Correspondance de Flaubert
à Feydeau Ernest, Croisset, 22 janvier 1868
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À ERNEST FEYDEAU

 

[Croisset, 22 janvier 1868.]

 

Mon brave Homme

Je te remercie de m'avoir envoyé l'article de P. Chasles qui m'a fait plaisir puisqu'il te rend un peu justice.

Tout ce que [je] sais de toi, présentement, c'est que tu as publié dans le Figaro le Coup de Bourse avec une préface & que Ste Beuve t'a envoyé une lettre.

Je m'attendais à te voir le jour de Noël – et un vigoureux feu de charbon de terre a flambé dans ta chambre toute la journée & ton lit était fait.

J'ai été affligé, vendredi dernier par la mort de ma petite nièce, (la petite fille de mon frère – un pauvre enfant de trois ans, gentil comme un amour, emporté par la rougeole. – La désolation de ses mères était qqchose de navrant à voir. Voilà ce que c'est que nous !

Je travaille furieusement pr finir ma seconde partie. – J'en serai débarrassé dans une huitaine, environ ? Alors j'irai re-embellir de ma présence la Capitale et deviser avec ton Excellence

 

en attendant je t'embrasse

Gve Flaubert

 

nuit de mercredi.