Ventes
 
 

Actualités : vente de lettres


(< Marlo Johnston)
Les Autographes des siècles
http://www.autographes-des-siecles.com/produit/gustave-flaubert-proces-de-madame-bovary-1857/
Flaubert, Lettre autographe signée à un ami.
Une page in-8° sur papier bleu. [Paris,] vendredi matin [2 janfiår 1857]. Lettre inédite.
«Ils me condamneront je n’en doute pas.»
Lettre de Flaubert annonçant sa comparution en police correctionnelle pour son premier ouvrage, Madame Bovary.
«Mon cher ami, J’ai à vous annoncer que je passe demain à 10 h. du matin en police correctionnelle, 6e chambre. Je n’espère rien – pas même la remise des débats car Me Senart ne peut plaider pour moi demain. On passera peut-être par là dessus? puisqu’on m’a poursuivi à travers tout et malgré tous. Je voulais vous offrir un volume. Ces MM. du parquet m’en empêchent – ils me condamneront je n’en doute pas. Voilà une manière de protéger la littérature – violente!»

(< Éric Walbecq)
Vente Sotheby’s France, 30 octobre 2017
Lot 54. Flaubert, lettre à Louise Colet, [octobre 1847]. Estimation: 5.000/ 7.000 euros.
http://www.sothebys.com/pdf/2017/PF1713/index.html
[Corr, éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.I, p.474.]

(< Éric Walbecq)
Catalogue Arts et Autographes, n°81, 2017
http://autographe.com/pdf/autographes-manuscrits-81.pdf
29738 Gustave Flaubert. Lettre autographe signée, adressée à Émile Laporte. «Jeudi soir, minuit» [1878]; 1 page in-8°. Lettre qu’il signe «Aulus», personnage d’Hérodias. Cachet de la collection Émile Laporte. «Mon Vieux Solide, ma nièce vous invite à dîner pour dimanche prochain. Nous serons seuls (Commanville sera ce jour là à Dieppe) […]. Je suis revenu de Paris, tantôt à 4 heures. Mme Pelouze [propriétaire du château de Chenonceau] va s’occuper de trouver des souscriptions sur les bords de la Loire. […] Comment vous en retournerez-vous? S’il vous gênait de venir dîner, venez déjeuner, mais par ces chaleurs, dîner est plus agréable. Je re-suis dans B[ouvard] & P[écuchet].» 3 000 euros.

29739 [Gustave Flaubert] Réunion de 9 lettres autographes signées d’écrivains et adressées à Gustave Flaubert de 1859 à 1879; montées sur papier vergé en un volume petit in-4, reliure janséniste maroquin vert, dos à nerfs (un peu passé), filets intérieurs dorés (Yseux de Thierry-Simier). ‒ SAINTE-BEUVE Charles-Augustin. «Vous revenez donc, et avec le titre de Punique j’espère; Carthage est prise et rendue, n’est-ce pas» (15 février 1862; à propos de Salammbô). ‒ BAUDRY Frédéric. Il donne maints renseignements sur les «Donatistes» sous l’empereur Constantin. Documentation pour La Tentation de saint Antoine (2 pages in-8, sans date). ‒ MICHELET Jules. «Vous nous avez promis, n’est-ce-pas, de venir dîner jeudi 25.» Il le confirme et demande réponse (17 février 1863). ‒ DU CAMP Maxime. «Dans le cas où tu pourrais l’utiliser encore dans ton roman [L’Éducation sentimentale] je t’envoie le mot de passe dont se servaient les Bonapartistes insurgés pendant les journées de février 1848: Arrosez le peuplier» (19 mai 1869). ‒ BOUILHET Louis. ll a terminé sa pièce [L’Honneur d’une femme, titre provisoire de Dolorès] et va venir la lire à Tisserant et à Laroumat (adresse au verso avec timbre et cachets; 10 décembre 1872). ‒ GONCOURT Edmond de. Il donne rendez-vous chez la princesse Mathilde lundi (septembre 1879). ‒ DUMAS fils Alexandre. Il retrouvera Flaubert à Bruxelles (sans date). ‒ ABOUT Edmond. Il souhaite dîner avec Flaubert avant son départ pour l’Alsace (sans date). ‒ BANVILLE Théodore de. Il a la goutte et déménage. Les deux maisons sont «pleines de charretées de livres» (2 janvier 1875). Relié en tête le beau portrait de Flaubert finement gravé sur cuivre d’après le dessin de Caroline Commanville, sa nièce. (Provenance: bibliothèque du colonel Daniel Sickles, cat., XV, 1993, n° 6353.) 3 000 euros.

Librairie de l’Abbaye, catalogue n°362 [2017]
46. Gustave Flaubert, lettre à «Mon cher ami» [Émile Augier ou Paul de Saint-Victor?], s.l.n.d., lettre inédite.
«…Voulez-vous que nous allions ensemble chez Me de Grigneuseville, samedi prochain à 8h.1/2 du soir. J'irai vous chercher au théâtre. Si vous ne pouviez samedi, ce serait pour dimanche. Mais je préfère samedi. Et si vous me promettez serez-vous exact?» 4.400 euros.
https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/sc-files.pjms.fr/p/pjms/578/000/094/712/CATALOGUE%20362_3.pdf

Catalogue Les Autographes, Thierry Bodin, n°146, septembre 2017
113. Flaubert, lettre à Ernest Chevalier, [20 juillet 1842], 10.000 euros.
[Corr., édition Jean Bruneau, Bibliothèque de la Pléiade, t.I, p.116-117, incomplète, et datée [22 juillet 1842.]

(< Stéphanie Dord-Crouslé, Jacques-Remi Dahan)
14 Juin 2017, Artcurial, 75008 Paris
Lot 29. Gustave Flaubert, lettre autographe signée à Philippe Leparfait, Paris, 19 août 1869. 1p. sur un double feuillet in-12.
Philippe Leparfait est le fils naturel de Philippe de Chennevières et de Léonie Leparfait, compagne de Louis Bouilhet, qui éleva cet enfant comme son propre fils.
« Les feuilletons qui contiennent Le Coeur à droite sont dans une vieille couverture de livre, rouge. C’est Delattre lui-même qui vient de me donner ce renseignement. Tâche de retrouver cela & de me l’expédier promptement. Delattre fera cet hiver une conférence sur B. ‒ Bonne préparation au succès d’Aïssé. Mais il a d’autres idées que j’approuve moins. […] Adieu mon cher enfant, je t’embrasse. »
Louis Bouilhet était mort quelques semaines plus tôt. C’est Gustave Flaubert qui fit représenter pour la première fois Mademoiselle Aïssé, le drame de son grand ami, en janvier 1872. Quelques rousseurs. Traces de ruban adhésif au verso du double feuillet. Estimation: 1.800/ 2.000 euros.
[Correspondance, éd. Jean Bruneau, Bibliothèque de la Pléiade, t.IV, 1997, p.92.]

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