Préfaces de Raymond Queneau à Bouvard et Pécuchet
Chargement de l'image en cours ...
chronologie de son livre comme s'étalant sur trente-deux ans environ. Les
calculs de DESCHARMES en fixent la fin à 1877, au moins. Je ne pense 
                             ici
pas qu'il y ait lieu de développer une théorie sur le réalisme précis
de Mme BOVARY et le super-réalisme trans-chronologique de BONVARD et
PECUCHET
(32).
(20)    Non seulement d'établir cet Album, mais encore de classer ce
qu'ils ont copié. « Mais parfois », dit le premier plan « ils sont embarrassés
de ranger la chose à sa place, et ont de grands cas de
conscience ». (DEMOREST, op. land., p.91) Ils établissent des « parallèles », 
comparent des « beautés », etc. 
(21)    Citations réunies par DESCHARMES, op. cit., p.265 et suiv.
« J'espère cracher là-dedans le fiel qui m'étouffe, c'est-à-dire émettre
quelques vérités, j'espère par ce moyen me purger..... ce dégueulage
me demandera plusieurs années..... je voudrais m'aller visiter les sombres
bords qu'après avoir vomi le fiel qui m'étouffe.... la bêtise 
m'écrase actuellement si fort que je me fais l'effet d'une mouche ayant 
sur le dos l'Himalaya ! N'importe ! Je tâcherai de vomir mon venin dans 
mon livre. Cet espoir me soulage ! ». 
(22)     Si l'on veut ! 
(23)     Une lettre de Flaubert du 16 Décembre 1879 nous indique que 
BONVARD et PECUCHET aurait eu pour sous-titre : « du défaut de méthode
dans les sciences » (thème peu banal pour une oeuvre d'apparence romanesque, 
mais les grands romans d'ailleurs ont souvent des thèmes très
bizarres (24)). Flaubert a donc pris le soin de nous indiquer lui-même, 
la signification de son oeuvre. Mais si le défaut de méthode (47) est
l'aspect subjectif du thème, la multiplicité des méthodes en est l'aspect
objectif. 
           Dans ses notes manuscrites, on trouve l'indication suivante de
Flaubert : « Quelquefois, le bouquin indique plusieurs méthodes. Angoisse