BOUVARD ET PÉCUCHET
PLANS ET SCÉNARIOS : Tableau génétique | Hors tableau || BROUILLONS : Tableau génétique
Afficher un folio
Chargement de l'image en cours ...
Bouvard et Pécuchet, chap. 1. Brouillons, vol. 1, folio 14v
[Page entièrement barrée]
3.
et                             
B. dès qu'elle
Dès que B il*                
n'aperçut plus          
il descendit avec
lenteur toute l'allée
des orm sans feuilles
jalonnant               

               maigres
toute l'allée                    
  
l'avenue des maigres orm
[illis.] jalonne     
La vue de cette noce amena Bouvard & Pécuchet à parler des
femmes, qu'ils déclarèrent frivoles, perfides, acariâtres têtues ; & malgré
cela, elles étaient souvent meilleures que les hommes ; d'autres fois elles
étaient pires. Bref, il valait mieux vivre sans elles. Aussi Pécuchet
était resté célibataire.
– « moi, je suis veuf » dit Bouvard « & sans enfants »
– c'est peut-être un bonheur pr vous ? » mais la solitude à la longue
était bien triste.
Pécuchet tira une prise de sa tabatière. & Bouvard ferma les yeux
comme absorbé dans des réflexions.
                                                                                        amena
Mais
pareils à des jalons               Puis Au bord du quai, parut une fille de joie avec un soldat.
plantés [illis.]
sur le trott. et B. et
en n'apercevant plus le tricorne
dès qu'il n'aperç
Il déclara soulagé car il
[illis.] un soupir
qui [illis.] d'[illis.]
qui jalonn* le [illis.]
Com  Il descendit 
                suivait*
 Blême, les cheveux noirs & marquée de petite vérole, elle s'appuyait
sur le bras du militaire, en traînant ses savattes & balançant les hanches. 
                                                                               fait*
  Quand elle fut un peu plus loin, Bouvard se permit une observation 
                                                    votre
                   en ajoutant « n'*est-ce avis ?»
obscène.
Pécuchet devint très rouge – & sans doute pr s'éviter de répondre, lui
                                                    à trois pas d'eux
désigna du regard un prêtre qui s'avançait.
&*  & il ...[illis.]...
   [illis.]   
toute 
[illis.] sa[illis.] tranquillement
       toute l'allée
                              maigres
Il descendit toute l'avenue des
ormeaux sans                         
feuilles, pareils à des jalons
tout
jalonnant la chaussée. –
alignés   sur                
plantés dans le trottoir.
pareils à des bâtons
disposés sur             
        dis*
et B. [illis.] n'apercevant
des gens du quartier des
                                
tricorne
plus le tricorne le [illis.]
s'
       déclara.  [illis.]
promeneurs passaient [illis.]
dans un flot
avec toutes sortes de
pensées philosophiques

et les pensées philosophiques
les aperçus moraux, les
[illis.]
dénigrements.        
philosophiques  [illis.]récriminations
              les dénigrements
 [illis.]     
consider économiques
dénigrèrent
                       philos
et aux aperçus moraux
les considérat. individu

aperçus moraux


                    [illis.]                                                                         détest
                                 [illis.]                    déclara B              car il exécrait les jésuites

et B. marqua            [illis.]            se déclara soulagé.     
Mais Bouvard se mit à déchirer les jésuites. Pécuchet l'approuva, tout 
                [illis.]                  qque déférence                     sans les défendre
en ..[illis.].. pr la religion *un certain respect*
eut deux ou trois paroles pr                                             &    les ...[illis.]...
                                    jalousies                                        le crépuscule tombait

      Cependant, des persiennes en face s'étaient relevées. sept heures sonnèrent
                                                                                                 le crépuscule tomb
                                     les passans devinrent plus nombreux
ils étaient toujours là  
Ils étaient toujours là.
Leurs paroles coulaient intarissablement., L/les remarques de Pécuchet
Leurs propos coulaient 
                                                                             [illis.]                dissertations*

succèdant aux anecdotes de Bouvard. Ils se livraient à des considérations*
des lieux communs et ......[illis.]....... l'état présent .......[illis.].......
à des théories. Ils dénigrèrent le corps des Ponts & chaussées, la régie
                                        attaquèrent 
                                  [illis.]  contributions   commerces 
– –
des tabacs, le système des imts, la Police, les théâtres, l'humanité 
                                                contribution
en général, – comme ceux qui ont subi de grands déboires. Bouvard 
                                 les choses     gaillardemt
paraissait prendre la vie d'une façon gaillarde & Pécuchet la ruminer
avec tristesse.
Chacun, en écoutait l'autre, retrouvait des parties de lui-même oubliées
et bien qu'ils eussent passé l'âge des émotions naïves, ils éprouvaient
[                                                                          ]                 [                     ]
  dans cet épanchement de leurs sympathie, un plaisir inexprimable
et tout nouveau, une sorte d'épanouissement, le charme enfin des
tendresses à leur début.
[Transcription de Jean-Christophe Portalis]