Notes sur Jean-Jacques Rousseau - f° 07 recto
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  3.




























 
Nulle prévoyance de l'avenir chez le sauvage.
Quand on lui supposerait des idées qu'il n'a eu que plus tard quel
progrès pourrait faire le genre humain épars dans les bois parmi
les animaux?  - et comment se communiquer ces idées ? -
embarras de l'origine des langues. - au début elles n'étaient pas bien 
utile. l'homme selon Rousseau vivait seul - se rencontrait 
avec sa femelle & la quittait
on débuta par le cri - on multiplia les inflexions de la voix
accompagnés du geste. on y substitua les articulations de la voix
... substitution qui ne put se faire que d'un commun accord
... plus difficile encore à concevoir en elle-même puisque cet
accord unanime dut être motivé et que la parole paraît avoir été fort
nécessaire pr établir l'usage de la parole" 85. - les premières mots 
durent avoir une signification fort étendue. chaque mot avait
le sens d'une proposition entière.
              chaque objet reçut un nom particulier sans égard aux 
genres et aux espèces que ces premiers instituteurs n'étaient pas
en état de distinguer. si un chêne s'appelait A un chêne s'appelait
B. les idées générales ne peuvent s'introduire dans l'esprit qu'à
l'aide de mots et l'entendement ne les saisit que par des propositions.
Rousseau ici p 87 confond la généralité avec l'abstraction
et omet le raisonnement par analogie "quand un
singe va sans hésiter d'une noix à l'autre pense-t-on qu'il
ait l'idée générale de cette sorte de fruit et qu'il compare son
archétype à ces deux individus?" non certes. qu'en a-t-il besoin
ce qu'il n'empêche pas qu'il ne sait très bien ce que c'est qu'un
arbre, qu'il le reconnaîtra arbre partout sans avoir l'idée
abstraite arbre qui lui est complétement inutile. - la confusion
des idées de généralité et d'abstraction est bien plus claire encore 
p 86.  
origine du langage sur-humaine
X
    il conclut en disant que la solution de ce problème
ne peut s'expliquer par des moyens humains
   par peu de soin que la nature a eu de les rapprocher par
JJ. croit que l'homme peut
vivre seul.  
des besoins naturels et de leur faciliter l'usage de la parole
on voit combien elle a peu préparé leur sociabilité - dans
l'état primitif quel besoin un homme a-t-il d'un autre ? -
                                  il n'était pas misérable, il avait tout ce