Notes sur Jean-Jacques Rousseau - f° 05 verso
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  ardemment à notre bien-être et à la conservation de nous-mêmes
et l'autre nous inspire une  répugnance naturelle à voir 
périr ou souffrir tout être sensible et principalement nos
semblables" de la combinaison de ces deux principes " sans 
qu'il soit nécessaire d'y faire entrer celui de la sociabilité"
découle toutes les règles du droit naturel.
 les animaux ont un droit.      
 
les animaux  "dépourvus de lumière et de liberté " ne peuvent
reconnaître cette loi mais tenant en qqchose à notre nature
par la sensibilité dont ils sont doués on jugera qu'ils
doivent aussi participer au droit naturel et que l'homme
est assujeti envers eux à quelque espèce de devoirs. il 
semble en effet que si je suis obligé de ne faire aucun
mal à mon semblable c'est moins parce qu'il est un être
raisonnable que parce qu'il est un être sensible
; qualité
qui étant commune à la bête et à l'homme doit
au moins donner à l'un le droit de n'être point
maltraité inutilement par l'autre"
                   l'étude de l'homme originel est le seul bon
moyen qu'on puisse employer pour les difficultés qui se
présentent sur l'origine de l'inégalité morale sur les vrais
fondemens du corps politique sur les droits réciproques
de ses membres" etc -

                  _______

                   Discours  -
Deux sortes d'inégalités dans l'espèce humaine l'une
naturelle ou physique, l'autre morale ou politique
il n'y a pas de de liaison essentielle entre les deux inégalités.
          il s'agit dans ce discours de marquer dans le
progrès des choses le moment où le droit succédant à la
violence, la nature fut soumise à la loi.
les philosophes ne sont pas remontés jusqu'au
véritable état de nature ou l'ont surchargé d'élémens
postérieurs - ces recherches ne peuvent être que des
"commençons donc par écarter tous les faits car
ils ne touchent pas à la question" ... "les recherches