ATELIER BOVARY
CLASSSEMENT GÉNÉTIQUE : Plans et scénarios | Brouillons
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II, chap. 1 : L'auberge du Lion d'or - Copiste, folio 111
[En vert, les suppressions demandées par Laurent-Pichat pour la Revue de Paris.]
   
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  en bois de sape sont restées sans être peintes.
            Les halles, c'est-à-dire un toit de tuiles supporté par
une vingtaine de poteaux, occupent à elles seules la moitié
environ de la grande place d'Yonville. La mairie construite
sur les dessins d'un architecte de Paris, est une manière
de temple grec qui fait l'angle, à côté de la maison du pharmacien. 
Elle a au rez-de-chaussée trois colonnes ioniques et
au premier étage une galerie à plein ceintre, tandis que le
tympan qui la termine est rempli par un coq gaulois appuyé
d'une patte sur la charte, et tenant de l'autre les balances de la
justice. / mais ce qui attire le plus les yeux, c'est en face 
l'auberge du Lion d'or, la pharmacie de Mr Homais ! le soir
           surtout
principalement quand son quinquet est allumé et que les
  principalement
bocaux rouges et verts qui embellissent sa devanture allongent
au loin sur le sol, leurs deux clartés de couleur, alors à travers
elles, comme dans des feux du Bengale s'entrevoit l'ombre du
pharmacien accoudé sur son pupitre. s/Sa maison du haut en bas,
est placardée d'inscriptions, écrites en anglaise, en ronde, en
                                                                                     robs dépuratifs
moulée. « Eaux de Vichy, de Seltz et de Barèges - robs dépuratifs

- médecine Raspail - racahout des Arabes - pastilles
                                        bandages
d'Arcet, pâte Regnault - bandages, bains, chocolats de santé etc.
et l'enseigne qui tient toute la largeur de la boutique porte en
lettres d'or « Homais pharmacien » Puis au fond de la boutique, 
derrière les grandes balances scellées sur le comptoir, le
mot laboratoire se déroule au-dessus d'une porte vitrée, qui à moitié 
de sa hauteur, répète encore une fois « Homais » en lettres d'or sur
fond noir.
              Il n'y a plus ensuite, rien à voir dans Yonville. La rue (la
seule), longue d'une portée de fusil et bordée de quelques boutiques, 
s'arrête court au tournant de la route. si on la laisse sur
la droite et que l'on suive le bas de la côte St Jean, bientôt on arrive
au cimetière.
   
[Transcription de Jean-Christophe Portalis]