ATELIER BOVARY
CLASSSEMENT GÉNÉTIQUE : Plans et scénarios | Brouillons
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III, chap. 6 : Dégoût réciproque de Léon et d'Emma - Brouillons, vol. 6, folio 76
 
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  Personne de son entourage n'ignorait cet amour  
elle était venue si souvent à l'étude qu'on la connaissait
que tous   la connaissent & ont   ensuite     une personne
les clercs l'en plaisantaient. - & puis qqu'un, qqu'un qui
X le matin, au déjeuner
 autour du poële
         cela     leur         là-dessus Χ
faisait dans son intérêt - avait écrit à ma sa mère une
 monstre coquet affamé de scandale 
                            [illis.]
fatalité femelle
la fatalité femelle
lettre anonyme pr l'avertir que Mr son fils se perdait
                        même plusieurs        le contraignirent à tout avouer
            on ajouta des détails que/i Léon [illis.]
à Rouen avec une femme mariée. alors la bonne dame entrevoyant/vit
à l'h. l'éternel épouvante des familles     cette      charmant & terrible
pr son fils la Syrène, la Vampire, [illis.].fée par la beauté
[illis.]    qui aboie comme le
hennit                
jappe              
l'écueil vivant qui tournoie
   fatalité femelle qui
                         
monstre dans les gouffres de l'amour
                             sous
dragon par le mal, qui se dresse dans les abîmes, comme -
fantastiquement sous les vagues                          la jeunesse
de l'antiquité à l'horizon des/dans navigations de jeune homme
                              les profondeurs
                                                                               lequel
      
& elle en écrivit à Mr Dubocage son patron qui fut parfait
                                                    en                particulier dont
                            il le fit venir dans son cabinet tout seul, ferma
les portes, & le tint durant
3 quarts d'heure à le
sermonner là-dessus
 
dans cette affaire. c'était un homme d'ordre, mais libéral,
certainement il comprenait cette liaison. il l'excusait même car c'était
                                                                                   d'étudiant
un homme intelligent qui avait passé par la vie de jeune hom
                                                         fait ses fredaines tout comm
et qui connaissait le coeur humain. il comprenait cela,
un autre & qui      la vie
l'excusait. il le fit appeler dans son cabinet, ferma les portes
l'appela mon ami, mon enfant, l'invita même à dîner
pr ce jour-là. et le garda deux heures à lui parler.
             mais
       mais           seulement
cela po il voulait lui desiller les yeux, l'avertir du
                                                            et nuire plus tard à
gouffre. Où cela pourrait-il le conduire ? - un/son établissement
                                                                      propre
             il le supplia de rompre &     dans son intérêt
plutard. il lui demandait ce sacrifice pr lui, pr sa
            que ce fût au moins
famille, pr lui, Dubocage. il l'en pria comme d'un
service & arracha la promesse de rompre avec elle.
                           n'y/avait pu la tenir, mais ce soir
- il l'avait donnée, & se reprochait de n'avoir pu
vague       terrible
la créature à corps  [illis.]
le monstre coquet
la dévotr/ratrice la
la vague syrène
*
la tenir.                       se
           avec terreur ce qui épouvante les familles
           . . .   la
entrevit cette fatalité femelle qui menace de loin
pernicieuse aux
toutes les navigations de la jeunesse, la Syrène, la
                                                           tout
dévotr dévoratrice, le monstre coquet affamé d'or &
de chair, écueil vivant qui habite fantastiquemnt
les profondeurs de l'amour
 
[Transcription de Nathalie Petit]