Correspondance de Flaubert
à Frœhner Guillaume, Paris, 21 janvier 1863
Notice

 

À GUILLAUME FRŒHNER

 

[Paris, avant le 21 janvier 1863.]

[Brouillon de la lettre du 21 janvier 1863.]

Contemporaine 

 






à Mr
G. Frœhner
rédacteur de la

Monsieur

J’ai lu hier seulement & par hasard Je viens de lire l’arti votre article sur Salammbô paru paru dans la Revue Contemporaine du le 31 Xbr 1862. Malgré l’habitude où je suis de ne répondre à aucune critique, je ne puis passer accepter la vôtre silencieusement. elle est pleine de convenance il est vrai & de choses extrêmement flatteuses pr moi. Mais comme elle semble attaquer met en doute l’honnêteté ce que j’ose appeler la probité de mes études recherches études, vous trouverez bon que je me hasarde au risque de faire un commentaire de vous donner une douche d’eau j’ose s’il vous plaît que j’ose j’entreprenne de relever ici que je relève timidement ici qques unes plusieurs de vos assertions erronées erronées
                                           Je vous demanderai d’abord Monsieur qui vous a dit que j’aie employé six ans d’efforts inouis à faire ce livre – d’où le savez -vous ? d’où le savez et d’où vient aussi que vous vo

prquoi vous

me mêlez si étrangement  obstinément au Musée  à la collection Campana en affirmant qu’elle a été mon guide, mon inspiration permanente ? ce musée a été ouvert au commencement du mois de

au mois de mars six semaines avant l’ouverture
de ce Musée. voilà

mai 1862 et or j’avais fini Salambo au dès le commencement en d’avril précédent. Voilà pr l déjà deux une erreurs déjà. Nous en trouverons verrons de plus de graves.  Il y en a de pire
     2.
Je n’ai, nullement Monsieur, nulle prétention à l’archéologie Je j’ai donné mon livre pr un simple roman, sans préface et sans notes & je m’étonne qu’un homme de votre science et connu célèbre dans le monde savant  illustre comme vous par des travaux si considérables perde son temps ses loisirs à cette une littérature si légère. J’en sais cependant assez Monsieur pr vous déclarer oser dire que vous errez étrangement complètement d’un bout à l’autre de votre travail, tout le long de vos 18 pages. à chaque paragraphe & presque à chaque ligne Vous m’accusez me blâmez « de n’avoir consulté ni Falbe ni Dureau de la Malle  » dont j’aurais tirer parti profit profit mais je vous demande bien mille pardons ! je les ai lus, plus al souvent souvent que vous, j’en suis sûr peut-être peut-être, & sur les ruines même de Carthage. Que vous ne sachiez rien « rien de satisfaisant ni sur la forme ni sur les principaux quartiers de la ville » cela se peut pr vous Mais peut- d’autres mieux informés peuvent bien ne point les ne partager votre scepticisme. Si l’on ignore où était se trouvait était le faubourg Aclas l’endroit appelé Fuscianus la position exacte des principales portes etc dont on a les noms, on connaît parfaitement  assez bien l’emplacement & l’étendue de la ville, la forme des con la construction Des murs l’appareil architectonique des murailles

On a entendu parler des goûts

des ponts, & de le du môle & de la Taenia et le Cothon On sait que les maisons étaient enduites de bitume (Pline 30 22) & les rues dallées. on connaît a enco une idée de l’Ancô (Bélisaire guerre des Vand (1)) décrit dans mon dernier chapitre. on a entendu parler de Byrsa, de Malqua, de Byrsa qui sont les plus [illis], du de Megara S de [illis] de Mappales & et remplacé par St Louis des Catacombes Quamart ou Kamart par un q ou
     3.
Et du temple d’Echmoûn, situé sur l’Acropole & de celui de Tanit un peu à droite en tournant le dos à la mer, tout cela plus ou moins dans se trouve (sans parler d’Appien de Pline et ni de Procope) dans ce même Dureau de la Malle que vous m’accusez d’ignorer Donc Il est donc donc regrettable néanmoins que vous ne soyez pas entré un peu « dans des détails fastidieux pr montrer que Mr Fl. [Flaubert] n’a je n’ai eu aucune idée de l’emplacement & de la disposition de l’ancienne Carthage »- et vous ajoutez « moins encore que Dureau de la Malle ajoutez-vous ajoutez-vous.

Mais que faut-il
croire ? à qui
se fier

Mais ne fallait-il pas en faire mon profit ? qui donc croire maintenant que croire  à qui se fier ? puisque vous n’avez pas eu jusqu’à présent jour, l’extrême obligeance de révéler aux populations aux Carthaginois au monde votre système individuel sur la topographie Carthaginoise
   Je n’ai ne possède, il est vrai, Aucun texte à mon service pr vous prouver qu’il existait une rue des Tanneurs, une rue des Parfumeurs & une rue des teinturiers c’est, en tout cas une hypothèse assez vraisemblable Convenez-en. il devait y avoir à Carthage des Tanneurs des Parfumeurs des teinturiers ? Mais je n’ai point inventé Kinisdo, & Cynasyn mots dites-vous dont la structure est étrangère à l’Esprit des Langues Sémitiques pas si étrangère cependant puisque je les trouve qu’ils sont dans Gésenius. – & Car presque tous mes noms puniques défigurés selon vous sont étant pris dans Falbe que je n’ai pas lu et dans le Génesius scripturae linguaeque etc dont j’ai fait tiré mon profit, naturellement.) Ou dans Falbe que j’ai consulté Je n’ai pas lu. Je vous assure
   Si mets deux M à Salammbo c’est afin de faire prononcer

Un Orientaliste de votre érudition

Salam et Salan. Un orientaliste aussi distingué que vous Monsieur aurait du avoir un peu un peu plus d’indulgence pr le nom Numide de mon héros que j’écris
     4.
Narr’havas à cause à cause de Nar-el-ouah souffle du feu feu de l’air. vous auriez pu aussi deviner que les deux M de Salammbô ce nom pompeux que vous [illis.] dans dans [illis.] sont dans le but sont mis exprès pr faire prononcer au lecteur Salam et non Salan et de plus de même supposer charitablement que Égates pr au lieu de Aegates est était une faute de typographie corrigée d’ailleurs du reste dans la seconde édition de mon livre antérieure de quinze jours à votre article vos conseils. il en est de même du mot Syss de Scissites pr Syssites, & de Kabires que l’on écrit trouve de toutes les manières façons et même voit même écrit imprimé sans un K (horreur !) jusque dans les livres ouvrages les plus sérieux comm tels que Les religions de la Grèce par Maury.
Pourquoi Schahabarim (mot qui est que j’ai pris qui est dans le Lévitique ne serait-il pas peut bien dire un nom d’homme puisque Abdalanim se trouve dans Gesenius. Bien que im soit la forme du pluriel le signe du pluriel, le mot on m’a dit que Fessim voudrait dire intérieuret Quant à Schalischim que j’aurais dit dû écrire Rosch si je n’ai pas écrit comme je l’aurais dû faire Rosch-eich- Schalischim (général chef des guerriers les plus nobles le chef des guerriers les plus nobles) c’était pr abréger raccourcir un nom déjà passablement trop rébarbatif & ne croyant ne supposant pas d’ailleurs être critiqué que je serai examiné plutard

par des philologues.
Mais puisque
vous êtes descendu
jusqu’à ces
chicanes de mots
j’en reprendrai
chez vous
deux entr’autres
qui sont

par des savants. Mais puisque vous êtes si difficile pr les mots nous en sommes à ces chicanes à de semblables misères  je me permettrai d’en de relever deux de vous chez vous deux entr’autres [illis.] qui sont fort aimables 1° Compendieusement que vous employez pr  dans le sens d’ tout à rebours de sa signification pr dire abondamment prolixement. sans vous souvenir du passage de Rabelais. . . & 2° Carthachinoiserie plaisanterie excellente bien qu’elle ne soit pas de vous & que vous avez ramassée au commencement du mois dernier dans un petit journal. [ vous voi voyez pouvez voir Monsieur. que si vous ignorez parfois mes auteurs je sais les vôtres ]
     5.
Mais passons Mais il aurait peut-être mieux fallu valu peut-être passer par dessus ces minuties qui auraient dû comme vous le dites très bien «  se refuser à l'examen de la critique ».
Encore un cependant ! Pourquoi avez-vous souligné le et dans cette page phrase un peu défigurée tronquée de ma p. 209. « achète-moi des Cappadociens & des Asiatiques » est-ce était-ce pr briller en voulant faire accroire aux badauds que j'ignore complètement je ne distingue pas la géographie de l'Asie où j'ai été. & que je connais en partie du moins ? & que je connais en partie du moins ? Ne peut-on dire « il y a là des Français & des Européens » ou «  débarrassez-moi des Prussiens & des Allemands » la cappadoce de l'Asie Mineure ? Mais je la connais Monsieur ! Je l'ai vue – j'y ai voyagé.

Mais

Vous m'avez lu si négligemment que presque toujours vous me citez à faux. Aussi* exemple : Je n'ai pas dit écrit ni

et je n'ai dit nulle
part que les prêtres avait formassent avait formé une caste particulière

p. 148 que les soldats lybiens fussent « possédés de l'envie de boire du fer » mais que les B. [Barbares] menaçaient les Carhagin de leur faire boire du fer. Ni que p. 147 que les gardes de Légion portaient au milieu du front une corne d'argent pr les faire ressembler à des mo rhinocéros mais « mais « leurs gros chevaux avaient etc. » ni p. 36 ces pays [paysans] qu'un jour s'amuser à

Vous niez d'autre ce que je dis clairement
selon vous

crucifier 200 lions. Vous avez il en est de même de ainsi pr
ces malheureux Syssites que j'ai employés
« ne sachant pas, sans doute que ce mot signifiait des corporations particulières ». Sans doute est aimable. Mais sans doute je savais sans doute ce qu'étaient ces corporations et l'étymologie du mot puisque dès la 1ère fois je le traduis en français la 1ère fois dès qu'il en est question dans mon livre p. 10.

B.
Autre erreur

5 Bis.
Il n'est pas vrai de dire « qu'Hannon n'a pas été crucifié dans la guerre des Mercenaires attendu qu'il commandait des armées encore longtemps après ».
Vous trouverez dans Polybe que liv. 1er chap. 17 ses propres troupes l'abandonnèrent pr se Monsieur que les rebelles se saisirent de sa personne & l'attachèrent à une croix liv. 1er ch. 17.
Ce n'est donc pas ce personnage « qui aurait à se plaindre de Mr Flaubert » mais lui plutôt Polybe que vous ignorez qui aurait à se plaindre de Mr Frœhner.
     6.
J'ajoute ou vous verrez Sussites « sociétés (de commerçants) qui mangeaient en commun ». Vous avez de même faussé forcé un faussé un passage de Plaute. Je ne vois pas qu'il ait dit car nulle part il n'est présent n'a montré dans le Poenulus que tous les Carthaginois savaient toutes les langues ce qui eut été un curieux privilège pr tout une nation entière un peuple entier. Mais je trouve seulement dans le Prologue du Poenulus mais il y a tout simplement au 112ème vers dans le Prologue et en « et is omneis linguas scit » – ce qui veut dire & signifie, il me semble celui-là sait toutes les langues, le carth en question & non tous les Carthaginois  A
Pour les sacrifices d'enfants il est si peu impossible Monsieur malgré vos doutes qu'au siècle d'Hamilcar on les brûlât vifs qu'on en brûlait encore au temps de J. César & de Tibère s'il faut s'en rapporter à Cicéron (pro Balbo) & à Strabon liv. III

Cependant

Ma « statue de Moloch » les dites-vous dites-vous ne ressemble pas à la machine infernale décrite dans Salammbô. Cette figure composée de 7 cases étagées l'une sur l'autre pr y enfermer les victimes appartient à la religion gauloise Mr Flaubert n'a aucun prétexte d'analogie à pr justifier son audacieuse transposition ! » En êtes-vous bien sûr ?

Non je n'ai

aucun prétexte c'est vrai. Mais j'ai un texte – à savoir le texte la description même de Diodore que vous rappelez et qui n'est autre que la mienne comme vous en serez convaincu vous pouvez vous en convaincre si vous en daignez relire ou lire dans le livre XX de Diodore liv XX ch. en y adjoignant auquel vous joindrez la paraphrase de Caldaïque de Paul Fage dont vous ne parlez pas & qui est citée par Selden de diis syriis p. 164-170 avec Eusèbe liv 1er prép. évang.
     7.
dont vous serez convaincu si vous voulez-bien la relire XX, 14 en y ajoutant paraphrase Chaldaïque de Paul Fage Seden de diis Syrus.
Comment se fait-il aussi je vous prie que « l'histoire ne dise rien du manteau miraculeux » puisque vous ajoutez ajoutez même vous dites-vous même [illis.] après dites vous-même qu'on le montrait dans le temple de Vénus mais mais mais « bien plutard et seulement à l'époque des empereurs romains. »
Mais or je trouve vois dans Athénée XII, 98. Or la description de ce très détaillée circonstanciée très détaillée de ce manteau bien que l'hist n'en dise rien il fut acheté à Denys l'ancien 120 talens, porté à Rome par Scipion Émilien, reporté à Carthage par Caius Grachus revint à Rome sous Héliogabale puis fut rendu à Carthage. Tout cela se trouve ce également encore dans Dureau de La Malle dont j'ai profité fait mon fait je pourrai bien avoir tiré profit décidémt .

Trois lignes
plus bas vous
affirmez avec
la même ...
candeur

À propos d'un
temple il parle
dans les
d'un temple qui lui
était consacré
à ce dieu
dans les environs
de Cyrène.
 
au commencement p 65. Mais dans le chapitre où j’en parle le plus plus spécialement consacré à cette déesse

Vous vo Dans la même page je vois encore cette incroyable affirmation que « La plupart des autres dieux invoqués dans Salammbô sont de pure invention ! et vous ajoutez « qui a entendu parler d'un Aptouknos ? » (voy qui ? D'Azevac – voy Cyren et  Marmarique) d'un Schaoûl (mais c'est un nom que je donne à un [illis.] esclave [illis.] p 123.) ou d'un Mastiman il est cité com dieu par Corippus Johannis (voy et Mém de l'Ac t.XII. p. 181. «  qui ne sait que Micipsa n'était pas une divinité mais un homme » – or c'est ce que je dis [illis.] dans cette même clairmt Monsieur & très bien  Monsieur et très clairement dans cette même p. 123. quand Salamb app  crie pr appeler ses esclaves «  à moi Kroum Schaoûl Kroum Ewa Micipsa Schaoûl ? »
      8.
Vous m’accusez aussi de confondre prendre pr deux divinités distinctes Astarh et Astarté parce qu’elles se rencontrent côte à côte. Mais or la première fois qu’il est question de Tanit dans mon livre c’est quand lorsque Salambô l’invoque Tanit p 65 p 65. et elle l’invoque par elle l’invoque  tous ses noms à la fois – «  Anaïtis ! Astarté ! Derceto ! Astareh Tiratha » et un peu [plus] loin page 70 & même j’ai eu même eu pris soin de dire un peu loin p 70 qu’elle « avait appris répétait tous ses noms sans qu’ils eussent pr elle de signification distincte ». Seriez-vous comme Salambô ? Je suis tenté de croire qu’ils n’en ont pas plus pr vous puisque vous faites de Tanit la déesse de la guerre et non de l’amour en dépit de Tertullien & de

et de l’élément femelle humide fécond

so de ce nom même de Tiratha dont vous trouverez la signification l’explication peu décente mais claire dans [illis.] Movers  pheni. t 1. P. 594.
      Vous vous ébahissez ensuite des singes consacrés à la lune et

[illis.] vous

des chevaux consacrés au soleil. car « ces détails » d’après vous vous le déplorez en êtes sûr «  ne se trouvent dans aucun auteur ancien ni dans aucun monument authentique » Mais or je me permettrai pr les singes, de vous rappeler Monsieur que les Cynocéphales étaient [en] Égypte consacrés à la lune comme on voit encore en rencontre sur les murs murailles des temples tout le long du Nil, & que les cultes Égyptiens avaient pénétré en Libye et dans les oasis. Quant aux chevaux je ne dis pas qu’ils étaient qu’il y en avait de consacrés à Esculape mais à bien à Eschmoûn assimilé à Esculape Iolaüs, Apollon le soleil. or je trouve vois des chevaux sacrifiés et consacrés au soleil dans Pausanias et liv 1er C. I. 996. et dans la bible rois liv II. chap 32.


Mais peut-être nierez-vous même

9.
Pensez-vous Doutez-vous  Nierez-vous Vous ne nierez pas que les temples d’Égypte soient des monuments authentiques et la Bible & Pausanias des auteurs anciens
           à propos de la Bible je prendrai encore Mr la liberté gde de vous indiquer le tome 2 l’exode tome 2 et 2 l’exode de la trad. de Cahen exode t 2 p. 186 exo où vous verrez lirez ceci « Il portait au cou suspendue à une chaîne d’or une petite figure de pierres  précieuses qu’ils appelaient la Vérité. Les débats s’ouvraient lorsque le Président mettait devant soi l’image de la Vérité ». C’est un texte de Diodore
en voici un autre d’Élien « il portait Le plus âgé d’entr’eux était leur chef & leur le juge  à tous. il portait autour du cou une image de saphir. On appelait cette image la Vérité. C’est un texte d’Élien. et si j’ai donné à cette statuette trois têtes c’est qu’il y en a beaucoup de pareilles provenant de fouilles faites en Sardaigne & que j’ai vues à Ro au Musée Kirscher à Rome.

& c’est ainsi
Monsieur que

Vous avez donc eu tort de dire « cette vérité-là est une jolie invention de l’auteur » !
                  Mais tout vous étonne : le Malobathre que l’on écrit très bien qque vous disiez ne vous en déplaise Malabathre ou Malobathre, la poudre d’or que l’on trouve ramasse encore aujourd’hui comme autrefois sur le rivage de Carthage, les oreilles des éléph peintes en bleu, les hommes qui se qui se barbouillent barbouillés de vermillon et les [illis.] les peuples qui & mangent  des singes & de la vermine & mangent des singes, les Lydiens qui portent des en robes de femmes, les barbes enveloppées en signe de deuil, les escarboucles form des lynx, les grenadiers qu’on arrose de silphium, les lions crucifiés, les mandragores qui sont dans Hippocrate des [illis.]


Et le le silphium pr les grenadiers, les barbes enveloppés
les lions crucifiés
etc. etc. tout.

10.
et la chaînette qui est pr régler la marche entre les des chevilles en hébreu hatzadotte qui est dans Isaïe Isaïe le Cantique des Cantiques Cahen t. 16. 37.
Eh bien Eh bien non ! Monsieur je n'ai pas emprunté tous ces détails aux nègres de la Sag Senamg pr les éléphants Sénégambie je vous je vous renvoie pr les éléphants à l'ouvrage d'Armandi p 256. et 59* et aux autorités qu'il indique tels que Florus An Diodore Ammien Marcelin etc. etc. et autres nègres de Sénégambie.

et leurs femmes
(celles de des adyrmachies)
si elles sont mordues
par un pou,
elles le prennent en

Quant aux nomades qui se barbouillent de vermine vermillon & mangent de la vermine des singes & croquent des pous & croquent des singes comme qqu'un pourrait on pourrait « vous demander à quelle source l'auteur a puisé ces précieux renseignements » et que « vous seriez selon d'après votre aveu très embarrassé de le dire, je vais vous donner humblemt qques petites indications pr faciliter vos recherches « les gysantes se barbouillent peignent tous de

« Les Maxyes se
peignent le corps
avec du vermillon
CXCI
et quant à
la vermine ?
Je vous épargne
le détail du r
voyez

avec du vermillon et mangent des singes ». [illis.] A Les Achyrmachides mangent des poux leurs femmes « celles des Achyrmachides Adyrmachides si elles sont mordues par un pou cela se trouve est écrit dans Hérodote liv IV. ch V aux chapitres CXCIV et CXCI. & CLXVIII. Je ne suis pas embarrassé de le dire.
« Même Hérodote m'a appris liv 1er dans la description de l'armée de Xerxès que les Lydiens portaient des robes de femmes de plus Athénée dans le ch. des Étrusques & de leurs ressemblance avec les Lydiens dit qu'ils portaient des robes de femme. Enfin le Bacchus Lydien est toujours représenté en costume de femme. Est-ce assez ? pr les Lydiens et leurs costume ?


et au menton des colosses égyptiens et sur ceux d’Impsamboul d’Abou-Simbal ent’autres

11.
Les barbes ferm enfermées en signe de deuil sont dans Cahen Ézéchiel XXV ch. XXIV 17. Les l’urine les escarboucles formées par l’urine des lynx. dans théoph. traité des pierreries & dans Pline liv 8 ch 57.

et pr ce qui regarde les

Les  et quant aux lions crucifiés dont vous portez le nombre à 200, chose exagération grotesque qui est de votre (pr afin de me gratifier sans doute d’un ridicule que je n’ai pas) je vous prie de lire dans ce même livre de Pline le ch 18 où vous verrez que Scipion & E Scipion Émilien & Polybe se promenant ensemble dans la campagne

de suppliciés dans
cette position
quia

Carthaginoise en découvrirent virent de pareilles « eaque de causa, crucifixos vidisse se cum Scipione quia « Quia cætera cæteri metu pænae similis absterrerentur eadem noxia. »
           Sont-ce là, Mr, des textes de ces passages ramassés au hasard prises sans discernement dans l’Univers pittoresque. et « que la haute critique a employés avec succès » contre moi ? de quelle autre haute critique parlez-vous ? est-ce de la vôtre ?
         Vous vous égayez beaucoup considérablement sur les grenadiers que l’on arrosait avec du silphium. Mais j’ai pris ce détail dans Pline liv 17. Monsieur n’est pas de moi. je suis heureux de vous l’apprendre. Il est dans Pline (liv 17. ad finem ch 47. ) J’en suis fâché pr votre délicieuse plaisanterie sur l’ellébore que l’on devrait cultiver à Charente. Mais comme vous le dites vous-même « l’esprit le plus pénétrant ne saurait suppléer au défaut de connaissances acquises »
     12.
Vous en avez manqué complètement en affirmant que « parmi les pierres précieuses du trésor d’Hamilcar plus d’une appartient aux Légendes et aux superstitions Chrétiennes ! » plus d’une ? lesquelles ? non Monsieur Elles sont toutes dans Pline & dans Théophraste. Vous ne pourriez pas m’en citer une seule qui n’y soit je vous en défie.
Les stèles d’émeraude à l’entrée du des temples, qui vous fournissent eg font rire aussi car vous êtes gai décidément se trouvent dans sont mentionn par Philostrate vie d'Apollonius [illis.] et dans par Théoph. traité des pierreries. Haeren [Heeren] t. 2 Suckau cite la sa phrase « la plus grosse émeraude bactrienne se trouve à Tyr dans le temple d'Hercule. C'est une colonne d'assez forte dimension. » Autre passage de Théophraste (trad de Hill) « il y avait dans leur temple de Jupiter un obélisque composé de quatre émeraudes qui avaient quarante coudées de hauteur quatre de large en qques endroits et deux dans d'autres etc. (trad. de Hill).
Malgré « vos « connaissances acquises » vous confondez  grossièrement le jade avec le jaspe le jade qui est une néphrite d'un vert brun & qui vient de Chine avec le jaspe variété de quartz que l'on trouve en Europe et en Sicile. Si vous aviez ouvert par hasard le Dict de l'Acad franç au mot jaspe vous auriez appris sans aller plus loin qu'il y en a de noir de rouge & de blanc. Il fallait donc, Monsieur, modérer les éclats transports de votre indomptable verve et ne pas reprocher folâtrement à mon critique officiel, à mon maître & ami Th. Gautier
     13.
d’avoir prêté à une femme (dans son Roman de la Momie) des pieds verts quand il lui a donné des pieds blancs.

d’après selon selon
votre expression

Ainsi ce n’est point lui mais vous qui avez fait commis une comme vous dites d’après une erreur ridicule.
Si vous dédaigniez un peu moins les voyages vous auriez pu voir au Musée de turin le bras même le propre bras de sa Momie, rapportée d’Égypte par Mr Passalacqua d’Égypte et dans la pose même même qu’il a décrite, cette même pose même qui d’après vous à vous en croire d’après vous n’est certainement pas égyptienne

qui vous ébahit toujours
[illis.]

et quant à mon luxe abondance prodigalité de richesses & d’ornements, j’étais bien en droit de la prodiguer pr chez des peuples qui mett incrustaient dans le sol de leurs chamb incrust des pierreries. Voy Mart. Épigr 12,50 et Ézéchiel 28,14
Je finis termine Monsieur en & je vous remerciant  Monsieur des formes amènes dont vous vous êtes servi que vous avez employées dans votre article dans votre [illis.]. elles sont choses rares à présent maintenant aujourd’hui.

Sans être ingénieur non plus vous eussiez appris auriez appris ce que c’est font qu’un les Sakiehs qui apportent pr amener l’eau dans les maisons & vous seriez convaincu que je n’ai point abusé des vêtements noirs en les mettant dans un pays où les femmes de qualité la hte classe ne sortent qu’habillés de avec des manteaux noirs. Mais comme vous préférez que si aimez mieux les témoignages écrits je vous renvoie recommanderai pr tout ce qui concerne la toilette des femmes à Isaïe III, 3, à la Mischna tit  Schabb [illis.] de Sabbatho, à Samuel XIII, 18, à St Clém d’Alex, Paed II, 12 et aux mém les dissert de l’abbé Mignot dans les M. de l’Ac p.42. et si vous trouvez quant à mon luxe que j’ai trop de luxe Ézéchiel . .  pr les pierreries dans le sol des appartements pierreries. Mais vous n’êtes pas heureux en fait de pierreries.
Je n’ai n’y  n’y ai relevé pas Monsieur, parmi vos inexactitudes que celles qui portaient sur des les plus grossières qui touchaient points spéciaux. Quant aux critiques vagues

 

14.
aux appréciations personnelles aux critiques vagues blâmes généraux et à l’examen littéraire de mon livre je me suis abstenu privé, vous me rendrez

je n’y ai pas même
fait fait allusion

cette justice d’y faire même allusion. Tout le temps je me suis tenu tout le temps sur votre terrain celui de la Science où je suis et je vous le répète en finissant encore une fois que j’y suis très peu médiocrement solide. Je ne sais ni l’hébreu ni l’arabe ni l’allemand ni l’allemand ni le latin, ni le grec et je ne me vante même pas de savoir le français. Souvent je me suis servi j’ai usé souvent des traductions. Mais qqfois aussi des originaux. J’ai consulté, dans mes incertitudes, les hommes qui passent en France pr les plus savants compétents. Et si « je n’en ai pas été mieux guidé » c’est que je n’avais pas point l’honneur de vous connaître. Excusez-moi. Si j’avais suivi pris vos conseils « aurais-je mieux réussi ? » j’en doute. En tout cas j’eusse été privé des marques de bonté bienveillance que vous me donnez çà et là dans votre article et je vous aurais épargné l’espèce de remords qui le termine. Mais rassurez-vous, Monsieur. Bien que vous paraissiez effrayé vous-même de votre pr force et que vous croyiez pensiez sérieusement « avoir déchiqueté mon livre pièce à pièce » n’ayez aucune peur. Calmez-vous tranquillisez-vous ! car vous n’avez pas été cruel mais…léger !

J’ai l’honneur d’être
G. Fl.