flaubert, 2010.
http://flaubert.univ-rouen.fr/article.php?id=3

Yvan Leclerc, «Parler et penser à Carthage: la représentation de la vie psychique dans Salammbô de Flaubert», Elseneur, n°25, Presses universitaires de Caen, 2010, «Représenter la vie psychique», p.129-143.

Jean-Luc Pestel, «Poétique de l’écartèlement: tensions et distorsions génériques dans La Tentation de saint Antoine», [en ligne], Revue Flaubert, n°9, 2009, dirigée par Sandra Glatigny. Dernier article, publié en retard.
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/revue/article.php?id=39

Zaven Paré, «Emma et la thermodynamique», [en ligne], site Flaubert, 2010.
http://flaubert.univ-rouen.fr/article.php?id=8

Tadataka Kinoshita, «Gustave Flaubert: écriture de l’épilepsie (1) – Infanticide latent et/ou parricide patent», [en ligne], site Flaubert, 2010.
http://flaubert.univ-rouen.fr/article.php?id=7

Compte rendu

Pierre-Marc de Biasi, Gustave Flaubert. Une manière spéciale de vivre, Grasset, 2009. Compte rendu par Jean-François Delesalle
http://flaubert.univ-rouen.fr/comptes_rendus/delesalle_biasi.php

[BULLETIN FLAUBERT n° 125 / 7 octobre 2010]

Ouvrage

Peter Rogers, The Mystery Play in Madame Bovary: Moeurs de province, Amsterdam - New York, Rodopi, 2009.
Présentation de l’éditeur:
http://www.rodopi.nl/functions/search.asp?BookId=CHIASMA+26

Ouvrage collectif

Série Gustave Flaubert n° 7, Flaubert et la peinture, textes réunis et présentés par Gisèle Séginger, Caen, Lettres modernes, Minard, 2010.
À une époque où les références picturales abondent dans les textes littéraires, où les écrivains se font critiques d’art, écrivent des romans sur les arts et les artistes, où certains ont pratiqué eux-mêmes le dessin ou la peinture (Gautier, Fromentin, Zola), Flaubert se démarque par des réflexions esthétiques sur la spécificité de la littérature. Pour écrire, il éprouve toujours la nécessité de se donner à voir l’objectif – même lorsqu’il n’existe plus comme dans le cas de l’antique Carthage – et il affirme que le but de l’écriture est avant tout de représenter, de faire voir, non d’énoncer des opinions. Pourtant, alors que le visuel est important dans ses oeuvres et qu’après sa mort – l’interdit de l’illustration étant tombé – elles ont abondamment inspiré les artistes, Flaubert n’accorde presque pas de place à la peinture dans ses romans et se montre hostile aux rapprochements entre les arts. Les références à la peinture dans la Correspondance ne sont pas non plus abondantes même si, avant 1851, les Voyages en Italie (1845), en Bretagne (1847) et en Orient (1849-1851) ont conduit Flaubert dans de nombreux musées. Mais au-delà de 1851, les références à la peinture sont très dispersées dans la Correspondance et les peintres contemporains sont peu souvent cités. Dans l’oeuvre, un seul artiste apparaît dans L’Éducation sentimentale: un peintre raté. On ne s’étonne donc pas si l’opinion de Raymonde Debray Genette a longtemps prévalu. Dans un siècle d’échanges entre peinture et littérature, de partage des idées esthétiques, où la peinture a parfois eu un rôle important dans l’émergence d’une école (on parle d’abord de réalisme en peinture), et a stimulé les écrivains (Zola invente le naturalisme dans les années 1864-1866 en réfléchissant sur la peinture qu’on appellera par la suite impressionniste), Flaubert serait-il une exception? C’était le point de vue de Raymonde Debray Genette qui estime que Flaubert a résisté au rapprochement entre peinture et littérature «en théorie et en pratique». Contrairement aux écrivains de son temps qui voulaient brosser des tableaux, avec obstination Flaubert, au contraire, aurait «cherché des procédés d’écriture autonomes, qui neutralisent réalisme et plasticité» (Métamorphoses du récit). Il faut replacer cette réflexion dans le contexte des années 1970-1980 et du développement des travaux de l’Institut des Textes et Manuscrits Modernes. Raymonde Debray Genette s’efforce alors d’éliminer définitivement le soupçon de réalisme qui a pesé sur Flaubert dès son vivant, puis dans les histoires littéraires, et elle veut repousser l’approche d’une oeuvre qui privilégierait l’étude du référent. Or, le rapport à la peinture, au faire voir, avait souvent été lié au XIXe siècle à la revendication d’une exactitude dans la représentation du réel. C’est dans le contexte d’une promotion de l’Écriture, de son autonomie, à une époque où les études flaubertiennes ont beaucoup contribué à l’essor de la génétique, que la double référence au réalisme et à la peinture est rejetée par Raymonde Debray Genette qui s’attache plutôt à l’étude d’une poétique de l’écriture et du travail documentaire, c’est-à-dire davantage au lisible qu’au visible.
Mais les travaux plus récents sur la spatialité, la théâtralité, le visuel dans l’oeuvre de Flaubert (Isabelle Daunais, Marshall Olds), et quelques études centrées directement sur le rapport de Flaubert à la peinture (Adrianne Tooke et Bernard Vouilloux) nous permettent de revenir à ce qui demeure une question. Ce volume se propose de s’interroger sur la distance ou la résistance que Flaubert paraît entretenir avec la peinture soit pour en expliquer les raisons soit pour remettre en cause une idée qui a longtemps prévalu dans la critique flaubertienne, et qui explique peut-être la rareté des travaux sur ce point.
Ce volume montre que les références à la peinture sont bien plus nombreuses qu’on ne l’a souvent dit. Dans les années de formation et de transformation de l’esthétique flaubertienne (1845-1851) les réflexions sur la peinture dans la Correspondance et les Voyages sont plus nombreuses et plus développées que les notes sur les livres lus. Dans les années suivantes, malgré leur relative raréfaction, elles ne disparaissent pas complètement et une connaissance des Salons artistiques qu’il visitait, des milieux liés à l’art qu’il fréquentait (salon de la princesse Mathilde, les Goncourt) permettent de cerner la connaissance qu’il avait de la peinture de son époque. Les articles, les entretiens et les notes éditées dans ce volume précisent donc à la fois la culture et les goûts de Flaubert en matière de peinture. Ils circonscrivent le contexte artistique avec lequel il entretient des rapports soit en émettant l’hypothèse d’influences plus ou moins directes, soit en constatant des similitudes dans le choix des sujets et la manière de voir. Ils nous aident à mieux percevoir la place de la peinture dans la formation et la réflexion esthétique de l’écrivain. Ils proposent enfin et surtout une série de réflexions sur les spécificités de la visualité flaubertienne et du «tableau», sur les rapports qu’ils entretiennent avec la peinture ou à l’inverse sur leur manière de prendre forme selon des modalités propres à la textualité et particulières à la forme narrative. L’un des objectifs des études réunies dans ce volume est de préciser les règles narratologiques, les orientations d’une esthétique et d’une poétique du récit qui particularisent la pratique flaubertienne du tableau dans ses romans. L’absence de références explicites à la peinture dans les romans est loin de manifester un refus ou une dévalorisation du visuel ou de la peinture. Les textes construisent bien une visualité par des moyens propres. On ne peut donc pas parler de l’indifférence de Flaubert à la peinture mais plutôt d’une méfiance à l’endroit de la critique d’art, c’est-à-dire d’une certaine position énonciative (liée au commentaire et au discours de savoir). À l’inverse, sa position d’écrivain s’affirme fortement à partir de trois grands refus: que la littérature puisse tenir sa légitimité de manière seconde (d’un autre art), que l’auteur doive accepter un jeu de rôle socio-linguistique (amateur, critique ou connaisseur), que l’oeuvre produise une interprétation (contrairement à la critique d’art).

Table
Avant-propos par Gisèle Séginger
FLAUBERT ET LA PEINTURE
L’oeil du peintre, par Luce Czyba (université de Franche-Comté).
Flaubert et les peintres orientalistes, par Martine Alcobia (Portugal)
Le roman d’un monde pictural, par Isabelle Daunais (université Mc Gill)
«Ces grands carrés noirs bordés d’or». L’aventure du regard à la Vaubyessard, Sylvie Triaire (université Montpellier III)
Les arts visuels dans la genèse de Salammbô, par Érika Wicky
Tableaux flaubertiens, par Marshall Olds (université du Nebraska)
Portraits d’Emma: interprétations iconographiques de Madame Bovary, par Bruna Donatelli (université Roma 3)
Entretien avec Adrianne Tooke (université d’Oxford), par G. Séginger
Entretien avec Bernard Vouilloux (université Bordeaux III), par G. Séginger

ÉTUDES
Flaubert et le «presque religieux», par Juliette Azoulai (université de Rouen)
«L’histoire est de vous, le roman est de moi». Salammbô, la Bible et l’Histoire des usages funèbres et des sépultures des peuples anciens d’Ernest Feydeau, par Agnès Bouvier (ITEM/CNRS).

INÉDIT
Les notes de Flaubert sur la revue L’Artiste, par Stéphanie Dord-Crouslé (CNRS/LIRE) et Félicie Mercier (université Lyon III).

CARNET CRITIQUE
Gustave Flaubert, Correspondance, V, édition d’Yvan Leclerc (par Pierre Campion) – Christine Queffélec, L’Esthétique de Gustave Flaubert et d’Oscar Wilde, les rapports entre l’art et la vie (par Jacqueline Ernst) – Georges Palante, Le Bovarysme, Une moderne philosophie de l’illusion (par Delphine Jayot) – Anne-Marie Baron, Romans français du XIXe siècle à l’écran. Problèmes de l’adaptation (par Florence Pellegrini).

Articles

Jean-Louis Cabanès, «La psychologie des styles: une traversée des signes», Romantisme, n°148, 2010, p.115-129.
L’auteur analyse en particulier les pages peu connues d’Émile Hennequin sur Flaubert dans Quelques écrivains français, Paris, Perrin, 1890. Ouvrage consultable en ligne sur Gallica: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k202674q

[BULLETIN FLAUBERT n° 124 / 8 septembre 2010]

Traduction

Madame Bovary - moravuri de provincie, traduction en roumain par Florica Courriol, Bucarest, éditions Art, 2010.

Ouvrages

Niklas Bender, La Lutte des paradigmes. La littérature entre histoire, biologie et médecine (Flaubert, Zola, Fontane), Amsterdam/New York, Rodopi, coll. «Faux Titre», 2010.
http://www.rodopi.nl/senj.asp?BookId=FAUX+351
Présentation de l’éditeur:
En partant du débat actuel qui met en opposition sciences naturelles et sciences humaines et sociales, cette étude s’intéresse à une lutte des paradigmes tout à fait comparables de la fin du XIXe siècle, afin d’analyser, pour la première fois, l’affrontement entre le paradigme historique et le paradigme bio-médical. Deux modèles de la vie humaine y sont en jeu: une vision culturaliste, qui souligne les transformations historiques de l’homme, ses possibilités, ses progrès; et une vision naturaliste, qui analyse les déterminismes d’une nature humaine constante. Les deux paradigmes ont, à cette époque, une importance primordiale pour la littérature, car ils influencent la description des personnages, voire la structure fondamentale des mondes romanesques. Pour rendre compte de cette confrontation, six romans représentatifs sont sollicités, qui permettent de surcroît de comparer les littératures française et allemande de l’époque: Salammbô et L’Éducation sentimentale de Flaubert; Nana et Germinal de Zola; Effi Briest et Irrungen, Wirrungen de Fontane. L’étude s’intéresse avant tout aux sources historiques, médicales et biologiques de ces textes, pour montrer comment le savoir est intégré dans l’oeuvre. Elle s’enrichit de perspectives historiques (Michelet, Burckhardt) et philosophiques (Nietzsche).
Depuis 2005, Niklas Bender est enseignant-chercheur en Littérature française et en Littérature comparée à l’université de Tübingen (Allemagne). Ses travaux portent principalement sur la littérature européenne des XIXe et XXe siècles, sur les rapports entre littérature et savoir, et sur les questions de philosophie et d’esthétique. Actuellement, il s’intéresse aussi de près à la littérature française de la Renaissance et aux rapports entre le tragique et le comique dans la littérature moderne. Niklas Bender est par ailleurs critique littéraire pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
[Table des matières. Flaubert: De l’histoire à l’anthropologie. I. Salammbô. Le roman à l’antique: perspectivisme et mythologie. Les personnages et leurs sources médicales. Salammbô et l’histoire: sources et conceptions. Résumé, comparaisons, conclusions. II. L’Éducation sentimentale. Digression: Le paradigme biologique et médical chez Burckhardt et Nietzsche.]

(< Norioki Sugaya)
Pietro Citati, Le Mal absolu. Au coeur du roman du dix-neuvième siècle, traduit de l'italien par Brigitte Perol, Gallimard, «L'Arpenteur», 2009 (éd. originale 2000). Quatrième partie: «De Flaubert à Tolstoï».

(< Gilles Cléroux)
Véronique Dufief-Sanchez, Philosophie du roman personnel: de Chateaubriand à Fromentin: 1802-1863, Genève, Droz, coll. «Histoire des idées et critique littéraire», 2010.
Présentation de l’éditeur:
Se basant sur un corpus d'une quinzaine de romans autobiographiques, l'auteure montre l'émergence du genre, la réitération du procédé par des épigones, parmi lesquels Custine ou Du Camp (Mémoires d'un suicidé), et la floraison du genre sous la plume d'auteurs aptes à concevoir de véritables romans de l'écrivain, Musset avec la Confession d'un enfant du siècle, Flaubert avec Les Mémoires d'un fou et Novembre.
Chapitre IX: Mémoires d'un suicidé, «amer savoir» du voyage (p.239-252); chapitre XII, Les Mémoires d'un fou, «mystères de l'âme vierge» (p.295-310); chapitre XIII, Novembre, «une fureur de pythonisse» (p.311-331).

Articles

Joseph Jurt, «Frühgeschichte der Intermedialität: Flaubert» [L'intermédialité à ses débuts: Flaubert], dans Ute Degner, Norbert Christian Wolf (ed.), Der neue Wettstreit der Künste. Legitimation und Dominanz im Zeichen der Intermedialität [La nouvelle rivalité des arts. Légitimation et domination sous le signe de l'intermédialité], Bielefeld, Éditions transcript, 2010, p.19-40.

«La jeunesse de Gustave Flaubert à l’hôpital Hôtel-Dieu de Rouen, et la mort du père le docteur Cléophas» (anonyme), Rouen lecture. Normandie, n°126, septembre-octobre 2010, p.10-12.
Reproduction de la nécrologie que le Journal de Rouen a publiée le 16 janvier 1846, après la mort d’Achille Cléophas Flaubert: «On peut le dire sans exagération, sa mort est un deuil public.»

[BULLETIN FLAUBERT n° 123 / 21 juin 2010]

Éditions

(< Joëlle Robert)
À toi ma mère: correspondances intimes, édition de Patrick Poivre d’Arvor, Olivier Poivre d’Arvor, Points. coll. «Mots pour mots»
http://www.editionspoints.com/

Ouvrages

(< Joëlle Robert)
Emmanuelle de Boysson et Claude-Henry Du Bord, Nous, les bons vivants, Monaco, Éd. du Rocher, 2010.
En s’appuyant sur la vie d’artistes et de personnages bons vivants (Dumas, Balzac, Flaubert, Churchill, etc.) l’essai déplore la vie ascétique et remplie de privations de l’homme du XXIe siècle. Il montre comment les plaisirs simples de la vie peuvent procurer de la joie de vivre.

Michel Brix, L’Attila du roman: Flaubert et les origines de la modernité littéraire, Paris, Champion, coll. «Essais», 2001.
Présentation de l’éditeur:
«Dès la mort de Flaubert, s’est imposée très vite l’idée que les romans éminemment novateurs de cet écrivain constituaient une rupture radicale dans l’histoire de la création littéraire: l’auteur normand semblait avoir rendu caducs, définitivement, les principes esthétiques qui prévalaient avant lui. Et l’unanimité s’est faite, aujourd’hui, pour reconnaître que l’oeuvre de Flaubert marque le début d’une ère nouvelle de la narration et de la représentation: l’auteur de Madame Bovary est le père de la fiction contemporaine, celle qui met notamment l’accent, non sur l’événement raconté, mais sur la manière dont cet événement est raconté. Or, ce roman «nouveau», moderne, connaît bien des problèmes, et l’on entend beaucoup parler de la crise de la fiction en français. D’où cette question, à laquelle le présent essai s’attache à répondre: les réorientations imposées par Flaubert, puis par ses disciples, à la pratique romanesque ont-elles conduit celle-ci dans des voies fécondes ou dans une impasse?»
Maître de recherches à l’Université de Namur (Belgique), Michel Brix est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages - essais et éditions - consacrés à la littérature française des XVIIIe et XIXe siècles.
http://www.honorechampion.com/cgi/run?wwfrset+3+842026955+1+2+cccdegts1+22595217

Alzira Guedes, Baudelaire e Flaubert, na Raia da Modernidade [Baudelaire et Flaubert, aux alentours de la modernité], Lisbonne, Éditions Nova Vega, 2010.
Contact: editorial@novavega.mail.pt (à l’attention de Monsieur Assírio Bacelar).

Hubert Juin, Lectures du XIXe siècle, t. 2, Paris, Christian Bourgois, coll. «Titres», 2010.
Ce volume propose des études et nouvelles approches des oeuvres de Charles Nodier, Stendhal, Victor Hugo, George Sand, Gérard de Nerval, Gustave Flaubert, Charles Baudelaire, Jules Vallès, Louise Michel et Henry Bauer.
http://www.christianbourgois-editeur.com/catalogue.php?IdA=407

Thierry Poyet (dir.), Flaubert et les artistes de son temps. Éléments pour une conversation entre écrivains, peintres et musiciens, Paris, Eurédit, 2010.
Présentation de l’éditeur:
«Le mythe de l’ours Flaubert n’est pas sans réalité, tant l’ermite de Croisset a cherché à passer pour un solitaire obsessionnel, désireux de s’enfermer dans son seul projet littéraire, sans plus jamais s’ouvrir sur l’extérieur. Pourtant, son existence - mondaine -, son oeuvre - si variée et si soucieuse d’intertextualité -, et sa correspondance - aux destinataires tellement nombreux et aux sujets toujours plus différents - montrent que Flaubert a toujours eu la curiosité chevillée au corps, celle qui pousse justement vers autrui, surtout quand l’Autre est un Artiste. En réalité, ses conversations esthétiques, qu’elles relèvent ou non de la seule littérature, sa connaissance des arts contemporains, sa fréquentation des peintres ou son souci de la musique lui assurent une vraie passion des autres créateurs dans un dialogue permanent, instructif et foisonnant qui fait de la création artistique la préoccupation primordiale de l’écrivain.
Les différentes contributions de cet ouvrage orienteront le lecteur vers une connaissance renouvelée de Flaubert, artiste de son temps ouvert à tous les courants artistiques qui l’entourent. Car peintres, musiciens et écrivains sont les vrais amis de Flaubert chaque fois qu’ils contribuent à penser l’Art avec une exigence absolue de perfection, en créateurs soucieux d’originalité, capables d’entrer en dialogue avec lui dans sa quête insatiable du Beau.
Ont participé à ce volume: Marie Baudry, Angelika Giannouli, Marie Gugliotta, Luís Carlos Pimenta Gonçalves, Aurélia Hetzel, Justine Jotham, Marc Lefrançois, Sébastien Mullier, Thierry Poyet, Virginie Prioux, Pascal Rannou et Michaël Vottero.

Articles

Bibliographie de Flaubert en Chine, East Asian Seminar, University of Zurich, 2010.
http://flaubert.univ-rouen.fr/etranger/gf_chine.pdf
[La Chine dans l’oeuvre et la correspondance de Flaubert. Traductions et ouvrages critiques.]

Yvan Leclerc, «Procès, censure et autocensure dans le roman du XIXe siècle: l’exemple de Madame Bovary», Cahier de l’Association internationale des Études Françaises, n°62, mai 2010, p.343-359.
[Communication au LXIe congrès de l’Association, 8 juillet 2009.]

(< Gilles Cléroux)
Javier Marías, «Amusants comme des vieux», in Littérature et fantôme, traduit de l’espagnol par Jean-Marie Saint-Lu, Paris, Gallimard, coll. «Arcades», 2009, p.187-193.
[Sur la relation Flaubert-Tourguéniev.]

[BULLETIN FLAUBERT n° 121 / 22 avril 2010]

Ouvrages

(< Stéphanie Dord-Crouslé)
Alain Chopin, Flaubert est un blaireau, Brest, Éditions-dialogues.fr, 2010.
http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-86937-flaubert-est-un-blaireau.htm
[Témoignage d’un enseignant.]

Philippe Dufour, Le Roman est un songe, Seuil, coll. «Poétique», 2010.
[Nombreux développements sur Flaubert.]

Norioki Sugaya, Flaubert épistémologue. Autour du dossier médical de Bouvard et Pécuchet, Amsterdam/New York, Rodopi, coll. «Faux Titre»
http://www.rodopi.nl/senj.asp?BookId=FAUX+346
Présentation de l’éditeur:
Bouvard et Pécuchet, oeuvre posthume et inachevée de Flaubert, présente la particularité d’être ostensiblement encyclopédique. Les deux protagonistes parcourant presque toutes les sections des connaissances humaines de l’époque, le texte romanesque se trouve saturé d’innombrables extraits prélevés sur les ouvrages les plus divers. La rédaction de cet étrange roman a en effet requis un travail considérable de documentation, comme en témoignent les dossiers documentaires qui comprennent notamment une importante masse de notes de lecture prises par l’écrivain au fil de ses lectures préparatoires.
Flaubert épistémologue a pour objet l’examen précis et attentif du travail documentaire effectué par le romancier. L’ouvrage est centré sur l’une des disciplines-phares de l’«encyclopédie critique en farce», la médecine, dont il est question au chapitre III du roman, et qui est d’un intérêt majeur, en ce sens qu’elle entretenait au XIXe siècle un rapport étroit avec la littérature. L’étude approfondie des notes que l’auteur de Bouvard a prises sur la médecine permettra d’éclairer l’interférence des deux pratiques discursives, médicale d’une part, littéraire de l’autre. C’est ainsi que l’on pourra restituer à l’entreprise esthétique de Flaubert sa véritable portée critique et épistémologique, et par là même, saisir le roman dans sa dimension dialogique.

Article

Henri Scepi, «Flaubert et son double», Histoires Littéraires, n°41 (janvier-février-mars 2010)
http://www.fabula.org/actualites/article37591.php?

[BULLETIN FLAUBERT n° 121 / 22 avril 2010]

Ouvrages

Pierre Campion, L’agir littéraire. Le beau risque d’écrire et de lire, Presses Universitaires de Rennes, coll. «Aesthetica», 2010.
http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2302
Présentation de l’éditeur:
Comment penser la contradiction qui fait de chaque oeuvre un objet d’études ou de contemplation et en même temps une aventure chèrement payée et toujours risquée? Comment penser l’oeuvre littéraire principalement au sein de sa propre fragilité: de cette fragilité qu’elle semble dépasser mais aussi conserver en elle et même reconduire parmi nous, ne serait-ce que parce qu’elle se trouve sans cesse suspendue à nos lectures, c’est-à-dire à nos ferveurs, nos humeurs, nos pensées et même nos trahisons?
[Sur Flaubert, Proust, Bergounioux, Voltaire, Sartre, Merleau-Ponty, etc.]

Maguèye Touré, Les sens de la sottise chez Flaubert, L’Harmattan, 2010, 262 p, 25 euros.
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=30690
Présentation de l’éditeur:
Peut-on définir valablement la sottise? Est-il permis d’appréhender un objet qui, s’il peut apparaître comme une notion aisée à circonscrire, se présente finalement comme échappant à toute définition parce qu’empruntant toutes les définitions? C’est autour de cet objet réversible et fluctuant, tel qu’il ressort du travail et de la vie de l’écrivain Gustave Flaubert, que s’articule cet ouvrage.

Ouvrages collectifs

Savoirs en récits I. Flaubert: la politique, l’art, l’histoire, textes réunis et présentés par Anne Herschberg Pierrot, Presses Universitaires de Vincennes, «Manuscrits modernes», 2010.

Savoirs en récits II. Éclats de savoirs: Balzac, Nerval, Flaubert, Verne, les Goncourt, textes réunis et présentés par Jacques Neefs, Presses Universitaires de Vincennes, «Manuscrits modernes», 2010.

Articles

Kayoko Kashiwagi, «Dans les espaces à travers les trois versions de La Tentation de saint Antoine. La religion et le courant scientifique au XIXe siècle», Bulletin de la société de Langue et Littératures Françaises de l’Université d’Osaka, p.1-12.
[Texte en japonais; résumé en français.]

Norioki Sugaya, «Emma et la Guérine», Bulletin de la section française, n°39, 2010, Faculté des Lettres, Université Rikkyo, Japon, p.69-80.
[Témoin du mal-être d’Emma, Félicité raconte à sa maîtresse l’histoire de la Guérine (II, chap. V), qui fut guérie de ses «vapeurs» après le mariage. «Le passage en question met en scène à travers les deux femmes fictives deux discours médicaux antagonistes de l’époque» (p.76): l’hystérie d’origine génitale pour la Guérine, l’hystérie nerveuse d’Emma.]

«Flaubert père et fils: la fracture», Rouen lecture. Normandie, éd. Galmiche, n°123, avril 2010, p.29-34.
http://pagesperso-orange.fr/normandielecture/Normandie_lecture/Rouen_lecture.html
[Achille Cléophas Flaubert s’est fracturé la jambe le 12 juin 1825, quand Gustave avait 3 ans et demi. Extraits du Journal de Rouen de l’époque, qui montrent la considération sociale entourant le chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu.]

Compte rendu

Claudine Gothot-Mersch, compte rendu du livre de Alan Raitt, Flaubert’s First Novel. A study of the 1845 Éducation sentimentale, Oxford – Bern, Peter Lang, «Le Romantisme et après en France», vol.18, 2010.
http://flaubert.univ-rouen.fr/comptes_rendus/raitt_gothot.php

[BULLETIN FLAUBERT n° 120 / 22 mars 2010]

Éditions

(< Joëlle Robert)
Flaubert. Notes pour les livres à venir. Choix de textes établi par Françoise Favretto et Jean Esponde, Saint-Quentin de Caplong (Gironde), Atelier de l’agneau, coll. «À l’encre et au crayon», 128p.
[Extraits des carnets de notes.]

Le Voyage en Égypte, édition de Jean-Claude Simoën, Paris, J’ai lu, coll. «J’ai lu en images», 292p.
[L’Égypte au XIXe siècle vue par les écrivains, les peintres et les photographes qui l’ont parcourue: G. Flaubert, M. Du Camp, Fromentin, X. Marmier, J.-F. Champollion, P. Loti, etc. suivi des biographies de quelques-uns d’entre eux.]

Faut-il brûler ce livre? Écrivains en procès: choix de textes, édition de Olivier et Patrick Poivre d’Arvor, Paris, Points, coll. «Points. Mots pour mots», n° 2346, 197p.
[Ce volume contient quatre comptes rendus de procès du monde littéraire, ceux de Gustave Flaubert, Charles Baudelaire, Paul Verlaine et Oscar Wilde.]

Ouvrages

William Boyd, Bambou, chroniques d’un amateur impénitent, Seuil, 2009. Chap. sur «Gustave Flaubert», p.63-65.
[Hypothèse intéressante sur «Madame Bovary, c’est moi», phrase non écrite, mais dont on ne saurait affirmer que Flaubert ne l’a pas dite. À l’oral, le titre du roman se confond avec le nom de l’héroïne éponyme. «Parlait-il du livre en soi ou de son héroïne?» (Boyd, p.63). Flaubert aurait pu dire: «Madame Bovary, c’est moi», parlant du roman et non de son personnage. La formule prendrait alors un tout autre sens…]

(< Stéphanie Dord-Crouslé, Joëlle Robert)
A. Campos Matos, Vie et oeuvre d’Eça de Queiroz, traduit du portugais par Marie-Hélène Piwnik, Paris, La Différence, coll. «Littérature étrangère», 427p.
[Biographie de ce grand admirateur de Flaubert, portraitiste cinglant qui s’illustra dans tous les genres: roman, conte, nouvelle...]

Javier Marias, Littérature et fantôme, traduit de l’espagnol par Jean-Marie Saint-Lu, Paris, Gallimard, coll. «Arcades» n°97, 323p.
[Une quarantaine d’essais dans lesquels l’écrivain ouvre les portes de sa bibliothèque et de son atelier littéraire. Il consacre des pages à ses auteurs préférés, évoquant la vie et l’oeuvre de Joyce, Faulkner, Shakespeare, Nabokov ou encore Flaubert.]

Vladimir Nabokov, Littératures, préface de Cécile Guilbert. Introduction John Updike et Guy Davenport. Traduit de l’anglais par Hélène Pasquier, Marie-Odile Fortier-Masek. Paris, Laffont, coll. «Bouquins», 1211p.
[L’ensemble des conférences données dans des universités américaines par Vladimir Nabokov de 1941 à 1958. Réunit des essais, des réflexions et analyses de l’oeuvre de Dickens, Flaubert, Gogol, Stevenson ou Tolstoï, ainsi qu’une longue étude sur Don Quichotte de Cervantès.]

Emmanuel Pierrat, Accusés Baudelaire, Flaubert, levez-vous. Napoléon III censure les Lettres, André Versaille, 2010.
http://www.andreversailleediteur.com/?livreid=763
http://www.fabula.org/actualites/article36089.php
Emmanuel Pierrat sera l’invité de l’émission «L’Humeur vagabonde» sur France-Inter le mercredi 24 mars, 20h-21h.

Articles

Déborah Boltz, «Le cent-cinquantenaire de Madame Bovary», Histoires littéraires, n°40, octobre-décembre 2009, p.51-57.
[Article souvent mal informé, en particulier pour ce qui concerne l’édition numérique du manuscrit de Madame Bovary. La thèse de Marie Durel, qui a permis le classement des manuscrits du roman, n’a pas été «menée à l’Institut des textes et manuscrits modernes (ITEM)» (p.53), mais au Centre Flaubert de l’université de Rouen, ainsi qu’il est précisé sur le site. Deborah Boltz n’a pas encore bien compris comment fonctionne le tableau génétique du site: l’ensemble de la navigation dans le corpus est étalonné sur les pages du manuscrit autographe définitif paginées par Flaubert, et non sur le texte définitif imprimé (p.54). Ce système simple et rationnel a été voulu par Marie Durel et réalisé par l’informaticien Jean-Eudes Trouslard, à la satisfaction de tous. La critique confond par ailleurs le mode de navigation avec les contraintes de transcription: un fichier en format html ne permet pas de reproduire les tracés graphiques (en revanche, les signes typographiques d’insertion sont bien présents, contrairement à ce qu’elle écrit). Nos transcriptions sont conçues pour apporter une aide à la lecture directe du manuscrit affiché, et non une reproduction diplomatique. Le pdf aurait pu prendre en charge les informations non linguistiques du manuscrit, mais ce format aurait rendu les transcriptions difficilement interrogeables par le moteur de recherche, l’outil principal du site, qui n’est pas mentionné dans l’article. La constitution de l’équipe de transcripteurs n’a pas répondu à l’urgence d’«être au rendez-vous du cent-cinquantenaire» (p.53-54), puisqu’au début du projet, en 2002, personne ne pensait à cette échéance et que le site a ouvert, à son rythme, en avril 2009. 4549 pages transcrites, comptant plusieurs millions de signes, comportent évidemment des erreurs. Toutes les transcriptions ont été relues et elles sont régulièrement corrigées, grâce aux suggestions envoyées par les utilisateurs (un contact est prévu à cet effet sur le site).]

Mary Donaldson-Evans, «Les adaptations de Madame Bovary», Site du Centre Flaubert, 2010.
http://flaubert.univ-rouen.fr/derives/mb_cinema_maryde.php

Mentions légales