ATELIER BOVARY
CLASSSEMENT GÉNÉTIQUE : Plans et scénarios | Brouillons
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I, chap. 9 : Goûts de luxe - Copiste, folio 93
[En vert, les suppressions demandées par Laurent-Pichat pour la Revue de Paris.]
 
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  un hazard particulier où elle se trouvait prise, tandis
qu'au-delà s'étendait à perte de vue, l'immense pays
des félicités et des passions. Elle confondait dans son
désir, les sensualités du luxe avec les joies du coeur.
l'élégance des habitudes, et les délicatesses du sentiment.
Ne fallait-il pas à l'amour comme aux plantes 
indiennes des terrains préparés, une température particulière ? 
Les soupirs au clair de lune, les longues étreintes, 
les larmes qui coulent sur les mains qu'on abandonne, 
toutes les fièvres de la chair et les langueurs de
la tendresse ne se séparaient donc pas du balcon des
grands châteaux qui sont pleins de loisirs, d'un
boudoir à stores de soie, avec un tapis bien épais, des
                                      un lit monté sur une estrade
jardinières remplies, un lit monté sur estrade
ni du scintillement des pierres précieuses et des 
aiguillettes da la livrée.
           Le garçon de la poste, chaque matin, qui venait 
panser la jument, traversait le corridor avec
ses gros sabots ! Sa blouse avait des trous, ses pieds
étaient nus dans des chaussons. C'était là le groom
en culotte courte, dont il fallait se contenter ! Quand
son ouvrage était fini il ne revenait plus de la jour
née, car Charles en rentrant mettait lui-même son
cheval à l'écurie, retirait la selle et passait le licou,
pendant que la bonne apportait une botte de paille
et la jetait comme elle pouvait, dans la mangeoire.
          Pour remplacer Nastasie (qui partit enfin
de Tostes,
de Tostes, en versant des ruisseaux) Emma prit à
son service une jeune fille de quatorze ans, orpheline 
et de physionomie douce. Elle lui interdit les bonnets
 
[Transcription de Hisaki Sawasaki]