Préfaces de Raymond Queneau à Bouvard et Pécuchet
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(47)   Demorest (op. land., p.52) a montré comment le titre du dossier
intitulé : « Notes pour M. Gustave FLAUBERT. Des fautes que peuvent
commettre deux Parisiens qui veulent se livrer à l'agriculture »
éclaire singulièrement le sens des échecs du chapitre II. les déboires
d'Andréas et de Robert (14) sont bien ceux de Deux « Parisiens ».
(48)   Quelquefois, ils se dégoûtent et se lassent pour des raisons 
moins valables ; par exemple, lorsqu'ils « en arrivèrent à douter du  
microscope » parce qu'ils ne savent pas s'en servir. 
(49)   De même Cervantès avec Don Quichotte qu'il présente d'abord
comme un vulgaire et ridicule cinglé, mais dès le chap. A, il lui 
fait prononcer une belle tirade qui exprime la pensée même de Cervantès. 
Ensuite, il ne cesse de l'accompagner de sa sympathie. 
(50)    Ce que Flaubert pensait lui-même de Bouvard et Pécuchet 
« un ouvrage de grande envergure .... mon grand bouquin ....ce formidable
bouquin .... ce livre m'éblouit par son immense portée ...
quel livre ! ... » (Demorest, op. land. p.40)
(51)    Je croyais que ce rapprochement était de moi, mais on le
trouve dans Descharmes, op. cit. p.270-271.
(52)    Il s'agit d'un roman de moi pour lequel je n'ai d'ailleurs
que peu d'estime. De plus, je trouve l'allusion immodeste. Et m'en
excuse

                                                    RAYMOND QUENEAU