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Mlle Bréval, dans le rôle de Salammbô, opéra de Reyer

Berthe Agnès Lisette Schilling, dite Lucienne Bréval, née le 4 novembre 1869 à Männedorf (Suisse), décédée le 15 août 1935 à Neuilly-sur-Seine, soprano. Suisse, elle a obtenu la nationalité française.
(Documents communiqués par François Lapèlerie.)

  Mlle Bréval, collection Félix Potin

   
  

  Photo par Nadar vers 1900. Dimensions : 7,4 X 4,2.

    

  Mlle Bréval par Benque

   
  

  Photo prise par Benque & Cie vers 1890.
Dimensions : 14,9 x 10,3.
Musée d'Orsay. En ligne sur le site du Musée.

  

 

  Mlle Bréval, 1892

   
  

  Le Petit Journal, supplément illustré,
samedi 13 août 1892.
En ligne sur Gallica.

  

 

  Article sur Mlle Bréval

   
  

  Le Petit Journal, supplément illustré,
samedi 13 août 1892.
En ligne sur Gallica.

  

 

  Transcription de l'article ci-dessus.
Le Petit Journal, samedi 13 août 1892.

   

NOS GRAVURES

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Mlle Bréval, de l’Opéra
DANS LE RÔLE DE « SALAMMBÔ »

Quand, il y a quelques mois, l’Opéra représenta pour la première fois, avec la magnificence que l’on sait, le bal opéra de M. Ernest Reyer, on se souvient du triomphe éclatant qu’y obtint Mme Rose Caron.

Superbe d’attitude, dès son entrée, avant même qu’elle eût chanté une note, elle était acclamée, jamais elle ne s’était montrée plus grande tragédienne lyrique, et quelqu’un qui a vu les artistes les plus étonnantes de ce temps-ci m’affirmait que Rose Caron était plus près de Rachel, l’éternel modèle, que ne l’était Sarah Bernhardt.

Un jour vint où la créatrice de Salammbô sentit enfin la fatigue, — on ne se dépense pas impunément comme elle l’avait fait, — et l’on dut lui accorder un congé.

On ne pouvait cependant retirer Salammbô de l’affiche ; tout un public très nombreux venu de province et de l’étranger voulait entendre l’œuvre nouvelle.

Mais qui recueillerait la lourde et redoutable succession de Rose Caron ?

Ce fut alors que l’on songea à une belle jeune fille qui, après avoir eu un prix au Conservatoire, avait été un peu tenue à l‘écart sous l’ancienne direction.

Sans bruit, la nouvelle direction l’avait fait débuter dans l’Africaine. Mlle Bréval y avait été applaudie, mais rien encore ne laissait deviner ce dont elle était capable.

Quand à l’occasion du centenaire de Rossini, on fit jouer les moindres rôles de Guillaume Tell par les chefs d’emploi, on confia celui de Gemmi [sic] à Mlle Bréval ; elle s’y montra charmante.

Enfin brusquement on lui proposa de remplacer momentanément Mme Caron.

Elle eut d’abord une peur horrible et… finalement se décida.

Le public, très surpris, l’écouta et lui fit une véritable ovation.

C’est que sans avoir les admirables qualités que Mme Caron tient de la nature, de l’étude et de l’expérience, Mlle Bréval possède une voix pleine, souple et sonore, et en outre un beau tempérament dramatique.

C’est une étoile qui se lève et c’est en même temps une fort jolie personne : le Supplément illustré avait deux raisons pour une d’offrir son portrait à ses lecteurs.

[Dans Guillaume Tell, Mlle Bréval joue le rôle de Jemmy (et non Gemmi), fils de Guillaume et de Hedwige, rôle de soprano, rôle d'homme joué par une femme.]

[Documents transmis et saisis par François Lapèlerie, décembre 2012.]

 

  

 



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