ATELIER BOVARY
CLASSSEMENT GÉNÉTIQUE : Plans et scénarios | Brouillons
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I, chap. 1 : Étude de médecine de Charles (2), brouillons, vol. 1, folio 38

 
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dans les beaux jours    quand
qqfois, l'été, dans les - à l'heure où les rues
                   et que                     le
tièdes sont vides, quand les servantes après dîner
jouent au volan sur le seuil des portes, il se
souvent
mett
il ouvrait sa fenêtre, & s'accoudait. en bas
sous lui la rivière de Robec (qui faisait de ce vieux quartier de
                   ignoble                   en bas sous lui
Accroupis au bord, des ouvriers
avec un chiffon lavaient leurs
bras dans l'eau
Rouen comme une petite Venise) au coulait safran
                           planches & les     couleur
violette, ou indigo sous les mille ponts & les planches
{{des ouvriers accroupis au bord de
de l'eau
y lavaient avec
l'eau,
y lavaient leurs épaules
du savon noir
s'y débarb lavaient les bras
au
avec du savon
dans l'eau
s
'y lavaient les épaules nus
un chiffon leurs épaules & leurs
bras
nus.}}             
& les planches
où elle passe
qui la couvrent,/ entre les grilles
                au                   ouverts gros
qui la barrent/. Du haut des greniers les écheveaux
                               sur
de coton teint passés à enfilés à des gdes
perches se séchaient à l'air avec les longues
pièces de rouenneries qui t
leur teinture
fraîche avec les longues pièces de rouenneries
                                    &
  qui faisait claquer l'une sur l'autre les longues
pièces de rouenneries mouillées mouillées, se
bombant au vent frôlaient l'une sur l'autre -
séchaient à l'air chaud leur
teinture humide
en se bombant au vent
                partant du
sur les perches - au haut des greniers les gros écheveaux
        se                        - à l'air  avec
de coton séchaient leur teinture au vent - & les
                                 humides
& il ouvrait les narrines
pr aspirer les bonnes odeurs
de la campagne qui ne
venaient pas jusqu'à lui.
/longues pièces de rouenneries mouillés qui frôlaient
      entre elles
les
l'une sur l'autre en se bombant./ il voyait
       de lui de lui          de tuile des il revoyait
& en face, au delà des toits de tuile, le gd ciel pur qui
         avec        rouge        comme
s'étendait & le soleil se couchant - qu'il devait
                                    &
faire beau là bas ! - c'était l'heure comme on devait
sentir bon
 ! quel fraîcheur sous la hêtrée - c'était
à l'abreuvoir
il entendait leurs voix
quand elles beuglent le soir
la tête tournée vers le couchant
m en buvait/ant dans la mare
le moment qui
l'heure où les vaches rentrant de la pâture venaient
beuglent dans la mare et beug
boire dans la mare ; elles beuglaient en passant
       la tête tournée vers le couchant
& la tête tournée vers les prairies beuglaient
                                     mugir
l'une après l'autre - il les entendait - il les
                     &
les sentait leur odeur il ouvrait les narrines
        toutes ces les bonnes
pr aspirer l'odeur des prair la campagne
    passent le soir dans la campagne
qui se roulent aux vents du soir sur
la l'herbe sur l'herbe des pelouses
à travers la haie, pr qui frémit -
dans les hauts peupliers.
              1             3
         il devint triste - il maigrit.
       2
sa taille s'allongea - & et sa figure
                        déjà triste douce
 
[Transcription Pascale Prioleaud]