Correspondance de Flaubert
à Collier-Tennant Gertrude, Paris, 14 mai 1878
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À GERTRUDE TENNANT

 

[Paris, 14 mai 1878.]

 

Ma chère Gertrude

Je vous remercie du fond de mon cœur pour votre splendide cadeau. Rien ne pouvait me faire plus de plaisir. Je contemple la Fille en songeant à la Mère. Quand verrai-je, en nature, l'une & l'autre ? Ne venez pas en France sans me faire un signe d'appel. J'y obéirai avec empressement.

Dans quelles rêveries m'entraîne ce portrait : Trouville, le Rond-Point des Champs-Élysées, votre séjour à Rouen, à l'hôtel, vous souvenez-vous etc ! etc ! tout ce que j'ai eu de meilleur dans ma jeunesse ! Mais je n'avais pas besoin du portrait pr cela ! –

Adieu, ma chère Gertrude – ou plutôt à bientôt, n'est-ce pas ?  – & croyez à l'inaltérable affection

de votre vieil ami

Gve Flaubert

 

Dans une quinzaine de jours je serai à Croisset –