Notes sur Jean-Jacques Rousseau - f° 29 recto
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  De la religion civile
"Deux peuples étrangers l'un à l'autre et presque toujours ennemis ne purent
longtemps reconnaître un même maître. deux armées se livrant bataille
X      
croit les constitutions antérieures
aux mythologies                 
ne sauraient obéir au même chef. Ainsi des divisions nationales résulta
le polythéisme"... selon Rousseau, les théologies seraient ainsi venues
après les constitutions. Il s'emporte contre la manie de chercher sous
des noms différens de Dieux une identité théologique "comme si le
Baal des Phéniciens, le Zeus des Grecs, et le Jupiter des Latins
pouvaient être le même ; comme s'il pouvait rester qq chose de
commun à des êtres chimériques portant des noms différens X"
                      il montre du reste comment l'état cessa d'être un
en mettant la religion d'un côté & le gouvernement de l'autre - 
mais cela ne se fit pas d'un seul coup - [illis.] Le système
théologique est bien uni au système civil chez les Musulmans
                 Rousseau démontre admirablement comment le christianisme 
étant une religion toute spirituelle, la patrie du chrétien n'est pas
de ce monde.  "si l'état est florissant, à peine ose-t-il jouir de la
félicité publique, il craint de s'enorgueillir de la gloire de son pays ; 
si l'état dépérit, il bénit la main de Dieu qui s'appesantit sur 
son peuple". 253. - les soldats seront des martyrs. ils se
feront tuer voilà tout - "mettez vis-à-vis d'eux ces peuples généreux
que dévorait l'ardent amour de la gloire et de la patrie supposez
votre république chrétienne vis-à-vis de Sparte ou de Rome. 255
         "le christianimse ne prêche que servitude et dépendance.
Son esprit est trop favorable à la tyrannie pr qu'elle n'en profite 
pas toujours. Les vrais chrétiens sont faits pr être esclaves. ils le 
savent et ne s'en émeuvent guères. cette courte vie a trop peu
de prix à leurs yeux." "quand la croix eut chassé l'aigle
toute la valeur romaine disparut
             les citoyens ne doivent compter au souverain de leurs
opinions qu'autant que ces opinions importent à la communauté
Il y a donc une profession de foi purement civile dont il
appartient au souverain de fixer les articles, comme sentimens
de sociabilité. sans pouvoir obliger personne à les croire