ATELIER BOVARY
CLASSSEMENT GÉNÉTIQUE : Plans et scénarios | Brouillons
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I, chap. 1 : Étude de médecine de Charles (2), brouillons, vol. 1, folio 36
 
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  avec                                     toujours contenues
ni ces explositions concentrées de rage qui font d'une étude
rebutante le premier des supplices de l'esprit.  sans ardeur
de chaque jour
sa petite tâche quotidienne
quotidienne
                    ainsi           donc petite de chaque jour
comme sans dégoût il accomplissait sa tâche à la manière
de chaque jour                                      ign
du cheval de manège,  qui,  tourne les yeux bandés,  régulièrement
            les yeux [illis] bandés
sans avancer,  ignorant de la besogne qu'il broie.
              pauvre garçon ! /
                                           {{rien n'égayait sa vie,  ni les joies
intérieures de l'esprit,  ni le bruit des passions faciles qui
sonnent le carnaval dans la jeunesse/. }}
      Pour lui épargner de la dépense,  sa mère lui envoyait
chaque semaine par le messager un gros morceau de veau
froid cuit au four,  avec quoi il déjeunait le matin,  quand
il était rentré de l'hôpital,  tout en battant de la semelle
contre le mur de sa chambre pour se réchauffer les
                                        aux leçons
pieds.  ensuite il lui fallait galloper à tous les cours
d'un bout de la ville à l'autre,  aller à l'amphithéâtre
                                       encore
retourner à l'hospice et encore revenir chez lui,  à travers
toutes les rues.  le soir,  après le maigre dîner de son
                re        aussitôt à
propriétaire,  il remontait dans sa chambre et se
re    de nouv à travailler de nouveau
remettait alors au travail dans ses habits mouillés
     fumaient            de nouveau
qui séchaient sur son corps à la chaleur du poële.
sonnées passées,  il ne pouvait veiller ; une fois dix heures
                            souvent
sonnées,  il s'endormait ; et sa tête ballotante,  allait
                            souvent
souvent roussir la mèche de ses bonnets de coton
à la flamme de la   à sa se     brûlait
à la flamme de la chandelle qui continuait à
continuait à
brûler / ait son
brûler en coulant sur le flambeau
Puis Couché dans son lit,  comme au collège
     ratatinait entre
il se rattattinait entre ses draps en pensant
à sa mère,  à la maison ; à la maison chaude
où les bûches à cette heure flambaient dans la cuisine
derrière la marmite pleine,  sous la crémaillère
aux dents de suie. / on était en hiver.  c'était
bientôt Noël,  bientôt la fête des Rois,  avec le
grand gâteau & la longue tablée !- que n'y était-il
encore ! Comme il regrettait dans sa pauvre petite
chambre froide les veillées de la Campagne,  quand
      des routes
la terre le soir est dure sous les sabots,  qu'il fait
chaud dans les étables,  & qu'on écoute raconter des
              histoires au bruit des rouets qui tournent/
 
[Transcription Pascale Prioleaud]