ATELIER BOVARY
CLASSSEMENT GÉNÉTIQUE : Plans et scénarios | Brouillons
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III, chap. 2 : Le fiacre - Copiste, folio 350
[En vert, début du passage supprimé par la Revue de Paris, rétabli dès la première édition de Michel Lévy en 1857]
 
  350
  quand ils entendirent derrière eux un grand souffle haletant,
et qui se rapprochait, entrecoupé régulièrement par le 
rebondissement d'une canne. Léon se détourna.
          - Monsieur !
          - Quoi ?
          Et il reconnut le suisse, portant sous son bras et
maintenant en équilibre contre son ventre, une vingtaine
environ de forts volumes brochés. C'étaient les ouvrages «
qui traitaient de la cathédrale.
      - Imbécille ! « grommela Léon, s'élançant hors de 
l'église. Un gamin polissonnait sur le Parvis.
     - « Va me chercher un fiacre ! L'enfant partit comme
une balle, par la rue des Quatre-vents ; Alors ils restèrent seuls
quelques minutes, face à face, et un peu embarrassés
  « Ah ! Léon !... Vraiment... Je ne sais... si je dois » Elle minaudait.
Puis d'un air sérieux « C'est très inconvenant, savez-vous ?
  - « Et quoi ? » répliqua le clerc, « cela se fait à Paris ! »
      Et cette parole, comme un irrésistible argument la détermina.
       Cependant le fiacre n'arrivait pas. Léon avait peur qu'elle
ne rentrât dans l'église. Enfin le fiacre parut.
      - « Sortez du moins par le portail du nord ! » leur cria le Suisse
qui était resté sur le seuil « pour voir la résurrection, le jugement
dernier, le paradis, le Roi David, et les réprouvés dans les flammes
d'enfer. »
     - « Où Monsieur va-t-il ? » demanda le Cocher.
       - Où vous voudrez ! » dit Léon poussant Emma dans
la voiture.
           Les stores s' abaissèrent et la lourde machine se mit en route.
           Elle descendit la rue du Grand-Pont, traversa la Place des Arts,
le quai Napoléon, le p/Pont-Neuf, et s'arrêta court devant
 
 [Transcription Françoise et Philippe Misandeau]