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Extraits de la correspondance de Gustave Flaubert
concernant L'Éducation sentimentale  [1862 à 1869]

 

 

L'édition


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Ces extraits de lettres sont le résultat de l’indexation thématique. Ne soyez donc pas surpris d’y trouver les abréviations, la ponctuation, l'orthographe et les repentirs présents dans le manuscrit des lettres. Les ratures n'y apparaissent pas.
En voici un exemple : « Ce livre, qui n’est qu’en style, a pr danger perpétu continuel le style même. »

 

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Édition et réédition

 

 

1 - à Duplan Jules, Croisset, 01 octobre 1866  

Lettre n° 1507   

Il n'est pas un homme de lettres que l'on ne paye d'avance. – Or, il me semble que ce demander à Lévy 6 mille fr. sur les 10 qu'il me devra lors de la livraison de mon ms n'est point une chose déshonorante pr moi, ni exorbitante pr lui. Je crois entre nous qu'il me doit quelques égards. Je n'ai réclamé aucune prime & je lui ai fait gagner de l'argent – S'il me payait (sous forme de prime) les 3 mille fr. de mon procès, ce ne serait que justice. Bref : [illis.] autant s'adresser à celui-là qu'à un autre. Une avance, d'ailleurs, me semble être moins qu'un emprunt. Prie donc ce brave Blamont de faire pr moi cette démarche. Il lui donnera un reçu, en mon nom, et gardera l'argent que je prendrai à la fin d'octobre. – Si Lévy le me refuse, je lui garderai une rancune éternelle. Quant à faire cette démarche-là moi-même, j'avoue qu'elle est au-dessus de mes forces

2 - à Crépet Eugène, Paris, mars 1867  

Lettre n° 1587   

Quant à revoir mon traité avec Lévy, je ne l'ai pas sous la main ; il est à Croisset. Voulez-vous venir me voir un de ces matins (avant midi) à partir de mardi ou mercredi prochain ?

3 - à Tourbey - Loynes Jeanne de, Croisset, 21 septembre 1867  

Lettre n° 4255   

Mais je ne puis disposer de mon roman par la bonne raison qu’il appartient à Lévy.

4 - à Sand George, Paris, 13 mai 1869  

Lettre n° 1865   

Ci-joint le traité avec l’enfant d’Israël (on peut s’écrier en le lisant : « Dieu des Juifs, tu l’emportes ! »).

5 - à Lévy Michel, Croisset, 05 août 1869  

Lettre n° 1905   

Je compte vous apporter, moi-même, le ms de mon roman mercredi prochain 11 courant.

6 - à Sand George, Croisset, 06 août 1869  

Lettre n° 1908   

Je vais être surchargé de besogne. J’ai 1° à déménager 2° à faire imprimer mon roman

7 - à Lévy Michel, Paris, 12 août 1869  

Lettre n° 4275   

Pouvez-vous recevoir mon ms samedi matin de 10 à 11 heures ou dans l'après-midi de 4 à 5 ?

8 - à Leparfait Philippe, Paris, 12 août 1869  

Lettre n° 1915   

Mardi ou mercredi prochain je me mets à corriger mes épreuves

9 - à Sand George, Paris, 15 août 1869  

Lettre n° 1919   

Lévy m’a donné 6 mille fr. (1er paiement). Nous n’avons pas parlé du reste. Ça aura deux volumes in-8°.

10 - à Commanville Caroline, Paris, 15 août 1869  

Lettre n° 1918   

Après-demain je recevrai la 1re épreuve de mon roman

11 - à Lévy Michel, Paris, 28 août 1869  

Lettre n° 1927   

Comment ? Pas d'épreuves ! Qu'est-ce que ça veut dire ? Plus ça va, & moins ça va. Pourquoi ? Depuis 15 jours j'ai reçu une 1re épreuve. Cela devient insolent & inquiétant ?

12 - à Lévy Michel, Paris, 31 août 1869  

Lettre n° 1928   

Ça me semble très bien ! Ne faut-il pas un accent aigu sur l'e de L'Éducation ?

13 - à Sand George, Paris, 31 août 1869  

Lettre n° 1930   

Votre vieux troubadour est écœuré par la correction de ses épreuves. – Comment l’imprimerie peut-elle exalter certaines personnes ! Moi, ça me donne des nausées.

14 - à Commanville Caroline, Paris, 31 août 1869  

Lettre n° 1929   

Je corrige tous les jours trois épreuves.

15 - à Maupassant Laure de, Paris, 02 septembre 1869  

Lettre n° 1932   

J’ai à m’occuper maintenant 1° de ses affaires, – 2° de mon roman

16 - à Leparfait Philippe, Paris, 02 septembre 1869  

Lettre n° 1933   

et je corrige trois épreuves par jour. c'est tu vois que je suis occupé.

17 - à Leparfait Philippe, Paris, 09 septembre 1869  

Lettre n° 1938   

mon domestique m’y fera tous les matins une visite pr m’apporter les lettres & les épreuves

18 - à Lévy Michel, Paris, septembre 1869  

Lettre n° 1946   

J’ai enlevé, p. 19 « s’arrêtant tous les deux » supprimé un eh à « eh non ». [P.] 31, plus sombre, plus malveillant, plus irascible me semble bien lourd ! Laissez comme ça est. ______ J’ai trop trois corrections inutiles. Il y a donc trois gribouillis que je vous prie de surveiller. ______ J’ai supprimé, p.18, 2 lignes, inutiles. J’avais d’ailleurs un et puis qui était une répétition & qui m’embarrassait. P. 24, c’est bien tombac et non tabac. On fume du tombac dans les narguilehs et ne mettez pas d’italique. Ça aurait l’air trop prétentieux. ______ P. 32, fourni (ajouté par vous) multiplie les i. Il n’y en a que trop dans cette phrase  apprit sorti Pélagie. Est-ce que la phrase n’est pas claire avec n’ayant, tout seul ? ______ J’ai mis plusieurs blancs, qui me paraissent indispensables. ______ Envoyez-moi les épreuves lundi, av avant 1 heure. – De cette façon-là, j’aurai le temps de les corriger dans le silence du Cabinet. – & je vous les apporterai avant 6 heures. J’en attends demain, que je donnerai à votre jeune homme lundi quand il apportera les autres.

19 - à Lévy Michel, Paris, septembre 1869  

Lettre n° 1945   

Feuille 27, p. 426. 1° il y a : voyant ainsi rentrer… ne voyait pas d'autre jeune homme se voyait dans la chapelle au lieu de : « ne voyait pas d'autre jeune homme » mettez, (selon votre goût.) n'imaginait, – ne connaissait (c'est le meilleur). – n'apercevait –   2° s'en consolerait sur me semble faire une image, que ne fait pas dédommagerait qui est l'expression juste (mais plate ?). Cependant si vous croyez que s'en consolerait soit trop prétentieux, tire trop l'œil mettez dédommagerait. – Moi, je trouvais cela bon ? V. [Voir] le chiffre de la dernière page.                                     ‑‑‑ Feuille 3, p. 34. L'alinéa, que vous marquez au milieu, me semble une faute, car : « poursuivit l'avocat en mettant ses poings sur ses hanches », est une parenthèse.                                     ‑‑‑ [Page] 35. « … qu'on a découvert chez la duchesse de Praslin… » il ne faut pas, je crois de ? la phrase étant coupée par celle qui suit. [Page] 37. Pourquoi des « en marge.   [Page] 38. Pourquoi des … – Est-ce que des – ne seraient pas suffisants ?                                     ‑‑‑ Vendredi soir, 11 h. Je passerai chez vous, lundi, de 4 à 6 h.. – Mais je corrige bien mieux mes épreuves chez moi que dans votre établissement où je suis ahuri.

20 - à Parfait Noël, Paris, septembre 1869  

Lettre n° 1944   

Les trois fautes de style que vous m'indiquez dans la feuille ci-jointe ne peuvent être remplacées que par trois équivalents pires ? Je ne vois à mettre que des allongements d'une lourdeur intolérable. Cependant « J'ai lu parmi les prévenus » est bien incorrect ! Ce qui serait net ce serait « J'ai lu parmi les noms des prévenus du complot des bombes incendiaires » – plutôt la guillotine !                                     ___ Je n'ai pas (on ne p m'a pas envoyé de l'imprimerie) les anciennes feuilles (ni les Ires épreuves ni les bons à tirer) cela m'embarrasse qqfois, pr les corrections car j'ignore celles que j'ai faites.                                     ___ Si Michel trouve le Ier volume trop fort, la seule coupure possible est comme je vous l'ai dit : après le souper au Café Anglais « Merci Monseigneur ». Mais je crois que le second volume n'aura pas loin de 26 feuilles ?

21 - à Cloquet Jules, Paris, 02 octobre 1869  

Lettre n° 1951   

Mon roman, que je croyais pouvoir publier à la fin de ce mois, ne paraîtra pas avant le 15 novembre, et cela grâce à l’intéressant Troppmann. Les ouvriers-imprimeurs désertent les imprimeries pr les journaux, dont qques-uns se sont tirés jusqu’à 500 mille exemplaires. Il y a depuis quinze jours un paroxysme de Stupidité dans le public ! Cela dépasse tout ce qu’on a vu, jusqu’à présent

22 - à Claye Jules, Paris, 14 octobre 1869  

Lettre n° 1957   

Vous avez promis à Michel Lévy (me l’a-t-il dit, lui-même) que mon roman pouvait paraître à la fin de ce mois. – Mais il me semble que cela est impossible inexécutable, puisque nous n’avons plus que deux semaines. N’y aurait-il pas moyen de pousser les ouvriers le plus possible ? Vous me rendriez, Monsieur, un très grand service, si vous pouviez faire en sorte que L’Éducation sentimentale fût livrée au public vers le 8 ou le 10 9bre [novembre]

23 - à Claye Jules, Paris, 14 octobre 1869  

Lettre n° 1957   

Pour activer les choses, je vais tous les jours chez Lévy corriger l’épreuve. Je peux en corriger tant que vous en enverrez.

24 - à Commanville Caroline, Paris, 14 octobre 1869  

Lettre n° 1956   

Mon roman, paraîtra à ce que dit l’imprimeur, à la fin de ce mois. Mais je n’en crois rien. S’il ne paraît le 10 ou le 12 novembre, on aura le temps de le lire avant l’ouverture de la Chambre. tu n’imagines pas comme il m’intéresse peu !

25 - à Lévy Michel, Paris, octobre 1869  

Lettre n° 4284   

106. Je ne comprends pas votre remarque. Pourquoi le Président ne peut-il être dans une chaire ? Votre critique s'adresse-t-elle au fond de ma phrase ou à sa forme ? Comme ceci est grave, je ne donne pas le bon à tirer de cette feuille. 107. Prquoi la citation est-elle en si petits caractères. Il y a dans le 1er vol. plusieurs vers qui sont en plus gros caractères. 121. Pingons. 157. Je trouve indispensable 2 lignes d'intervalle à l'endroit marqué. 117. Il faut 2 l au mot llamaria. 140.   P.-S. Je mets un bureau et au bureau du Président Est-ce là ce que vous demandiez ?   t.s.v.p.   Bien que j'aie mis les bons à tirer je voudrais vous voir, cependant, avant que vous n'envoyiez ces feuilles à l'imprimerie.

26 - à Lévy Michel, Paris, octobre 1869  

Lettre n° 1968   

Je garde la feuille 19 parce que j'irai, demain matin avec elle la porter chez un notaire pr avoir une explication relative aux ventes. Mais vous l'aurez, vers midi – & moi avec elle.   Tout à vous. Gve Flaubert   Je pourrais, demain, à 1 h. donner le bon à tirer des feuilles 17 & 18 ?

27 - à Lévy Michel, Paris, octobre 1869  

Lettre n° 4283   

J'ai enlevé plusieurs tout à coup. Merci ! P. 3. À force d'en entendre parler. J'ai consulté là-dessus une professeuse de langues qui m'a dit que ça pouvait passer ? – En effet, c'est une inversion, laissez comme ça est ! tant pis. 57. Il me semble qu'en mettant cher fils ça fait pendant (comme typographie) avec cher vieux qui se trouve à la page suivante. Écrivez-le, si vous le trouvez bon.

28 - à Lévy Michel, Paris, octobre 1869  

Lettre n° 1967   

Voici le bon à tirer de la feuille 15. Revoyez-la, néanmoins. Éventualité est un mauvais mot ! Mais je n'en trouve pas d'autre ? Je ne peux mettre réalisation à cause des on. Ce dernier mot serait trop fort, d'ailleurs.                                     ___ Feuille 16, p. 245, Bref, me semble drôle pr commencer un §§. P. 247, c'est bien dans que j'ai voulu mettre & non sur. P. 245. ajouta-t-il est inutile. P. 253 & 255 prquoi des O en marge ?

29 - à Raoul-Duval Edgar, Paris, 04 novembre 1869  

Lettre n° 1973   

C’est mercredi 17 que paraît mon bouquin.

30 - à Lévy Michel, Paris, 06 novembre 1869  

Lettre n° 1969   

Ces deux épreuves-là sont pleines de fautes. Je vous prie de les revoir avant de les renvoyer chez Claye ___ Il n'y a plus qu'environ que 8 feuilles. Tout peut être terminé à la fin de la semaine prochaine. Vous me verrez tantôt entre 4 et 5 heures.   À vous. Gve Flaubert   ___ Samedi matin 9 h. ___ N.B. Je voudrais avoir toutes feuilles tirées.

31 - à Commanville Caroline, Paris, 06 novembre 1869  

Lettre n° 1974   

mon roman paraîtra le 17 courant.

32 - à Commanville Caroline, Paris, 10 novembre 1869  

Lettre n° 1975   

mon roman paraîtra, sans faute, mercredi prochain 17, – jour de l’ouverture du Canal de Suez.

33 - à Parfait Noël, Paris, 12 novembre 1869  

Lettre n° 1977   

Pouvez-vous disposer d'un fragment en faveur du Journal de Rouen

34 - à Parfait Noël, Paris, 12 novembre 1869  

Lettre n° 1976   

Nous avons oublié Le Nouvelliste de Rouen. S'il vous reste un fragment, envoyez-le à la dite feuille. Je suis très lié avec Lapierre son rédacteur. Je toujo languis toujours après un exemplaire – en attendant les autres. Je serai seul ce soir. Votre fils peut venir me trouver.

35 - à Parfait Noël, Paris, 12 novembre 1869  

Lettre n° 1976   

A. Darcel va se présenter chez vous afin d'avoir un extrait pr le Journal de Rouen. Reste la 3e feuille de la localité le Courrier de Rouen qui a été, lors de la mort de Bouilhet, le plus aimable de tous & que je ne voudrais pas désobliger. Trouvez-lui, aussi, qque chose s'il y a moyen.

36 - à Darcel Alfred, Paris, 13 novembre 1869  

Lettre n° 1978   

Transportez-vous immédiatement chez Lévy & demandez-lui un extrait de mon roman. Vous vous y êtes pris un peu tard et je crois que les fragments qui doivent paraître dans les journaux sont maintenant distribués ?

37 - à Commanville Caroline, Paris, 15 novembre 1869  

Lettre n° 1979   

Des fragments de L’Éducation sentimentale paraissent demain dans une trentaine de journaux.

38 - à Sand George, Paris, 16 novembre 1869  

Lettre n° 1980   

Mon bouquin paraît, je crois, demain. – Après-demain au plutard. Vous aurez le Ier exemplaire, parbleu ! La Politique va-t-elle me faire du tort ? J’en ai peur. À moins qu’elle ne me fasse du bien.

39 - à Chéron Paul, Paris, 25 novembre 1869  

Lettre n° 4297   

Je vous suis, surtout, très obligé pour le P.-S. Toutes vos remarques sont parfaitement justes. Et j’aurai soin de m’y conformer d’enlever ces erreurs-là dans la prochaine édition.

40 - à Duplan Jules, Paris, 29 novembre 1869  

Lettre n° 1986   

Lévy ne m’a donné que 16 mille francs – mais m’a promis de me donner une prime dans qq temps. Aux termes stricts de mon traité, il ne me devait que 14 mille fr. Je crois que j'aurai 20 mille qu’il ira jusqu’à 20 mille. Il paraît content de la vente.

41 - à Parfait Noël, Paris, 06 décembre 1869  

Lettre n° 1995   

Le brocheur s'est trompé en posant les couvertures, un tome marqué Second est le Premier. En conséquence, donnez au porteur un second tome contre celui-ci, qui a été pris par moi. sur/Veillez, je vous prie, à ce que cette erreur ne se renouvelle pas.

42 - à Lévy Michel, Paris, 09 décembre 1869  

Lettre n° 4302   

Le nom de l'institutrice chez Me Dambreuse ne doit pas être Miss John mais Miss Johnson. À la fin du second volume quand Pellerin fait le portrait de R* l'enfant de Rosanette ce n'est pas Lady Glower mais Lady Gower

43 - à Charpentier Georges, Croisset, 09 octobre 1872  

Lettre n° 2547   

Il m'a été impossible de retrouver mon traité passé avec Lévy pr L'Éducation sentimentale ! Je ne sais même plus si j'en ai un ? J'ai fouillé dans tous mes tiroirs sans le moindre résultat.

44 - à Leparfait Philippe, Paris, 12 janvier 1873  

Lettre n° 2592   

À partir du 1er janvier 73 je rentre dans tous mes droits, sauf pour L'Éd. sentimentale dont Lévy a encore l'exploitation pr 7 ans.

45 - à Charpentier Georges, Croisset, 16 février 1879  

Lettre n° 3677   

Le 10 août prochain expire mon traité avec Lévy. je rentre en possession de L'Éducation sentimentale. Je voudrais bien en tirer qque subside.

46 - à Charpentier Georges, Croisset, 16 mai 1879  

Lettre n° 3785   

Ainsi L'Éducation sentimentale reviendra redeviendra ma propriété, le 10 août prochain. – etc.

47 - à Charpentier Marguerite, Croisset, 26 juin 1879  

Lettre n° 3834   

1° Dite-lui que j'attends immédiatement les premières épreuves de L'Éducation sentimentale. Le livre m'appartient à partir du 10 août prochain – & d'ici au 10 août nous n'avons pas trop de temps. or j'ai besoin que le susdit bouquin paraisse le plus possi promptement possible. cela est très sérieux. Ce roman a été étranglé à sa naissance par Troppmann & Pierre Bonaparte. Il serait juste de le réhabiliter. C'est un four immérité. Georges devrait penser à le ré-introduire dans le monde par qques articles corsés.

48 - à Bergerat Émile, Croisset, 26 juin 1879  

Lettre n° 3833   

Puisque vous voyez Charpentier tous les jours rappelez à cet oiseau qu’il doit me publier illico L’Éducation sentimentale.

49 - à Charpentier Marguerite, Croisset, 03 juillet 1879  

Lettre n° 3841   

Je compte sur votre visite avant une quinzaine [illis.] de jours – & j'attends les épreuves de L'Éducation sentimentale.

50 - à Laporte Edmond, Croisset, 03 juillet 1879  

Lettre n° 3840   

J'en recevrai de L'Éducation sentimentale la semaine prochaine. Burty m'a écrit qu'il ne fallait pas compter sur Bertrand, lequel est un homme à la côte.

51 - à Goncourt Edmond de, Croisset, 10 juillet 1879  

Lettre n° 3843   

Charpentier ne répond pas à mes lettres – que faire ? J'aurais cependant bien besoin qu'il publiât tout de suite « L'Éducation sentimentale »

52 - à Roger des Genettes Edma, Croisset, 15 juillet 1879  

Lettre n° 3846   

On imprime Salammbô chez Lemerre et L'Éducation sentimentale chez Charpentier.

53 - à Charpentier Georges, Croisset, 22 juillet 1879  

Lettre n° 3848   

Vous recevrez en même temps que ce billet les deux volumes de L'Éducation sentimentale, soigneusement « revus & corrigés ». J'ai fait tout ce que j'ai pu ! maintenant, c'est à vous ! Il ne me paraît guère possible que l'œuvre entière tienne dans un seul volume ? envoyez-moi un spécimen.

54 - à Charpentier Georges, Croisset, 31 juillet 1879  

Lettre n° 3850   

Eh bien & ces épreuves de L'Éducation sentimentale ?

55 - à Maupassant Guy de, Croisset, 05 août 1879  

Lettre n° 3857   

Que dites-vous, par parenthèse, du sieur Charpentier qui de ne m’a pas encore envoyé une épreuve de L’Éducation sentimentale, depuis plus de deux mots mois que ledit bouquin doit être sous presse !

56 - à Commanville Caroline, Paris, 29 août 1879  

Lettre n° 3870   

Comme distraction, j'ai passé trois heures ce matin à corriger des épreuves de L'Éducation sentimentale. Et je viens d'en recevoir d'autres. Charpentier se réveille. L'Éducation paraîtra au commencement d'octobre

57 - à Commanville Caroline, Paris, 03 septembre 1879  

Lettre n° 3873   

Tous les jours, je corrige des épreuves de L'Éducation sentimentale.

58 - à Commanville Caroline, Paris, 08 septembre 1879  

Lettre n° 3876   

Les corrections d'épreuves de L'Éducation m'occupent tous les jours, pendant deux heures au moins. Et j'en suis tanné.

59 - à Laporte Edmond, Saint-Gratien, 16 septembre 1879  

Lettre n° 3884   

L'Éducation sentimentale, dont je corrige les épreuves, paraîtra à la fin d'octobre

60 - à Commanville Caroline, Saint-Gratien, 17 septembre 1879  

Lettre n° 3886   

Je continue à corriger L'Éducation sentimentale.

61 - à Commanville Caroline, Saint-Gratien, 18 septembre 1879  

Lettre n° 3887   

Les épreuves de L'Éducation me tan tannent. Aujourd'hui, je n'ai à corriger que 80 pages. J'ai tant sermonné Charpentier que l'imprimeur me pousse l'épée dans les reins. – & je ne suis pas encore à la moitié –

62 - à Roger des Genettes Edma, Croisset, 08 octobre 1879  

Lettre n° 3901   

Vous me parlez de L'Éducation sentimentale – et votre lettre m'a tantôt, m'a surpris en train de corriger les épreuves d'icelle ! (une édition de Charpentier qui doit paraître dans une quinzaine)

63 - à Commanville Caroline, Croisset, 08 octobre 1879  

Lettre n° 3898   

Ce sont les épreuves de L'Éducat. sent. [L'Éducation sentimentale] qui en sont cause. (J'en subis, des épreuves & de toutes les sortes !) hier, j'ai passé 8 heures à cette agréable besogne. Car j'ai corrigé tout Le Château des cœurs & 3 feuilles de L'Éd. S.

64 - à Charpentier Georges, Croisset, 15 octobre 1879  

Lettre n° 3904   

Je n'ai plus à voir, en seconde épreuve, que très peu de feuilles de L'Éduc. Vous pouvez donc vous disposer en conséquence. C'est-à-dire préparer vos batteries.

65 - à Charpentier Georges, Croisset, 28 octobre 1879  

Lettre n° 3913   

Autre guitare : Vous avez fait au milieu de 7bre un nouveau tirage de Salammbô. & L'Éducation sentimentale va re-paraître. Vous seriez bien aimable de m'allonger maintenant le montant de ces deux éditions, en prélevant ce que je vous dois comme acquisitions de livres. Le jeune Guy doit venir me voir le 8 du mois prochain. Il irait prendre l'argent chez vous. Faut-il le prévenir ? Réponse là-dessus, je vous prie, et sur le reste.

66 - à Maupassant Guy de, Croisset, 05 novembre 1879  

Lettre n° 3917   

se présenter chez le jeune Charpentier & articuler la même antienne. Id est : exprimer de ma part le plus vif étonnement de ce que je n'entends parler ni de L'Éducation ni de la Féerie. – bref, vous lui demanderez s'il n'a rien à vous donner pr moi. ces bougres-là sont à gifler avec leur sans-gêne !

67 - à Commanville Caroline, Croisset, 19 novembre 1879  

Lettre n° 3926   

On dit que Charpentier va crouler ? reçu J'ai reçu 9 exempl. de L'Éducat. [L'Éducation sentimentale] mais pas d'argent Dudit sieur.

68 - à Charpentier Georges, Croisset, 02 décembre 1879  

Lettre n° 3940   

N.B. 2° vu la rigueur de la saison il me serait agréable de recevoir l'argent du dernier tirage de Salammbô – & du dernier de L'Éducation.

69 - à Charpentier Georges, Croisset, 24 janvier 1880  

Lettre n° 3994   

vous seriez bien aimable de m'envoyer ce qui me revient de L'Éducation sentimentale (votre dernier paiement était pr un tirage de Salammbô). Franchement & sans blague aucune, un peu de monnaie me serait agréable pr le quart d'heure.

70 - à Alexis Paul, Croisset, 01 février 1880  

Lettre n° 4004   

une étourderie : Lucienne ou Julienne ? (J'ai commis la même erreur dans L'Éducation sentimentale.)

71 - à Charpentier Georges, Croisset, 04 mars 1880  

Lettre n° 4046   

Hier, je vous ai envoyé un reçu pr un tirage de Salammbô. il y a erreur. ce sont doit être pr L'Éducation sentimentale ? Je m'embrouille. à moins que ce ne soit vous ? Car je L'Éducation est ma mon dernier livre tiré chez vous.