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Histoire de la traduction des œuvres de Flaubert
au Japon

Tomoko Mihara

Au Japon, la publication des œuvres occidentales commença seulement dans les années 1870. Certes, auparavant, déjà sous le régime féodal, quelques textes hollandais avaient été importés, traduits et avaient circulés sous le manteau dans les milieux intellectuels. Mais on n'avait pas pu en publier les traductions sous peine de mort. En effet, avant 1854, le pays avait été complètement fermé aux Européens ; l'importation des objets étrangers (notamment les livres) étaient strictement interdite. Autrement dit, même après le changement de régime (en 1868), et même après l'installation du nouveau système d'enseignement (en 1872), le nombre des Japonais versés dans la langue française fut vraiment minime ; il s'agissait des élites universitaires, des étudiants et des professeurs, ardents à occidentaliser un Japon archaïque, à éclairer le peuple sur les idées avancées. Compte tenu de ce contexte, il n'est pas très étonnant que les romans de Jules Verne (dont Le Tour du monde en quatre-vingts jours, traduit et publié en 1878) aient été parmi les premiers textes traduits en japonais ; les ouvrages correspondaient exactement au goût de ces intellectuels aspirant au monde nouveau, au progrès scientifique et industriel. On publia également assez tôt les romans de Alexandra Dumas (père) et ceux de Victor Hugo. Leurs textes traitant de la Révolution subirent un remaniement libre de la part des traducteurs, et furent transformés en livres de propagande, pour susciter l'enthousiasme chez les militants des mouvements libéraux (par exemple, les Mémoires d'un médecin de Dumas traduit en 1882, et les Quatre-vingt-treize de Hugo en 1884).

Pour les œuvres de Flaubert, la publication commença autour de 1920, avec un peu de retard par rapport à d'autres romans français. Mais il est probable que ses romans furent connus par les universitaires plus tôt que cette date, comme la première version japonaise de Salammbô, texte difficile à traduire, paru déjà en 1914. Notons que la traduction de Madame Bovary fut publiée en 1920, et celle de la La Tentation de Saint Antoine en 1924. En 1935, dix ans après ces publications partielles de l'œuvre flaubertienne, un éditeur, Kaïzosha, publia pour la première fois les Œuvres complètes de Flaubert composées de 9 volumes, dont Madame Bovary, L'Éducation sentimentale, Salammbô, La La Tentation de saint Antoine, Bouvard et Pécuchet, Trois Contes, Œuvres de jeunesse, Récit de voyage [sic], la Correspondance et les Souvenirs intimes de Caroline Commanville. Tous les ouvrages majeurs de l'écrivain ont paru à ce moment-là (en comparaison, les traductions des Œuvres complètes Stéphane Mallarmé sont toujours en train de paraître). Néanmoins, il ne s'agit que d'un commencement. Pour la publication massive des textes de Flaubert, on dut attendre la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Depuis 1945, de fait, c'est le rush des retraductions. Les chiffres montrent l'envergure de la marée : pendant les années 40, on compte 22 (re)publications des traductions de Flaubert, alors qu'avant guerre, pendant plus de 50 ans, onze seulement avaient paru. Au total, le Japon connaît depuis l910 jusqu'à aujourd'hui environ 120 textes traduits de Flaubert, publiés par différents éditeurs dans différents formats.

Il est évident que l'engouement des Japonais pour notre écrivain ne peut pas expliquer à lui seul ce nombre phénoménal de publications. En fait, il existe d'autres raisons plus terre à terre que le pur désir de la lecture. En premier lieu, il s'agit d'une raison pécuniaire. Dans le Japon d'autrefois, le droit de traduction n'était pas strictement défini, si bien que les traducteurs vendaient leurs textes à différents éditeurs, après avoir changé quelques expressions le cas échéant, pour tirer le profit maximum de leurs travaux. Et les éditeurs, de leur côté, réutilisèrent les vieux textes publiés par d'autres petits éditeurs, en s'arrangeant pour ne pas violer le copyright. Il en résulte que depuis 1920, Madame Bovary a connu 56 versions japonaises, alors que les traducteurs ne sont que 12 au total. On a beau acheter des éditions différentes d'éditeurs différents, on peut très bien tomber sur les mêmes textes des mêmes traducteurs. Mais peut-être, pour les traducteurs, dont certains étaient des chercheurs éminents en lettres françaises et consacraient littéralement leur vie à répandre les cultures européennes, il ne s'agissait pas que de simples soucis d'argent. Ils purent en effet diffuser les romans de Flaubert plus largement, en faisant publier leurs traductions par divers éditeurs. Nous citons, parmi ces flaubertiens pionniers, surtout Takéhiko IBUKI, Rhôïchi IKUSHIMA, Kuro YAMADA et Jaku YAMADA.

Une autre raison de cette fièvre de publications doit se trouver dans la vogue des " recueils universels " des années 60 et 70. À l'époque, le Japon connut une croissance économique accélérée. Le PNB augmentait. Le niveau de vie s'élevait. Naturellement, on voulait aller plus vite, pour égaler les autres pays développés. Les Jeux Olympiques de Tokyo en 1964 ont encouragé ce climat d'exaltation. Néanmoins, pour rejoindre et dépasser les puissances mondiales, il est indispensable de les prendre d'abord pour exemple, d'apprendre leurs techniques et leurs cultures, donc leurs littératures. Soutenu par cette idéologie du temps, tous les éditeurs d'alors entamèrent la publication des Œuvres complètes des littératures du monde (Sékaï Bungaku Zénshû), en gros volumes cartonnés et nombreux, où figure la gamme entière des chefs-d'œuvre mondiaux, grec, français, allemands, russes, anglais et américains de toutes les époques. Le concept est simple : si on se procure cet ensemble, on a toutes les cultures occidentales à sa portée (en réalité, dans la plupart des cas, ces collections ornaient les rayons des bibliothèques publiques). Or, les textes de Flaubert s'adaptaient bien à ce nouveau style de publication. Surtout, Madame Bovary (et éventuellement Trois Contes) était immanquablement repris dans les " recueils universels " de différentes éditions. Le roman est non seulement une merveille aimée par le public, mais aussi il est un ouvrage maniable, pas trop long ni trop politisé.

En troisième lieu, la fréquence des retraductions s'explique par la nature même de la langue japonaise. En effet, depuis 100 ans, cette langue n'a pas cessé de changer, sous l'influence des cultures étrangères. Déjà à l'ouverture du pays aux étrangers, on fut obligé de fabriquer de nouveaux mots pour représenter les concepts inconnus à la culture japonaise. De plus, à mesure que la société était industrialisée et que la circulation devenait libre, la langue se rendait elle-même fluide. Elle changeait constamment les tournures, les vocabulaires et même les écritures. Autrement dit, au Japon, la langue d'une époque vieillit vite. Afin d'actualiser un ouvrage traduit, il est donc nécessaire de renouveler fréquemment la traduction, sinon le public se sent gêné avec les textes illisibles.

Ainsi, les situations aidant, les romans de Flaubert se sont imposés rapidement au Japon comme les grands chefs d'œuvre français. Mais le paradoxe est qu'à cause de cette réception hâtive des ouvrages, les versions japonaises ne reflètent pas les nouvelles études poursuivies en France depuis les années 70. En effet, les références des traducteurs japonais étaient toujours les éditions antérieures (Conard, par exemple) aux versions de Claudine Gothot-Mersch dont les travaux sont décisifs pour les établissements des textes flaubertiens. Ce qui suscite des problèmes surtout lorsqu'il s'agit de Bouvard et Pécuchet, œuvre inachevée et n'ayant pas une version originale revue par l'auteur lui-même, qui peut avoir, le cas échéant, autant de variantes que d'éditeurs. Sur la traduction, ce décalage entre éditeurs se voit notamment dans les orthographes des noms propres : les caractères phonétiques japonais reproduisent Gorju et Noares à la manière des éditeurs antérieurs, et non pas Gorgu et Noaris selon la leçon de Gothot-Mersch dans son édition. Malheureusement, malgré cet inconvénient, le projet de nouvelles traductions des œuvres n'est pas en vue ; les éditeurs réutilisent les versions anciennes pour rééditer les romans. En fait, en dépit de nombreuses publications du passé, il reste encore des choses à faire pour la traduction des textes de Flaubert au Japon.

Nous donnons ci-dessous un tableau chronologique sur les publications des œuvres de Flaubert au Japon ; la liste n'est pas complète, et il est fort possible que la première traduction se situe plus tôt. Néanmoins, il montre la fièvre qui s'est manifestée à la réception des textes dans ce pays.

 

Liste des publications des œuvres de Flaubert au Japon

I. Oeuvres complètes de Flaubert [Flaubert Zenshû]

1935. Flaubert Zenshû, Tokyo, Kaïzôsha, t.1-9.

t.1. Madame Bovary, traduit par Takéhiko IBUKI.

t.2. l'Éducation sentimentale, 1e et 2e parties, traduit par Kurô YAMADA ; Trois Contes traduit par Shintarô SUZUKI et al.

t.3. l'Éducation sentimentale, 2e et 3e partie, traduit par Kurô YAMADA.

t.4. Oeuvres de jeunesse, traduit par Naruo SAKURAÏ, ; La Tentation de saint Antoine, traduit par Kazuo WATANABÉ.

t.5. Bouvard et Pécuchet, traduit par Yoshiaki SHINJÔ.

t.6. Salammbô, traduit par Takashi KANBÉ.

t.7. Correspondance (1), traduit par Takéo SUZUKI et Haruo AKIYAMA ; Mémoire de Caroline Commanville, traduit par Takéo SUZUKI et Haruo AKIYAMA ; Récit de Voyage (1), traduit par Shintarô TAKAHASHI et Tatsuo KOBAYASHI.

t.8. Correspondance (2), traduit par Takéo SUZUKI et Haruo AKIYAMA ; Récit de Voyage (2), traduit par Shiguéru AKITA.

t.9. Oeuvres de jeunesse, traduit par Naruo SAKURAÏ.

1948. Flaubert Zenshû, Tokyo, Jitsugyono Nihonsha.

t.1-2. Bouvard et Pécuchet, traduit par Yoshiaki SHINJÔ, 1948.

t. 3. Salammbô, traduit par Takashi KANBÉ, 1948.

t. 4-5. l'Éducation sentimentale, traduit par Kurô YAMADA, 1948.

1965-1968. Flaubert Zenshû, Tokyo, Chikuma Shobô.

t.1. Madame Bovary, traduit par Takéhiko IBUKI, 1965.

t.2. Salammbô, traduit par Sadanosuké TANABÉ, 1966.

t.3. L'Éducation sentimentale, traduit par Rhôïchi IKUSHIMA, 1966.

t.4. La Tentation de Saint Antoine, traduit par Kazuo WATANABÉ et Téruhiko HIRAÏ ; Trois Contes, traduit par Kurô YAMADA, 1966.

t.5. Bouvard et Pécuchet, traduit par Yoshiaki SHINJÔ, Dictionnaire des idées reçues, traduit par Jaku YAMADA, 1966.

t.6-7. Œuvres de jeunesse, traduit par Jaku YAMADA et al, 1966.

t.8-10. Correspondance 1-3, traduit par Shiguéhiko HASUMI et al, 1967.

t.annexe. Critiques sur Flaubert, traduit par Michihiko SUZUKI, 1968.

II. Madame Bovary [Bovary Fujin]

1920. Madame Bovary, in Sékaï Bungei Zenshû, traduit par Séïko NAKAMURA, Shinchôsha.

1935. Madame Bovary in Flaubert Zenshû [Œuvres complètes de Flaubert], traduit par Takéhiko IBUKI, Tokyo, Kaïzôsha.

1939. Madame Bovary, traduit par Takéhiko IBUKI, Iwanami Shoten, coll. " Iwanami Bunko ", [livre de poche].

1947. Madame Bovary, traduit par Takéhiko IBUKI, Sékaï Bungakusha., coll. " Sékaï Bungaku Sôsho 7 ", 2 volumes.

1947. Madame Bovary, in Shinsen Sékaï Bungaku Zenshû, traduit par Séïko NAKAMURA, Taïsenshoten.

1948. Madame Bovary, traduit par Takéhiko NASU, Tokyo, New Topic Sha.

1949. Madame Bovary, traduit par Kikuïchiro MURAKAMI, Tokyo, Shisakusha, coll. " Shisakusensho ".

1949. Madame Bovary, traduit par Takéhiko IBUKI, Tokyo, Iwanami Shoten, coll. " Iwanami Bunko ", [livre de poche].

1949. Madame Bovary, traduit par Séïko NAKAMURA, Tokyo, Taïsen Shoten, coll. " Shinsen Sékaï Bungakushu ".

1949. Madame Bovary, traduit par Kôkichi KAJI, Sékaïhyoronsha, coll. " Sékaï Shinsen Bunko ", [livre de poche].

1950. Madame Bovary, traduit par Takéhiko IBUKI, Tokyo, Hakusuïsha, coll. " France Bunko " [livre de poche].

1950. Madame Bovary, traduit par Kikuïchiro MURAKAMI, Tokyo, Kadokawa Shoten, coll. " Kadokawa Bunko ", 2 volumes.

1951. Madame Bovary, in Sékaï Bungaku Zenshû I-6, traduit par Takéhiko IBUKI, Tokyo, Kawadé Shobô.

1951. Madame Bovary, traduit par Reikichi ASASHIMA, Aoyama Shoïn, coll. " Tôzaï Mondaï Shôsetsu Bunko ".

1952. Madame Bovary, in Sékaï Eigaka Meïsaku Zenshû 7, traduit par Kôzô YODONO, Mikasa Shobô.

1953. Madame Bovary, traduit par Toshiomi YAMAGUCHI, Tokyo, Mikasa Shobô, coll. " Mikasa Bunko " [livre de poche].

1953. Madame Bovary, traduit par Takéhiko IBUKI, Tokyo, Hakusuïsha, coll. " Hakusuïsha Sékaï Meïsakusen ".

!953. Madame Bovary, traduit par Kôzô YODONO, Tokyo, Kawadé Shobô, coll. " Shimin Bunko ".

1954. Madame Bovary, in Sékaï Bungaku Zenshû, I-6, traduit par Takéhiko IBUKI et al, Kawadé Shobô.

1954. Madame Bovary, traduit par Kôzô YODONO, Kawadé Shobô, coll. " Kawadé Bunko " [livre de poche].

1956. Madame Bovary, traduit par Kikuïchiro MURAKAMI, nouvelle édition, Tokyo, Kadokawa Shoten, coll. " Kadokawa Bunko " [livre de poche].

1958. Madame Bovary, in Sékaï Meïsaku Zenshû, t.12, traduit par Kikuïchiro MURAKAMI, Tokyo, Héïbonsha.

1958. Madame Bovary, in Shinpan Sékaï Bungaku Zenshû, t.13, traduit par Rhôïchi IKUSHIMA, Tokyo, Shinchôsha.

1960. Madame Bovary, traduit par Takéhiko IBUKI, nouvelle édition, Tokyo, Iwanami Shoten, coll. " Iwanami Bunko " [livre de poche].

1961. Madame Bovary, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.32, spéciale édition luxueuse [sic], traduit par Takéhiko IBUKI et al, Tokyo, Kawadé Shobô Shinsha.

1961. Madame Bovary, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.11, traduit par Rhôïchi IKUSHIMA, Tokyo, Shinchôsha.

1961. Madame Bovary, in Sékaï Bungaku Taïkei, t.34, traduit par Takéhiko IBUKI et Rhôïchi IKUSHIMA, Chikuma Shobô.

1962. Madame Bovary, in Sékaï Meïsaku Zenshû, t.17, traduit par Toshio SUGI, Tokyo, Chikuma Shobô.

1962. Madame Bovary, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.12, traduit par Takéhiko IBUKI, Tokyo, Kawadé Shobô Shinsha.

1964. Madame Bovary, in Sékaï no Meïsaku, traduit par Kikuïchiro MURAKAMI, Tokyo, Shûeisha.

1964. Madame Bovary, traduit par Toshiomi YAMAGUCHI, Tokyo, Shinyusha, coll. " Guéndaï Chisei Bunko " [livre de poche].

1965. Madame Bovary, in Flaubert Zenshû [Œuvres complètes de Flaubert], t.1, traduit par Takéhiko IBUKI et al, Tokyo, Chikuma Shobô.

1965. Madame Bovary, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.9, traduit par Takéhiko IBUKI, Kawadé Shobô Shinsha.

1965. Madame Bovary, in Sékaï no Bungaku, t.15, traduit par Jaku YAMADA, Tokyo, Chûôkôronsha.

1965. Madame Bovary, traduit par Rhôïchi IKUSHIMA, , Shinchôsha, coll. " Shinchô Bunko " [livre de poche].

1966. Madame Bovary, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.28, traduit par Toshio SUGI, Tokyo, Chikuma Shobô.

1966. Madame Bovary, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.15, édition en couleur, traduit par Takéhiko IBUKI, Tokyo, Kawadé Shobô Shinsha.

1966. Madame Bovary, traduit par Kikuïchiro MURAKAMI, nouvelle édition, Tokyo, Kadokawa Shoten, coll. " Kadokawa Bunko " [livre de poche].

1967. Madame Bovary, traduit par Kôji SHIRAÏ, Tokyo, Ôbonsha, coll. " Ôbonsha Bunko " [livre de poche].

1969. Madame Bovary, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.11, traduit par Rhôïchi IKUSHIMA, Tokyo, Shinchôsha.

1969. Madame Bovary, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.25, traduit par Takéhiko IBUKI, Tokyo, Shûeisha.

1971. Madame Bovary, in Chikuma Sékaï Bungaku Taïkei, t.45, traduit par Toshio SUGI et Rhôïchi IKUSHIMA, Tokyo, Chikuma Shobô.

1972. Madame Bovary, in Shinchô Sékaï Bungaku, t.9, traduit par Rhôïchi IKUSHIMA, Tokyo, Shinchôsha.

1974. Madame Bovary, traduit par Mitsuo NAKAMURA, Kôdansha, coll. " Kôdansha Bunko " [livre de poche].

1975. Madame Bovary, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.7, traduit par Takéhiko IBUKI, Tokyo, Senshukai.

1976. Madame Bovary, in Sékaï Bungaku Senshû, t.17, édition précieuse [sic], traduit par Akimasa KANNO, Tokyo, Shûeisha.

1977. Madame Bovary in Madame Bovary (Flaubert) - Une vie (Maupassant), traduit par Takéo SUGI, Tokyo, Chikuma Shobô, coll. " Chikuma classiques ".

1978. Madame Bovary, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.16, édité par Hiroyuki ITSUKI et al, traduit par Rhôïchi IKUSHIMA, Gakushû Kenkyûsha.

1978. Madame Bovary, in Sékaï no Bungaku, t.16, traduit par Kôzô KAWAMORI, Tokyo, Sékaï Bunkasha.

1979. Madame Bovary, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.41, traduit par Akimasa KANNO, Tokyo, Shûeisha.

1980. Madame Bovary, in Kawadé Sékaï Bungaku Taïkei, t.31, édité par Tomoji ABÉ et al, traduit par Takéhiko IBUKI, Tokyo, Kawadé Shobô Shinsha.

1989. Madame Bovary, in Kawadé Sékaï Bungaku Zenshû, t.11, traduit par Takéhiko IBUKI, Tokyo, Kawadé Shobô Shinsha.

1990. Madame Bovary, in Shûeisha Galerie Sékaï no Bungaku, t.7, traduit par Akimasa KANNO, Tokyo, Shûeisha.

1994. Madame Bovary, in Sékaï no Bungaku Sélection, t.36-17, traduit par Jaku YAMADA, Tokyo, Chûôkôronsha.

1997. Madame Bovary, in Sékaï no Bungaku, t.16, traduit par Yoshizô KAWAMORI, Tokyo, Sékaï Bunkasha.

1997. Madame Bovary, traduit par Rhôïchi IKUSHIMA, nouvelle édition, Tokyo, Shinchôsha, coll. " Shinchô Bunko " [livre de poche].

III. Salammbô

1914. Salammbô, traduit par Kazué HATA, Akagi Bunko, coll. " Akagi Sôsho ".

1932. Salammbô, traduit par Nagaé IKUTA, Shunyôdô Bunko.

1936. Salammbô, in Flaubert Zenshû, t.6 [Œuvres complètes de Flaubert], traduit par Takashi KANBÉ, Kaïzôsha.

1948. Salammbô, in Flaubert Zenshû, t.3 [Œuvres complètes de Flaubert], traduit par Takashi KANBÉ, Jitshugyo no Nihonsha.

1950. Salammbô, traduit par Sadanosuké TANABÉ, Hakusuïsha, coll. " France Bunko ".

1953. Salammbô, traduit par Takashi KANBÉ, Kadokawa Shoten, coll. " Kadokawa Bunko " [livre de poche], 2 volumes.

1966. Salammbô, in Flaubert Zenshû, t.2, [Œuvres complètes de Flaubert], traduit par Sadanosuké TANABÉ, Chikuma Shobô.

IV. L'Éducation sentimentale [Kanjô Kyôïku]

1935. L'Éducation sentimentale, in Flaubert Zenshû, t.2-3 [Œuvres complètes de Flaubert], traduit par Kurô YAMADA, Kaïzôsha.

1935. L'Éducation sentimentale, traduit par Yusaburo KITAHARA, Sakuhinsha, 3 volumes.

1940. L'Éducation sentimentale, traduit par Rhôïchi IKUSHIMA, Tokyo, Iwanami Shoten, coll. " Iwanami Bunko " [livre de poche], 2 volumes.

1947. L'Éducation sentimentale, traduit par Rhôïchi IKUSHIMA, Kyoto, Zenkoku Shobô, 2v.

1948. L'Éducation sentimentale, in Flaubert Zenshû, t.4,5, [Œuvres complètes de Flaubert], traduit par Kurô YAMADA, Jitshugyo no Nihonsha.

1949. L'Éducation sentimentale, traduit par Yuzaburo KITAHARA, Tokyo, Bunguéï Shunjûsha, 2 v.

1953. L'Éducation sentimentale, traduit par Takéo SUZUKI, Kadokawa Shoten, coll. " Kadokawa Bunko " [livre de poche], 2v.

1961. L'Éducation sentimentale, in Sékaï Bungaku Taïkei, t.34, traduit par Rhôïchi IKUSHIMA, Chikuma Shobô.

1966. L'Éducation sentimentale, in Flaubert Zenshû, t.3, [Œuvres complètes de Flaubert], traduit par Rhôïchi IKUSHIMA, Chikuma Shobô.

1971. L'Éducation sentimentale, in Sékaï Bungaku Taïkei, t.45, traduit par Takéhiko IBUKI et Rhôïchi IKUSHIMA, Chikuma Shobô.

1971. L'Éducation sentimentale, traduit par Rhôïchi IKUSHIMA, nouvelle traduction, Tokyo, Iwanami Shoten, coll. " Iwanami Bunko " [livre de poche], 2v.

1972. L'Éducation sentimentale, in Shinchô Sékaï Bungaku, t.9, traduit par Tôru SHIMIZU, Shinchôsha.

V. la La Tentation de saint Antoine [Saint Antoine no Yûwaku]

1924. La Tentation de saint Antoine, traduit par Tétsuji HIROSÉ, Sôjusha.

1936. La Tentation de saint Antoine, in Flaubert Zenshû, t.4 [Œuvres complètes de Flaubert], traduit par Kazuo WATANABÉ, Kaïzôsha.

1940. La Tentation de saint Antoine, traduit par Kazuo WATANABÉ, Iwanami Shoten, coll. " Iwanami Bunko " [livre de poche].

1948. La Tentation de saint Antoine, traduit par Akira NAGAÏ, Nihon Christ Kyôdan Nitiyogakkobu.

1953. La Tentation de saint Antoine, traduit par Akira NAGAÏ, Kohakusha Bunko.

1957. La Tentation de saint Antoine, traduit par Kazuo WATANABÉ, nouvelle édition, Iwanami Shoten, coll. " Iwanami Bunko ".

1966. La Tentation de saint Antoine, in Flaubert Zenshû, t.4, [Œuvres complètes de Flaubert] traduit par Kazuo WATANABÉ et Téruhiko HIRAÏ, Chikuma Shobô.

1976. La Tentation de saint Antoine, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.17, traduit par Kazuo WATANABÉ, Shûeisha.

VI. Trois Contes [Mittsu no Monogatari]

1947. Trois Contes, traduit par Shintarô SUZUKI, Takashi TATSUNO, Takamatsu YOSHIÉ, Takaguiri Shoïn.

1948. Trois Contes, traduit par Kurô YAMADA, Iwanami Shoten, coll. " Iwanami Bunko " [livre de poche].

1948. Trois Contes, traduit par Kurô YAMADA, Tancho Shobô.

1948. Trois Contes, traduit par Isamu INOÜÉ, Héïbonsha.

1948. Trois Contes, traduit par Isamu INOÜÉ, Nanjinsha.

1949. Trois Contes, traduit par Kikuïchiro MURAKAMI, Hosokawa Shoïn.

1950. Trois Contes, traduit par Takashi TATSUNO et al, Mikasa Shobô.

1951. Un cœur simple, traduit par Takamatsu YOSHIÉ, La légende de saint Julien l'Hospitalier, traduit par Shintarô SUZUKI, Hérodias, traduit par Takashi TATSUNO, in Sékaï Bungaku Zenshû I-6, Kawadé Shobô.

1951. Trois Contes, traduit par Kikuïchiro MURAKAMI, Kadokawa Shoten, coll. " Kadokawa Bunko " [livre de poche].

1953. Trois Contes, traduit par Shintarô SUZUKI et al, Shinchôsha, coll. " Shinchô Bunko " [livre de poche].

1958. Un cœur simple, traduit par Toshio KATÔ, Daïgaku Shorin, coll. " Daïgaku Shorin Bunko ".

1962. La légende de saint Julien l'Hospitalier, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.12, traduit par Takéo KUWABARA, Kawadé Shobô.

1965. Trois Contes, in Sékaï no Bungaku, t.15, traduit par Minoru YAMADA, Chûôkôronsha.

1966. Trois Contes, in Flaubert Zenshû, t.4 [Œuvres complètes de Flaubert], traduit par Kurô YAMADA, Chikuma Shobô.

1969. Un cœur simple, La légende de saint Julien l'Hospitalier, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.25, traduit par Kurô YAMADA, Shûeïsha.

1972. Trois Contes, in Shinchô Sékaï Bungaku, t.9, traduit par Minoru YAMADA.

1975. Trois Contes, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.37, traduit par Shiguéhiko HASUMI, Kôdansha.

1976. Trois Contes, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.17, traduit par Humihiko TAKITA (Cœur simple), Shintarô SUZUKI (Saint Julien), Akimasa KANNO (Hérodias), Shûeisha.

1979. Trois Contes, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.41, traduit par Akimasa KANNO, Shûeisha.

1980. La légende de saint Julien l'Hospitalier, in Kawadé Sékaï Bungaku Taïkei, t.31, traduit par Takéo KUWABARA, Kawadé Shobô Shinsha.

1991. Trois Contes, traduit par Koïchi OTA, Fukutaké Shoten, coll. " Fukutaké Bunko ".

1994. Trois Contes, in Sékaï no Bungaku sélection, t.36-17, traduit par Minoru YAMADA, Chûôkôronsha.

VII. Bouvard et Pécuchet

1936. Bouvard et Pécuchet, in Flaubert Zenshû, t.6, [Œuvres complètes de Flaubert] traduit par Yoshiaki SHINJÔ, Tokyo, Kaïzôsha.

1948. Bouvard et Pécuchet, in Flaubert Zenshû, t.1-2, [Œuvres complètes de Flaubert], traduit par Yoshiaki SHINJÔ, Jitsugyo no Nihonsha.

1949. Bouvard et Pécuchet, traduit par Takéo SUZUKI, Hakusuïsha, coll. " France Koten Bunko " [livre de poche].

1954. Bouvard et Pécuchet, traduit par Takéo SUZUKI, t.1,2, Tokyo, Iwanami Shoten, coll. " Iwanami Bunko " [livre de poche].

1965. Dictionnaire des idées reçues, in Sékaï no Bungaku, t.15, traduit par Jaku YAMADA, Chûôkôronsha.

1966. Bouvard et Pécuchet, in Flaubert Zenshû, t.5, [Œuvres complètes de Flaubert], traduit par Yoshiaki SHINJÔ ; le Dictionnaire des idées reçues, traduit par Jaku YAMADA, Chikuma Shobô.

1988. Bouvard et Pécuchet, traduit par Takéo SUZUKI, nouvelle édition, Iwanami Shoten, coll. " Iwanami Bunko " [livre de poche].

1994. Dictionnaire des idées reçues, in Sékaï no Bungaku sélection 36-15, traduit par Jaku YAMADA, Chûôkôronsha.

VIII. Œuvres de jeunesse

1936. Œuvres de jeunesse, in Flaubert Zenshû, t.4 et t.9, traduit par Shiguéo SAKURAÏ, Kaïzôsha.

1947. Passion et vertu, traduit par Shiguéo SAKURAÏ, Okakura Shobô.

1953. Mémoires d'un fou, Novembre, traduit par Shiguéo SAKURAÏ, Kadokawa Shoten, coll. " Kadokawa Bunko " [livre de poche].

1966. Œuvres de jeunesse, in Flaubert Zenshû, t.6-7 [Œuvres complètes de Flaubert], traduit par Jaku YAMADA, Norio ÎJIMA, Chikuma Shobô.

1971. Novembre, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.17, traduit par Shiguéhiko HASUMI, Kôdansha.

1975. Novembre, in Sékaï Bungaku Zenshû, t.37, traduit par Shiguéhiko HASUMI, Kôdansha.

1988. Bibliomanie, traduit par Kôsaku IKUTA, Asutarute Shobô.

1995. Bibliomanie, in Aïshokyo, traduit par Kôsaku IKUTA, Hakusuïsha.

1998. Voyage en Égypte, (Édition intégrale du manuscrit original établie et présentée par Pierre-Marc de Biasi), traduit par Shozo SAÏTÔ, Hôseï University Presse.

IX. Correspondance [Shokanshû]

1936. Correspondance, in Flaubert Zenshû, t.7-8 [Œuvres complètes de Flaubert], traduit par Takéo SUZUKI et Haruo AKIYAMA, Kaïzôsha.

1948. Flaubert Correspondance, t.1-3, traduit par Haruo AKIYAMA et Takéo SUZUKI, Hakusuïsha, coll. " France Koten Bunko " [livre de poche].

1948. Flaubert no Tégami Louise Colet ate [Lettres de Flaubert à Louise Colet], traduit par Rhôïchi IKUSHIMA, Kyoto, Aténa Shoïn.

1967. Correspondance, in Flaubert Zenshû, t.8-10 [Œuvres complètes de Flaubert], traduit par Shiguéhiko HASUMI et al, Chikuma Shobô.

1988. Ohukushokan Sand-Flaubert [ Correspondance Sand - Flaubert ], traduit et édité par Akiko MICHIDA, Fujiwara Shoten.

Étude sur Flaubert au Japon

Monographie

Hiroshi SUÔ, Shudaï to Hensô [ Madame Bovary. Thème et variations].

Yôko KUDÔ, Rénaï shosetsu no rhétorique. Bovary Fujin o yomu [Rhétorique du roman d'amour. Lire Madame Bovary], 1998, Tokyo University Press.

Shôzô SAÏTÔ, Flaubert no shôsétsu [Romans de Flaubert], 1980, Taïshûkan Shoten.

Shôzô SAÏTÔ, Flaubert no yoru, Monstâ no mori [Nuit de Flaubert, forêt de monstre], 1996, Hakusuïsha.

Yoshinobu TODA, Gustave Flaubert Kenkyu [Étude sur Gustave Flaubert], 1983, Surugadaï Shuppansha.

Tadataka KINOSHITA, Flaubert ronkô, jisho no mondaï o chûshin ni shite [Traité sur Flaubert - à propos des temps verbaux], 1989, Surugadaï Shuppansha. [annexe : une version française].

Tadataka KINOSHITA, Flaubert ronkô 2, No koé yama koé, Jihitsugenkô to Hissha genkô no syomondaï [Traité sur Flaubert 2 - sur les manuscrits et les transcriptions de Par les champs et par les grèves], 1994, Okayama, Okayama University Press.

Kôji ASAHINA, Flaubert Salammbô o yomu. Shôsetsu, Monogatari, text [Lire Salammbô de Flaubert. Roman, Histoire, et Texte], 1997, Suïséïsha.

Atsushi YAMAKAWA, Kataï, Maupassant, Flaubert, 1993, v.2, Surugadaï Shuppansha.

TAKIZAWA, France réalisme no shosô, Flaubert o megutte [Certains Aspects du réalisme français, autour de Flaubert], 2000, Surugadaï Shuppansha.