ATELIER BOVARY
CLASSSEMENT GÉNÉTIQUE : Plans et scénarios | Brouillons
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II, chap. 3 : En allant chez la nourrice - Copiste, folio 144
[En vert, les suppressions demandées par Laurent-Pichat pour la Revue de Paris.]
 
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  et les véroniques aussi, les églantiers, les orties, et
les ronces légères qui s'élançaient des buissons.
Par le trou des haies, on apercevait dans les
masures, quelque pourceau sur un fumier qui
dormait au soleil, ou des vaches embricollées
frottant leurs cornes, contre le tronc des arbres.
Tous les deux côte à côte, ils marchaient
doucement, elle, s'appuyant sur lui, et lui
retenant son pas qu'il mesurait sur les siens ; -
et devant eux, un essaim de mouches voltigeait,
en bourdonnant dans l'air chaud.
       Ils reconnurent la maison, à un vieux
noyer qui l'ombrageait. Basse et couverte de
tuiles brunes, elle avait en dehors, sous la
lucarne de son grenier, un chapelet d'oignons
suspendu. Des bourrées, debout contre la clôture
d'épines, entouraient un carré de laitues, quelques
pieds de lavande et des poix à fleurs montés sur
des rames. De l'eau sale coulait en s'éparpillant
sur l'herbe ; et il y avait tout autour plusieurs
guenilles indistinctes, des bas de tricot, une
camisolle d'indienne rouge, et un grand drap
de toile épaisse, étalé en long sur la haie. Au bruit
de la barrière, la nourrice parut, tenant sur
son bras un enfant qui têtait. Elle tirait de l'autre
                                                       couvert de
main, un pauvre marmot chétif, couvert de
scrofules au visage
scrofules au visage, le fils d'un bonnetier de Rouen,
que ses parents trop occupés de leur négoce, laissaient
à la campagne.
    - « Entrez » , dit-elle, «  votre petit/e est là, qui
 
[Transcription de Rolande Lemercier]