BOUVARD ET PÉCUCHET
PLANS ET SCÉNARIOS : Tableau génétique | Hors tableau || BROUILLONS : Tableau génétique
Afficher un folio
Chargement de l'image en cours ...
Bouvard et Pécuchet, chap. 1. Brouillons, vol. 1, folio 49 v.
[Page entièrement barrée.]
  12.
                 (                          )
Pécuchet devint très pâle – & fut obligé de s'asseoir sur une borne, dans la cour
puis il rendit le papier, en disant lentement
– Mais... Si, par hasard, c'était une farce ? »
– tu crois que c'est une farce ! » reprit Bouvard, d'une voix étranglée, pareil à
un râle de moribond.
– Dans quel but ? le timbre de la poste, le nom de l'étude en caractère/s
d'imprimerie, la signature du notaire, tout prouvait l'authencité
de la nouvelle.
– Oui ! ... en effet !
                                          en silence
          ils se regardèrent sans rien dire, avec un tremblement du coin de
des lèvres
la bouche, & une larme qui roulait dans leurs yeux fixes.
L'espace leur manquait pr respirer. Ils allèrent jusqu'à l'arc de l'Etoile
revinrent par le bord de l'eau, dépassèrent Notre-Dame, [ marchant vite,
                 [illis.]    [illis.]
gesticulant toujours.] Bouvard était très rouge. Il donna à Pécuchet des
coups de poing dans le dos, & pendant cinq minutes déraisonna complètement.
           À six heures, ils en voulurent dîner comme d'habitude. Mais ils n'avaient
                 De temps                ils ricanaient malgré eux   s'arrêtaient*
pas faim. De temps à autres un ricanement les prenait, puis tout à coup, ils
                               tout à coup                        involontairement
s'arrêtaient, saisis par une inquiétude. À combien pouvait se monter
                                                                                  environ
l'héritage ? Peut-être à la somme de ... ? au reste, Bouvard n'en savait
                          trop
rien. « ce serait beau ! n'en parlons plus ! » ils en reparlaient.
                                                                                                     Mais
         La première chose à faire était de se rendre à Savigny. Rien n'empêchait
                                                       des
tout de prendre tout de suite, qques renseignements. Bouvard écrivit au notaire
pr en avoir.
                                                                                       envoyait/a
Le Mtre Tardival répondit poste pour poste en lui [illis.] la copie
                                    [illis.]                                               en conséquence je
du testament. Il était court, & finissait/t par ces mots « déclare donner
                                                                            qui est*
à François, Denys, Bartholomée Bouvard, qui est mon fils naturel
                              la 
            
l'entière* portion de mes biens disponible par
reconnu, toute la fortune dont la loi. me permet de disposer en
                  toute           qui est*/dont    me permet de disposer
                                                                m'autorise à disposer
sa faveur. » La date remontait à six mois.
          Le père Bouvard avait eu ce fils dans sa jeunesse. Mais craignant
                           craignant* ne fût un obstacle gêne    [illis.]/pr
que le marmot ne fût, par la suite, un obstacle à un bon établissement
                                   par la suite
                        dans l'ombre.

il l'avait tenu à l'écart autant que possible, le faisant passer pr un
               qu'il protégeait               & le              toujours l'appellait [illis.]
neveu, qu'il protégeait, & le prétendu neveu l'avait continué* à l'appeler
                                                                              l'avait toujours
mon oncle, bien que sachant à quoi s'en tenir. Vers la quarantaine,
le bonhomme s'était marié, puis était devenu veuf. Ses deux fils légitimes
                                                                      un
ayant tourné contrairement à ses vues, les remords l'avaient pris sur
                                              2                  1
l'espèce d'abandon où il laissait, depuis tant d'années, son
                                                                          autre enfant.
[Transcription de Nitiwadee Srihong ]