Correspondance de Flaubert
Flaubert à Émile Bergerat, Croisset, 13 décembre 1879
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À ÉMILE BERGERAT

 

[Croisset, 13 décembre 1879.]

 

Mon cher ami,

Vous me semblez fol ! où avez-vous vu que je vous boudais ? Si je ne vous envoie pas de vers pr les Espagnols c’est que je n’en imagine aucun. Ce n’est point ma partie. Assez de la prose ! Franchement, cela m’est impossible. – & puis en quoi les inondés même de Murcie doivent-ils me faire faire, & me faire signer des turpitudes ?

Quant aux autographes sur les deux vues de Croisset, j’avais cru comprendre que c’est ainsi que vous les désiriez. Selon moi, ils gâtaient les dessins. Mais je me disais « ça lui plaît ainsi – que sa volonté soit faite ». Vous les avez ôtés, tant mieux. Jen suis content. 

Vous voyez mon bon que je suis calme – & je vous embrasse ainsi que votre femme.

Votre vieux

Gve Flaubert

Samedi 13.

 

Dites à Charpentier de m’envoyer deux numéros du Voltaire de mardi dernier = l’article de Zola sur « L'Éduc. sentim »